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Full text of "Revue zoologique africaine."

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LIBRARY 


OF 


THE AMERICAN MUSEUM 
OF 


NATURAL HISTORY 


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Revue Zoologique Africaine 


AVRIL 1911- MARS 1912: VOL. LE. 


A 


/ 


Zoologique 
Africaine 


Kevue 


Publiée sous la direction 
du 


D' H. SCHOUTEDEN 


(Bruxelles) 


BRUXELLES 


HAYEZ, Imprimeur des Académies royales 
Rue de Louvain, 112 


1911-1912 


LIVRES dis 
Mu be. TELE 
RTS ANS Pr 


CN 


EX 


SECTION DES SCIENCES NATURELLES 


DU 


MUSÉE DU CONGO BELGE 


PAR 


Em. COART 


Conservateur à la Section des Sciences naturelles du Musée du Congo belge. 


En matière de Zoologie africaine, le Congo présente un intérêt 
primordial. L’étendue et la richesse du pays, les particularités de 
sa configuration géographique, ainsi que la diversité de ses régions 
botaniques ont favorisé le développement de formes animales 
très nombreuses et très variées. Soustraite à toute investigation 
sérieuse par les barrières naturelles qui l'isolaient du reste du 
monde, cette faune était restée, jusqu'à une époque relativement 
récente, presque entièrement inconnue; elle constituait en quelque 
sorte -une réserve de nouveautés scientifiques, et bien que celle-ci 
ait été largement entamée au cours de ces dernières années, elle 
est fort loin encore d’être épuisée. 


L'Administration coloniale belge n'est pas restée indifférente à 
l'œuvre d'exploration méthodique des vastes territoires ouverts 
à son activité; pénétrée de cette vérité fondamentale, qu'aucune 
entreprise stable ne peut être créée ni dans l'ordre économique, 
ni dans l’ordre politique et social, si elle ne s'appuie sur l'étude 
du pays et sur la connaissance de son sol, de sa flore, de sa faune 


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et de ses habitants, elle s'est préoccupée de concentrer les notions 
déjà acquises, de les compléter et de les vulgariser. C’est à cette 
préoccupation que répond la création du Musée du Congo belge, à 
Tervueren, consacré, de la façon la plus étendue, à l'étude du 
Congo envisagé sous ses différents aspects. 

Il n'y a pas lieu de suivre ici, dans toutes leurs directions, les 
développements donnés à cette institution, mais il n'est peut-être 
pas sans intérêt de déterminer quelle place y a été réservée 
à l'Histoire naturelle et d’esquisser, dans ses grandes lignes, 
l’organisation de cette section importante du Musée. 

Le noyau de nos collections d'Histoire naturelle fut formé en 
1897. Elles tenaient alors facilement dans une petite salle de 
l'Exposition coloniale. Grâce à l'impulsion donnée aux recherches, 
elles occupaient, quelques années plus tard, une aile entière de 
l'ancien Palais. D'autre part les collections ethnographiques et 
économiques avaient suivi le même mouvement progressif, et la 
question de l'extension des locaux, devenus trop étroits, était, dès 
lors, nettement posée. Elle fut résolue par la construction d'un 
palais plus vaste et plus confortable, inauguré le 30 avril 1910. 

La Section des sciences naturelles y occupe, en dehors des 
magasins et des locaux réservés à l'étude, cinq salles accessibles 
au publie et mesurant, dans leur ensemble, près de mille mètres 
carrés. Elles sont réparties de la façon suivante : 


I. Minéralogie et Géologie. 

IT. Arthropodes, Mollusques, Vertébrés inférieurs. 
III. Oiseaux. : 

IV et V. Mammifères. 


Ces installations, terminées il y a moins d’un an, sont déjà 
devenues insufhsantes! Il a fallu prévoir des agrandissements 
nouveaux, et dans un avenir très rapproché des extensions 
considérables seront données à différents services, notamment à 
l'Entomologie et aux autres groupes d'Invertébrés. 

L'organisation de la Section découle de la nature spéciale du 
musée, consacré exclusivement à un pays encore mal connu et 
dont l'exploration scientifique est appelée à prendre un vaste 
essor. On comprendra que cette organisation doive différer 


SU RE 
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sensiblement dans son objectif et dans ses moyens d'action de la 
conception habituelle des établissements ordinaires, placés dans 
des conditions toutes différentes. 

Deux points sollicitent au même degré notre attention : d'une 
part la mise en valeur des documents qui viennent se concentrer 
à Tervueren, d'autre part la nécessité d'un effort continu vers 
l'accroissement des collections. Il ne sufht donc pas de s'appliquer 
à la détermination, au classement, à la présentation des matériaux 
existants ou acquis par les voies coutumières (don, achat et 
échange), il faut encore se préoccuper activement de la recherche 
et de la récolte sur place de documents nouveaux. L'œuvre 
autrement comprise serait une œuvre incomplète, et tous ceux 
qui ont assisté aux modestes débuts du Musée savent que son 
existence même est toujours restée liée, de la façon la plus 
absolue, à l'exécution intégrale de ce programme en partie double. 


Théoriquement, la Section des sciences naturelles comprend 
trois grandes divisions : 
1. La Minéralogie et la Géologie. 
. La Botanique. 
. La Zoologie. 


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En fait la première et la troisième division, seules, se trouvent 
actuellement réunies au Musée du Congo. Pour des raisons 
d'opportunité, tous les matériaux relatifs à la Flore congolaise 
restent provisoirement concentrés au Jardin Botanique de l'État, 
à Bruxelles. Il est à souhaiter que les circonstances et le déve- 
loppement de nos installations permettent de les faire rentrer un 
jour dans le cadre qui leur est logiquement assigné à Tervueren. 


La conception sur laquelle repose la mise en valeur de nos 
collections d'Histoire naturelle établit une distinction essentielle 
entre les matériaux d'exposition et les matériaux d'étude propre- 
ment dits : Les premiers sont appelés à concourir à une œuvre 
de vulgarisation scientifique; les seconds sont destinés à servir 
d'éléments aux recherches des spécialistes. Nous nous sommes 
inspirés dans l'aménagement particulier de chacun de ces deux 
groupes de cette destination si différente. 


til — 


Les salles d'exposition appartiennent au public. Les objets 
qu'on y étale ont pour but de l'instruire. Ils sont en conséquence 
le produit d’une sélection faite en vue de l’enseignement popu- 
laire et conçue de manière à rendre cet enseignement aussi clair, 
aussi simple et aussi complet que possible. Dans l'organisation de 
cette partie du Musée on n'a pas un instant perdu de vue que tout 
doit rester soumis aux règles imposées par la Science, mais on a 
admis que la Science n'est pas nécessairement morose et ennuveuse 
et que ce serait aller à l'encontre du but que de négliger tout ce 
qui est de nature à attirer le visiteur, à fixer son attention, à mettre 
en éveil ses facultés de réflexion et d'observation. On a voulu 
l'instruire en l’intéressant. 

A cet effet le cadre a été rendu attrayant. Tout en conservant 
aux salles une sobriété en rapport avec leur destination, on n'a pas 
craint de leur donner ce caractère esthétique auquel l'esprit le 
moins averti reste rarement insensible. Une décoration picturale, 
d'ordre documentaire, dissimule la nudité des murs et élargit la 
vision; ces peintures empruntent leurs sujets aux paysages les plus 
caractéristiques du Congo; des frises d'agrandissements photogra- 
phiques de même nature concourent à créer autour des objets 
exposés une sorte d'atmosphère locale. Le mobilier a été étudié 
avec un soin particulier : on l’a voulu à la fois simple et élégant, 
léger et robuste, d’un agencement facile et pratique; les vitrines, 
entièrement en glaces et acier bronzé, à fond clair, mettent en 
valeur les collections sans les écraser sous la lourdeur des arma- 
tures et sans distraire l'attention par d'intempestives surcharges 
d'ornements; on les a disposées de manière à ramifñer la circu- 
lation, distribuer judicieusement la lumière et ménager de belles 
perspectives. Tous les détails d'aménagement ont été traités avec 
le souci d'obtenir un effet d'ensemble Zarzonteux. 

Ces préoccupations peuvent paraître à certains esprits tout à fait 
secondaires. Tel n'est pas notre avis. Les questions purement 
matérielles de l’organisation d'un Musée ont une grande impor- 
tance. Qui n’a pu constater combien des séries d'objets, d'ailleurs 
intéressants et parfaitement classés, laissent le visiteur indifférent 
si elles sont mal présentées, amoindries sous la vulgarité des 
meubles, perdues dans un milieu déplaisant et froid? Tous ceux 


=. 5 — 


qui ont eu à s'occuper de l'aménagement d'une salle d'exposition 
connaissent les difficultés de pareille tâche, mais leur temps n'a 
pas été perdu, si de l’ensemble des dispositions adoptées résulte 
un élément d'attraction pour le public. 

Le système d'exposition des collections mérite la plus sérieuse 
attention. Tout en restant strictement scientifique, il doit incon- 
testablement s'inspirer du caractère didactique de l’œuvre pour- 
suivie. [l nous paraît démontré que les méthodes anciennes, sur 
lesquelles il est inutile d'insister, s’adressaient trop aux initiés et 
pas assez au visiteur ordinaire et au peuple, pour qui, en définitive, 
les salles d'exposition sont faites. Le champ d'action du savant est 
ailleurs et nous v pénétrerons tantôt à sa suite. Nous sommes pour 
le moment dans le domaine de la vulgarisation : le meilleur 
système de présentation des spécimens zoologiques sera donc celui 
qui en donne, sous une forme vivante, l'idée la plus complète, 
celui qui les montre dans leur milieu naturel, avec leurs allures 
caractéristiques, à travers les diverses phases de leur vie; ce sera 
le système basé sur la Biologie. 

Nous n'hésitons pas à déclarer qu'en principe il a toutes nos 
préférences. Les réserves que nous sommes amenés à introduire 
dans son application, tiennent principalement à des difhcultés 
d'ordre matériel, dont quelques-unes sont purement temporaires, 
tandis que d’autres paraissent absolument insurmontables. 

C'est dans la partie entomologique que ces difhcultés sont le 
plus facilement surmontées et qu'on arrive le plus aisément à des 
résultats heureux. C'est donc elle qui tout d’abord a été déve- 
loppée dans ce sens au Musée de Tervueren. Les collections 
éthologiques ainsi présentées, pourvues de notes explicatives indi- 
quant les mœurs et le cycle vital de l’Insecte présenté, ont obtenu 
auprès du publie un succès marqué, montrant assez clairement 
qu'il faut persévérer dans cette voie. Aussi le cadre de cette 
exposition sera-t-1l considérablement élargi au fur et à mesure que 
nous parviendront les matériaux spéciaux qu’elle nécessite et dont 
nous activons, de tous nos moyens, la récolte en Afrique. 

S'il est relativement facile de retracer les diverses phases de la 
vie des Insectes, il n'en est plus de même lorsqu'il s'agit d’Ani- 
maux d'une certaine taille. Rien ne peut être plus intéressant, 


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certes, que de représenter ceux-ci en groupes animés, bien conçus 
et artistement exécutés, et aucun mode d'exposition n'exerce une 
action comparable sur l'esprit des visiteurs. Mais pour mener à 
bien de telles entreprises, la méthode, l'observation et la science 
sont insufhsantes; 1l faut, en outre, des locaux très vastes et amé- 
nagés en vue de cette destination, le concours de spécialistes d’un 
talent éprouvé, et la présence de matériaux d'autant plus difhciles à 
rassembler qu'ils doivent venir de plus loin. Il est à remarquer, en 
effet, que dans les Musées où cette méthode d'exposer les Animaux 
en groupes est le plus largement pratiquée, elle s'applique principa- 
lement à la faune locale, et que tous les éléments devant inter- 
venir dans la composition se trouvent pour ainsi dire sous la main. 

La généralisation du système n’est évidemment pas réalisable au 
Musée de Tervueren. Il ne s'ensuit pas que nous avons renoncé 
au système lui-même. Au contraire, pour afhrmer nos intentions à 
cet égard, des essais importants ont été tentés en dépit de condi- 
tions d'exécution très défectueuses. Ces essais seront améliorés et 
nous comptons, dans la limite des possibilités, entreprendre d'au- 
res groupements dès que les matériaux indispensables seront à 
notre disposition. 

Ce serait une erreur, toutefois, de croire qu'on ne puisse donner 
une idée de la biologie des animaux sans les grouper dans un 
paysage évocateur quoique toujours, et fatalement, un peu conven- 
tionnel. On obtient des résultats très appréciables par le simple 
exposé des phases les plus caractéristiques d'une évolution. Entre 
un Crocodile adulte et son œuf, échelonnez deux ou trois intermé- 
diaires à divers degrés de croissance, et l’histoire du développe- 
ment de ce Reptile se déroulera aux yeux du spectateur sans que 
celui-ci ait à faire le moindre effort pour en saisir le mouvement 
graduel. Ceci n’est qu'un exemple pris au hasard parmi bien d'au- 
tres, et à seule fin de préciser la portée de notre observation. Dans 
le même ordre d'idées on peut avantageusement, évitant les redites 
fastidieuses, les inutiles accumulations de spécimens identiques, 
présenter de préférence des pièces offrant entre elles un lien facile 
à saisir : mâle, femelle et jeune ; près de l'Oiseau, son nid et ses 

- œufs; à côté du type spécifique, ses variétés les plus intéressantes. 
La lecon dégagée du simple rapprochement de ces éléments sera 


= 7 — 


complète si elle est mise en relief par des notices concises et de 
facile compréhension. Ces formes essentiellement intuitives de 
l'enseignement répondent fort bien aux exigences d'un programme 
comme le nôtre ; elles n'entraînent aucune de ces complications 
matérielles qui rendent si souvent impraticables les plus sédui- 
santes théories, et nous nous proposons d'en poursuivre graduelle- 
ment l'application aux collections d'exposition. 

Il serait impossible, sans dépasser les limites de cette notice, 
d'entrer dans toutes les considérations que comporte un tel sujet. 
Celles qui viennent d'être résumées indiquent suffisamment dans 
quel esprit mon collaborateur, M. le D)' SCHOUTEDEN, et moi nous 
envisageons la question de l'aménagement des salles publiques. 


Dans les salles privées la conception est toute différente : 
celles-ci constituent le domaine de l'étude. Toutes les collections 
viennent s'y concentrer pour être examinées, déterminées et répar- 
ties selon la destination qu'on leur assigne : les unes vont, s'il y a 
lieu, prendre place dans les vitrines d'exposition comme éléments 
de vulgarisation ; les autres, en plus grand nombre, restent défini- 
tivement conservées dans les locaux inaccessibles au grand public, 
comme documents scientihiques. [l est bien entendu que tous les 
spécimens exposés n'en continuent pas moins, en principe, à faire 
partie de ce dernier groupe dont ils sont considérés comme sim- 
plement détachés et où ils restent représentés par leur fiche. 

L'aménagement des salles privées doit répondre à des exigences 
bien déterminées : il ne s’agit plus ici de donner à des visiteurs 
facilement distraits ou indifférents une vue d'ensemble attrayante 
de la faune congolaise, mais de fournir une documentation précise 
aux recherches des spécialistes. Il faudra donc que les collections 
soient facilement accessibles à ceux-ci, qu'elles soient maniables 
et bien classées, et enfin, pour présenter une réelle valeur scienti- 
fique, qu’elles soient aussi largement développées, aussi riches que 
possible. 

Nos efforts tendent à la réalisation de ces desiderata. Un mobi- 
lier spécial, qui sera achevé dans quelques semaines, a été étudié 
dans ce but. On a voulu que la partie privée du Musée, qui pour 
beaucoup paraîtra la plus importante, fût traitée avec la même 


PROS 


ampleur et avec le même souci du détail que la partie publique. 
Des armoires en chêne, simples, pratiques, confortables et munies 
d'un agencement intérieur variant pour chaque catégorie d'objets 
assureront la conservation des collections et en rendront le manie- 
ment facile et agréable. 

Tous les matériaux, sauf ceux qui sont exposés, seront groupés 
dans ces meubles. Le système qui consiste à accumuler dans les 
salles publiques une profusion d'objets de même nature, soit visi- 
blement, soit en les dissimulant dans des tiroirs ou des fonds de 
vitrines, nous paraît défectueux : le visiteur ordinaire ne les voit 
pas ou ne s'y intéresse pas, et quand un initié veut les examiner, il 
faut commencer par les faire transporter dans un autre local. Nous 
avons jugé beaucoup plus rationnel et plus pratique de condenser 
toutes les collections dans les salles mêmes où elles doivent être 
consultées par les spécialistes. 

Elles y sont distribuées d'après un ordre systématique calqué sur 
celui de la classification, de telle manière qu'il existe une corréla- 
tion étroite entre la disposition matérielle des objets et leur cata- 
logue. Celui-ci, établi sur fiches, sera compris comme un moyen 
de simplifier la tâche de ceux qui auront à s’en servir ;1l constituera 
un premier travail de synthèse supprimant toute recherche fasti- 
dieuse et permettant à chacun de grouper rapidement les éléments 
qu'il jugera nécessaires à ses travaux. 

Comme complément à ces dispositions, les salles d'étude seront 
pourvues des instruments, des publications et livres de fond, et de 
tous les accessoires indispensables aux recherches. 

Cette organisation présente beaucoup d’analogie avec celle des 
grands Musées étrangers, tel le British Museum. Elle repose sur 
cette idée fort juste, que les richesses scientifiques d’un Musée ne 
peuvent être considérées comme une propriété réservée à un 
nombre limité de privilégiés, mais qu'elles doivent constituer un 
domaine ouvert à tous les chercheurs du monde savant. Il s'en- 
suit qu'il faut les aménager à cette fin et que les établissements où 
cette préoccupation n’existerait pas ou deviendrait trop accessoire, 
fussent-ils admirables au point de vue exposition et vulgarisation, 
n'en testeraient pas moins inférieurs et incomplets au point de vue 
de la Science. | 


Nos collections d'histoire naturelle sont en pleine période de 
formation. Celles qui se trouvent actuellement réunies à Tervueren 
ont certes déjà une certaine importance; mais en bien des points 
elles présentent des lacunes qu'on s'efforce de combler. C'est ainsi 
qu'en dehors des Insectes, les Invertébrés y sont à peine repré- 
sentés et que le service géologique, appelé sans conteste à prendre 
un développement considérable, reste insufhsamment documenté. 
D'une facon générale, le fonds de matériaux d'étude existant a 
besoin d’être augmenté et alimenté sans cesse par de nouveaux 
apports, même en ce qui concerne les formes déjà représentées. 
C'est là chose indispensable si l’on veut assurer l'existence nor- 
male du Musée et maintenir celui-ci à la hauteur d'une institution 
scientifique sérieuse. 

Cette préoccupation — nous l'avons dit au début de cette notice 
— figure en premier rang au programme de la Section des Sciences 
naturelles. Les moyens mis en œuvre pour développer activement 
les collections sont, d’une part, comme partout, l’achat de pièces 
rares ou de séries particulièrement intéressantes et l'échange judi- 
cieux des doubles, mais ils consistent avant tout, pour nous, dans 
l'organisation méthodique de la récolte sur place. Le Gouverne- 
ment, sans le concours duquel nos efforts resteraient condamnés à 
la stérilité, fait de grands sacrifices pour augmenter les richesses 
du Musée soit en mettant largement à la disposition de celui-ci les 
ressources nécessaires aux acquisitions, aux envois de matériel en 
Afrique et à l’enseignement pratique donné à ceux qui se rendent 
au Congo, soit en encourageant l'initiative privée, soit enfin en 
organisant à ses frais d'importantes et coûteuses missions scienti- 
fiques : plusieurs missions de l'espèce sillonnent actuellement le 
Congo, et d'autres sont en préparation. 

En dehors de cette action officielle directe, 1l est fait appel à 
l'intervention généreuse des particuliers. Afin de diriger les 
recherches et de les rendre fécondes, des instructions relatives à 
la préparation, à la conservation et à l'envoi des collections, sont 
en voie d'élaboration et seront remises à quiconque manifestera 
l'intention de s'occuper des récoltes. Ces guides feront, en outre, 
partie de la bibliothèque de tous les postes de la Colonie. Entre- 
temps le personnel de la Section se met à la disposition de tous 


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ceux qui se montrent désireux de nous prêter leur concours et il 
leur fournit, avant leur départ d'Europe, toutes les indications 
propres à fixer leurs bonnes intentions et à les empêcher de 
s'égarer dans des voies improductives. Des leçons pratiques de 
taxidermie sont notamment données aux personnes que sollicite 
spécialement la préparation des dépouilles animales. Enfin des 
caisses contenant le matériel et les produits nécessaires aux 
diverses récoltes sont confiées, à notre demande, au voyageur, 
agent libre, fonctionnaire, médecin ou missionnaire qui nous paraît 
à même d'en tirer un parti avantageux et s engage à réserver au 
Musée le produit de ses recherches. 

Pour que ces mesures aboutissent à des résultats en rapport avec 
les sacrifices qu'elles représentent, il est indispensable qu'elles 
rencontrent beaucoup de sympathie agissante. Il est donc de la 
plus grande importance, pour l'avenir du Musée, de créer parmi 
les personnes qui se rendent au Congo un courant d'intérêt vers 
cette belle œuvre, et de développer chez elles le goût des 
recherches scientifiques. 

Il faut bien l'avouer, la plupart de nos compatriotes, aux pre- 
miers temps de notre installation en Afrique, n'étaient pas 
entraînés à ce genre de recherches. Ils n’en saisissaient qu'impar- 
faitement l'utilité et en appréciaient fort peu le côté agréable. Il 
n'en pouvait être autrement d’ailleurs pour des hommes restés 
jusqu'alors un peu trop confinés dans les limites étroites de leur 
pays. En dehors donc de leur laborieuse tâche quotidienne, con- 
sciencieusement accomplie, ils ne portaient généralement pas 
autour d'eux, sur les formes de la vie, sur les beautés et les nou- 
veautés d’une nature merveilleuse cette curiosité sans cesse en 
éveil, cet esprit d'observation si caractéristiques des races afhnées 
par des habitudes cosmopolites ou par une longue pratique colo- 
niale. 

Cette mentalité s'est heureusement modifiée. Les idées ont 
évolué avec le temps et se sont élargies pour s'adapter aux néces- 
sités d’une situation complexe dans un milieu nouveau. En ce qui 
concerne le développement des connaissances scientifiques rela- 
tives au Congo, les bonnes volontés se montrent plus actives et 
mieux éclairées. Une propagande bien comprise, le succès du 


Musée de Tervueren, l'accueil reconnaissant réservé aux envois les 
plus modestes qui lui sont faits, et la certitude pour ceux qui les 
font de voir leurs efforts appréciés et récompensés, l'exemple aussi 
des étrangers opérant sur notre propre territoire colonial ont con- 
tribué à éveiller ces dispositions bienveillantes et continueront à 
les entretenir. Les particuliers se rendant en Afrique dans un but 
de pur agrément cherchent maintenant à rehausser le caractère de 
ces excursions sportives en les rendant utiles à la science, et nombre 
de pièces zoologiques de grande valeur sont venues déjà, grâce à 
ces généreux donateurs, enrichir lés salles du Musée. Quant à ceux 
que leur carrière appelle dans notre colonie, ils commencent, de 
plus en plus nombreux, à vouloir s'initier à la pratique de la 
récolte des collections. Cette émulation ne peut manquer, si elle 
est bien secondée et bien dirigée, d’être féconde en résultats. 

Nous ne saurions trop engager nos compatriotes et tous ceux que 
leur destinée amène au Congo à entrer dans cette voie. Tout ce 
qu'ils pourront recueillir sera reçu au Musée avec gratitude. Certes 
nous n'ignorons pas à quel point leur existence est laborieuse et 
parfois pénible, mais nous savons aussi combien on peut en alléger 
le fardeau en s’attachant, dans ses moments perdus, à une occupa- 
tion attrayante. La monotonie de la vie africaine amène fatalement 
le besoin de dérivatifs et le meilleur de tous, — nous parlons 
d'expérience personnelle, — est d'observer la nature, d'en noter 
les diverses manifestations et de recueillir les documents matériels 
qui s’y rattachent. Chacun, selon ses préférences particulières et 
dans la mesure de ses moyens, peut ainsi rendre ses loisirs 
agréables, intéressants et fructueux. Il n'existe pas de distraction 
plus saine, à laquelle on s’adonne avec plus de plaisir dès qu'on l’a 
connue, et qui soit mieux à même d’écarter ce danger d’enlisement 
en des habitudes déprimantes qui semble particulièrement inhérent 
à la vie coloniale. Ceux qui suivront notre conseil, si modeste que 
soit leur effort, éprouveront en outre cette satisfaction supérieure 
d'avoir collaboré à une œuvre dont l'utilité n’est certes plus à 
démontrer. 


Tervueren, le 1° mars 1011. 


L'ÉTAT PRÉSENT DE NOS CONNAISSANCES 


SUR 


PAR ON EMICEMReNIOPOCHOIUNS 


DU BASSIN DU CONGO 


PAR 


G. A. BOULENGER 


Dix ans se sont écoulés depuis la publication, par l'État Indé- 
pendant du Congo, de l'ouvrage Zes Poissons du Bassin du 
Congo, dans lequel se trouve résumé l'état de nos connaissances sur 
une faune qui, peu d'années auparavant, était à peu près inconnue. 
Dans la préface à cet ouvrage, j'exprimais l'espoir qu'il puisse 
servir de point de départ à des études plus approfondies, non 
seulement sur la distinction des espèces, base de toutes recherches, 
mais aussi sur leur distribution, leurs mœurs et leur développement. 
Sur ces deux derniers sujets, je regrette de constater que rien n'a 
été fait encore; par contre, la systématique n'a pas été négligée, 
et de nombreuses descriptions d'espèces nouvelles, par M. le 
D' PELLEGRIN, du Muséum de Paris, et par moi, sont venues grossir 
la liste, déjà considérable, des Poissons connus de ce vaste bassin. 
C'est sur ces additions à la systématique et à la zoogéographie que 
je viens offrir un rapport décennal. 

Tout d’abord une liste des publications, par ordre chrono- 
logique, à laquelle je renvoie, par des numéros entre parenthèses, 


— 13 — 


dans l’énumération qui suivra des espèces non comprises dans 
Les Poissons du Bassin du Congo. 


I. PELLEGRIN, J., Description d'un Poisson nouveau de l’'Oubangui, 
appartenant au genre Basilius. (Bull. Mus. Paris, VIT, 1911, pp. 250- 
251.) 

. — Poissons nouveaux du Congo français. (7°. c., pp. 328-332.) 


LS 


3. BOULENGER, G. A., Additions à la Faune ichthyologique du Bassin du 
Congo. (Ann. Mus. Congo, Zool., II, pp. 19-57, pl. VII-XVI, 
1902.) 

4. — Contributions to the Ichthyology of the Congo. I. On some new 
Fishes from the French Congo. (Proc. Zoo!. Soc. London, 1902, I 
pp. 110-112, pl. XXII-XXIV.) 

. — Contributions to the Ichthyology of the Congo. II. On a collection 
of Fishes from the Lindi River. (7°. c., pp. 265-271, pl. XXVIII-XXX.) 

6. PELLEGRIN, J., Cichlidé nouveau du Congo français. (Bull. Mus. Paris, 
VIII, 1902, p. 419.) 

7. BOULENGER, G. A., On the Fishes collected by Mr. G. L. BATES in 

Southern Cameroon. (Proc. Zool. Soc. London, 1903, I. pp. 21-20, 
pi. I-V.) 

. — Descriptions of new Freshwater Fishes from Southern Cameroon. 
(Ann. and Mag. N. EH. [7], XIL, 1903, pp. 435-441.) 

9. PELLEGRIN, J., Description de Cichlidés nouveaux de la collection du 

Muséum. (Bull. Mus. Paris, IX, 1903, pp. 120-125.) 


, 


Ut 


c 


10. — Poissons récoltés dans l'Ouellé par la Mission DU BOURG DE 
Bozas. (T. c., pp. 327-328.) 

11. — Cyprinodontidés nouveaux du Congo et de l'Oubangui. (Of. cit., X, 
1904, PP. 221-224.) 

12 — Mormyridés nouveaux de la collection du Muséum. (7°. c., pp. 438- 
442.) 


13. BOULENGER, G. A., On a small collection of Fishes from the Kasai 
River (Congo). (Aux. and Mag. N. Æ. [7], XVI, 1905, pp. 640- 
642.) 

14. — On a collection of Fishes from Lake Bangwelo. (7°. c., pp. 642-647.) 


15. — On new Fishes from the Kwango River (Congo System), collected 
by Dr. W. J. ANSORGE. (Of. cit., XVII, 1906, pp. 110-r12.) 
16. — Fourth Contribution to the Ichthyology of Lake Tanganyika. — 


Report on the Collection of Fishes made by Dr. W. A. CUNNINGTON 
during the third Tanganyika Expedition, 1904-1905. (7rans. Zool. 
Soc., XVII, 1906, pp. 537-600, pl. XXX-XLI.) 


17. PELLEGRIN, J., Characinidés nouveaux du Congo. (Bull. Mus. Paris, 
XII, 1906, pp. 366-3609.) 

18. BOULENGER, G. A. Descriptions of three new Freshwater Fishes dis- 
covered by Mr. G. L. BATES in South Cameroon. (An. and Mag. 
N. A. [7], XX, 1907, pp: 50-52) 


19. — Descriptions of two new African species of Barbus.(T.c.pp. 336-337.) 

20. — Descriptions of three new Freshwater FFishes discovered by 
Mr. G. L. BATES in South Cameroon. (7°. c., pp. 485-487.) 

21. — Descriptions op three new Fishes from Central Africa. (7° c. 
pp. 487-480.) 

22. — Description of a new Silurid Fish of the genus Syzodontis from 


South Cameroon. (Op. cit. [8], II, 1908, pp. 30-31.) 
. — Catalogue of the Freshwater Fishes of Africa in the British Museum 
(Natural History). Vol. I. Londres, 1900. 
24. — Descriptions of new Freshwater Fishes discovered by Mr.G.L.BATES 
in South Cameroon. (Az. and Mag. N. 4.18], IV, 1909, pp. 186-188.) 


25. — Catalogue des Poissons du Congo du Musée d'histoire naturelle 
de Luxembourg. — Faune du Sankuru à Kondué (Collection 
Ed. LuyA.) Luxembourg, 1909. 

26. — Poisson Cyprinodonte nouveau du Bas-Congo. (Publ. Soc. Nat. 
Luxemb., 1910.) 

27. — Catalogue ofthe Fresh-water Fishes of Africa in the British Museum 


(Natural History). Vol. II. Londres, ro11. 


Au point de vue de la distribution géographique, notons que le 
fleuve du Congo lui-même a donné peu de chose (3, 6, 9, 11); 
par contre ses affluents, encore peu connus, comme le Kasat (12, 
14, 24, 25), l'Alima, la Sanga, la Lukula (4, 9, 12, 17), l'Ubangi 
(1, 3, 10, 11), l'Aruwimi (21, 27), ont fourni un assez fort contin- 
gent de formes nouvelles. Citons surtout la collection, assez 
considérable, recueillie dans le Haut-Ubangi par M. le capitaine 
Rovyaux. La rivière Ja ou Dja, affluent de la Sanga au Sud-Came- 
roun, a été explorée avec beaucoup de soin par M. G. EL: BATES, 
et les collections qu'il a envoyées à diverses reprises au British 
Museum m'ont permis d'ajouter un nombre très considérable 
d'espèces, dont beaucoup nouvelles pour la science, à la faune du 
bassin du Congo (7, 8, 18, 19, 20, 21, 24). On reste toujours sans 
documents sur les rivières du Katanga, mais le lac Bangwelo, 
encore inconnu au point de vue ichthyologique il y a six ans, a 


fourni une belle collection grâce à M. MErraxp et à feu le KR. P. 
FouLox (14). Enfin la dernière collection faite au Tanganika par 
M. CUNNINGTON (16) a porté à 115 le nombre d'espèces connues 
de ce vaste lac, dont la faune diffère à tant d’égards de celle du 
Congo. 

Comme celle du lac Moero, la faune du Bangwelo établit un 
trait d'union entre le Congo et le Zambèze, tandis qu'au nord 
l'exploration de la Dja a ajouté à la faune du Congo bon nombre 
d'espèces qui n'étaient connues que du versant ouest du Cameroun 


et du Gabon. 

Énumérons maintenant, par ordre systématique, les additions 
à faire à la faune des Poissons du Congo. Un * 
nouveaux pour cette faune. 


indique les genres 


POLYPTERIDÆ. 
Une espèce est à ajouter au groupe remarquable des Crossopté- 
Tygiens : 
Polypterus ornatipinnis, BILGR., 1902 (3). — Haut-Congo et 
Kasaiï. 
LEPIDOSIRENIDÆ. 
Comme je le prévoyais, le Protoptère des bords du Tanganika 


diffère spécifiquement de Protopterus Dolloi. Il doit être inscrit 
sous le nom de : 


Protopterus æthiopicus, HECKk., 1851 (16), espèce qui remonte 
au nord jusqu'au Nil. 


MORMYRIDÆ. 


Mormyrops Batesianus, BLGR., 1909 (24). — Dja. 
Marcusentus sphecodes, SAUV., 1878 (4). — Lukula. 


» Weeksii, BLGR., 1902 (3). — Haut-Congo. 
» turifrons, BLGR., 1902 (3). — Ubangïi. 
» 17aCT0pS, BLGR., 1909 (23). — Haut-Congo. 


Gnathonemus. Lambourti, PELLEGR., 1904 (10). — Alima. 


te 


Gnathonemus Friteli, PELLEGR., 1904 (12). — Alima. 
> 1b1s, BLGR., 1902 (3). — Ubangi. 
Mormyrus bambanus, BLGr., 1909 (24). — Dja. 
» Bozast, PELLEGR., 1904 (12). — Uellé. 
CLUPEIDÆ. 
Pellonula miodon, BLGR., 1906 (15). — Tanganika. 
» obtustrostris, BLGR., 1909 (23). — Aruwimi. 
* Microthrissa Royauxt, BLGr., 1902 (3). — Ubangi. 
PHRACTOLAMIDÆ. 


L'unique représentant de cette famille, découvert dans le Bas- 
Niger, a été retrouvé à Monsembé par M. WEEKs. 
* Phractolæmus Ansorgii, BLGR., 1901 (3). — Haut-Congo. 


KNERIIDÆ. 


Petite famille représentée par deux genres et quatre espèces de 
l'Afrique orientale et d'Angola. 


* XKnerta cameronensis, BLGR., 1909 (23). — Dja. 
» 1909 } ] 
CHARACINIDÆ. 


Alestes Kingsleyæ, GTHR., 1896 (25). — Kasai. 
»  opisthotænia, BLGR., 1903 (7). — Dja. 
»  rhodopleura, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
Micralestes acutidens, PETERS, 1852 (3). — Ubangi, Aruwimi. 
» Stormst, BLGR., 1902 (5). — Lindi. 
Petersius Brumpti, PELLEGR., 1906 (17). — Uellé 
» pulcher, BLGR., 1909 (23). — Dja, Kasaï. 


» 11aj07, BLGR., 1903 (7). — Dja. 
» Woosnami, BLGR., 1907 (21). — Aruwimi. 

* Champsoborus Pellegrini, BLGr., 1909 (24). — Dja, Ubangt. 
Neolebias unifasciatus, STDR., 1894 (23). — Dia. 
Nannocharax parvus, PELLEGR., 1906 (17). — Ubangi. 

» tntermedius, BLGR., 1903 (7). — Dja. 
» ocellicauda, BiGr., 1907 (20). — Dja. 


» tænta, BLGR., 1902 (3). — Ubangi. 


Len 


CYPRINIDÆ. 


ombre des espèces de Cyprinides du bassin du Congo était 


relativement peu élevé (24) en 1901. Il est maintenant presque 
doublé, mais le petit nombre de Barbus (17 espèces sur près 


de 200 


en Afrique) n'en reste pas moins surprenant, Angola seul 


en possédant tout autant. 


Labeo altivelrs, Peters, 1852 (14). — Bangwelo. 
»  Weecksu, BLGr., 1909 (23). — Haut-Congo. 
»  cylindricus, PETERS, 1852 (16). — Tanganika. 
»  Greenti, BLGR., 1902 (3). — Haut-Congo, Lindi. 


>» 
>» 


>» 


Lukulæ, BiGr., 1902 (4). — Lukula. 
annectens, BLGR., 1903 (7). — Dja. 
parvus, BLGR., 1902 (3). — Ubangi, Lindi, Aruwimi. 


Varicorhinus (— Capoëta) Ansorgii, BLGR., 1906 (15). — 


Kwango. 


Barbus caudovittatus, BirGr., 1902 (3). — Ubangi. 


>» 


» 


ntolepis, BLGR., 1902 (3). — Ubangi. 
Guirali, THoMIN., 1886 (27). — Dja. 


»  banguelensis, BLGR., 1905 (14). — Bangwelo. 
»  lummeralis, BLGR., 1902 (3). — Ubangt. 
»  camptacanthus, BLKR., 1863 (27). — Dja. 
»  Prazzæ, PELLEGR., 1902 (2). — Sanga. 
»  aspilus, BLGR., 1907 (19). — Dja. 
» 7æ, BLGR., 1903 (8). — Dja. 
Barilius longrrostris, BLGr., 1902 (3). — Ubangri. 
» Lujæ, BLGRr., 1909 (25). — Kasai. 
» ubangensis, PELLEGR., 1901 (1). — Ubangi, Dja. 
* ÆEngraulicypris minutus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
SILURIDÆ. 
Plus que toute autre, la famille des Silurides s’est enrichie de 


nombreuses découvertes, car non seulement le nombre des espèces 
est presque doublé, mais 14 genres sont à ajouter, parmi lesquels 
il en est de fort remarquables. 


Clar 


tas Mellandi, Brer., 1905 (14). — Bangwelo. 


roi 


Clarias platycephalus, BrGr., 1902 (3). — Haut-Congo. 


»  jaensiS, BLGR., 1911 (27). — Dja. 
» submarginatus, PETERS, 1882 (27). — Dja. 
»  Durnerilii, STDR., 1866 (15). — Kwango. 


» Walkeri, GrHR., 1896 (27). — Dja. 
»  pachynema, BLGR., 1903 (8). — Dja. 
»  amplexicauda, BLGR., 1902 (3). — Ubangi. 
» _ ÆFoulont, BLGR., 1905 (14). — Bangwelo. 
* Allabenchelys brevior, B1&Gr., 1903 (8). — Dja. 
» longicauda, BLGR., 1902 (4). — Dja. 
* Donotopterus Cunningtont, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
Eutropius banguelensis, BiGR., 1911 (27). — Bangwelo. 
» mentalis, BLGR., 1901 (27). — Dja. 
Parailia longifilis, BLGr., 1902 (3). — Ubangi, Kasaï. 
* Bagrus ubangensis, BLGR., 1902 (3). — Ubangi. 
Chrysichthys sianenna, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
» Duttont, BLGR., 1905 (13). — Kasaï. 
» Inabust, BLGR., 1905 (14). — Bangwelo. 
» ornatus, BLGR., 1902 (3). — Haut-Congo, Ubanaï, 
Kasaï. 
* Phyllonemus typus, BiGRr., 1906 (16). — Tanganika. 
* Leptoglanis xenognathus, BiGR., 1902 (3). — Ubangi. 
* Asmphilius brevis, BLGR., 1902 (5). — Lindi. 
» angustifrons, BLGR., 1902 (3). — Ubangi. 
* Parauchenoglantis guttatus, LONNB., 1895 (27). — Dja. 
Auchenoglantis altipinnis, BLGR., 1911 (27). — Dja. 
» Ballayi, Sauv., 1878 (27). — Dia. 
» ubangenstis, BLGR., 1902 (3). — Ubangi. 
» punctatus, B1GR., 1902 (3). — Ubangïi. 
Synodontis nigromaculatus, BLGR., 1905 (14). — Bangwelo. 
» mmelanostictus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
» multimaculatus, BLGR., 1902 (3). — Ubangi. 
» pardalis, BiGR., 1908 (22). — Dja. 
» longirostris, BLGR., 1902 (3). — Ubangi. 
» Patesii, BLGR., 1907 (18). — Dja. 
» Syiti, BLGR., 1902 (3). — Ubangi. 
* Microsynodontis Bates, BLGR., 1903 (7). — Dja. 


— 9 — 


Chiloglanis Batesiri, BLiGr., 1904 (27). — Dja. 
Euchilichthys Royauxt, BLGR., 1902 (3). — Ubangi, Dija. 
Atopochilus macrocephalus, BrGR., 1906 (15). — Kwango. 


Doumea typica, SAUV., 1878 (27). — Dja. 
Phractura lindica, BLiGr., 1902 (5). — Lindi. 

» intermedia, BLGR., 1911 (27). — Dia. 
Paraphractura tenuicauda, B1GRr., 1902 (3). — Ubangi. 
Trachyglantis minutus, BLGRr., 1902 (3). — Ubangi. 
Belonoglanis tenuis, BLGR., 1902 (3). — Ubangi. 

CYPRINODONTIDÆ. 


Fundulus Loennbergit, BLGR., 1903 (8). — Dja. 
ÆHaplochilus Chevalieri, PELLEGR., 1904 (11). — Haut-Congo. 


» Decorsii, PELLEGR., 1904 (11). — Ubangi. 

» carneronensts, BLGR., 1903 (8). — Dja. 

» Ferranti, BLGR., 1910 (26). — Kasai. 

» purnilus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
ANABANTIDÆ. 


Anabas multispinis, PETERS, 1846 (14). — Bangwelo. 
»  Pellegrini, BLGR., 1902 (3). — Ubanagïi. 


»  oxyrhynchus, BLGR., 1902 (3). — Ubanai. 
SERRANIDÆ. 
Lates angustifrons, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
CICHLIDÆ. 


C'est surtout du Tanganika que provient l'accroissement notable 
des espèces, dont ce grand lac produit une si étonnante variété. 


Lamprologus brevianalis, BLGr., 1906 (16). — Tanganika. 
» Cunningtont, BLGr., 1906 (16). — Tanganika. 
» inondabu, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
» mrultifasciatus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 


» callipterus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 


ON — 


Lamprologus reticulatus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 


» 


» 


calliurus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
Mocquardi, PELLEGR., 1903 (11). — Congo. 


Paratilapia frontosa, BiGr., 1906 (16). — Tanganika. 


» 


Toddi, BLGr., 1905 (13). — Kasai. 

robusta, GNR., 1804 (14). — Bangwelo. 
Mellandi, BLGr., 1905 (14). — Bangwelo. 
dorsalis, PELLEGR., 1902 (6). — Haut-Congo. 


PBathybates minor, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
Haplotaxodon microlepis, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
Pelmatochromis longirostris, BLGR., 1903 (7). — Dja. 
» polylepis, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
» melanostigma, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
» pleurospilus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
» rhodostisma, BLGR., 1900 (16). — Tanganika. 
» auritus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
Trematocara nigrifrons, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 


Chilochi 
Tilapra 


omis Duponti, BLGR., 1902 (4). — Lukula. 


latifrons, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
Stormsi, BLGR., 1902 (5). — Lindi. 
Fouloni, BLGRr., 1905 (14). — Bangwelo. 


»  Boulengeri, PELLEGR., 1903 (9). — Haut-Congo. 
»  crassa, PELLEGR., 1903 (9). — Alima. 
Cunningtonia longiventralis, BrGR., 1906 (16). — Tanganika. 
GOBIIDÆ. 
Eleotris africanus, STDR., 1880. — Bas-Congo. 


» 


kribensis, BLGR., 1907 (18). — Dja. 


MASTACEMBELIDÆ. 
Mastacembelus signatus, BLGR., 1905 (14). — Bangwelo. 
» Cunningtont, BLGR., 1906 (16). — Tanganika. 
» Loennbergii, BLGR., 1898. — Dja. 
» goro, BLGR., 1902 (3). — Ubangi. 
» flavomarginatus, BLGR., 1898. — Dja. 


TETRODONTIDÆ. 


À l'époque de la publication des Poissons du Congo, on ne 
connaissait qu'une seule espèce (7e/rodon mbu) de ce groupe, peu 
répandu dans les eaux douces. CAonerinus africanus est intéressant 
comme seconde espèce d’un genre qu'on croyait confiné aux eaux 
douces de Sumatra et de Bornéo. 


Tetrodon mmiurus, BLGR., 1902 (3). — Ubangi, Kasai. 
* Chonerhinus africanus, BLGR., 1909 (25). — Kasai. 
* 
*X  * 


Il résulte de cette liste que le nombre des espèces de Poissons 
connues des eaux douces du bassin du Congo s’est accru de 147 en 
dix ans. Ajoutées aux 320 espèces décrites dans mon ouvrage paru 
en 1901, nous avons donc aujourd'hui 467 espèces pour ce bassin, 
chiffre fort élevé si on le compare à ceux des bassins du Nil 
(195 espèces) et du Zambèze (104 espèces), déjà mieux explorés. 


N'OSE 


SUR LES 


DBANVPDESNDUNCONCOMErCE 


DES MUSÉES DE BRUXELLES ET DE TERVUEREN 


PAR 


J. R. M. SURCOUF 


Chef des travaux de zoologie du Laboratoire colonial 
du Muséum d'Histoire naturelle de Paris. 


En 1907, la Direction du Musée royal d'Histoire naturelle de 
Bruxelles à bien voulu communiquer au Laboratoire colonial du 
Muséum de Paris ses Tabanides provenant du Congo belge. 

L'étude de ces insectes confirma ce que nous connaissions de 
leur répartition géographique et nous a permis de comparer un 
certain nombre des types de Van DER Wurp à ceux de MACOUART, 
BiGor et WALKER. 

Les espèces représentées dans ce premier envoi furent les sui- 
vantes : 


1. Zabanus rufipes ® PALISOT DE BEAUVOIS, nec MACQUART. 
2. Tabanus croceus 9 SURCOUF. 
3. Tabanus biguttatus ® WIEDEMANN. 
4. Tabanus pluto Q WALKER. 
5. Zabanus canus KARSCH. 
— T°. multibunctatus V AN DER WULP. 
6. Tabanus Billingtoni NEWSTEAD. 
— T°. shlendidissimus RICARDO (in litteris). 


7. T'abanus irroralus SURCOUF. 
8. Tabanus latipes Q MACOUART. 
0. Zabanus fascialus FABRICIUS. 
10. Zabanus tœniola ® PALISOT DE BEAUVOIS 
— Tabanus subelongatus MACOUART 
— T°. dorsivitta WALKER. 
— T°. longiludinalis Low. 
— T. virgatus AUSTEN. 
— T°. guineensis WNIEDEMANN. 
11. T'abanus quadriguttatus Q RICARDO. 
12. Zabanus dilwniatus MACOUART. 
T°. bibunctatus VAN DER WUüLP. 
13. Z'abanus par WALKER. 
14. Z'abanus rujihpes 5 MACOUART. 
15. Z'abanus thoracinus PALISOT DE BEAUVOIS 
16. Tabanus combustus © BIGOT. 
17. J'abanus testaceiventris Q MACQOUART. 
18. Z'abanus secedens WALKER. 
— T°. gabonensis MACQUART. 
19. Z'abanus disjunctus Q RICARDO. 
20. Tabanus bovinus var. temperatus S WALKER. 
21. Tabanus ianthinus SURCOUF. 
22. Tabanus Severini SURCOUF. 


La description de Zabanus par ©, de 7ubanus 1anthinus et de 
Tabanus Severtinr parut, ia première dans le Bulletin du Muséum 
d'Histoire naturelle (Paris), n° 3, 1907, page 212, les deux sui- 
vantes dans le n° 4 du même Pw/letin, page 258. Nous les repro- 
duisons 101 : 


Tabanus par S Waiker (7° rufipes MAcOuART). 


BIBLIOGRAPHIE : Pulletin du Muséuin de Paris, 1907, n° 3, page 212. 


Cette espèce, dont la femelle seule était connue, est représentée 
par deux spécimens mâles. 

L'un d'eux a été pris par M. TsCHOFFEN à Boma. Un second 
exemplaire, très usé, a été recueilli par M. WAELBROECK à Kin- 
chassa en 1899. 


Longueur, 10 millimètres; tête beaucoup plus grosse que le thorax, com- 
posée d’yeux confluents, glabres. Ces yeux se divisent en deux zones de 


— 24 — 


cornéules; la zone des plus grosses, de couleur brun rouge, comprend toute 
la partie médiane et supérieure de l'œil; la zone des petites cornéules de 
couleur foncée se sépare nettement de la première à hauteur du sommet du 
triangle frontal et se dirige horizontalement presque jusqu'au bord où elle se 
relève pour entourer la première zone d’un anneau d'autant plus étroit qu'il 
se rapproche du vertex. Triangle frontal testacé, antennes rousses, joues et 
barbe jaunâtres, palpes renflés, oblongs, jaune clair, à quelques poils 
brunâtres épars. Pièces buccales testacées. Thorax brunâtre hérissé d’une 
pubescence et d’une tomentosité jaune un peu verdâtre, flancs à poils 
jaunâtres, poitrine à tomentosité cendrée. Scutellum brunâtre à tomentosité 
jaune. 

Abdomen jaune à pubescence jaune et quelques poils noirs épars, derniers 
segments abdominaux légèrement rembrunis; ventre jaune clair à courte 
pubescence jaune. Pattes jaunes en entier à pubescence jaune. Ailes hyalines, 
bord costal et stigma jaunes, nervures jaunes, pas d’appendice à la troisième 
nervure longitudinale qui fait un angle obtus. 

Balancier jaune pâle à disque un peu globuleux. 


Tabanus ianthinus © Surcouf (7°: rufocanus Q Ricardo 1. 1.). 


BIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle de Paris 1G07,n"4,p 258. 


Type © dans la collection du Museum de Bruxelles provenant 
du Haut-Congo. 

Le cotype, dans la collection du British Museum, provient de 
Léopoldville et a été communiqué par l'École de médecine tropi- 
cale de Liverpool (février 1904, 267). 


Espèce brun rougeâtre à tomentosité gris bleu sur le thorax et l'abdomen, 
bande frontale très étroite à callosité étroite et allongée, prolongée par une 
ligne qui atteint le vertex. Antennes d’un rouge brillant. Pattes rougeûtres, 
tibias antérieurs jaunâtres. Aïles hyalines, teintées de brun. Longueur 
17 millimètres. Voisin de 7° Besti SURCOUF, auquel il ressemble par la forme 
de la bande frontale, la callosité, la couleur des antennes, le thorax et 
l'abdomen rougeûtres, la couleur caractéristique de la tomentosité, l'abdo- 
men très large. Il se distingue de 7° rufipes P. B. par la couleur rouge 
brillant des antennes et la forme de la callosité frontale. 

Face couverte d’une tomentosité jaune brun assombrie par quelques poils 
noirs au milieu, des poils brun jaunâtre sur les joues et les parties inférieures 
de la face. Barbe noire. Palpes jaune rougeûtre à pubescence noire, minces, 
légèrement dilatés à la base seulement. Antennes d’un rouge brillant, les 
deux premiers articles à pubescence noire, le troisième article long et mince 
à dent distincte. Bande frontale étroite, environ huit fois plus longue que 


me Sie 


large; callosité brun noisette, longue, étroite, n’atteignant pas les yeux, 
prolongée par une ligne élargie qui s’amincit presque jusqu'au vertex. 
Quelques poils noirs sur la bande frontale et le vertex, yeux glabres. Thorax, 
scutellum et abdomen d'un brun rougeâtre mat, revêtu d’une tomentosité 
grisâtre ou bleu grisâtre et d’une pubescence noire éparse ; thorax sans appa- 
rence de bandes, envers de l’abdomen d’un rouge plus sombre avec une 
tomentosité grise et une pubescence noire. Pectus et flancs rougeûtres à 
poils noirs. Pattes d’un rouge brillant avec une pubescence noire qui leur 
donne une apparence sombre, spécialement aux fémurs et aux tarses; tibias 
antérieurs plus clairs, jaunâtres ou rougeâtres, mais avec une pubescence 
entièrement noire. Ailes teintées de brun jaune au bord externe, marquées 
de nervures brunes, stigma brun jaunâtre. Première cellule postérieure non 
rétrécie. Balanciers bruns à disque jaunâtre. 


Tabanus Severini © Surcouf. 


RIBLIOGRAPHIE : /ulletin du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, 1907, n° 4, p. 259 


Type : un exemplaire femelle : étiqueté Banana Boma (TscHor- 
FEN, O1). 

J'ai dédié cette espèce nouvelle du groupe de 7° variabilis à 
M. SEvERIN, Conservateur au Musée royal d'Histoire naturelle de 
Bruxelles. 


Longueur, 13 millimètres. 

Tête plus large que le thorax; veux bronzés, glabres ; bande frontale cinq 
fois plus haute que large, à côtés légèrement divergents au vertex, de cou- 
leur jaune brunâtre, portant à la partie inférieure une callosité rectangulaire 
tangente aux yeux, d'un brun brillant et prolongée par une ligne étroite 
légèrement dilatée, qui s'arrête au milieu de la hauteur de la bande. Epi- 
stome jaune brunâtre, barbe et pubescence blanches. Antennes : premier 
article tronqué obliquement, brun à épaisse pubescence noire, base brune; 
deuxième article brun rougeatre, revêtu sur son bord apical de denses soies 
noires; troisième article noir à tomentosité noire, rougeâtre à la base. 
Palpes assez allongés, peu renflés, blancs à pubescence noire, courte et 
régulière. 

Thorax brun à quatre bandes de tomentosité blanchâtre, pubescence du 
dessus concolore, flancs à poils noirs, pectus à tomentosité cendrée et poils 
blancs. 

Scutellum de la couleur du thorax. Abdomen brun portant un triangle 
blanc sur les 3°, 4° et 5° segments; ces triangles ont leur base sur le bord 
postérieur du segment et n’atteignent que la moitié de la hauteur des seg- 
ments; deux facies blanchâtres latérales sur les 2°, 3° et 4° segments; les 


1  — 


deux derniers segments à pubescence noire; ventre rougeâtre à pubescence 
noire éparse, le bord postérieur de chacun des segments blanchâtre. 

Hanches antérieures brunâtres à tomentosité cendrée et pubescence 
blanche, fémurs brun rougeâtre à pubescence noire, tibias testacés, plus 
sombres à l’apex, à pubescence blanche dans la partie claire; tarses noirs à 
pubescence sombre; fémurs médians et postérieurs brun rougeâtre à pubes- 
cence noire; tibias rougeâtres à pubescence mélangée, tarses bruns à pubes- 
cence concolore. 

Ailes hyalines teintées de brun au bord costal et à la partie inférieure de 
l'aile, stigma brunâtre; première cellule marginale postérieure fortement 
rétrécie; balanciers bruns à disque jaune. 


F 3 


Dans une troisième note nous avons étudié d'autres Tabanides 
provenant du Congo belge (Musée de Bruxelles et Musée du Congo 
Belge à Tervueren) donnant la liste des espèces déterminées et la 
description d'une nouvelle espèce, Zabanus Lematrei SURCOUF. 

Les espèces représentées étaient les suivantes : 


7" 


Tabanus ruficrus Q PAL. BEAUV. — Tshumbiri, sur le Congo : Bords du 
Bussira; Léopoldville et ses environs. 

Tabanus Pluto 9 NAIKER. — Léopoldville, mai et juin 1809 (E. CLAVA- 
REAU). 

Tabanus canus Q KARSCH. — Ibembo (WAELBROECK); Bangala, 10 oc- 
tobre 1905, entre 8 heures et o heures du soir (WAELBROECK); Kwa- 
mouth, février 1906 (W ÆLBROECK)). 

Tabanus Brucei Q RICARDO. — Katanga : du lac Moëro au lac Bengwelo 
(Dr CHEVAL). Tanganvika (LEMAIRE). 

Tabanus Billingtoni Q NEWSTEAD. — Bokutalaka, 8 novembre 1905, par 
un temps chaud et orageux (WAELBROECK). Même lieu, à 8 heures du 
soir, par un temps clair et chaud, dans un vol de milliers de micro- 
lépidoptères. 

Tabanus fasciatus © FABRICIUS. Ün seul exemplaire extrèémement voisin 
du Zabanus niloticus Q AUSTEN. Il est à prévoir que ce dernier n'est 
qu'une varièté du 7. fasciatus FAB. 

Tabanus secedens WALKER (7. gabonensis Q MACQOUART). — Haut- 
Congo près Issangi, de 7 heures à 8 heures du soir (WAELBROECK). 
Bokatulaka, 8 novembre 1905, par un temps chaud et orageux (WAELr- 
BROECK). Bangala, de 8 heures à o heures du soir, 10 octobre 1905. 
Tchoa, octobre 1896 (CABRA). Léopoldville; Mayumbé (CABRA). 
Sur le steamer Président Urban dans le Bussira, 13 octobre 1905 
(WAELBROECKE). 


Tabanus distinctus ® RICARDO. — Lupopela, portant l'étiquette : 7°. gabo- 
nensis. — Congo (Musée de Tervueren, don de Le Marinel, 1898). 

Tabanus socius Q WALKER. — Expédition LEMAIRE au lac Tanganyika 
(Musée Tervueren). 

Tabanus temperatus ® WALKER. — Musée Tervueren, don de LE MaARI- 
NEL, 1808. 


Tabanus Lemairei ® Surcouf. 


RIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, 1907, n° 4, p. 259. 


Type : un exemplaire femelle provenant du Katanga, recueilli 
par la Mission LEMAIRE et appartenant au Musée royal d'Histoire 
naturelle de Belgique. 

Un second exemplaire femelle porte la mention WEyxs, Bas- 
Congo (Musée de Tervueren). 

Nous avons dédié à M. LEMAIRE ce nouveau 7abanus. 

Il appartient au groupe de 7° {emperatus W AIKER et est très 
voisin du 7! Martini ® Surcour (Bulletin du Muséum, n° 5, 


p- 332, 1907). 


Longueur, 18 millimètres. 

Noirâtre avec une bande abdominale composée de triangles gris et de 
chaque côté une bande ‘formée de taches grises, arrondies et non reliées 
entre elles. 

Tête grande, plus large que le thorax; yeux sans bandes colorées ; bande 
frontale cinq fois aussi haute que large à la base, d’un brun jaunâtre ; portant 
à la base une callosité brun noirâtre, étroite, allongée, prolongée par 
une étroite ligne noirâtre, saïllante, s'étendant jusque vers le milieu de 
la bande. Triangle frontal d’un blanc grisâtre. Joues ornées d’un poil blan- 
châtre, partie postérieure de la tête peu velue. Antennes brunes, premier 
article obliquement tronqué du dessus vers le dessous, couvert de poils 
blancs; deuxième article court, glabrescent; troisième article de même 
coloration que le précédent, portant une dent peu saillante mais nettement 
visible. Palpes allongés, d’un gris brunâtre, portant quelques courts poils 
nOITS. 

Thorax noirâtre portant les traces de cinq bandes grises au bord 
antérieur. Scutellum noir, recouvert d’une pollinosité grisâtre. Abdomen 
brun noirâtre, portant sur le milieu de chaque segment, le premier com- 
pris, un triangle de pollinosité grisätre, dont la base, à partir du deuxième 
seoment, limite le bord de l’anneau et se relie aux taches latérales. 


Lo Re 


Celles-ci existent sur chaque segment sous la forme d’une tache blan- 
châtre arrondie, occupant toute la hauteur du segment. Dessous du corps 
grisâtre. 

Pattes brunâtres recouvertes d’une tomentosité blanchâtre et d’une 
pubescence de mème couleur, tarses d'un noir rougeâtre à pubescence 
noire. Aïles rembrunies à nervures brunes, bord costal et stigma d’un brun 
foncé 


* 


Enfin, en deux notes parues l'an dernier nous décrivions encore 
quelques formes nouvelles : 


Tabanus marmorosus Surcouf. 


BIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, 1909, n°6, p. 351. 


Nous avions déjà désigné cet insecte sous le nom 77 lfteris de 
Tabanus marmoratus, mais il existait un /richelacera marmoratus 
B1GoT qui doit être rapporté au genre 7abanus. 

Le, type femelle provient de l'Afrique occidentale (L. Cox- 
RADT, 1896) et fait partie de la Collection du Musée de Madrid. 
Deux autres femelles, de la collection du Musée royal d'Histoire 
naturelle, proviennent de Bena-Bendi, Sankuru(L. CLOETENS, 1895); 
Congo (DELEVAL). 


Grande espèce à aïles presque hyalines, très voisine du Zabanus quadri 
guttatus RICARDO. 

Tête plus large que le thorax, face rougeâtre pâle, entièrement recouverte 
d'une pubescence jaunâtre mélangée de longs poils blancs sur les joues. 
Palpes assez longs, cylindriques, brusquement terminés, de couleur noïrâtre 
et à pubescence noire. Antennes noires à pubescence noire. Bande frontale 
environ Cinq fois aussi longue que large à la base, de couleur brune, ornée 
d’une callosité allongée, brun rougeûtre, qui est tangente aux yeux dans sa 
partie la plus large et se continue par une ligne élevée jusqu'au vertex. Yeux 
sans bandes colorées. 

Thorax rouge brunâtre à courte pubescence noire, éparse, sans lignes 
distinctes, pubescence des côtés mélangée de blanc, origine des ailes portant 
des touffes de poils blancs. 

Scutellum couvert d'une pubescence blanche. 

Abdomen assez long et noir en général : premier segment complètement 
blanchâtre; deuxième segment couvert d’une pubescence blanc d'argent, 
portant à la partie supérieure une tache médiane triangulaire d’un brun 


— 29 — 


rougeâtre; les cinq suivants sont noirs à pubescence noire; les troisième, 
quatrième et cinquième portent sur leur bord postérieur une tache médiane 
blanche atteignant la hauteur du segment. Flancs des premier, deuxième et 
quatrième segments marqués de blanc. 

Ventre noir, le bord postérieur de tous les segments largement bordé de 
blanc; une bande longitudinale médiane noire parcourt tout l’abdomen en 
interrompant la bordure blanche et se compose de taches semi-circulaires 
ayant leur base au bord antérieur de chaque segment. 

Pattes brun noirâtre foncé, fémurs à pubescence blanche, tibias antérieurs 
blanchâtres sur leur plus grande partie et ayant une pubescence blanche ; 
les autres tibias et les tarses ont une pubescence foncée. 

Ailes plus longues que l'abdomen, hyalines, brunes à la base et le long du 
bord costal, portant une petite bande transverse brune à hauteur de l’extré- 
mité apicale des cellules basilaires et une seconde bande à extrémité apicale 
de la cellule discoïdale, apex claire. Balanciers bruns à tige sombre. 


Tabanus irroratus © Surcouf. 


BIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, 1909, n° 6, p. 355. 


Cette espèce est très \oisine de 7abanus maculatissinus © 
MacouarT; le type provient de Lastourville (Congo) et a été 
recueilli par M. VACHEL en 1905 (Collection du Muséum). 


Bande et triangle frontaux entièrement marrons, callosité brune, quadran- 
gulaire. Yeux sans bandes Premier article antennaire testacé. Les trois 
derniers segments abdominaux à bord postérieur noir rougeâtre, bordé de 
poils noirs. Ventre à derniers segments rougeâtres, ciliés de noirs. Ailes 
à extrémité apicale noire. 

Le reste comme chez Tabanus maculalissimus Q MACOUART. 


Tabanus canescens © Surcouf. 


BIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle, 1905, n° 6, p. 352. 


Le type © a été pris dans le Chari, à Beira, par M. le 
D' KERANDEL qui, par l'intermédiaire de l’Institut Pasteur, en 
a fait don au Muséum. Un autre exemplaire, appartenant au Musée 
du Congo et provenant du Congo belge, nous a été communiqué. 


Longueur, 17 à 18 millimètres. Blanchâtre, offrant l'aspect général d'un 
Tabanus canus KARSCH de petite taille. La tomentosité est d’un blanc 
grisâtre et est moins dense que l’épaisse pubescence blanche et feutrée de 
T. canus. En outre, les pattes sont discolores, les tarses des trois paires de 
pattes et la moitié apicale de la première paire sont noirs. 


Tabanus fasciatus var. nigripes Surcouf. 


BIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle, 1909, n° 8, p. 537. 


Cette variété (Musée du Congo belge et notre collection) se 
distingue à première vue du type par la coloration noire des tibias 
et des tarses. 

Le petit groupe de 7. fascratus se décompose done comme suit : 


Tibias antérieurs noirs à poils noirs, les autres tibias jaunâtres : 7° fascia- 
fus FABR. 

Tibias antérieurs brun sombre à poils dorés, les autres tibias jaunâtres, 
var. z1lolicus AUSTEN. 

Tibias et tarses noirs : var. 229ripes SURCOUF. 

Toutes les pattes noires en entier : 7°. atripes V. DER W. 


X 

La mise au point d'un ouvrage d'ensemble Genera des Diptères 
d'Europe, orné de 1,200 figures nouvelles et dessinées sous notre 
direction par MY Louise GUYON, nous avait obligé à laisser s’accu- 
muler de nombreux matériaux d'étude, de provenances bien 
diverses; mais redevenu plus libre, nous avons tenu à achever 
l'étude des insectes que le Musée du Congo belge, à Tervueren, 
par l'intermédiaire de M. le I)' SCHOUTEDEN, conservateur de la 
section entomologique, avait bien voulu nous confier. Nous y avons 
trouvé un bon nombre d'espèces déjà connues et nous en donnons 
ci-dessous la liste, puis deux espèces nouvelles dont l’une est 
malheureusement trop usée pour être décrite. Nous dédions la 
seconde à M. le Prof" GEpoELsr dont la science et l’amitié nous 
furent toujours chères et profitables. 


Espèces recueillies : 


1 Zabanus marmorosus Q SURCOUF. — Coquilhatville à Mondombe, 
10 février-1 mars 1908 (H. WILMIN). 
2. Tabanus species nova indéterminable : Congo belge. 
Tabanus ianthinus Q SURCOUF. — Kisantu (R. P. GOOSENS). 
Tabanus croceus ® SURCOUF. — Benguella (D' WELLMAN). 
Tabanus biguttatus ® (WIEDEMANN).— En aval de Kasongo, sur remor- 
queur, le 20 juin 1909. 


O1 © 


6. Tabanus Billingtoni Q NEWSTEAD. — Equateur (D' BOURGOIGNE). 
7. Tabanus ruficrus Q PALISOT DE BEAUVOIS. - Katanga (WEYNS); 


19. 


Equateur (BOURGOIGNE). 


. Tabanus secedens WALKER. — Equateur (D' BOURGOIGNE); sur le 


fleuve en allant vers la Nouvelle-Anvers, 1° juin à 9 juillet 1909; 
Coquilhatville à Mondombe, Equateur-Fschwapa, Lomami (WILMIN). 

Tabalus jfasciatus FABRICIUS variété w29r7ipes SURCOUF portant les 
mentions suivantes : 

En aval de Mobeka, à bord, 11 juin 1900; Kebombo, sur la veran- 
dah, 17 juin 1909 : en aval de Kasongo, sur le remorqueur, 23 juin 1909; 
entre Ponthierville et Stanleyville, sur le wagon plat, 28 juin; dans le 
chenal, à bord, 12 juillet 1909. 


. Tabanus Severini ® SURCOUF. — Equateur (D' BOURGOIGNE). 
. Tabanus tœniola Q PALISOT DE BEAUVOIS. — Basoko, 1 juin 19009. 
. Tabanus atrimanus Q LœW. — Coquilhatville à Mondombe, ro février- 


1 mars 1905 (H. WILMIN). 


. Tabanus pluto Q WAIKER. — Benguella (D' WELMANN). 


Tabanus par ® WALKER. — Lac Moero (D' CHEVAL). 


Tabanus WellmanniQ AUSTEN. — Benguella (D' WELMANN). 
. Tabanus socius Q WALKER. — Lomami, novembre-décembre 1905 
(WILMIN). 


Tabanus claripes ® RICARDO. — Katanga (WEYNS). 


. Tabanus fuscomarginatus ® RICARDO. — De Coquilhatville à Mon- 


dombe, 11 février-1* mars 1908 (WILMIN); Equateur-Tschwapa 
(H. WILMIN); Lomami, novembre-décembre 1905 (H. WILMIN). 
Tabanus fasciatus VFABRICIUS. — Coquilhatville à Mondombe, 
10 février-1*" mars 1908 (H. WILMIN); Mayumbe (CABRA); Province 
orientale (WEYNS). 
Tabanus Brucei Q RiCARDO — Kisantu (R. P. GOOSSENS); lac Moero 
(D: CHEVAL). 


. Tabanus Gedoelsti n. sp. (voir plus loin). — Katanga (WEYNS). 


Nous avons ajouté à cette collection des spécimens des espèces 


suivantes : 


Tabanus croceus ? SURCOUF. 

Tabanus unimaculatus Q MACOUART. 
Tabanus tœniola Q PALISOT DE BEAUVOIS. 
Tabanus subangustus ® RICARDO. 
Tabanus Laverani Q SURCOUF. 

Tabanus par Q WALIKER. 

Tabanus obscurehirtus Q RICARDO. 
Tabanus quadrisignatus Q RICARDO. 


Tabanus gratus Q Læw 
Tabanus claripes Q RICARDO 
Tabanus Besti O SURCOUF. 
Tabanus africanus ® GRAY. 
Tabanus latipes ? MACQOUART. 


Tabanus Gedoelsti © sp. nov. 


Deux spécimens, recueillis dans le Katanga par M. le com- 
mandant WEYNSs. 


Q® Longueur 16 millimètres. 

Aspect d'un 7'abanus tœniola décoloré et rougeâtre. Tête plus large que le 
thorax; yeux à cornéules égales et glabres ne paraissant pas ornés de bandes 
ni de traits. Bande frontale large, de couleur roussâtre, portant à la base une 
callosité quadrangulaire, châtain clair, prolongée par une ligne de mème 
coloration à peine visible et très courte; triangle frontal jaune roussâtre, 
recouvert chez les exemplaires très frais d’une pruinosité blanche; face de la 
coloration de la bande, clypeus un peu rembruni, l’un et l’autre portant une 
pubescence blanc jaunâtre. 

Antennes jaune roussâtre, premier article terminé par une ligne droite, 
second article portant une dent à son extrémité supérieure, troisième article 
à saillie bien accentuée, partie apicale un peu rembrunie, quelques poils 
brunâtres au sommet du premier article antennaire et au bord apical du 
second. Palpes jaune pâle, dernier article renflé à la base, rapidement 
aminci, terminé par une pointe obtuse, la pubescence blanche est mélangée 
de quelques poils noirs au côté externe. 

Thorax (dénudé) de couleur acajou montrant les traces de bandes grisâtres 
assez indécises. Scutellum de même. Pectus gris cendré à poils blancs 
mélangés de quelques-uns noirs. Abdomen allongé de forme un peu conique, 
de sept segments visibles présentant le dessin de Zabanus tœniola PALISOT 
DE BEAUVOIS, c'est-à-dire une large bande médiane jaune roussâtre et deux 
bandes latérales plusclaires ; ces bandeslatérales prennent fin surle cinquième 
segment; la bande médiane porte une bande longitudinale formée sur chaque 
segment d’un trait gris cendré s’élargissant au bord postérieur de chacun 
d'eux, cette bande comprend les six premiers segments. Les 5°, 6°, 7° sont 
presque complètement rembrunis ainsi qu'une partie du 4°, ces zones sombres 
portent des poils noirs. 

Ventre d’un rougeâtre pâle uniforme, les deux derniers segments rembru- 
nis. 

Pattes : fémurs couleur chocolat, recouverts d’une pruinosité blanchâtre 


3 


[2] 


et d’une pubescence blanche; tibias jaunâtre clair à pubescence concolore, 
les tibias antérieurs rembrunis à leur extrémité apicale; tarses brunâtres; 
les tibias médians sont munis de deux épines apicales saillantes. 

Ailes hyalines à nervures jaunes, cellules normales, stigma mince et 
allongé, jaune; cellule anale fermée avant le bord de l'aile. 

Balanciers à tige roussâtre, massue partiellement blanche. 


Ce Taon appartient à notre huitième groupe, 1l est donc voisin 
des Z'abanus tœniola P. B., Tabanus socrus W'ALKER, etc. 

Nous sommes heureux de le dédier à M. le Prof" GEDOELSs", 
de Bruxelles. 

* 

Outre les Taons, les collections qui nous ont été soumises com- 
prenaient quelques Zæmatopota. 

Le genre de Diptères piqueurs connu sous le nom de Ææmato- 
pola a été créé par Meigen en 1803; 1l se compose de formes 
petites variant de 7 à 12 millimètres, qui offrent une grande ressem- 
blance entre elles. Il y a quelques années, les recherches de 
BIGOT avaient amené le nombre des espèces décrites à vingt-neuf, 
y compris deux variétés. 

Récemment, les travaux de MM. AUSTEN, GRüNBERG, NEW- 
STEAD, de Miss G. Ricarpo et les nôtres ont pu différencier 
cent cinquante formes, mais nous devons remarquer que de nom- 
breuses coupures s'imposent dans ce genre trop vaste où ont été 
classés des êtres très divers. 

Déjà, en 1891, Braor hésitait à comprendre dans les Z«æsato- 
pota un certain nombre d'espèces décrites par lui. 

Le D' KerTesz, de Budapest, qui s’est voué à l’aride tâche de 
faire le catalogue des Diptères, fait remarquer que MEIGEN avait 
déjà donné aux Ææmatopota le nom de Chrysozona, en 1800. Il 
semble donc qu'au nom des lois de la priorité cette dernière 
appellation soit celle qui doive être employée, mais le nom de 
ÆHæmatopota est passé dans les habitudes et a, du reste, été le seul 
utilisé ; d'autre part, les auteurs anglais se refusent à l’adopter. 

Le premier essai de classification fut fait par M. GRüNBERG, de 
Berlin, qui créa les deux genres de Æo/coceria et de Parahæma- 
topota. 


0 


Le premier se distingue par l'absence des dessins caractéristiques 
des ailes qui, dans le cas de la seule espèce décrite, sont entière- 
ment noires (/7. cognata GRÜNBERG). 

Le second genre se différencie par la forme du troisième article 
antennaire qui, au lieu d'être plus ou moins mince et étroit, se 
dilate à sa base en une large expansion plane, discoïdale; d'assez 
nombreuses espèces appartiennent à ce nouveau groupe. 

M. E.-E. Ausrex, du Britsh Museum, a formé le genre /77ppo- 
centrum pour quelques espèces à bande intraoculaire glabre, à der- 
nier article des palpes de grande dimension et qui sont, comme les 
ÆHolcoceria, dépourvus de dessins clairs caractéristiques formés de 
traits courts et de points parfois réunis en rosettes qui caracté- 
risent les /æmatopota. 

L'espèce nouvelle Æ7. versicolor, sur laquelle M. AüsrEx con- 
stitue son nouveau genre, est très voisine de l'Æærmatopota strigi- 
pennis KARSCH. | 

Nous avons trouvé dans les collections du Congo belge les 
espèces suivantes : 


Æippocentrum versicolor AUSTEN; 
Iippocentrum trimaculatum NEWSTEAD, 
— ? Hippocentrum strigipennis KARSCH. 
Chrysozona pellucida SURCOUF; 
Chrysozona mactans AUSTEN; 
Chrysozona Laverani SURCOUF. 

Chrysops silaceus AUSTEN. 


Chrysozona pellucida Surcouf. 


BIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle, ï 09, n° 7, p. 457. 


Collection du Muséum de Paris, deux exemplaires pris à Léo- 
poldville par le D' BRODEX en 1904. Le British Museum possède 
un exemplaire de cette espèce. 


Q. Longueur du corps, 9 millimètres à 9""5 (2 spécimens); longueur de 
l'aile, Snm2 à onner 

Brun clair, dessus du thorax portant une bande médiane gris brunâtre, 
nettement blanche au milieu et sur chacun des côtés, donnant ainsi l’im- 


Tr 98e 


pression de trois lignes longitudinales blanches, entre lesquelles se serait 
déposée une pruinosité un peu plus grisâtre; en outre, une bande latérale 
peu visible contourne le thorax, colore en clair les calus alaires et se con- 
tinue sur le scutellum qui paraît grisâtre sur sa plus grande partie. Abdomen 
brun tabac. Antennes ocracées. Pattes claires sans anneaux aux tibias 
médians et postérieurs. 

Callosité frontale noire, brillante. Ailes peu tachetées. 

Tête : Bande frontale brun jaunâtre clair dans sa partie médiane, taches 
latérales frontales grandes, un peu réniformes, non tangentes aux yeux, 
d'un noir de velours, cerclées de blanc; une zone blanche assez large 
s'étend au-dessous de chaque tache dans l’angle inférieur formé par l'œil et 
la callosité frontale, et porte une pubescence courte et blanche; au-dessus 
de la tache subréniforme s'étend vers le vertex une zone blanchâtre. Tache 
frontale impaire nulle ou très petite. Callosité frontale s'étendant comme un 
bourrelet noir et luisant d'un œil à l’autre, se recourbant vers le bas contre 
les yeux, bord inférieur régulièrement arrondi; sous la callosité se voit au- 
dessus des antennes et entre elles une tache quadrangulaire brune. Antennes: 
premier article moindre que la demi-longueur de la tête, jaune rougeûtre 
clair sous la pruinosité grise qui le couvre, cylindrique, portant quelques 
rares courts poils noirs; second article globuleux de même couleur; troi- 
sième article rouge fauve à la base, peu dilaté, terminé par une partie api- 
cale brun noirâtre à pubescence blanchâtre. Palpes : premier article petit: 
second long, jaunâtre, régulièrement arqué, couvert d’une pruinosité cendrée 
portant des poils jaunâtres mélangés de quelques noirs, côté interne glabre. 
Joues et partie inférieure de la tête blanches à pubescence concolore. Arma- 
ture buccale jaune brunâtre. : 

Thorax à pubescence concolore, flancs et pectus couverts d'une pruino- 
sité gris cendre et portant de longs poils blancs, faibles, peu nombreux. 

Abdomen d'un brun tabac, portant au bord postérieur de chacun des 
segments une étroite bande claire; le milieu de chacun d’eux est éclairei 
par les traces d’une bande médiane rudimentaire; pas de taches latérales. 
Ventre grisâtre, orné de poils jaunes, bord postérieur des segments très 
étroitement éclairci. 

Aïles roussâtres, enfumées, ne laissant apparaître le fond hyalin qu'en 
deux endroits : 1° dans la cellule apicale sous la forme d'une traînée 
sans contours arrêtés; 2° dans la cellule radiale hyaline depuis son 
extrémité distale jusqu’au stigma; ce dernier est allongé, roussâtre et bien 
défini. Les cellules basilaire supérieure, basilaire inférieure et discoïdale 
sont d’un roussâtre uniforme très pâle sans mouchetures ni traits blancs 
visibles à l'œil nu. Vues par transparence avec une forte loupe (ZEISS 16), 
on y voit des dessins peu nombreux et mal délimités. 

Cellule apicale portant à sa partie distale un gros point blanc et, vers 
l’apex, deux traits flexueux blancs réunis sur la nervure inféro-cubitale. 


Balanciers blanc jaunâtre à massue brunâtre sur les côtés. 

Cuillerons clairs, bordés de jaunâtre. 

Pattes : fémurs brun noirâtre, recouverts d’une pruinosité grisâtre, por- 
tant quelques poils clairs; tibias antérieurs jaunâtres dans leur quart 
distal ; les trois quarts apicaux et le tarse sont brun sombre; tibias médians 
et postérieurs jaune brunâtre clair, à pubescence concolore, sans anneaux, 
tarses clairs à pubescence noire. 


Chrysozona pellucida appartient à un groupe très homogène qui 
comprend des Insectes à ailes peu tachetées et qui n’ont pas les 
pattes annelées. Les principales espèces sont : CArysozona Lave- 
rant SURCOUF, C. stmilis RicARDO, C. Denshami AUSTEN, C. per- 
tinens AUSTEN, C. Copemant AUSTEN. 


Chrysozona Laverani Surcouf. 


BIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle, 1907, n° 6. 


Type, une femelle provenant de Kabinda. 
Six femelles de la même provenance. 
Nous avons dédié cette espèce à M. le D' LAvERAN, membre de 


x 


l'Institut, qui l’a offerte à la collection du Muséum de Paris. 
Longueur du corps, 8 ‘/, à 9 millimètres. 


Jaunâtre: ailes peu tachées, stigma et extrémité des ailes plus sombres. 

Tête : Vertex concave, bande frontale jaune portant de chaque côté de 
l’arète médiane un point noir. Callosité transverse, noir brunâtre, brillante, 
courtement prolongée en triangle au milieu; antennes jaune rougeûtre pâle, 
premier article convexe vers l'intérieur ; deuxième court, subglobuleux, l’un 
et l’autre hérissés de courts poils noirs sur les côtés externe et supérieur ; 
troisième article rougeâtre à la base, noirâtre dans toute la partie apicale, 
portant une très courte pubescence noire; palpes à dernier article jaunâtre, 
renflé-ovoïde à pubescence noire peu dense, joues et partie postérieure de 
Ja tête recouvertes d’une tomentosité d’un jaune grisâtre glabrescente. 

Thorax jaune brunâtre clair à 5 lignes blanchâtres peu visibles, scutellum 
de la couleur générale, dessous blanc jaunâtre. Abdomen couvert d’une 
tomentosité jaunâtre uniforme, portant une bande longitudinale médiane 
plus claire et peu visible, pubescence jaune, éparse et appliquée ; ventre sem- 
blable portant quelques poils noirs au bord postérieur des deux derniers 
segments. 

Pattes testacées à pubescence jaune, tibias antérieurs un peu dilatés, 


ri 
9/1 


légèrement rembrunis, portant, ainsi que les tarses antérieurs, une pubescence 
noire. Balanciers testacés. 

Aïles d’un brun jaunâtre clair sans traits ni dessins très visibles; cellule 
costale jaunâtre, cellule sous-costale hyaline jusqu'au stigma jaune brun, 
cellules basilaires supérieure et inférieure, cellule discoïdale, jaunâtres sans 
dessins appréciables. Apex de l’aile grisâtre, limitant l'intérieur blanchâtre 
des cellules marginales postérieures vers le milieu de celles-ci et portant 
une petite bande transverse blanchâtre perpendiculaire à l'extrémité de la 
première nervure longitudinale. 


DIE"  AFRIKANISCHEN. ARTEN 


MIRIDEN-GATTUNG ÆZÆLOPELTIS SIGN. 


VON 


B. POPPIUS (Helsingfors). 


Aus der aethiopischen Region sind bis jetzt 5 Æe/opeltis-Arten 
beschrieben worden und zwar : Bergrothi REUT.,rubrinervis Porr., 
Schoutedent REUT., Al/uaudri REuT. und Water house: Kirk. Von 
diesen aber ist 7wbrinerus, welche Art ich nach einem einzigen 
Exemplare aus dem Kilimandjaro-Gebiete beschrieb, nachdem ich 
zahlreiche Exemplare gesehen habe, zu Pergrothri als Var. zu 
stellen. Ich habe nähmlich keine andere als Farbenunterschiede 
aufhnden künnen und überhaupt ist ja Sergrothi eine betreffs der 
Farbe sehr variable Art. Wie es sich mit Waferhouser: verhält 
ist schwer zu sagen, da die Art mir unbekannt geblieben ist und 
die Beschreibung ziemlich Kkurz ist. Sie scheint jedenfalls mit 
Alluaudi sehr nahe verwandt zu sein und vielleicht von der 
letztsenannten micht einmal verschieden zu sein. Es waren also 
drei oder vier Arten aus Afrika bekannt. Zu denselben kann ich 
hier noch drei neue hinzufügen, von denen die eine eine ziemlich 
grosse Verbreitung in den äquatorialen Teilen besitzt. 

Obgleich jetzt mit einer grüsseren Arbeit über die Miriden 
Afrikas beschäftigt, habe ich es jedoch als wünschenswert gefunden, 
eine Uebersicht der Æe/opeltis-Arten dieser Region zu verôffent- 


0 — 


lichen, dies um so mehr, da einige Arten in den letzteren Zeiten 
als schlimme Schädlinge zu einigen Kulturpflanzen aufgetreten 
sind und besonders eine Art sehr variabel ist, woher eine sichere 
Bestimmung der Arten in oekonomischer Hinsicht wohl von 
Bedeutung sein wird. Eine nähere Beschreibung der Gattung 
scheint mir überflussig, da dieselbe mehrmals beschrieben und 
abgebildet worden ist und darum leicht zu erkennen ist. 


UEBERSICHT DER ARTEN (). 


1 (10) Die Hemileytren wenigstens an der Basis rot-rotgelb. 
2(7) Die Membran grauschwarz-schwarz, selten in der Mitte glasartig 
durchsichtig. 
3 (6) Das erste Fühlerglied etwa ebenso lang wie der halbe Kôrper, die 
helle Farbe rot-rotgelb. 
4 (5) Die helle Farbe gelbrot. Die Hemielytren unpunktiert. 
è Bergrothi REUT. 
5 (4) Die helle Farbe blutrot. Die Hemielytren flach runzelig punktiert. 
SANQUITEUS ND. SP. 
6 (3) Das erste Fühlerglied deutlich kürzer als der halbe Kôrper. Die helle 
Farbe gelb. Schoutedeni REUT. 
7 (2) Die Membran ganz durchsichtig, hell. 
8 (9) Die zwei ersten Fühlerglieder rot, das zweite zur Spitze verdunkelt. 
Grôsser. Labaumei n. sp. 
9 (8) Auch das erste Fühlerglied zur Spitze verdunkelt. Kleiner. 
blebejus n. sp. 
10 (1) Die Hemielytren einfarbie dunkel. Alluaudi REUT. 


Helopeltis Bergrothi Reut. 


ReuT. Ent. Monthl. Mag. (2) III (XXVIII), 1892, p. 159, sec. 
Spec. typ. — Ofv. Finsk. Vet. Soc. Fôrh., LXVII, n. 10, p. 2. 


Rotgelb, der Kopf schwarz, vorne an den Seiten und die Unterseite 
rotgelb. Das Schildchen gelbrot. Die Hemielytren graubraun, das basale 
Drittel des Clavus und des Coriums, sowie die Seiten des letztgenannten 


(:) In dieser Uebersicht fehlt der mir unbekannte 77. Waterhousei Kirk, 


sehr schmal rotgelb, der Cuneus braunrot-braun, die Membran und die 
Hinterflügel graubraun, die Unterseite, das Rostrum und die Beïne rotgelb, 
die Füsse braun, die äusserste Spitze des Rostrums, die Spitze des Klauen- 
gliedes der Füsse und die Fühler schwarz, das erste Glied der lettgenannten 
an der Basis rotgelb, die Spitze desselben braun. 

Der Kopf ist etwa ‘/, schmäler als der Basalrand des Halsschildes, das 
erste Fühlerglied ebenso lang wie der halbe Kôrper (14 mm..), das zweite 
länger, ca 6.3 mm. Der Halsschild ist am Basalrande etwa ‘/, breiter als in 
der Mitte lang, an den Basalecken etwas eimgedrückt und von hier bis zur 
Einschnürung gerundet verengt. Die Scheibe ist kräftig gewôlbt und 
abgeneigt. Der Cuneus etwa dreimal kürzer als der Aussenrand des Coriums. 
Long. 6-0 mm. 


Gabon ! (Mus. Helsingf.); Kamerun ! (Mus. Hung.); Togo : 
Adeli, Bismarcksburg !, VII-IX.1890, BürrNer (Mus. Berol.); 
Bas-Ogoué !, E. Hauc (Mus. Paris). 


Var. disciger Popp. 


Porpin Srosreprs Kilim.-Meru-Exp., Hem:12, 4, p.28: 


Wie die Hauptform, der Halsschild meistens in der Mitte mit eimer 
schwarzen Längsbinde, das Schildchen, die Spina ausgenommen, und die 
Hemielytren schwarz, das Basaldrittel des Clavus und des Coriums sowie 
der Aussenrand des letztgenannten sehr schmal rotgelb, die Membran 
schwarz, die Hinterflügel dunkler als bei der Hauptform. Zuweilen sind die 
Schenkel, besonders innen, die Schienen und die Füsse schwarz. 


Obgleich diese Form in der Farbenzeichnung ziemlich von der 
Hauptform abweicht, ist sie jedenfalls nicht als besondere Art auf- 
zufassen, indem keine andere als Farbenunterschiede vorhanden 
sind und auch die Farbe ist bei den zahlreichen Exemplaren 
variabel, Uebergänge zu der Hauptform bildend. 

Kilimandjaro ! Dr. Szsôsrepr (Mus. Holm. et Helsingf.); 
Amani!, 2.11.1905, XII.1906, schädlich an C?zchona, auch an 
Bixa und Ærcrnus, VossELER (zahlreiche Exemplare); Usambara !, 
IT-TI1.1886, C. W. Scaminr; Mikindani !, Scaurz ; Span. Guinea : 
Benito-Gebiet, 1-15.VIII.1906, Nkolentangan !, G. TEssMANN 
(Mus. Berol. et Helsingf.); Franz. Congo : Haute Sanga !, P. A. FEr- 
RIÈRE (Mus. Paris); Belg. Congo : Lukombé !, 9.X.1908, A. Kor.- 
LER, Lokandei !, 14. VI.1909 (Mus. Congo Belg.). 


Var. rubrinervis Popp. 


Helopeltis rubrinervis Popr. /. c., p. 29. 


Nachdem ich mehrere Exemplare dieser Form gesehen habe, 
bin ich überzeugt, dass dieselbe, obgleich die Farbe abweichend 
ist, micht von Pergrotht zu trennen ist. Ich habe keine andere 
Unterschiede finden kônnen als die Farbe, die bei dieser Art 
stark varliert. 


Rot-rotgelb, die Stirn in der Mitte breit und zuweilen ein Fleck jederseits 
hinter den Augen schwarz. Die Hemielytren gelb, der Clavus, die Spitze 
ausgenommen, der Aussenrand des Coriums, in der Mitte abgebrochen, und 
die Membranvenen rot. In der Mitte der Hemielytren eine breite braun- 
schwarze Querbinde, die zuweilen nur an den Seiten des Coriums sichtbar 
ist. Die Membran rauchschwarz, in der Mitte gelb, glasartig durchsichtig, 
die Hinterflügel rauchschwarz, die Spitze und eine Querbinde in der Mitte 
gelb. Die Hinterschenkel meistens, zuweilen auch die vorderen, die Schienen 
und die Füsse schwarz. 


Kilimandjaro : Kibonoto! : 2000 m. ü. d. M., 3.1.1906, Dr. S16- 
srEDT (Mus. Holm.); Amani!, XII.1906, schädlich an C?rchona, 
auch an Ærcinus, 2.11.1905, Vosserer (Mus. Berol. et Helsingf.); 
Span. Guinea : Melleburg! Benito-Geb., 15-28.11.1907, G. TEss- 
MANN (Mus. Berol.). 


Helopeltis sanguineus n. sp. 


Stark glänzend, blutrot, die Stirn zum grossten l'eil, auf den Henu- 
elytren ein grosser Längsfleck in der Mitte und die Membran schwarz, die 
Venen der letztgenannten braunrot, die Fühler schwarz, das erste Glied an 
der Basis schmal rot, das Rostrum und die Hinterbeine rot, die vorderen 
gelbrot, das letzte Fussglied schwarzbraun. 

Der Kopf ist etwas mehr als ‘/, schmäler als der Basalrand des Hals- 
schildes, die Stirn beim ® etwa dreimal breiter als der Durchmesser des 
Auges. Das Rostrum erstreckt sich bis zur Spitze der Mittelhüften. Das erste 
Fühlerglied ist zur Spitze etwas verdickt, kaum kürzer als der halbe Kôrper 
(3.3mm), das zweite 4.6 mm. Der Basalrand des Halsschildes ist kaum breiter 
als die Lange der Scheibe, etwa doppelt breiter als der Vorderrand, jederseits 
innerhalb der Hinterecken grübchenformig eingedrückt. Die Seiten sind 
nach vorne fast geradlinig verengt, die Scheibe mässig gewülbt und geneigt, 
die Apicalstrictur hinten tief eingedrückt. Die Spina des Schildchens ist 


gelbrot, die Spitze schwach verdunkelt, die Spina etwa eben so lang als der 
Halsschild, nach hinten leicht gebogen. Der Clavus und das Corium sind 
flach und weitläufig runzelig punktiert, der Cuneus mässig lang, etwa 
dreimal kürzer als der Aussenrand des Coriums. — Long. 7.6 mm. 

Sehr nahe mit Z7. Bergrothi Yerwandt. Die rote Farbe ist dunkler, die 
Augen etwas grosser, die Fühlerglieder, besonders das zweite und dritte, 
deutlich kürzer, der Halsschild ist weniger geneist, die Seiten fast gerade, 
die Hemielytren sind runzelig punktiert und der Cuneus ist kürzer. 


Belg. Congo : Api! IX. 1909 (LaAPLUME), 1 © (Mus. Congo Belg..). 


Helopeltis Schoutedeni Reut. 


Revente MonhM a Bd TPM EN oct) Sec 
Spec. typ- 


Hellgelb, der Kopf schwarz, an den Seiten vor den Fühlern, die Spitze 
und die Unterseite hellgelb, das Schildchen an den Seiten etwas verdunkelt, 
auf den Hemielytren ein an der Schildchenspitze beginnender, gleich hinter 
der Mitte erweiteter und hier fast bis zum Seitenrande sich erstreckender 
Längsfleck, der Cuneus und die Membran, die Fühler, die Spitze des 
Rostrums und der Füsse schwarzbraun, das erste Fühlerglied an der Basis 
sehr schmal nell. 

Der Kopf ist etwas mehr als 1,3 schmäler als der Basalrand des Hals- 
schildes, die Scheibe des letztgenannten innerhalb der Hinterecken mit 
einem kurzen Längseindruck, der Basalrand nur wenig breiter als die Länge 
der Scheibe, doppelt breiter als der Vorderrand, die Seiten nach vorne 
breiter gerundet als bei Bergrothi, die Scheibe kräftig gewôlbt und nach 
vorne abgeneigt. Das erste Fühlerglied ziemlich kurz, nur 3 mm., etwa 1/4 
kürzer als der halbe Kôrper, das zweite 5 mm. Der Cuneus ist schmal und 
sehr lang, der Aussenrand des Coriums 2 1/2 mal länger als der erstgenannte. 
Long. 8 mm. 


Unterscheidet sich von 'ergrothi ausser durch die Farbe beson- 
ders durch das kürzere erste Fühlerglied. 
Belge. Congo : Bikoro! (Mus. Helsingf. u. Coll. SCHOUTEDEN). 


Helopeltis Labaumei n. sp. 
Rotgelb, die Membran gelb mit roten Venen, die Fühler rot, die Spitze 


des zweiten Gliedes und die zwei letzten, die Augen, die äusserste Spitze des 
Rostrums und die Klauen schwarz. 


tot a 


Der Kopf ist um die Hiälfte schmäler als der Basalrand des Halsschildes, 
die Augen klein, vorspringend, die Stirn beim © etwa viermal breiter als 
der Durchmesser des Auges. Die Fühler sind länger als der Kôrper, das 
erste Glied 1/5 kürzer als der halbe Kôrper (4 mm.), das zweite 6 mm. Das 
Rostrum erstreckt sich bis zur Spitze der Mittelhüften. Der Basalrand des 
Halsschildes ist unbedeutend breiter als die Länge der Scheibe, doppelt 
breiter als der Vorderrand, die Seiten sehr leicht gerundet. Die Scheïbe ist 
kräftig gewôlbt und abgeneigt. Die Spina des Schildchens ist ebenso lang 
als der Halsschild, leicht nach hinten gebogen. Der Cuneus ist lang und 
schmal, der Aussenrand des Coriums etwa 3 1/3 mal linger als derselbe. — 
Long. ro mm. 


Ist am nächsten mit Æ7. Pergrothi und Schoutedent verwandt, 
von beiden sofort durch die Farbe zu unterscheiden. Ausserdem 
ist der Halsschild länger und schmäler, an den Seiten sehr seicht 
cerundet. Von der folgenden Art u. a. durch längere Fühler zu 
unterscheiden. 

Hinterland von Span. Guinea : Nkolentangan!, 12. XI, Tess- 
MANN, 1 © (Mus. Berol.). 


Helopeltis plebeijus n. sp. 


Gelbrot, der Kopf schwarz, vor den Augen, an der Spitze, selten auch 
oben zwischen den Augen rotcelb, auf dem Schildchen die Spitze der Spina 
und die Hemielytren gesgen die Spitze meistens mehr oder weniger ausge- 
dehnt verdunkelt, zuweilen auch der Cuneus dunkler, die Membran rau- 
chiggelb, die Venen braunschwarz, das erste Fühlerglied gelbrot-gelbbraun, 
die Spitze verdunkelt, zuweilen schwarz, die übrigen Glieder, die Spitze des 
Rostrums und das letzte Fusselied schwarz. 

Die Augen sind ziemlich klein, vorspringend, die Stirn doppelt (@‘) oder 
dreimal (Q) breiter als der Durchmesser derselben. Das erste Fühlerglied 
Zur Spitze etwas verdickt, unbedeutend kürzer als die halbe Kôrperlänge 
(3 inm.), das zweite 4 mm. Der Basalrand des Halsschildes nicht doppelt 
breiter als der Kopf, etwa doppelt breiter als der Vorderrand, kaum breiter 
als die Länge der Scheibe, die Seiten sehr seicht oder fast gar micht 
gerundet, die Scheibe innerhalb der Basalecken kurz, ziemlich kräftig der 
Länge nacht eingedrückt. Die Scheibe ist kräftig gewolbt und nach vorne 
geneigt. Die Spina des Schildchens etwa ebenso lang wie der Halsschild, 
sehr leicht nach hinten gebogen. Der Cuneus ist lang und schmal, der 
Aussenrand des Coriums etwa 2 ‘/, mal länger als derselbe. — Long. 
6-8 mm. 


Ist von #7. Bergrothri durch die anders gefärbten, kürzeren und 
dünneren Fühler, von Sczoutedent durch die auffallend dünneren 
Fühler zu unterscheiden. 

Togo : Bismarcksburg!, III-XII, Coxrapr; Zanzibar : Bondeï!, 
C.-W. ScaminT; Delagoa-Bai!, R. Moxterro (Mus. Berol. und 
Helsingf.). 


Helopeltis Alluaudi Keut. 


Reur., Ofv. Finsk. Vet. Soc. Fôrh., XLVII, n. 10, 1904-1905, 
p- I, sec. spec. tvp. 


Die Unterseite, das Rostrum und die Beine gelb, der Kopf, der Halsschild 
und das Schildchen schwarz, auf dem Halsschilde der Vorderrand, selten 
auch die Basis in der Mitte gelbrot, das Schildchen meistens in der Mitte 
und die Spina gelb, die verdickte Spitze der letztgenannten dunkler, die 
Hemielvytren graubraun-braunschwarz, die Fühler schwarz, das erste Glied 
an der Basis mehr oder weniger ausgedehnt, selten ganz gelb-gelbrot. 

Der Kürper glänzend. Der Kopf etwa ‘/; schmäler als der Basalrand des 
Haisschildes. Das erste Fühlerglied kaum kürzer als der halbe Kôrper, 
3-3 - mm., das zweite 4 mm. Das Rostrum erstreckt sich bis zu den Mittel- 
hüften. Der Basalrand des Halsschildes etwas breiter als die Länge der 
Scheïbe in der Mitte, jederseits innerhalb der Hinterecken tief, aber kurz 
der Länge nach eingedrückt, etwa doppelt breiter als der Vorderrand. Die 
Seiten sind nach vorne sehr leicht gerundet. Die Scheibe kräftig gewôlbt 
und nach vorne geneigt. Die Spina des Schildchens leicht nach hinten 
gebogen, etwa ebenso lang als der Halsschild. Der Cuneus lang und schmal, 
etwa 2. mal kürzer als der Aussenrand des Coriums. — Long. 6 mm. 


Wohl am nächsten mit 77. plebejus verwandt, unterscheidet 
sich aber u. a. durch die dunkle Farbe. Assinia !; Kamerun 
Joh. Alberts Hôhe !, 11.1V-27.V.1898, CoNRADT; Span. Guinea : 
Alcu-Benito-Geb!, XIl.1906, G. TEssmaxx (Mus. Berol.); 
Fernando-Po !, L. CoNraDT (Mus. Paris). 


Helopeltis Waterhousei Kirk. 


Kirk, Trans. Ent. Soc. London, 1902, p. 265, 40. 


« Differs from 7. Bersrothi, REUTER, by the colouring and by the difte- 
rent proportions of the antennae. 


® Frons and clypeus pale; elytra, legs (except pallid coxae and basal half 
of femora) antennae (except orange-red base of 1° segment), scutellum, etc., 
shining black. Anterior lobe of pronotum orange-red. Abdomen above and 
below bright sanguineous. Second segment of antennae 1/3 longer than 1*, 
subequal to 3" (1/13 longer). The basal 4h of the scutellar horn is directed 
slightly backwards, the apical 1/3 directed forwards at an obtuse angle 
(nearly right angles.) 


Habitat Gaboon. » 


NOTE PRÉLIMINAIRE 


SUR 


PEN IORNOMENNNRONMDEEBAINEUNEX 


le chanoine A. MEUNIER 


Professeur à l'Université de Louvain. 


Dans le courant du second semestre de l’année 1910, la Direction 
du Musée colonial de Tervueren nous a communiqué quelques 
échantillons de plankton récoltés au voisinage de Banana (Congo) 
par les soins de M. le D' ETIENXE. 

Ces échantillons sont au nombre de huit. 

Ils ont été prélevés dans des circonstances sommairement spéci- 
fées comme suit : 


RG — — numéro d'envoi 16. Prélevé dans une petite mare d’eau croupis- 
sante d’une lagune qu’on est en train de combler. 
RG a — numéro d'envoi 17. Recueilli dans les criques de Banana, au 
: filet ordinaire à plankton. Marée montante. Température de 
l'eau 285. 
RG 2 __ numéro d'envoi 18. Provenant de la crique de la station, au filet 
1 ordinaire. Marée descendante. 
RG _ — numéro d'envoi 19. Mème provenance que le précédent. Marée 


montante. 


2 OI Ne 2 NA Le AN 
RG — — numéro d'envoi 1. Recueilli dans les criques, à marée descen- 
{ 
dante. 
DIV L - : , 
RG  — numéro d'envoi 2. Plankton d’eau de mer, à 200 mètres du 
rivage, en dehors et à droite du courant du Congo. 
DIV 0 0 ke À pee 
RG —— — numéro d'envoi bis, Même que le précédent. 
9 
= DIT MR RARES % à 
RG =— — numéro d'envoi 3. Plankton d'eau de mer pris en face de la 
10 


pointe de Padrao, en dehors et à gauche du courant du 


Congo. 


Les quatre premiers ne portent pas de date. 

Les quatre derniers portent la date du 20 juin 1910. Nous ne 
savons si cette circonstance de temps se rapporte à l'exécution des 
pêches ou à l'envoi des produits. 

Cela importe peu, du reste, puisquil est évident que ces 
échantillons n'ont pas le caractère d'une série de termes gradués 
dans l’ordre chronologique, mais sont plutôt de simples spécimens 
de pêches au filet fin effectuées, au hasard des circonstances sans 
doute, dans les eaux les plus facilement accessibles aux environs 
de la station de Banana. 

C'est assez dire qu'ils ne peuvent fournir matière à une étude 
quelque peu complète du plankton de la région. Ils sont pour cela 
trop limités. 

Nous estimons néanmoins qu'il y a lieu d'en relever sommaire- 
ment la teneur, à titre de première documentation, et d'en tirer 
quelques indications en vue des pêches méthodiques qu'il serait 
désirable de voir instituer dans cette partie du Congo belge comme 
en d'autres points de la Colonie. 

Les numéros d'ordre mentionnés plus haut n'ayant de valeur que 
dans la série des échantillons plus nombreux de produits variés qui 
ont fait l’objet d’un envoi du D' ETIENNE, il est loisible de leur en 
substituer d'autres mieux appropriés aux seuls échantillons plankto- 
niques que nous avons entre les mains et de les disposer ainsi dans 
un ordre plus rationnel. 

La concordance s'établirait comme suit : 


DIV 
10 


No I | | Mer. Pointe de Padrao, à gauche du courant du fleuve Congo. 


ts 


DIV , DIV\ à : à 2 
NET —- — = HE) Mer. À 200 mètres du rivage; à droite du courant du 
Congo. 
{ DIV 
1D'IVS-MDIVI - 3 
NON En + — |Crique de lastation de ne _. 
[DIV marée montante. 
4 
DIV ; 
Sir St ——— marée montante. 
No Er Autres criques de Banana Di 2 


—— — marée descendante. 
À 1 


No V — 2 Mare d’eau croupissante. 


Ce numérotage dispose en effet les échantillons dans un ordre 
qui s'harmonise avec leur nature, telle que l'observation la fait 
connaître. 

Les numéros I et II recèlent surtout des espèces marines. 

Ils ont en effet été prélevés en mer, quoique à peu de distance de 
la côte, à gauche et à droite du courant du fleuve. 

Les numéros III et IV présentent un mélange intéressant 
d espèces d'eau marine et d'espèces d’eau douce. 

Il n'en pourrait être autrement; le mélange des eaux du fleuve 
et des eaux de la mer, brassées par le jeu des marées, devant amener 
la promiscuité des espèces propres à ces deux milieux, dans les 
criques de la côte, où se constitue une ambiance occasionnelle 
toute spéciale. 

Le numéro V enfin ne renferme guère que des espèces d'eau 
douce ou saumâtre. Il semble bien que la mare d’où il provient est 
restée tout un temps sans communication avec la mer, caronny 
rencontre aucune des espèces marines, même les plus communes 
de la région. 

Dans les numéros III et IV, nous réunissons les produits de 
pêche recueillis dans des endroits similaires apparemment, à marée 
montante et à marée descendante. 

Ils renferment en effet les mêmes espèces à peu près, avec cette 
différence seulement que les pêches effectuées en marée descen- 
dante sont, dans les deux cas, plus copieuses, plus intéressantes, plus 
riches en genres et en espèces de micro-organismes, moins encom- 
brées de débris organiques et minéraux qui, dans les pêches réali- 


sées en marée montante, augmentent le volume du produit recueilli, 
au détriment de sa valeur planktonique. 

Dès le premier coup d'œil, ces cinq groupes de produits pré- 
sentent des différences profondes, et l'examen plus soutenu ne 
fait qu'accentuer la première impression, en mettant mieux en 
relief la diversité réelle des espèces représentées, tant animales que 
végétales. 

Le n° I est caractérisé par de grandes formes Coséinodiscus, 
quelques espèces de Chaetoceros, de beaux types de PÉRIDINIENS, 
de rares TINTINNIDES et des CRUSTACÉS pélagiques. 

On peut le considérer comme un échantillon de plankton 
océanique à peu près pur, bien quil provienne d'un endroit peu 
éloigné de la côte et de l'estuaire du Congo. 

Le numéro TT partage, dans une certaine mesure, les caractères 
du précédent. Ce sont les mêmes Coscirodiscus, mais en quantité 
beaucoup moindre; les Chaetoceros, les PÉRIDINIENS et les TINTIN- 
NIDES y font presque complètement défaut; par contre, les petits 
CRUSTACÉS y tiennent une place prépondérante. 

Les numéros III et IV présentent un caractère mixte, résul- 
tant du mélange des espèces marines du numéro I avec des 
espèces d'eau douce amenées ou entretenues sur place par les eaux 
du fleuve. 

A première vue, 1] semble qu'il n'y a guère que des espèces de 
CRUSTACÉS larvaires ou adultes; mais un examen plus attentif y 
décèle un grand nombre d'espèces cryptogamiques, des Draro- 
MACÉES surtout, très variées et d'un grand intérêt. 

Beaucoup de ces dernières sont d'assez petites dimensions; leur 
découverte réclame une technique plus rigoureuse, dont l’appli- 
cation est nécessaire pour les dégager des impuretés qui les 
dissimulent. 

Quant au numéro V, il est très réduit en quantité et ne com- 
porte guère que de rares petites ALGUES peu variées, perdues dans 
des débris organiques végétaux et animaux plus où moins macérés 
par un long séjour dans l’eau. 

La proximité d'origine de ces prélèvements judicieux de spéci- 
ments ‘planktoniques permet donc de prendre contact à la fois 
avec les petites espèces marines et fluviales qui se coudoient dans 


4 


les mêmes parages de l'estuaire du Congo, à une même époque 
de l'année. 

Nous en avons dressé provisoirement le tableau synoptique des 
principaux genres, d’après un examen préliminaire à l'étude 
détaillée des espèces. 

On conviendra qu'on peut y trouver les éléments d’une assez large 
contribution à la connaissance des micro-organismes de la région. 

Dans ce conspectus des principaux groupes et genres d'orga- 
nismes recensés dans un premier aperçu, nous nous sommes 
abstenu d’urger la distinction des espèces, quand celles-ci sont 
nombreuses, douteuses, nouvelles peut-être, différentes en tout cas 
des espèces mieux connues de l’Europe. 

Les dénominations spécifiques que nous aurions pu proposer, en 
nous basant sur des analogies plus ou moins étroites, auraient pu 
nous paraître à nous-même prématurées où même hasardeuses dans 
bien des cas; elles seraient d'ailleurs restées lettre morte pour le 
lecteur peu familiarisé avec les formes microplanktoniques; elles 
n'auraient non plus satisfait les spécialistes qu'’auraient, à bon droit, 
mis en garde des doutes fondés sur la légitimité des assimilations 
tentées avec des espèces rares, peu connues, décrites une seule 
fois dans des publications peu accessibles où même devenues 
introuvables. 

La sincérité scientifique nous oblige à figurer les formes dou- 
teuses ou peu connues pour préciser leurs caractères distinctifs 
observés .et traduire en même temps le facies particulier qu'elles 
peuvent tenir de leur lieu d’origine. 

Dans le domaine des invisibles, c'est en effet le seul moyen 
pratique non seulement de prendre possession soi-même des 
formes organiques, mais aussi d’en faire part aux autres et de leur 
fournir les éléments du contrôle dont les espèces ont besoin pour 
prendre légitimement place dans la systématique. 

C'est ce que nous comptons faire prochainement. 

C'est ce que nous aurions déjà réalisé si nous n'avions escompté 
le bénéfice d’autres récoltes qui nous auraient fourni soit un nou- 
veau contingent de formes, soit des documents plus explicites, 
propres à éclairer l’histoire naturelle de certaines espèces trop peu 
représentées dans nos matériaux actuels. 


(Sat 
e 


ANNEXE 


Nous avons été surpris de rencontrer, dans les divers échan- 
tillons de plankton de Banana dont il est question ci-devant, des 
spécimens disséminés d’un petit Acarien, dont l’ébauche ci-jointe 
de la silhouette ventrale nous paraît suffire à fixer les caractères 
morphologiques distinctifs (grossissement : 500 diamètres environ). 


On remarquera l’ample bouclier dorsal sur lequel il est figuré 
couché et la forme atrophiée de la quatrième paire de pattes du 
côté postérieur. Ces pattes sont transformées en stylets rigides et 
bifurqués à leur extrémité. 

La surprise venait non pas de la présence d’un Acarien dans ces 
produits de pêche au filet fin — nous en avons repéré là-même une 
demi-douzaine d'autres espèces, — mais de la rencontre inattendue, 
dans ce milieu nouveau, d’un petit organisme avec lequel nous 


— 52 — 


venions d'avoir fait connaissance dans un autre milieu : le paren- 
chyme foliaire de plants avariés de Cotonnier provenant des 
cultures de Kalamu (Congo). 

Là, nous l’avons vu en pleine exercice de vie active, labourant 
le parenchyme des feuilles, à l'abri des deux épidermes qu'il 
respecte soigneusement pour s'assurer un abri et une protection. 
On le voit là, installé comme chez lui, creusant des galeries ou de 
vastes chambres et se vautrant dans les débris des cellules paren- 
chymateuses qu'il met en pièces pour en absorber les produits 
liquides. On trouve de ses œufs dans le même milieu. 

Le dommage qu'il cause dans les plantes parasitées et qui se 
traduit par la dessiccation partielle ou totale des feuilles et des 
bractées, a été assez apparent pour attirer l'attention sur l'état 
précaire des plantations et suggérer l'idée d'en faire rechercher la 
cause. 

C'est lui que nous avons dû reconnaître comme l'agent patholo- 
gique principal des plants soumis à l'examen microscopique. 

On peut s'expliquer très bien que le petit animal, entraîné par 
les eaux de pluie avec les débris de feuilles dont il a provoqué la 
destruction prématurée, se retrouve finalement, à titre d'épave, 
dans les eaux du fleuve qui draîne la Colonie. 

La constatation du fait n'en est pas moins intéressante. 

La nocivité de l'organisme nous incite à faire connaître son 
signalement pour mettre les détectives sur sa piste et solliciter 
d'eux des renseignements propres à établir son identité, ses mœurs, 
les phases diverses de son évolution. 

Il n'est pas douteux que, parmi les lecteurs de la Xevue, il se 
trouvera quelqu'un, plus versé dans la connaissance des Acariens, 
qui prendra la peine de dévoiler ses origines, ses caractères, ses 
antécédents connus, et de suggérer les moyens propres à prévenir 
ses méfaits dans les plantations de Cotonnier, 


Tableau de la distribution approximative des formes organiques 
dans les cinq échantillons-types. 


Le nombre variable des points mis en regard de chaque genre ou groupe 
en indique la présence et l'importance relative dans chaque numéro. 


Il Il III. IV V 
PROTOPHYTES. 
DIATOMACÉES. 

PGI 0 D IICLUSIS D ES CE CT — — # = — 
AACATCRNESN2 DESD RP ON # = Lu 3 es 
AOC BEA SD © 18 No ro 41 d'a É — 
AGIT SD le la let 606 à ë — = _ = 
Asterionella japoniea CI. . . . . #3 _ — je ae 
Aulacodiscus Kittonianus D ST USE — = # _ LE 
Bacillaria socialis Castr. . + : . . Fe — — — — 


Bacteriastrum varians Laud. - . . ts #3 Le en ue 


Biddulphia 3-4 Sp 


Cerataulina Bergonii Per. . : . . — & = à ans 


Coscinodiscus 7-8 sp. 


Chaliole 2 SD 216018 aille lé 0 ES = # AS 

CRAN EC ile MEN ONMENNeN Te 3 # #: Res 
COCCORELSMPIUSIEULSISp CN = = Li ax se 
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Grammatophora 1 Sp. . . »: . . LÉ PE 5 sa on 
TOO SERA QUE A DEN UN RCE = — #5 & ra 


ÉLETLIQULUSISD NE NO Le EU # — — Le in 


Hantzschia marina Grun. 

WIL0 TES SEE NEERENE 
Mastogloie? sp. NUE 
Melosira 4-5 sp. : : . 
Navicula (nombreuses espèces . 
Nitzschia (nombreuses espèces) . 
Orthotropis sp 

PIEUTOS19 110 3-4 Sp. 
Pleurodesmium sp. . . . . 
Plagiogramma sp. 
POUSSE ET ET 
Raphoncis 2 ou 3 sp. o 
Rhisosolenta robusta Norm. . . 
Sceptroneis Victoriae Karst. 
Schizonema sp. . 

Surirella 2 sp. . 

SYAELALRE ENS CE 
ERA NE 2% 0 4 holloto 
Tabellaria? sp.. . . 
RALDIGSSTOS AS DEN 


Thalassiothrix curvata Cast 


PÉRIDINIACÉES. 
Ceratium 4-5 Sp. . . : 
Ceratocorys horrida Stein 
Dinophysis homunculus Stein 


PENIIRURNAAS SD ENS 


SILICAFLAGELLATES 


Distephanus speculum Ehb. 


LIT. 


I Ne DITE IV. 

CHLOROPHYCÉES. 

(CA L020GLECUS MIO UE UE CE — — — = 

LEOAISPD ee 0 EE MON ON ON a — = — # 

POPATPMS et vo a lol 1 6 En _ = 22 

URSS NEO RE MEME SI TE — — — #3 
CYANOPHYCÉES. 

Lyngbya. . CR SNA DE AE MN TD == — 

OPEN ON ro Ut 0 Re RESTE — 5 # 

PROTOZOAIRES. 

INFUSOIRES NON LORIQUES. 

Genres indéter mines. NU = = — _ 
TINTINNIDES. 

Tintinnopsis 4-5 sp. + . . . — 5 
RADIOLAIRES. 

Genre indeterminee." es LE nt 

MÉTAZOAIRES. 

ÉCHINODERMES. 

Larves indéterminées ee an LE 
ROTATEURS. 

Anurea . A UE OR T LE — de = 
CRUSTACÉES. 

Hormesplanvaires CEE Te LS 

Formes adultes. Genres indéterminés. Los ÉLUS 


ACARIENS. 


Genres indéterminés . . «+ «+ … . — 


MOLLUSQUES. 


Jeune Lamellibranche. . . . . . — 


NOTES DE ZOOLOGIE ÉCONOMIQUE 


LES 


INSBCRESANUMSIBIEES MAUR RE ANIRANIODINS 


EN AFRIQUE 


PAR LE 


D' H. SCHOUTEDEN 


(Musée du Congo belge, Tervueren.) 


Dans la lutte contre les Insectes nuisibles aux plantations, il est 
de grande importance d'arriver promptement à une identification, 
fût-elle approximative, des parasites que l’on est amené à observer. 
Malheureusement il n'existe pas encore, pour l'Afrique, d'ouvrage 
semblable à ces traités, déjà si nombreux, publiés sur les Insectes 
nuisibles d'Europe, des États-Unis et même de l'Australie et des 
Indes, dans lesquels sont décrits, dans leurs caractéristiques les 
plus faciles à reconnaître, les principaux Insectes nuisibles aux 
plantes de grande culture, avec indication des moyens de destruc- 
tion préconisés. Quiconque a eu l’occasion de manier les ouvrages 
remarquables d'ECKSTEIN, de Jupeicx, de tant d’autres encore, 
sur les Insectes nuisibles aux forêts de l’Allémagne par exemple, 
sait quels services de tels travaux rendent aux sylviculteurs. Dans 
notre pays même, les brochures publiées par mon collègue du 
Musée de Bruxelles, M. SEVERIN, sur les principaux Insectes 


| 
on 
NI 


nuisibles aux résineux de nos forêts ont certes grandement aidé 
les forestiers dans leur lutte contre ces parasites, en les mettant à 
même d'identifier ceux dont ils constataient la présence. De même 
encore, les bulletins du « Department of Agriculture » des États- 
Unis et ceux des « Proefstationen voor cacao, suiker, etc. », de 
Java, ont rendu et rendent encore d’inappréciables services aux 
planteurs de ces régions. 

En ce qui concerne l'Afrique, il a certes été publié déjà, en 
langue allemande notamment, des travaux fort importants sur 
divers parasites, mais un ouvrage d'ensemble fait encore totalement 
défaut, et j'ai souvent entendu des personnes qui me soumettaient 
des Insectes recueillis dans des plantations africaines, émettre le 
vœu de voir publier un tel manuel, destiné avant tout aux 
planteurs. 

Il m'a done paru qu'il v aurait intérêt à réunir en un ensemble 
unique les principales données que l’on possède déjà sur les 
Insectes nuisibles aux plantations de l'Afrique tropicale. Et j'ai 
pensé que le meilleur système à suivre était celui-ci : publier ce 
travail en une série de notices distinctes, traitant chacune soit d’un 
Insecte, soit d'un ordre d’Insectes s’attaquant à une plante donnée, 
soit encore d'Insectes vivant en parasites sur plusieurs plantes 
simultanément. Chaque notice sera indexée de telle façon que 
chacun pourra à son gré, ou bien réunir successivement les notes 
se rapportant à une même plante, de façon à avoir un tableau 
complet des Insectes qui ont été observés sur elle, ou bien réunir 
ces notes dans l'ordre systématique des Insectes, sans égard à la 
plante attaquée. 

Pour les principaux d'entre les parasites tout au moins, je 
donnerai : une courte diagnose, adaptée au but spécial de ces 
notes, une figure de l’Insecte et, autant que possible, de ses stades 
larvaires, un aperçu de sa biologie (ou celle de types voisins, si 
elle n’est pas encore connue) et l'indication sommaire des moyens 
de destruction préconisés jusqu'ici. Je pense répondre ainsi aux 
principaux desiderata que l’on peut exprimer pour de semblables 
notices, et j'ai l'espoir qu’elles rendront quelques services à ceux 
qui auront à les utiliser sur place. 

Pour rendre ces notes aussi complètes que possible, je fais appel 


à tous ceux qui seraient à même de me procurer des matériaux, 
quels qu'ils soient, avant trait aux Insectes nuisibles d'Afrique : 
notes, spécimens, dégâts, etc. En ce qui concerne plus particuliè- 
rement le Congo belge, je recevrai toujours avec plaisir (au Musée 
du Congo belge, à Tervueren) tous spécimens dont la détermination 
serait désirée; autant que possible, il faudrait envoyer de nom- 
breux exemplaires (et les divers stades, si faire se peut) des para- 
sites en question. 

I] ne faut pas perdre de vue, en effet, que les Insectes nuisibles 
les plus communs ne sont pas toujours pour cela bien étudiés, et 
qu il est fort possible que des espèces fort abondantes soient encore 
inconnues scientifiquement parlant. C'est ainsi, pour ne parler que 
d'espèces dont il est question dans ce premier travail, que les deux 
Sahlbergella décrits l'ont été l’un en 1893 (à proprement parler, il 
ne fut décrit en tant qu'Insecte nuisible qu'en 1906), et l’autre en 
1909, et l'Æelopeltis Schoutedent ne m'a été remis qu'en 1905. Et 
ce sont là cependant des Insectes fort nuisibles, dont le premier 
notamment a déjà ruiné nombre de plantations! 


ASC 


Il 


LES HÉMIPTÈRES PARASITES DU CACAOYER 
EN AFRIQUE 


(Planches I-IT.) 


J'étudierai en premier lieu les Hémiptères parasites du Cacaover, 
en me basant principalement sur les matériaux récoltés au Kame- 
run et à Togo par M. le Prof Busse, de Berlin, et dont il a bien 
voulu jadis me confer l'étude, sur ceux que M. le Prof Hem, de 
Paris, m'a communiqués au Congo français, et sur quelques récoltes 
faites dans le Congo belge. 

En ce qui concerne plus spécialement les agents du Congo 
belge, ces notes constitueront pour eux, je pense, le premier 
apercu exact des parasites qu'ils seront appelés à combattre. Le 
Manuel pratique de la culture du Caféier et du Cacaoyer au 
Congo belge, publié en 1908, cite, il est vrai, quelques Insectes 
ennemis du Cacaover, mais en réalité ce sont des espèces qui 
n'ont jamais été trouvées au Congo et ravagent les plantations 
aux Indes néerlandaises spécialement, où elles ont été étudiées par 
ZEHNINER. 


Dans cette première notice, j'étudierai donc les Hémuptères 
suivants, observés sur le Cacaoyer : 


Cimicide : Bathycoelia thalassina H.-ScH. 
Mirides : Æelopeltis, diverses espèces. 
Sahlbergella singularis HaGr. et heobromæ Disr. 
Psvllide : Une espèce encore indéterminée. 
Aphide : Zoxoptera theobromaæ ScHour. 
Coccides : Diverses espèces. 


Parmi ces Hémiptères se trouvent les ennemis les plus dange- 
reux des plantations des Cacaoyers, notamment les SaÆ/bergella, 
dont les ravages sont déjà si étendus, et les /7e/opeltis, qui vraisem- 
blablement sont tout aussi nuisibles. 


MONS 
1. — BATHYCŒLIA THALASSINA H.-SCH. (Planche IL.) 


Cet Hémiptère appartient à la famille des Cimicides. C'est un 
insecte de taille assez grande (16-17 mm)., en dessus de coloration 
vert olivâtre plus ou moins intense, le bord de la tète et du thorax 
noir, la partie visible de l'abdomen (en dessus) maculée de noir 
(fig. 1). La face ventrale de l'abdomen offre une sorte de canal 
longitudinal, caractéristique. 

Chez la larve, dont l’un des stades est figuré ici (fig. 2), ce canal 
n'existe pas. La larve, comme c'est la règle, n'a pas encore d'ailes; 
ses antennes ne comptent que quatre articles, tandis que chez 
l’adulte elles en ont cinq. 

Grâce aux récoltes de M. le Prof’ BussE, j'ai été mis à même 
d'étudier et de décrire les divers stades du développement de cet 
Hémiptère, de l'œuf à l’Insecte parfait. Il m'a paru intéressant de 
reproduire ie1 (planche IT) les figures de ces divers stades que j'ai 
publiées en 1906 dans le Zez#schrift fur wissenschafthiche Insec- 
tenbiologie. Ceci surtout afin de donner un exemple des transfor- 
mations par lesquelles passe un tel Hémiptère. On remarquera 
dans la succession des figures, d'une part, la disparition insensible 
du pigment noir et, de l'autre, le développement graduel des 
rudiments des ailes, de la première larve à l'adulte. 


Fic. 1. RIG.2. 


Le Bathycoelia thalassina se rencontre sur le Cacaoyer, suçant 
les fruits, mais d'après M. Busse, c'est un parasite sans grande 


== (GT == 


importance. À la moindre alerte, l’Insecte se laisse choir sur le 
sol ; il possède à un degré prononcé l’odeur de Punaise. Diverses 
autres espèces de Pathycoelia sont connues, qui peut-être se trou- 
veront aussi sur le Cacaoyer. 


2. — LES HELOPELTIS. (Planche I, fig. 1 à 3.) 


Les Æelopeltis sont des Hémiptères qui, depuis une trentaine 
d'années, ont fort attiré l'attention des planteurs, aux Indes néer- 
landaises et anglaises, par les dégâts qu'ils occasionnent dans les 
plantations de Thé, de Café, de Cacao, de Quinquina, etc. Jusqu'en 
ces derniers temps, ils n'avaient pas été mentionnés comme nuisi- 
bles en Afrique, d'où quatre espèces seulement en étaient con- 
nues. De celles-ci, toutefois, l’Æe/opeltis Schoutedeni me fut jadis 
remis avec l'indication qu'il ravageait les plantations de Cacaoyers 
à Bikoro, dans le Congo belge, et récemment Dupceox l’a 
signalé () comme occasionnant des dégâts dans les mêmes planta- 
tions à la Côte-d'Or. BussE ne mentionne pas d'Âelopeltis sur le 
Cacaoyer dans l'Afrique occidentale allemande, mais parmi les 
spécimens quil m'a jadis communiqués s'en trouvait un exem- 
plaire, malheureusement défectueux. Et, d'autre part, il me paraît 
que le Disphynctus cité par ZIMMERMANN et VOsseLER de l'Usam- 
bara, et figuré par le premier de ces auteurs, n'est autre que 
l'Æelopelhis Bergrothi (var. discifer et autres variétés) (2); ce 
soi-disant 2esphynctus est nuisible aux plantations de Quinquina, 
Cacao, etc. C’est dire que ces Insectes ont vraisemblablement en 


(:) Si le coloris des figures publiées par DUDGEON est exact, il s’agit probablement 
d’une espèce autre que l’Æ. Schoutedeni. 

() Chez les Disphynctus vrais, ni lécusson ni le thorax ne portent d’épine dressée ; or, 
la figure publiée par ZIMMERMANN montre que l’Insecte en question présente une épine, 
comme les Æe/opeltis. Et, d’autre part, des exemplaires de l’Æelopeltis Bergrothi var. discifer 
recueillis par VOssELER ont été envoyés à mon collègue M. Poppius avec la mention qu'ils 
étaient nuisibles au Ricin, au Quinquina, etc, comme il fut indiqué pour le Dishhynctus sp., 
auquel la description donnée par Poppius peut fort bien se rapporter. 

Les figures publiées par ZIMMERMANN et FABER et celle qu'a récemment donnée 
DupGEox de l’Æelopeltis Schoutedeni sont inexactes en ce qu’elles représentent l’épine 
comme s’insérant sur le thorax, alors qu’elle se trouve sur l’écusson. 


LT GO 


Afrique aussi une importance économique encore insoupconnée ! 
Il y a donc lieu de s'y arrêter assez longuement. 


CaraACtÈREs. — Les Æelopelhis sont des Insectes Hémiptères 
de la famille des Mirides, assez petits (6-10 mm.), délicats, à pattes 
grêles, antennes longues et minces ; vus de dessus, leur coloration 
générale est pâle, variant du jaunâtre au rouge sanguin, mais sou- 
vent ils offrent — sur les ailes supérieures du moins — des taches 
ou des bandes de teinte sombre (ainsi que le montre par exemple 
l’Æelopeltis Schoutedent que représente la fig. 3). L'écusson porte 
une longue épine dressée, à apex mousse, droite ou légèrement 
courbée (voir la figure 4 représentant l’Insecte à profil : e — épine 
de l’écusson) ; c'est là un caractère typique de ces jolis Insectes et 
qui permet de les reconnaître aisément. 

Chez la larve très jeune, au premier stade, l'épine n'existe pas 
encore; mais dès la première mue elle apparaît, courte, à base 
large et sommet acuminé ; à chaque mue subséquente l'épine 
apparaît plus développée. Les larves, comme on sait, ressemblent 
assez bien à l'adulte, dont elles diffèrent par plusieurs caractères, 
dont le plus apparent est le manque d'ailes. La figure 5 montre une 


FIG. 3. FrG: 5. 


larve à peu près arrivée à tout son développement, avec les rudi- 
ments alaires assez longs déjà. De plus, la larve est de coloration 
plus pâle, avec les antennes entièrement pâles, tandis que chez 
l'adulte elles sont au moins en grande partie noires. 


© 
[8S) 


Il est, je pense, inutile d'insister sur les caractères systématiques 
des Æelopeltis, ni d'en donner une description minutieuse. Les 
figures que je donne de la larve et de l’adulte de l’7Æ7. Schoutedenr, 
combinées avec les caractères indiqués ci-dessus, et tout spéciale- 
ment la présence de l’épine scutellaire, les feront rapidement 
identifier par ceux à qui ces notes sont surtout destinées. 


Jusqu'en ces derniers temps, on ne connaissait que quatre /7e/o- 
peltis d'Afrique. Dans un travail paraissant dans ce même numéro 
de la Æevue zoologique africaine, mon collègue M. Poprrus 
donne une revision des espèces africaines et aux quatre formes 
connues 1l en ajoute trois nouvelles. Sept espèces sont donc 
décrites à ce jour, dont l’une offre deux variétés de couleur ; et de 
ces sept, trois ont déjà été recueillies au Congo belge (7. Ber- 
grothi, Æ. Schoutedent, Æ.sanguineus). Une partie au moins des 
autres s'y trouvera également, et, d'autre part, 1l est fort probable 
que de nouvelles découvertes viendront encore augmenter le 
chiffre des espèces. Je serais extrêmement heureux de recevoir du 
plus grand nombre de localités possible des spécimens nombreux 
de ces Insectes, afin de pouvoir déterminer la dispersion des 
espèces ; et l'indication des plantes sur lesquelles ils ont été récol- 
tés, cultivées ou non, serait fort intéressante également, ainsi qu'on 
le verra plus loin. 


Les espèces déjà connues se distinguent comme suit, d’après le 
travail de Popprus que je viens de citer: 


1. a. Les ailes supérieures pâles à la base tout au moins. 2 


b. Les ailes supérieures uniformément sombres. Alluaudi REUT. 


2. a. La membrane (de l'aile supérieure) sombre, parfois transparente en 
son milieu. 3 


b. La membrane entièrement transparente, claire. = 
3. a. Le 1‘ article des antennes à peu près égal en longueur à la moitie 
du corps. 4 


b. Le 1‘ article des antennes nettement plus court que la moitié du 
COTPS. Schoutedeni REUT. 


PAGES 


4. a. Les parties pâles du corps sont d’un jaune rouge. Les ailes supé- 
rieures non ponctuées. Bergrothi REUT. 


5. La coloration des parties claires est rouge sanguin. Aïles supérieures 
à ponctuation rugueuse. sanguineus POPP. 


x 
3. a. Les deux premiers articles des antennes rouges, le deuxième rem- 
bruni au bout. Longueur: 10 mm. Labaumei POPP. 


b. Le prennier article des antennes également rembruni au bout. Lon- 
gueur : 6-8 mm. plebejus POPP. 


Cette table facilitera certes la détermination, approximative tout 
au moins, des /7elopeltis que l’on pourrait observer en Afrique, 
mais, encore une fois, il sera fort utile de faire vériñer la détermi- 
nation par les spécialistes. Je ne saurais assez insister sur ce point, 
spécialement en ce qui concerne le groupe difhcile des Mirides. 


BIoLOGiE.— À Java, les Æelopeltis Antonii et fheivora se trou- 
vent non seulement sur le Quinquina, le Thé, le Cacaover, mais 
encore sur un bon nombre d’autres plantes qui ne font pas l'objet 
de culture, ce qui malheureusement complique fort la lutte contre 
ces Insectes ! Il est des plus vraisemblables qu'il en est de même 
pour les espèces africaines, et déjà l'Æe/opeltis Bergrothr est signalé 
par VossELER comme vivant sur le Quinquina, le Ricin, les Bzxe ; 
et si, comme ce me paraît indiscutable, il s’agit bien du Z7sphync- 
fus sp. de ZIMMERMANN, il vit aussi sur le Cacaoyer : quatre hôtes 
donc, dans l’état rudimentaire de nos connaissances. 

Les hôtes connus jusqu'ici sont : 


Æ. Bergrothi (et ses var. disciger et rubrinervis) : Cinchona, 
Bixa orellana, Ricinus, Theobroma cacao (Usambara). 

Æ. Schoutedent : Theobroma cacao (Congo belge, Côte-d'Or). 

AH. sp. : Theobroma cacao (Kamerun). 


Des indications données par ZIMMERMANY il ressort que l'Æ7e/. 
PBergrothi | Disphynctus sp.] s'attaque, comme le fait l’Æ7. Anton: 
à Java, aux fruits ou cabosses du Cacaoyer à tous leurs stades de 
développement, ainsi qu'aux jeunes pousses. Les piqûres sont 
décelées par une macule brun noirâtre qui apparaît à l'endroit où 


l'Insecte a enfoncé son rostre, et par leur multiplicité elles peuvent 
causer un tort sensible à l'arbre. De même DuDpGEoN a constaté qu'à 
la suite de la succion de l’Æelopelhis Schoutedenri les fruits du 
Cacaoyer se couvrent de taches semblables, qui sont un des indices 
de la présence des /7e/opeltis. 

Les dégâts causés sont donc de nature double : 


A) Sur les fruits : Si les piqûres ont été rares, la cabosse sera 
simplement tachée et son aspect plus ou moins déformé. Si elles 
sont abondantes, l'enveloppe ou péricarpe se dessèche exté- 
rieurement et noircit, Les fruits sont-ils encore petits (8-10 cm.\, 
leur croissance est arrêtée, ils se dessèchent complètement. S'ils 
sont plus grands, ils peuvent croître encore après que les couches 
externes ont été tuées par les succions répétées des //elopeltis; la 
pression interne fait alors éclater l'enveloppe desséchée, et le fruit 
offre un aspect crevassé. (Lorsque l'écorce entière est devenue noire 
à sa face extérieure, on peut reconnaître à la face interne les traces 
des piqûres des Insectes.) Dans certains cas, il se forme une couche 
de liège entre la partie morte du péricarpe et les couches internes 
encore vivantes ; la couche externe, noircie et desséchée, se 
détache, et il se constitue un nouvel épiderme, de coloration 
brunâtre et d'aspect coriace. 


B) Sur Les jeunes pousses : Les piqûres des ÆZelopeltis provo- 
quent l'apparition de macules allongées, d'abord brunes, puis noires ; 
les pousses attaquées perdent leurs feuilles et se dessèchent. Si le 
cambium est atteint, 1l se produit une croissance anormale, provo- 
quant l'apparition de verrues et de déformations diverses. En cas 
d'attaque abondante, les dégâts ainsi causés sont considérables et 
les Cacaoyers dépérissent rapidement. 

Dans les endroits ombragés, les plantes résistent mieux, le des- 
séchement n'étant pas activé par l’action du soleil ou du vent. 


Lorsqu'ils pondent sur le Cacaoyer, les /Æ/elopeltis javanais — et 
il en est de même probablement pour les /7e/opeltis africains — 
le font de préférence dans l'écorce des fruits ou dans leur pédon- 
cule (fruits jeunes), rarement dans les rameaux; mais s'ils pondent 
sur d'autres plantes (Brxa, etc.), ils le font dans les rameaux et 
les nervures principales des feuilles. 


un 


Pen pos 


L'œuf est inséré par la femelle dans l'intérieur des tissus végé- 
taux, de telle manière que seuls les deux longs appendices filamen- 
teux blancs que porte l'une de ses extrémités en décèlent la pré- 
sence : l'œuf est enfoui dans les tissus jusqu'à leur insertion. Cet 
œuf est de petite dimension (1,4-1,5 mm.), légèrement arqué, en 
forme de boudin. La figure ci-jointe (fig. 6) montre — d’après 


Fic. 6. — Œufs d'Æelopeltis 
Antonit Sign., insérés dans l'écorce 
d’un fruit de Cacaoyer 
(ZEHNTINER). 


ZEHNINER — deux œufs de l'Æelopeltis Antonit pondus dans 
l'écorce d'un fruit de Cacaoyer (e — œuf). 

Le développement complet de l’Insecte, depuis la ponte, exige 
en moyenne — d'après ce même auteur, et à Java — de 15 à 17 
jours, répartis comme suit : 


a) De la ponte de l’œuf à l’éclosion : 6 jours. 

b) De l’éclosion à la première mue de la larve : 2 jours (l’épine 
apparaît). 

c) de la première à la deuxième mue : 1-2 jours (les premiers 
rudiments des ailes se dessinent). 

d) De la deuxième à la troisième mue : 2 jours. 

e) De la troisième à la quatrième mue : 2 jours. 

f) De la quatrième à la cinquième mue (adulte) : 2-3 jours (les 
ailes sont complètement développées). 


Cette cinquième mue amène les Æelopelhis à leur état partait : 
Insectes ailés. Ils ne tardent pas à s’accoupler et bientôt après 


la femelle commence normalement la ponte (elle peut toutefois la 
différer assez longtemps, si les circonstances sont défavorables). 
Une femelle peut pondre trente œufs et la durée de la ponte com- 
prend six jours environ, d'habitude. 


La larve est plus sédentaire que l’Insecte parfait, ne se dépla- 
çant que rarement, et souvent elle subit toutes ses transformations 
larvaires sur le même fruit où fut déposé l'œuf qui lui a donné 
naissance. L'adulte, par contre, plus mobile, ailé, se déplace 
fréquemment et pique l'écorce en de nombreux points; et comme 
il peut vivre près de quatre semaines, il cause un tort notablement 
plus marqué que la larve. D'après ZEHNINER, six à huit piqûres 
suffisent à provoquer la mort d'un rameau, en quatre ou cinq jours; 
et d’après lui également, un Æ7elopeltis adulte ne fait pas moins de 
soixante à quatre-vingts piqûres par jour ! 

A la saison sèche, les Æe/opeltis semblent disparaître. En réalité 
ils subsistent, bien qu'en nombre plus réduit et avec une activité 
bien moindre, et ce sont ces exemplaires qui assurent la reproduc- 
tion de l'espèce. On les trouve alors « hivernant » en des endroits 
bien abrités et ombragés, le long de l'eau, semblant limités à 
certains arbres, formant ce que ZEHNINER appelle des « ÆZelopeltrs- 
nesten » (nids d’Æelopellis). Et, fait à noter, il semble bien qu'ils 
se maintiennent sur les mêmes arbres, que l’on doit donc recher- 
cher avec soin et même marquer pour pouvoir y détruire les para- 
sites. Car, comme le dit ZEHNTINER, une femelle tuée en cette 
saison vaut plus que mille femelles tuées durant le maximum 
d'apparition (saison humide). 

Durant la saison humide, grâce aux conditions de vie plus 
favorables, les Æelopeltis se développent rapidement, en généra- 
tions nombreuses, et à la fin de la saison des pluies ils ne sont que 
trop abondants, principalement les ailés, qui — en partie du moins 
— subsistent durant la saison sèche, constituant ces individus 
hivernants dont il a été question plus haut. 


MOYENS DE DESTRUCTION : Îl faudra avant tout étudier le cyele 
biologique spécial de l'espèce, et notamment rechercher si les 
ÆHelopeltis que l’on cherche à combattre ne vivent pas également 


METRE 


sur d’autres plantes, 70n culhivées, qu'il s'agira alors de supprimer 
autant que possible ; ceci afin d'éviter qu'il n'y ait continuellement 
infection de la plantation par cette voie, surtout si les Æe/opeltis 
pondent également sur ces hôtes. 

Puis il faudra rechercher les movens les plus pratiques de 
destruction de l’Insecte : 

Les indigènes — ainsi qu'il en est fait aux Indes — peuvent être 
dressés à la récolte des /Æelopeltis, que l'on recherchera surtout 
sur les fruits, où ils sont le plus nombreux. Cette récolte peut se 
faire à la main ou, préférablement, à l’aide des « lijmstokjes » 
employés à Java : bâtonnets fendus à un bout, la fente garnie de 
fils de toiles d'Araignées, ou l’extrémité engluée. Le récolteur 
touche l’'Insecte qui, en voulant s'échapper, s'empêtre dans la 
toile d'Araignée ou dans la glu. Par ce moyen employé méthodi- 
quement, on peut déjà récolter des quantités notables d’Æe/o- 
peltrs ; mais il faut agir avec le plus grand soin et visiter à plusieurs 
reprises les mêmes endroits, en ne relâchant pas son attention 
lorsque les Insectes sont plus rares. Ce système a l'avantage de 
permettre de vérifier le nombre des exemplaires détruits. 

Un procédé plus rapide est celui qui consiste à tuer les Insectes 
en frictionnant la surface du fruit; mais 1l est peu recommandable, 
car le fruit est ainsi fréquemment blessé, son pédoncule tordu, etc. 

L'emploi d'émulsions de pétrole donne de bons résultats, mais 
cette méthode est peut-être trop dispendieuse et d'emploi difhcile 
pour de grandes surfaces. 

En supprimant les fruits attaqués, on détruit également les œufs 
qui y ont été pondus. Mais ce moyen est peut-être un peu trop 
radical. 

ZEHNTNER, à Java, a songé à un autre procédé de destruction 
qui lui a donné de fort bons résultats : le système du « flamboij- 
eeren ou verschroeien », destruction par la chaleur des Æ7e/opeltrs. 
Il consiste essentiellement à envelopper le fruit d’une atmosphère 
suffisamment chaude pour tuer les Insectes, durant un temps suff- 
samment court pour ne pas endommager le fruit. ZEHNINER y 
arrive en employant des lampes spéciales (il emploie également 
des lampes de soudeurs), donnant une flamme assez grande pour 
envelopper tout le fruit et qu'il ne laisse agir que durant une paire 


— 69 — 


de secondes en général. Mais il faut de préférence traiter de même 
les rameaux voisins du fruit, afin de détruire les exemplaires qui 
auraient eu le temps de s'v réfugier. Les Æelopeltis atteints par le 
courant d'air chaud sont ou bien tués immédiatement, ou bien 
suffisamment maltraités pour qu'ils puissent être considérés comme 
mis hors d'état de nuire; et le nombre de ceux qui échappent est, 
si le traitement a été bien appliqué, fort minime. En ayant soin de 
répéter l'opération ultérieurement, on arrive à des résultats très 
satisfaisants. Pour atteindre les parties hautes de l'arbre, la lampe 
se fixe sur un bâton ; il faut avoir soin de ne pas négliger de traiter 
également ces parties élevées. 

C’est principalement, comme je l'ai dit, durant la saison sèche, 
alors que les Æelopeltis sont peu abondants et assez localisés, qu'il 
faut agir avec la plus grande énergie pour éviter l'extension du 
fléau à la saison humide. 

L'indication de ces méthodes, appliquées à Java par les soins de 
la Proefstation voor Cacao te Salatiga, permettra, je l'espère, de 
faire des essais que je souhaite voir couronner de succès pour la 
destruction des Æelopeltis s'attaquant aux Cacaoyers d'Afrique. 
Actuellement, les planteurs javanais s'efforcent de découvrir des 
Insectes parasites ou ennemis des /7/elopeltis, et notamment des 
essais ont été tentés avec des Fourmis, dont on établit les nids 
dans les arbres attaqués. Les résultats de ces recherches sont à 
suivre de près. 


3. — LES SAHLBERGELLA. (Planche I, fig. 4 à 6.) 


Les Sahlbergella sont, comme les Æelopeltis, des Hémiptères 
appartenant à la famille des Mirides. Mais leur aspect est tout 
différent (fig. 7). Autant les Æelopelhis sont légers et délicats 
d'apparence, autant les Sak/bergella ont l'aspect lourd et massif. 

Ce sont des Insectes de taille assez petite (9-10 mm.), de colora- 
tion générale sombre, variant du brun clair, brun marron, varié 
de clair, au noir; les fémurs à anneau clair, les tibias pâles sauf les 
extrémités ; antennes d'aspect noueux, les articles étant en général 
renflés à leur extrémité (caractère variable!) ; face dorsale (thorax, 


FIG. 7. FIG. 9. 


écusson, partie coriace des élytres) couverte de rugosités ou de 
tubercules irréguliers et sans disposition symétrique. La figure 
ci-jointe (fig. 8) me dispensera d'en faire une description plus 


détaillée. 
—- 
GS TT 


Fire. 8: 


Comme pour les Æelopelhis, la structure de l'écusson est carac- 
téristique : vu de profil, il offre une forme spéciale, ainsi que le 
montre la figure 8; de dessus, il est bombé, comme vésiculeux. 

La larve, reconnaissable à l'absence d'ailes, ressemble déjà assez 
bien à l'adulte. Mais l’écusson n’est pas encore développé dans son 
aspect typique, qui n'apparaît qu'à la dernière mue. Cette larve, 
dont l’un des stades est figuré (fig. 9), offre à la face dorsale de 
l'abdomen des rugosités ou tubercules de coloration sombre. 


Le genre Sahlbergella renferme actuellement deux espèces 
S. singularis et S. theobromae. 

Le Sahlbergella singularis fut décrit par HAGLUND en 1895, 
d’après des exemplaires provenant du Kuilu (Congo français) et 
figuré en 1903 par mon regretté ami G. W. Kirkarpy. En 1906, 


KuHLGATZ, ne reconnaissant pas l'espèce décrite par HAGLUND, la 
redécrivit, d'après des spécimens récoltés par M. le Prof BussE au 
Kamerun, sous le nom de /esmatostages conturmax, et c'est sous 
ce nom que la littérature économique l’a longtemps cité (ainsi que 
sous les noms populaires de « Rindenwanze », « Schorswants », 
Punaise de l'écorce). Dès 1907 cependant, REUTER, étudiant des 
exemplaires congolais que je lui avais communiqués, constata 
l'identité des deux formes et restitua à l'espèce le nom qu'elle doit 
porter : Saklbergella singularis HAGr. Une nouvelle addition, fort 
inutile, à cette synonvmie fut faite par GRAHAM qui, en 1908, 
isnorant les travaux antérieurs, décrivit l’Insecte sous le nom de : 
« Gen.? (sic!) longicornis GRAHAM »! dont Poppius fit d'ailleurs 
aussitôt un synonyme de S. szxgularis; les exemplaires de GRAHAM 
provenaient des Ashantis. 

Quant à S. /eobromae, 11 fut décrit il y deux ans (1909) par mon 
ami M. DisranT, d'après des spécimens récoltés dans la Côte-d'Or. 

Les deux espèces connues se distinguent comme suit : 


a) D'un brun plus ou moins foncé, varié de clair sur les ailes supé- 
rieures singularis HAGLI. 


b) De coloration noire uniforme theobromae Disr. 


Toutes deux vivent sur le Cacaoyer et causent dans les planta- 
tions des dégâts importants. 

Sahlbergella singularis est connu du Congo belge, du Congo 
français, du Kamerun, de la Côte-d'Or et des Ashantis. 

S. {heobromae n'est encore signalé que de la Côte-d'Or et des 
Ashantis. 


BioLOG:IE : La biologie des Saklbergella n'est encore qu'impar- 
faitement connue (S. szngularis/). Ils vivent sur le Cacaoyer, de 
préférence sur les rameaux jeunes et encore séveux ou sur les 
pétioles des feuilles; à leur défaut, sur les branches plus âgées, 
fixant leur rostre dans l'écorce; ce n’est qu'exceptionnellement 
qu'on les trouve sur les bourgeons et les limbes foliaires. Leur 
coloration s'adapte bien à ces conditions de vie spéciale et 
contribue, comme nous le verrons plus loin, à rendre leur destruc- 
tion difhcile. 


D'après BussEe, c'est également sur les parties ligneuses du 
Cacaoyer que les Sa//bergella déposent leurs œufs, car il a trouvé 
dans les crevasses de l'écorce des larves de très petite taille; 
d’après KuxHLGATz, il est problable qu'ils sont pondus également 
dans les tissus jeunes de la plante; la ponte n'a toutefois pas été 
observée, et l’œuf est encore inconnu. Ce seraient choses à recher- 
cher avec soin, de grande importance dans l'étude de la biologie 
de l’Insecte et des moyens de le combattre. 

Les larves vivent, comme l'adulte, sur l'écorce de l'arbre. Jusqu'à 
présent, on n'a pas étudié la durée des différents stades larvaires 
ni celle du cycle vital complet. Mais il est certain qu'il se succède 
annuellement plusieurs générations. 

Les Sahlbergella sont des Insectes pas trop fragiles; leur vol est 
lourd, et, dans leur dissémination, c'est surtout portés par le vent 
qu'ils envahissent de nouvelles plantations. Ainsi BUssE a constaté 
que, dans des endroits abrités, une allée large de 6 mètres arrête 
pendant un certain temps la propagation de l'infection. C'est 
surtout de très grand matin que leur activité s'exerce aux dépens 
du Cacaover. 

Jusqu'ici on n'a pas signalé que les Sak/bergella vivent sur 
d’autres végétaux que le Cacaoyer, mais il serait important de 
rechercher s'il en est bien réellement ainsi, car, comme c'est le cas 
pour les Æ7elopelhs, il faudrait tenir compte de cette circonstance 
aggravante dans la lutte contre ces parasites. 

Lorsque le parasite envahit une plantation, emporté par 
exemple par le vent, il se multiplie rapidement sur les arbres 
atteints, que l’on reconnaît à leur aspect maladif; mais la planta- 
tion entière ne tarde pas à être envahie. La fertilité de l’Insecte est 
en effet considérable, et les innombrables descendants des premiers 
colons se répandent rapidement sur tous les plants. D'après 
ZWINGENBERGER, c'est surtout durant les mois de mars, juin, 
septembre, novembre que les dégâts sont considérables au 
Kamerun. 

Sous l’action de la succion des Saklbergella, les tissus sont 
marqués, à l'endroit piqué, d'une macule assez sombre, notamment 
sur les fruits. Sur les rameaux, la tache s'étend, brunit, et l'écorce 
se flétrit; puis elle se crevasse, crevasses noirâtres ou brunes 


Nr aue 
comme sur les fruits attaqués par les /7/e/opeltis. Les rameaux 
atteints se reconnaissent, d’après Busse, à l'aspect écailleux de 
l'écorce. Les feuilles dont le pétiole a été exploité par les 
Sahlbergella se flétrissent et meurent bientôt. En outre, 1l se 
forme des rameaux adventifs, à la suite de la mort de nombreuses 
branches. 
Le tort causé est donc de nature triple : 


A) Les rameaux atteints ont une croissance réduite ; 
PB) Les rameaux meurent et tombent; 


C) Les fruits jeunes, piqués abondamment, n'arrivent pas à 
maturité. 


MOYENS DE DESTRUCTION : Comme pour les Æelopeltis, la récolte 
des Saklbergella à la main donnera d'excellents résultats. Mais ici 
également elle doit se faire avec grand.soin, et il faut renouveler 
assez souvent la visite pour détruire les exemplaires qui ont 
échappé au premier examen; d'autant plus que, nous l'avons dit, 
les Saklbergella se multiplient fort rapidement. Le temps est-il 
calme, la capture de ces Insectes est aisée sur les rameaux; le vent 
s'élève-t-1l et l'arbre est-il agité, ils se réfugient entre les cre- 
vasses de l'écorce, dans les bifurcations des rameaux, et y passent 
facilement inapercus. Leur coloration leur permet en effet de sv 
dissimuler assez aisément; il en est de même s'ils tombent sur le sol. 

La méthode de destruction par la chaleur indiquée à propos des 
Helopeltis donnerait probablement de bons résultats également 
dans le cas des Saklbergella. Dans les cas d'invasion grave, tout au 
moins il faudrait brûler sans hésiter les rameaux attaqués, afin de 
détruire les œufs qui y ont été déposés. 

Au Kamerun et à la Côte-d'Or, on a essayé avec certain succès 
l'arrosage au moyen de solutions diverses; voici les formules qui 
ont donné les meilleurs résultats : 

ïi) Dissoudre 1 livre de savon dans 2 gallons d’eau [le gallon 
vaut un peu plus de 4 ‘/, litres], par l'ébullition; ajouter, à chaud, 
4 gallons de kérosène et bien mélanger le tout. Pour l'usage, 
prendre 1 partie de ce mélange pour 9 parties d’eau (DUDGEON); 

2) Dans 100 litres d'eau : 40 grammes de vert de Schweinfurt, 


3 litres de pétrole, 1 kilogramme de savon. Pour contrôler le tra- 
tail effectué on ajoute 1-2 kilogrammes de chaux (BussE). 


Il me paraît toutefois que pour les Saber gella comme pour les 
ÆHelopeltis 1 y aurait lieu d'expérimenter la méthode inaugurée par 
les Américains pour la destruction du Pou de San-José par 
exemple : la fumigation par l'acide cyanhydrique. Elle consiste 
essentiellement à recouvrir l'arbre que l’on veut traiter d’une 
tente imperméable à ce gaz, que l’on ferme hermétiquement et 
dans laquelle on dégage de l'acide cyanhydrique obtenu par des pro- 
cédés spéciaux. On laisse le gaz agir pendant plus ou moins long- 
temps, suivant la résistance des Insectes et aussi de la plante, 
puis on ouvre la tente et on laisse échapper le gaz. La plupart, si 
pas la totalité des parasites, est détruite; mais il est recomman- 
dable de répéter l'opération ultérieurement. Ce traitement présente 
malheureusement des dangers considérables pour les opérateurs, 
étant donnée la grande toxicité de l'acide cyanhydrique, et par 
suite 1l demande à être appliqué avec les plus grandes précautions. 


4. — LES PSYLLIDES. 


Les Psvllides sont de petits Hémiptères Homoptères, sauteurs, 
à ailes disposées en toit; 1ls sont fort difhciles à capturer, car dès 
qu'un danger les menace, ils s'échappent par un brusque saut. Les 
larves, non ailées, ont le corps assez déprimé en général, et diverses 
espèces, en Europe et aux États-Unis, sont connues comme nui- 
sibles aux Pommiers, etc. 

VON FABER a observé au Kamerun une curieuse transformation 
des fleurs du Cacaoyer due, selon toute vraisemblance, à un Psyl- 
lide. Toute différenciation en calice, corolle, étamines et pistils 
a disparu. L'axe du bourgeon floral s’est allongé et porte une 
série de petites feuilles allongées, disposées en spirale, habituelle- 
ment déformées ou enroulées, offrant un abri aux parasites; ces 
feuilles sont couvertes de poils courts et denses, tandis qu'ils sont 
épars sur la fleur normale. 

D'après l’auteur allemand, le tort causé par ces Psyllides n'est 


d’ailleurs pas fort notable. Ils sont en effet assez nettement loca- 
lisés sur certains arbres, dont toutes les fleurs peuvent alors être 
transformées sous leur action et qui ne portent donc pas de fruits. 
Mais l'infection des arbres voisins ne se fait que fort rarement. 

VON FABER n’a pu recueillir que les larves du Psyllide auteur de 
cette cécidie. J'espère pouvoir plus tard publier une figure de la 
larve et de l'Insecte parfait. 


5. — LE TOXOPTERA THEOBROMAE SCHOUT. (Planche I, fig. 7-8.) 


Ce Puceron (Aphide), l’une des rares espèces déjà connues 
d'Afrique, fut décrit par moi-même en 1906, d’après des exem- 
plaires reçus de M. le Prof" Busse, qui les avait recueillis au 
Kamerun, et d’autres remis par M. le D' Herm, à qui ils avaient été 
envoyés du Congo français. Depuis j'en ai vu des exemplaires pro- 
venant du Congo belge, et mon estimé collègue M. MarsHarr, 
l'actif secrétaire de l'Æntomological Research Committee, m'en 
a Soumis qui avaient été récoltés à la Côte-d'Or. L'aire de dispersion 
connue de ce parasite est donc déjà fort importante. Il ne vit, 
d'après nos connaissances actuelles, que sur le Cacaoyer. 


CaRACTÈRES : Le 7oxoptera theobromae et un Puceron de taille 
moyenne (aptère, 1.75 mm.; ailé, 1.6 mm.), dont la feszelle aptère 
(fig. 10) a les cornicules (appendices latéro-postérieurs de l’abdo- 
men) et la queue bien développés, cette dernière à peu près égale 
aux premiers en longueur; les antennes comptent six articles (sept 
si l’on compte comme article la partie amincie du sixième article); 
le corps est convexe, de forme ovalaire, de coloration vert foncé, 
brun noir ou noir. La ferelle ailée (fig. 11 , de coloration semblable 
à celle de la femelle aptère, avec les lobes thoraciques noirs bril- 
lants et l'abdomen légèrement plus clair, les ailes transparentes 
et hyalines, a les cornicules et la queue bien développés, également 
de longueur à peu près égale. C'est elle surtout qui permet d'iden- 
tifier l'espèce, grâce à la nervation alaire : les autres caractères 
du genre sont aussi ceux du genre Aphis. Chez les Zoxoptera, la 
nervure cubitale, c'est-à-dire la troisième nervure oblique en par- 
tant de la base de l'aile, n'offre qu'une seule bifurcation (voir la 


fig. 11), tandis que chez les Aphrs la branche distale de la bifurea- 
tion se bifurque à son tour. 


FIG ro. FiG. 71 


BIOLOGIE : La biologie du Zoxoptera theobromæ n'est pour ainsi 
dire pas connue : les Pucerons se trouvent en nombre parfois 
considérable sur les jeunes pousses, à l'extrémité des rameaux, sur 
les bourgeons, et par leur abondance ils peuvent arriver à causer 
un certain tort à la plante. Dans la très grande majorité des cas 
cependant ce sont des parasites à peu près indifférents, surtout si 
on les compare aux Æelopeltis et aux Sahlbergella. Les feuilles 
atteintes se recroquevillent et ont une tendance à s'enrouler vers 
le bas. 


MOYENS DE DESTRUCTION : On n'a guère encore fait d'essais pour 
détruire les Zoxoptera theobromæ. Les aspersions de jus de tabac 
sont probablement efhcaces : Faire bouillir 2 ‘/, kilogrammes de 
tabac, durant une à deux heures, dans 15 litres d’eau; laisser refroi- 
dir, filtrer et diluer à ‘/,; dans l’eau. D'autre part, dissoudre du 
savon dans un égal poids d’eau. Mélanger 1 partie de la solution 
savonneuse à 30 parties du jus de tabac (Fager). — L'emploi 
des fumigations d'acide cyanhydrique, indiqué ci-dessus, serait 
excellent dans ce cas-ci également. 

Eventuellement il faudrait rechercher quels sont les parasites de 
ces Pucerons, internes et externes, et tâcher de favoriser leur mul- 
tiplication. 


6. — LES COCCIDES. 


Divers Coccides (Cochenilles ou Poux des plantes) ont déjà été 
indiqués comme vivant sur le Cacaoyer. Ce sont : S#céococcus 


REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, No I (1911). Be 


FIG. 5. FiG. 4. 


H. SCHOULEDEN. — INSECTES PARASITES DU CACAOYER. — I. 


REA 


1 


REVUE ZOOLOGIOUEZ AFRICAZNE. Vor. 1 (\gur)- 


: 
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FiG. 1. F1G. 


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FiG. 4. FiG. 6. FIG NS. 
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CE RQ 
FiG. 7. F1G. 8. 


H. SCHOUTEDEN. — INSECTES PARASITES DU CACAOYER, — IT. 


Syüstedti CKiL., Æemilecanium theobromæ NEwsr., Ceroplastes 
Bussei NEWST., Palæococcus theobromaæ NEwsr., Pulvinaria 
Jacksoni NEWST., etc. 

Ces Coccides sont en général des parasites de peu d'importance, 
ne nuisant pas — dans l’état actuel de nos connaissances du moins 
— de façon sensible à la plante qui les porte. Toutefois le S#cto- 
toccus Sjüstedii, connu du Kamerun, est signalé comme un ennemi 
peut-être sérieux du Cacaoyer. On le trouve en colonies denses 
établies sur les rameaux, sur les pédoncules des fruits et sur les 
fruits eux-mêmes, suçant les sucs de la plante et amenant par cette 
succion multiple un affaiblissement de celle-ci. Les particularités 
de sa biologie sont inconnues encore, et l’on n’a pas indiqué de 
moyens de destruction efhicace. Les aspersions mentionnées pour 
le Zoxoptera theobromæ sont à essayer. L'emploi de l’acide cyan- 
hydrique aurait sans doute raison de ces parasites également. 

Comme pour les Pucerons, la recherche d’Insectes parasites des 
Coccides peut donner d'excellents résultats. 

Je me propose de revenir dans une note ultérieure sur les Coc- 
cides parasites du Cacaoyer, qui seront alors étudiés plus en détail. 


EXDEICAMONN DES PEANCELRS 


PLANCHE I. 
Fig. 1. — Æelopeltis Schouteden: REUT., Insecte parfait. 
Fig. 2. — Ia., Larve. 
Fig. 3. — ds Insecte parfait vu de profil : € — épine de l’écusson. 
Fig. 4. — Sahlbergella singularis HAGL., Insecte parfait. 
Fig. 5. — Ta Larve. 
Fig. 6. — Ta Insecte parfait vu de profil. 
Fig. 7. — Toxoptera theobromæ ScHOUT., femelle aptère. 
Fig. 8. — Id., femelle ailée. 
PLANCHE Il. 
Fig. 1. — Bathycælia thalassina H.-ScH. Œuf. 
Fig. 2. — Ja., Larve venant d’éclore. Longueur : 2 mm. 
Fig. 3-4. — Ia., Larve après la première mue. Longueur : 4 mm, 
Fig. 5-6. — Jar, Larve après la deuxième mue. Longueur : 9 mm. 
Fig. 7. — Ta Larve après la troisième mue. Longueur : 13 mm. 
Fig. 8. — Ja., Insecte parfait. Longueur : 17 mm. 


NEUE 


AFRIKANISCHE ARTEN DER BIENENGATTUNGEN 


MEVECTA, CROCISA und  MEGACATILE, 
VON 


EMBRIK STRAND 


(Berlin, Kônigl. Zoolog. Museum). 


1. — Melecta mauretaniensis n. sp. 


Ein 5‘ aus Algier (M. QUEDENFELDT). 


Die Antennenglieder 4 und flg. nicht oder kaum breiter als lang, Behaa- 
rung des Scutellums mit Ausnahme des Hinterrandes dunkel, die weissen 
Hinterrandbinden der Abdominalsegmente sind weit unterbrochen (die 
beiden Hälften der vorderen Binden unter sich um 2 1/2 mm. entfernt, welche 
Entfernung nach hinten allmählig abnimmt), die drei hinteren Binden 
nehmen nur die Hälfte der Länge des betr. Segmentes ein, die Spitze der 
Femoren ist bloss an I und zwar nur hinten spärlich weiss behaart, Tibien 
und Tarsen sind zwar aussen weiss behaart, aber die Spitze bleibt immer 
schwarz, Flügel gebräunt mit zwei grosseren hyalinen Flecken am Ende 
der letzten Cubital- und Discoidalzelle und kleineren ebensolchen in den 
Cubitalzellen, in der Marginalzelle und der letzte Discoidalzelle, auch gegen 
die Basis finden sich hellere Stellen ; Mesonotum hinten normal gebildet; 
Scutellum ist sehr grob punktiert und hinten in zwei scharfe, horizontale, 
aussen parallele Dornen ausgezogen, die aber nicht heller als das übrige Scu- 
tellum gefärbt sind, ausserdem weist das Scutellum eine besonders hinten 
tiefe, ziemlich unregelmässige mittlere Längsgrube auf. Abdomen etwas 
glänzend, aber ziemlich kräftig und nicht fein punktiert, die Hinterränder 


oglatt und glänzend, Analsegment an der Spitze quergeschnitten mit leicht 
gerundeten Ecken. Clypeus stark vorstehend : in Profilansicht erscheint 
die Spitze desselben von dem Auge um fast den kürzeren Durchmesser des 
letzteren entfert, von oben und vorn erscheint er fast trapezformig, am 
Ende quergeschnitten mit ganz schwach gerundeten Ecken. Die 2. Cubi- 
talzelle oben so stark verschmälert, dass die obere Seite kaum 1/3 so 
lang wie die untere (u. vordere) Seite ist. Totallänge 11-12 mm. Breite des 
Abdomen 4 mm. Länge der Flügel 10 mm. — Metatarsus III gerade, so lang 
wie die Tarsenglieder zusammen, in Profil gesehen nur halb so breit wie 
die Spitze der stark verdickten, kolbenfôrmigen Tibien III. Das 2. Geis- 
selglied fast unmerklich länger als das 3. Analsegment quer abgestutzt mit 
abgerundeten Ecken. Von der aus Algier beschriebenen Welecta rugosa 
Dours am leichtesten durch das Vorhandensein von je ‘einem weissen 
Seitenfleck auch auf dem 5. Rückensegment zu unterscheiden, ebenso wie 
von luctuosa,aegyphtiaca etc. Die Form des Abdomens ist mehr langgestreckt, 
oben der ganzen Länge nach gleichmässig gewôlbt. Die grob punktierte und 
etwas gerunZelte Oberlippe ist reichlich so lang wie an der Basis breit, 
dasebst jederseits mit einem kleinen glänzenden Hôcker, am Ende 
quergeschnitten und breit gerundet sowie mit aufgeworfenem Rande. 


2. — Crocisa kilimandjarica n. sp. 


Ein © von : Deutsch O. Afrika, Kilimandjaro (unterh. Moschi) 
10.V.1902 (MERKER). — Ist ebenso wie die hier als #wbd2ca LEP. 
und seyuncta SAUSss. aufoeführten Formen von FRIESE als Cr. Ars- 
trio bestimmt worden. 


Die Art steht gewissermassen zwischen zubica und seuncta; mit letz- 
terer hat sie gemein die hellen Flügel; mit ersterer stimmt die Zeichnung 
des Mesonotums, das Fehlen von Seitenflecken auf dem Scutellum, etc. 
überein ; als Unterschiede von zubica kommen eigentlich nur in Betracht 
die helleren Flügel und dass die Ecken des Scutellums viel schärfer zuge- 
spitzt sind, der Ausschnitt ist ausserdem an der Basis breiter, da aber die 
Spitzen so scharf sind, erscheint der Ausschnitt dennoch fast so tief wie bei 
nubica. Das Flügelgeäder stimmt mit dem von se/zncta überein, jedoch 
mündet die erste rekurrente Ader noch weiter hinten, am Anfang des letzten 
Viertels, in die 2. Cubitalzelle ein, so dass die 2. Cubitalquerader doppelt 
so weit von der Zweiten wie von der ersten recurrenten Ader entfernt ist (bei 
sejuncla gleich weit entfernt). 


Ob diese Form eine gute Art bildet wird erst durch reicheres 
Material entschieden werden künnen. Nach den Beobachtungen 


RO — 


von H. BraAuNs (in : Ver. Zoo!l. Bot. Ges. Wien, LIX, H. 1-2, 
pp. 12-22) wäre die Form des Auschnitts des Scutellums innerhalb 
der Art nicht konstant und die vorliegende Form wäre dann wahr- 
scheinlich mit #wbica zu vereinigen. Dass so deutliche Unterschiede 
im Scutellum, wie sie hier vorliegen, nicht spezifisch sein sollten, 
scheint mir recht unwahrscheinlich zu sein und ich führe daher 
vorliegende Form als Art auf; dass sie wenigstens ebenso gut 
charakterisiert ist wie die meisten von VACHALSs Arten, die jedoch 
mit wenigen Ausnahmen Anerkennung gefunden haben, wird 
kaum in Abrede gestellt werden kônnen. 


3. — Crocisa pica n. sp. 


Einrovon.:" Deutsch"S WW Aïfrika südluDeil,  Chamis 
(MoLIÈRE). | 


Q Ebenfalls von FRIESE als C. his/rio F. bestimmt, ist aber auf den ersten 
Blick davon zu unterscheiden durch das Vorhandensein von weissen Flecken 
auf der Mitte des Scutellums, oben bis Zur Spitze weiss behaarten hinteren 
Tibien, an der Basis des ersten Rückensegments ist eine weisse Querbinde 
vorhanden etc. Der Ausschnitt des Scutellum ist zwar tief und etwa dreieckig, 
iedoch an der Basis nicht scharf winklig, sondern gerundet und die Ecken 
sind lang und scharf zugespitzt, die Aussenseiten derselben sind subparallel 
und ähneln darin am meisten C. kilimandjarica, bei welcher sie jedoch 
kürzer sind und unverkennbar die Konvergenz nach hirten zeigen. Das (bei 
diesem Exemplar) ziemlich abgeriebene Scutellum zeichnet sich übrigens 
durch spärliche, aber kräftige Punktierung mit glänzenden Zwischenräumen 
der Punkte aus. Auch Mesonotum ist kräftig. aber spärlich punktiert mit glän- 
zenden Zwischenräumen und weicht dadurch recht erheblich von z. B. 
sejuncta ab, bei welcher die Punkte des Mesonotums so fein sind, dass sie 
mit einer schwachen Lupe kaum zu erkennen sind; leider ist dies Merkmal 
nur bei etwas abgeriebenen Exemplaren zu erkennen. Die 2. Cubitalzelle ist 
oben ein wenig schmäler als bei z#wbica, aber nicht so stark zusammen- 
geschnürt wie bei seuncta oder kilimandjarica; die rücklaufende Ader 
empfängt sie am Anfang des letzten Viertels. Der weisse Haarfleck des 
2. Segments verbreitet sich bis zum Vorderrand, während er bei zwbica 
(nach dem einzigen vorliegenden Exemplar zu urteilen; an der Abbildung 
sind alle Seitenbinden zusammengeflossen) vom Vorderrande weit entfernt 
bleibt und auch bei den beiden anderen Arten den Vorderrand kaum erreicht; 
dies Merkmal wird aber kaum konstant sein. Flügel grauschwarz mit einer 
hyalinen, die Basis nicht erreichenden Querbinde in der Basalhälfte und einer 


it — 


ganz schmalen ebensolchen an der Spitze der Cubital- und Discoïdalzellen 
und subhyalinen Wischen innerhalb der Cubitalzellen und am Ende der 
zweiten Discoidalzelle. Pygidialfeld nur in der Basalhälfte mit deutlichem 
Seitenrand, in der Endhälfte mit einer mittleren Längserhôhung, die eine 
eingedrückte Mittellinie zeigt. Das 5. Bauchsegment nur am Ende mit Andeu- 
tung eines Längskiels. Kôrperlänge 15-16 mm. Abdomen 11 mm. lang, 64 
breit. Flügellänge 13772. 


4. — Crocisa amanica n. Sp. 


Von Amani IV, 1908 (VossELER) liegt ein S' vor, das jedenfalls 
mit Cr. lanosa FR. nahe verwandt ist. Es weicht von einer im 
Museum vorhandenen Cotvpe dieser Art durch Folgendes ab : 


Die Haarbinden sind mehr grauweisslich (bei der Type schôn hellblau), 
die Behaarung ist weniger lang, der Ausschnitt des Scutellums ein wenig 
tiefer und schärfer winkelformig; die 2. Cubitalzelle oben weniger zusam- 
mengeschnürt, indem ïihre obere Länge etwa gleich 23 der Entfernung 
zwischen der ersten recurrenten und der ersten Cubitalquerader, während 
dieselbe bei der Type weniger als halbso lang ist; die erste rekurrente Ader 
mündet hier am Anfang des letzten Drittels, bei /azosa fast in die Mitte der 
2. Cubitalzelle ein; die Seitenlappen des Scutellum der /anosa sind weiss 
behaart, hier dagegen nicht; die Hinterfiügel am Ende dunkel rauchbraun 
und zwar ist dies Feld von der hyalinen Partie scharf abgesetzt, während 
bei /anosa der Uebergang allmählich ist und die Verdunkelung der End- 
hälfte nur unbedeutend. Das 3. und 4. Fühlerglied bei /anosa fast gleich lang, 
bei unserer Art ist das 3. unverkennbar länger. Der Beweis aber, dass beide 
Formen verschieden sind, liefert das Analsegment; dies ist bei /anosa 
schmal, am Ende quergeschnitten und daselbst mitten seicht eingeschnitten, 
bei unsrer Art ist es doppelt so breit und endet in 3 kürze, gleichlange 
parallel und horizontal nach hinten gerichtete Zähne, von denen der mittlere 
ein wenig stärker als die seitlichen ist. 

Korperlänge 11-12 mm., Flügellänge 11 mm., Breite des Abdomens 471. 


5. — Crocisa somalica n. sp. 


Ein © von : Somali, Sidimun 29.V.1901 (C. v. ERLANGER). 
Brauxs's Bestimmungstabelle der südafrikanischen Crocrisa führt 
auf Crocisa Alfkent Br., indem : die Hinterschenkel ungezähnt 
sind, Scutellum ganz fein punktiert, Seitenstücke des Scutellums 
ungefleckt; die Art weicht aber von A/fkenz dadurch ab dass : 


MR 


Scutellum mit weissem Haarfleck am Ausschnitt, also an der Oberseite 
(ausserdem mit Haarflocke an der Unterseite wie bei A/fkeni), die Haar- 
flocken in den Aussenecken des Scutellum unterhalb der Seitenstücke (diese 
berührend) sind tomentartig anliegend, die vor den Haarbinde des ersten 
Abdominalseoments scheint zusammen hängend zu sein, die hintere ist nur 
ganz kurz unterbrochen, beïde gleich breit; Schienen und Tarsen sind hinten 
weiss tomentiert, aber erstere am 3. Paar nur bis zur Mitte, die anliegende 
schwarze Behaarung die feine Punktierung nur teilweise verdeckend 
(vielleicht weil sie etwas abgerieben ist), Ausschnitt ganz schwach geschwun- 
gen; fünftes Bauchsegment wie bei A/fkem:, am Ende kurz zugespitzt. 
Hinterleibsbinden wie bei A/fkeni scharf begrenzt; die des 2. Segments 
verlängert sich an der Seite nach vorn, ohne aber den Vorderrand des 
Segments zu erreichen; die Binden der Segmente 2, 3, 4 und 5 sind reichlich 
um : mm. unterbrochen, die hintere des 1. Segments nur halb so weit. 
Die 2. Cubitalader ist oben (vorn) reichlich halb so lang wie die 3. oder 
etwa halb so lang wie die Entfernung der 1. Cubitalquerader von der 
1. rekurrenten Ader. — Kôrperlänge 85, Flügellänge 8 mm. Breite des 
Abdomen 37%5. 


6. — Crocisa transvaalica n. sp. 


Ein © von : N. Transvaal, Ha Tschewasse, 1894 (C. BEUSTER). 
Hat mit einer im Berliner Museum vorhanden südwest-afrika- 
nischen, von FRIESE als a/bomaculata 1). G. bestimmten Form viel 
Aehnlichkeit, aber : 


Die Grundbehaarung des ganzen Mesonotum ist schwarz und die weissen 
Flecke daher scharf hervortretend (bei a/bomaculata dagegen in der vorderen 
Hälfte grauweisslich und die weissen Flecke daher undeutlich), auf dem 
Scutellum ist am Einschnitte, der ein wenig tiefer als bei a/bomaculata zu 
sein scheint, ein weisser Haarfleck vorhanden, die weisse Behaarung der 
Basalhälfte der Tibien III überragt nicht die Mitte des Gliedes, während 
sie bei a/bomaculata fast die Spitze erreicht. Von unserer suncta Sss. 
durch geringere Grôsse, dunklere Flügel, nur am Ende gekieltes 5. Ven- 
tralsegment, etc. zu unterscheiden. Von der von BRAUNS gegebenen 
Beschreibung der Crocisa maculiscutis CAM. durch Folgendes abweï- 
chend : die hintere der Querbinden des 1. Abdominalsegments weiter als 
die vordere unterbrochen, die Metatarsen hinten nicht weiss gefleckt, 
sondern in toto weiss behaart, lange weisse Behaarung an der Unterseite 
der Vorderschienen fehlt, Ventralsegment 5 nur am Ende gekielt; Grôsse 
geringer : 12 mm. lang, Flügel 1ow"s5 lang, Breite des Abdomen 475. 
Von calceata (VACH.) Br. abweichend, indem die Tomentbinden und 


Flecken des Mesonotum weisslich sind, Scutellum mit weissem ‘Haarfleck 
am Einschnitt, der weisse Haarfleck der hinteren Tibien nur die Basal- 
hälfte bedeckt, die 2. Cubitalquerader ist in ihrer ganzen Länge schwach 
und gleichmässig gebogen (bei calceata kurz unterhalb der Mitte fast knie- 
formig sebogen), die 2. Cubitalzelle ist oben meistens weniger verschmälert 
als bei calceata. Ferner treten die weissen Haarzeichnungen des Pronotum 
schärfer hervor als bei calceata und der Längsfleck ist etwas schmäler. 


Ob diese Form eine gute Art bildet, lässt sich erst durch mehr 
Material mit vôlliger Sicherheit entscheiden. 


7. — Crocisa ukerewensis n. sp. 


Zwei S'O' von Neuwied Ukerewe (A. CoNrADs). 


g Die Flügel erinnern an C. Ayalinata VACH., aber Scutellum ohne 
weissen Discalfleck, die Vorderhälfte des Mesonotum nicht einformig weiss 
behaart, etc. 

Die ganze Oberfläche ziemlich dicht, aber äusserst fein punktiert und 
daher, wenn abgerieben, recht stark glänzend, Behaarung der hellen Zeich- 
nungen weiss; der Längsfleck des Mesonotums erreicht kaum die Mitte des- 
-selben und auf der Scheibe ist nur Andeutung zu zwei kleinen runden Flecken 
jederseits des Längsflecks vorhanden, wohl aber ist das Mesonotum stark 
abgerieben; am Hinterrande zwei runde Flecke, die mit den Binden des 
Seitenrandes nicht oder kaum zusammenhängend sind. Seitenlappen des 
Scutellums gänzlich weiss behaart, am Ausschnitt einige weisse Haare 
erhalten und von der : nterseite des Scutellum entspringt wie gewôhnlich 
eine weisse Haarflocke. Das erste Abdominalsegment mit zwei an den Seiten 
zusammenhängenden Querbinden, von denen die erste mitten stark 
verschmälert und linienschmal unterbrochen ist, während die hintere, die 
parallelseitig ist, deutlicher unterbrochen erscheint (ob auch bei ganz 
frischen Exemplaren?). Die Segmente 2, 3, 4, 5 mit Binden, die sämmtlich 
unter sich um 2 mm. unterbrochen sind, die des 6. Segments nur unbedeu- 
tend weniger. Bauchsegmente 2,3 und 4 mit grossen Seitenflecken. Tibien III 
in der Basalhälfte hinten weiss tomentiert, während II in der Mitte hinten 
bis zur Spitze, au den Seiïten der Apicalhälfte der Hinterseite dagegen mit 
grauschwarzer, Hinterseite der Metatarsen Il und III weiss, bloss an der 
Spitze dunkelbraun behaart. Hinterrand des 5. Bauchsegments mit recht 
langer und dichter schwarzer Haarbürste, das 6. Bauchsegment mit seichter 
aber nicht glatter Aushôhlung. Analsegment verjüngt, mit quer abgeschnit- 
tenen Spitze. Flügel hyalin mit brauner, 2 mm. breiter, die Spitze der 
Radialzelle, aber nicht der übrigen Zellen berührender Saumbinde. Tegulae 


Ron 


und Flügelbasis braun. Scutellum seicht ausgeschnitten, die Seiten leicht 
geschwungen. Die Geisselglieder 3 und 4 gleich lang, von oben gesehen nur 
unbedeutend kürzer als 2.; die Geissel hat hinten 2 durch eïne feine Längs- 
erh6hung getrennte Reihen seichter, länglicher, schräggestellter Eindrücke, 
die zicht glänzend sind. 

Kôrperlänge ca. 153 mm. Flügellänge. r2 mm. Breite des Abdomen 5 mm. 


8. Crocisa panganica n. sp. 


d' von : Dar-es-salaam, Pangani u. Hinterland (REGNER). Mit 
Cr. arcuata verwandt, aber kleiner, die Flügel dunkel, etc.; von 
delumbata durch u. a. die Lage der Scutellumflecke abweichend. 


Die helle Behaarung der Seiten des Thorax sowie die des Pronotum weiss, 
die übrige hellblau; die sich dazwischen befindende Behaarung der Oberseite 
schwarz. Vorderhälfte des Mesonotum wie gewôhnlich mit einem Längs- 
streife und zwei runden Flecken sowie mit ziemlich breiter Randbinde, die 
hinten ohne Unterbrechung oder Einschnürung in den Flecken am Hinter- 
rande des Mesonotum übergeht.. Seitenlappen des Scutellum ohne helle 
Flecke; Scutellum mit je einem solchen am Seitenrande, die Seitenlappen 
hinten berührend; am Einschnitt ist zwar kein weisser Fleck erhalten, aber 
vielleicht abgerieben; von der Unterseite des Hinterrandes des Scutellums 
wie gewohnlich eine weisse Haarflocke. Erstes Abdominalsegment mit zwei 
an den Seiten zusammenhängenden Querbinden, von denen die hintere um 
fast 2 mm. unterbrochen ist, die vordere vielleicht etwas weniger; das 
2. Segment mit Binde, die um reichlich 2 mm. unterbrochen ist und an der 
Seite sich bis zum Vorderrande verbreitert; das 3. Segment mit parallel- 
seitiger, fast die ganze Länge des Segments einnehmender Binde, die 
Segmente 4 und 5 mit ebensolcher, bei zur Basis reichender Binde. Bauch- 
segmente 2 und 3 jederseits mit Andeutung eines hellen Haarflecks. Jeden- 
falls die Coxen I und III mit weisslichen Fleck. Flügel dunkel rauchbraun, 
schwach violett schimmernd, mit kleinen undeutlichen helleren Wischen am 
Ende und in den Cubital- und Discalzellen sowie gegen die Basis. Die 
Tibien IT und III hinten mit weissem, die basalen ‘/, des Gliedes einnehmen- 
dem Haarfleck, die Metatarsen III hinten nur an der Basis, II an fast der 
ganzen Hinterseite weiss behaart; sämmtliche Tarsen rein schwarz behaart. 

Antennen dick, hinten wie so häufig mit 2 Reihen Grübchen, die aber hier 
auffallend tief sowie rund, kaum in die Länge gezogen, sind; zwischen beiden 
Reïhen keine deutliche Leïiste. Das 2. Geisselglied unbedeutend länger als 
die gleichlangen Glieder Nr 3 und 4; Schaft von vorn gesehen von der Basis 
bis zur Spitze allmählich an Dicke zunehmend. Die 2. Cubitalzelle oben so 
wenig verschmälert, dass die Länge dieser Seite reichlich halb so lang wie 


die untere Seite ist. Die 2. Cubitalquerader ziemlich gleichmässig gekrümmt, 
wenn auch in der unteren Hälfte am stärksten; die 3. Cubitalzelle oben etwa 
doppelt so lang wie unten; die 3. Cubitalquerader sehr stark und zwar 
gleichmässig gekrümmt. Analsegment quergeschnitten, aber mit beiden 
Ecken zu kurzen Dornen nach hinten ausgezogenen und in der Mitte ganz 
schwach ausgebuchtet. Das 5. Bauchsegment mit mässig langer Hinterrand- 
bürste, das 6. ohne Auszeichnung, gleichmässig dicht behaart. Korperlänge 
11.5, Flügellänge roms. Abdomen 4"18. breit. 


9. Megachile garua n. sp. 
Ein & von: Kamerun int., Garua, 3-12. VIT.1909 (RIGGENBACH). 


og Achneit W. flava FR., aber das Analsegment mitten ausgerandet, die 
Flügel nicht fumat ete. — Am meisten mit 7. ZLoosi VACH. überein- 
stimmend, von der Beschreibung dieser nur durch Folgendes abweichend : 
Mandibeln schwarz, aber mit einer subapicalen roten Binde oder Fleck, 
Beine schwarz mit den 2-3 letzten Tarsengliedern hellbräunlich; Metatarsen 
und Tarsen des 1. Paares weïiss, jedoch die Fortsitze der ersteren 
schwarz; die Behaarung des Gesichts goldgelb, die der Basalhälfte der 
Mandibeln sowie der Schläfen blass graugelblich; die Behaarung des 
Clypeus bildet an seinem Ende eine schmale, aber dichte, quergestellte 
abstehende Bürste, die nicht dunkler als die übrige Clypeusbehaarung ist; 
Scheitel und Mesonotum ebenfalls gelb behaart, aber trüber als die 
Behaarung des Gesichts; alle Rückensegmente goldgelblich behaart, Nr 2 
und 3 nur an der Basis dicht gelb behaart, sonst so dünn behaart, dass das 
dunkle Tegument überall durchscheint ; Flügel hyalin mit grauer, die Spitze 
der Radial-, aber nicht der Cubital- und Discoidalzelle erreichender Binde; 
Clypeus so dicht behaart, dass weder Skulptur, noch Form zu erkennen 
ist; das 3. Fühlerglied kaum ‘/, länger als das 2. und etwa *’, so lang wie das 
4. Glied ; Behaarung der Beine, insbesondere des 1. Paares mit gelblichem 
Schimmer ; der Mandibelfortsatz nach hinten gekrümmt; die Fortsätze der 
Coxen I subparallel, fast dreimal so lang wie breit, am Ende gerundet, von 
vorn und hinten flachgedrückt; das 6. Segment ohne besondere Behaarung, 
Lamina apicalis wie bei Loosi, aber ausserdem mitten ziemlich tief einge- 
schnitten. Das 7. Segment mit 2 kleinen, aus der Behaarung nicht heraus- 
ragenden, unter sich um fast die Breite der Lamina apicalis getrennten, 
feinen, nach unten und hinten gerichteten Dornspitzen. Die vier vorderen 
Bauchsegmente mit dichten, breiten, in der Mitte und an beiden Enden 
leicht verschmälerten weissen Hinterrandhaarbinden. 

Korperlänge 11 mm. Länge der Flügel 8 mm. Breite des Koptes 43. 


DEUXIÈME NOTE 


SUR 


PÉSNDIPIDÉIRE SN PIOIUEIURRS 


DU MUSÉE DU CONGO BELGE 


PAR 


J. R. M. SURCOUF 


Chef des travaux de zoologie du Laboratoire colonial 
du Muséum d'Histoire naturelle de Paris. 


M. le D' SCHOUTEDEN, conservateur de la Section entomolo- 
gique du Musée du Congo Belge, a bien voulu me faire un nouvel 
envoi de Diptères piqueurs provenant du Congo Belge. J'v ai 
reconnu les espèces suivantes : 

1 — Tabanus ruficrus © Palisot de Beauvois. 

Cinq exemplaires portant tous la mention : Coquilhatville à 
Mondombe, 10 février-1° mars 1908 (H. WiLMiIN). 

2. — Tabanus pluto © Walker. 


Un exemplaire provenant de Banana (D' ETIENNE). 


3. — Tabanus marmorosus © Surcouf. 


Un exemplaire recueilli à Kindo (D! AvERzA). 


4. — Tabanus secedens © Walker. 


Onze exemplaires dont sept portent la mention : Coquilhatville 


à Mondombe, 10 février-1® mars 1908 (H. Wirmix); quatre exem- 
plaires : Uelé (SERET). 
5. — Tabanus atrimanus Lôüw. 

Quatre exemplaires portant la mention : Coquilhatville à Mon- 
dombe, 10 février-1* mars 1908 (H. WILMIN). 
6. — Tabanus fasciatus © Fabricius. 

Variété z1gr1pes SURCOUF. 

Deux exemplaires, dont l'un sans étiquette, l'autre portant : 
dans le chenal, à bord, 13 juillet 1909. 
7. — Tabanus thoracinus © Palisot de Beauvois. 

Un exemplaire incomplet, provenant de Banana, août 1910 
(D° ETIENNE). 
8. — Tabanus Billingtoni © Newstead. 

Un exemplaire de l'Uelé (SERET);, une femelle de Kindo 
(1) AVERZA). 
9. — Tabanus ianthinus © Surcouf. 


Un exemplaire étiqueté : Kasai, Lukenge (FONTAINAS). 


10. — Tabanus ? sugens WIEDEMANN. 


Cet unique exemplaire, recueilli dans le Katanga, appartient 
sans nul doute au groupe 7. {æniola P. B. (VIII: groupe des 
Tabanides d'Afrique). Par ses antennes noires, 1l se rapproche de 
Tabanus sugens © WIEDEMANN, dont on ne connaît pas d'autre 
exemplaire ; 1l est vraisemblable qu'il appartient à cette espèce. 


u. — Tabanus nitidus © n. sp. 
Treize exemplaires : « Kiambi et au campement de Memba 
Kunda ». 


Longueur du corps, de 10 ‘/, à 12 millimètres. 
D’'aspect brillant, thorax noir, abdomen jaune rougeûtre. 


NO SRE 


Tête : Yeux glabres à cornéules égales, paraissant monochromes, sauf un 
trait transverse obliquement place. Bande frontale cinq et demi à six fois 
aussi haute que large à la base, châtain, ne montrant aucune villosité dans 
nos exemplaires, portant une callosité concolore un peu renflée, presque 
aussi large que la bande à la base, prolongée en ogive surélevée, puis en une 
ligne épaissie et immédiatement élargie en un fuseau étroit, qui s'étend 
jusqu'aux trois quarts de la hauteur ; le vertex porte une très petite callosité 
ovoïde, peu visible, il est glabre ainsi que le bord occipital. Triangle frontal 
châtain, recouvert d’une très fine pruinosité jaunâtre. Antennes jaune rou- 
geâtre brillant, premier article avec quelques rares poils noirs à l’apex, 
second très petit; troisième avec une saillie bien marquée, l'extrémité de son 
dernier article apical rembrunie. Palpes jaunes, premier article ovoïde, 
second très long, mince. Pièces buccales dépassant de peu les palpes. 

Thorax brun de poix sur le disque, jaunâtre sur les côtés, recouvert d’une 
très fine pruinosité grisâtre. : 

Scutellum brun noirâtre. Pectus couvert d’une pruinosité gris cendré. 

Abdomen d’un jaune rougeâtre sur les quatre premiers segments, les trois 
derniers sont rembrunis presque noirs, le bord postérieur de chacun des 
segments est étroitement marginé de blanc. En outre, le milieu du premier 
segment porte une ligne noire issue d’une tache sous-scutellaire confuse et 
s'élargissant au bord postérieur du segment. On voit sur quelques exem- 
plaires la trace de cette ligne sur le second segment. 

Ventre jaune rougeûtre, semblable à la face supérieure, mais le rembru- 
nissement des segments apicaux est moins sensible. 

Pattes : Paire antérieure à fémurs, quart apical des tibias et tarses brun noï- 
râtre; les trois quarts basilaires des tibias sont jaune rougeûtre; fémurs 
médians et postérieurs brun jaunâtre, sauf à l’apex, où ils deviennent 
jaunâtres ; tarses un peu rembrunis. 

Ailes complètement hyalines; nervures jaunâtres. 

Balanciers à tige brunâtre et massue jaune. 


Nous nommons cette espèce nouvelle : 7abanus nitidus à cause 
de son aspect brillant. Elle appartient nettement à notre 
VI: groupe et doit s'intercaler entre 7abanus par WAIKER et 
Tabanus thoracinus PALISOT DE BEAUVOIS. 


12. — Tabanus socialis © Walker. 


Trois exemplaires recueillis à Banana, le 1 août 1910, par le 
D" ÉTIENNE. 

Cet insecte, assez variable et souvent envoyé en Europe en 
mauvais état de conservation, a successivement reçu les noms de : 


RS ee 


Tabanus socialis © WaAaikEr; Atylotus hypoleucus Q BiGor; 
Tabanus leonum Q Bicor; Zabanus nigrohirtus Q RiCARDO. 
Le mâle n'est pas connu. 


13. — Chrysops dimidiatus © Van der Wulp. 


Deux exemplaires portant, l'un, la mention : Lukungu; le 
second : en aval de Basoko, poste de bois, 6 juin 1909. 


14. — Chrysops silacea © Austen. 


Trois exemplaires de Lukungu; un de Kindo (1)' AverzA). 


15. — Hippocentrum trimaculatum © Newstead. 


Six exemplaires; l’un d'eux porte la mention : en amont de 
Ponthierville, poste de bois n° 5, sol, 13 juin 1900. 

Deux autres ont comme indication : Api, 9 octobre 1909 
(LAPLUME). 

Les trois dermiers proviennent de Kindo (1)' AvERzA). 


16. — Chrysozona pulchrithorax Austen. 


Deux exemplaires femelles : l’un de Api, novembre 1909 
(LapLuME); le second de Lissala, 22 octobre 1905 (W AELBROECK). 


17. — Chrysozona torquens © Austen. 


Un exemplaire de Lukungu. 


18. — Chrysozona Schoutedeni © n. sp. 


Type : un exemplaire femelle provenant de Kindo (D'AverzA) 
et communiqué par le Musée de Fervueren; un autre spécimen de 
même origine. 


Longueur du corps, 9 millimètres; longueur de l'aile, 9 ‘}, millimètres. 

Brun. Ailes brunes portant peu de dessins clairs. Abdomen sans ligne 
médiane, m taches orbiculaires. 

Tête : Bande frontale brunâtre, plus claire aux côtés du sommet, portant 
trois taches noires, la médiane petite, les deux latérales grandes, ovoïdes, 
tangentes au bord des yeux, atteignant presque la callosité intraoculaire ; 
celle-ci est saillante, arrondie vers le haut, noire à reflets métalliques; au 
milieu du bord inférieur est une tache bifide noire située sur une zone claire, 


entre les antennes; en outre, la face porte deux taches noires successives, 
plus ou moins distinctes, situées le long du bord inférieur des yeux; la face, 
de coloration gris cendré, a en plus une tache noire peu nette à la base 
externe de chacun des deux palpes. Antennes allongées, brun noirâtre, non 
renflées, premier et second articles d’un noir luisant, troisième mat, à partie 
apicale noire. Les deux premiers portent de nombreux poils noirs et raides. 
Clypus brunâtre. Palpes allongés de deux articles, le second brunâtre à poils 
noirs. Au vertex, la bande frontale porte quelques poils noirs; elle se termine 
en pointe dans la région occipitale et se recouvre d’une large tache de colo- 
ration brune. 

Thorax brun noirâtre portant la trace de cinq bandes linéaires blanches, 
la médiane disparaît avant la suture transverse, les latérales se continuent 
jusqu'à cette suture et s’y terminent par une petite tache blanche arrondie, 
les sous-latérales deviennent peu visibles, puis reparaissent en formant, le 
long du scutellum, deux dessins linéaires en forme de C symétriquement 
situés. Pubescence concolore. Pectus brunâtre avec quelques longs poils 
blancs. 

Scutellum de la couleur du thorax. 

Abdomen brun noirâtre sans ligne longitudinale médiane, ni taches, le 
bord postérieur des segments étroitement bordé de blanc. Poils noirs sur le 
disque des segments. Ventre semblable au-dessus de l'abdomen. 

Pattes noirâtres: fémurs noirâtres en entier; tibias antérieurs noirs dans 
leur moitié apicale, blancs dans leur moitié basilaire à pubescence de la 
couleur du fond; tibias médians noirs portant un anneau blanc crème près de 
la base et un second anneau blanc plus étroit situé vers les trois quarts à 
partir du sommet; tibias postérieurs à quart basilaire blanc crème; tarses 
noirs à premier article blanchâtre à la base. 

Ailes brunes peu marquées de dessins clairs, une tache ronde, blanche, 
située contre l'extrémité du stigma; l'extrémité de l’aile porte une tache 
analogue à celle de Æippocentrum trimaculatum Newstead. Les dessins sont 
en général par paires. 

Balanciers jaunâtres. 


Nous dédions cette espèce nouvelle à M. le D' H. SCHOUTEDEN, 
le distingué conservateur des collections entomologiques du Musée 
du Congo belge. 


19. — Hippobosca sp. 


Six exemplaires provenant de Loka, 6 juillet 1909 (BovoxE), et 
recueillis sur des Bovidés. Ces spécimens seront ultérieurement 
déterminés. 


ZUR KENNTNIS 


TERMITEN UND TERMITENGASTE 


BELGISCHEN CONGO 


(Mit 5 Tafeln und 2 Figuren im Texte) 


VON 


E. WASMANN, S. J. 


(188. Beitrag zur Kenntnis der Myrmekophilen und lermitophilen). 


Herr E. Lura hat in den letzten Jahren manches interessante 
Material an Termiten, Termitengästen und Termitennestern zu 
Kondué (Sankuru, Süd-Kassai, unterer Congo) gesammelt und 
an Herrn V. FErRANT, Conservator am Naturhist. Museum zu 
Luxemburg gesandt, der mir die Bearbeitung desselben übertrug. 
Anderes Material an Termiten und Termitengästen erhielt ich 
von P. HERMANN Kour, Missionär am oberen Congo bei Stanlev- 
ville. Die Termitengäste sind zum Teil noch unbeschrieben. Hier 
sollen einige Notizen über das Termitenmaterial von Lura u. Konr. 
gegeben werden, mit brieflichen Beobachtungen Luza’'s, welche 
Herr FERRANT mir zu diesem Zwecke zur Verfügung stellte. 
Ferner sollen Photographien der Termitennester beigefügt wer- 
den (teils nach den Originalaufnahmen Lura’s zu Sankuru, teils 
nach meinen Aufnahmen der im Luxemburger Museum befindli- 


chen Nester), sowie Photographien neuer Termitengäste. Herrn 
V. FERRANT spreche ich für sein freundliches. Entgesenkommen 
hiemit meinen Dank aus, ebenso Herrn E. Lura u. P. H. Konr 
für die überlassenen Termitengäste. Ein [nhaltsverzeichnis folgt 
am Schlusse der Arbeit. 


FamiLtEe METATERMITIDAE Holmegren. à 


Termes natalensis Havil. 


Diese von HaAviLAND aus Natal beschriebene Art ist durch das 
ganze tropische Afrika weit verbreitet. SsôsrepT (‘) (Monogr., 
p. 105 und Syphlement, p. 50) erwähnt sie auch aus Transvaal 
Rhodesia, Kaffernland, Angola, Lunda, Togo, Congo, Goldküste, 
Liberia, etc. Von der schwedischen NOoRDENSKkIÜLD' schen Expedi- 
tion wurde sie auch am weissen Nil im Sudan häufig gefunden 
(TRAGARDEH (°) S. 7). HaviLanp (°) (p. 383) hat bereits einen Pilz- 
garten dieser Termite abgebildet. Ueber ihre Bauten berichtet 
bereits BucHHOLZz von der Goldküste (bei SJôsrepr, Monosgr., 
p- 104) ; nach 1hm sind jene Bauten mehr als mannshohe, zugespitzte 
Hügel. Haviranp (p. 384) beschreibt dieselben Bauten als 4 Fuss 
hohe Hügel. Nach TRAGARDH (p. 7), der die Maasse einer Reïhe 
von Nestern angibt, haben sie die Form von ziemlich spitzen, regel- 
mässigen Hügeln, deren Durchmesser an der Basis gewôühnlich 
doppelt so gross als die Hôhe ist, und deren Hôhe mehr als 2 Meter 
erreichen kann. 

Von Herrn E. Luya liegt ein grosses Material von dieser Termi- 
tenart vor aus Sankuru (Süd-Kassai, Congo belge). Kôniginnen, 
, alte und junge, Kônige, Soldaten und Arbeiter aus einer Reïhe 
von Nestern. 

Die grôsste mir von Lura vorliegende Kônigin ist 10 em. lang 


(:) SJôstepT, Y., Monographie der Termiten Afrikes, Stockholm 1900; Supplement 1904. 

(2) TRAGARLH. Zermilen aus dem Sudan (Results Swedish Zool. Exped to Egypt and 
the White Nile 1901. Part I, n° 12, 1903.) ; 

(5) HaviLanND. Observations on Termites ; with Description of new Species (Journ. Linn. 
Soc. London, XXVI, 1808, S. 358-442.) 


| 
O 
&S) 
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und 3.5 cm. breit (‘). Färbung nicht rein weiss, sondern eine in 
der Mitte sich verbreiternde Längsbinde des Rückens, je eine Sei- 
tenbinde und die Mitte der Unterseite graubraun. Die übrigen 
alten Kôniginnen haben in der Mittellinie des Rückens und des 
Baucnes und an den Seiten eine sehr variable Reïhe graubrauner 
Flecke. Die jüngeren Kôniginnen sind bis 7 em. lang und 2.5 cm. 
breit, rein weiss. Der grüsste Kônig misst 1.8 cm. Länge und 
0.6 Breite. 

Während man früher glaubte, dass die Nester der grossen 7esmes 
Arten stets nur ezz künigliches Paar beherbergen, ist diese Regel 
nach Lura nicht ohne Ausnahme. In einem Bau (n° III) fand er in 
einer riesigen kôüniglichen Zelle vzer halberwachsene Xüniginnen 
(7 cm. lang u. 2.5 cm. breit, siehe oben) und zwer Xünige. 

Eine ganz vorzügliche photographische Abbildung eines über 
2 m. hohen Baues von 7! natalensis, welche LuyA aufnahm 
(LurA u. zwei Neger daneben stehend), reproducieren wir auf 
Taf. 1, Fig. 1. Sie gibt eine sehr anschauliche Vorstellung von der 
Grôsse und der Gestalt dieser Nester. 

Obwohl über Nestbau und sonstige Biologie von 7° natalensis 
schon Manches berichtet worden ist von den oben citierten Auto- 
ren, so dürite es doch nicht überflüssig sein, aus einem der von 
E. Luja an Herrn V. FERRANT, Conservator am Museum zu 
Luxemburg, gerichteten Briefe vom 1. März 1904 hier Einiges, 
mit den begleitenden Skizzen, wiederzugeben. 


Kondué, le 1° mars 1904. 


CHER MONSIEUR FERRANT, 


Il y a quelques semaines, j'ai commencé à faire des recherches dans les 
grandes termitières; j'ai vu et trouvé des choses admirables. Les termitières 
en question ont généralement de 1"80 à 2 mètres de hauteur et pénètrent 
dans la terre presque à la même profondeur. On les rencontre partout; dans 
la forèt, dans la brousse, dans les terrains plats et dans les terrains 
accidentés. J'ai procédé à la démolition de plusieurs termitières, travail que 


() Nach Luya’s Brief vom 1 II, 1904 misst die grôsste von ihm gefundene KGnigin sogar 
11 cm. Länge und 5 cm. Breite. (Siehe LuJas unten folgenden Brief.) 


j'ai fait exécuter sous ma surveillance par deux nègres munis de houes et de 
bèches. Vous n’ignorez pas que ces termitières sont édifiées avec de la terre 
humide qui, après desséchement, devient aussi dure que du ciment. Les 
Termites évitent toute lumière; ce n'est que durant la nuit qu'ils entre- 
prennent leurs travaux d’agrandissement au dehors. Pour l'intelligence de ce 
qui va suivre, veuillez consulter les croquis ci-contre (°). 

La partie supérieure de la termitière (fig. 1), c'est-à-dire celle au-dessus 
du sol, est composée d’un grand nombre de chambrettes plus ou moins 
grandes, et de nombreuses galeries, de dimensions variées, qui correspondent 
entre elles. Ces chambrettes sont à parois uniformes et d’une propreté exem- 
plaire. On en remarque qui sont vides, d’autres renferment des œufs, des 
larves, ou bien elles contiennent comme une masse spongieuse qui n'est 
autre que le terrain de culture d’un petit Champignon (le Rozites gongylo- 
bhora? (°) dont les Termites se nourrissent. Cette masse est de couleur 
brune avec un duvet grisàtre, c'est le mycélium du Champignon en question. 
Le Champignon lui-même, de la grosseur d’une tête d’épingle, est rond, sessile 
et entièrement blanc; il a le goût de notre Agaric comestible d'Europe. Dans 
d'autres chambrettes, j'ai trouvé une réserve de débris de feuilles, rongées 
presque toutes de la mème façon, c'est-à-dire en forme de demi-lune. Ce sont 
ces débris de feuilles coupées qui servent à la préparation du terrain de 
culture, et il me semble que le but de cet entassement préalable dans les 
chambrettes est de leur faire subir une fermentation qui favorise plus tard la 
croissance du Champignon. À travers toute la termitière on rencontre les 
divers types, soldats, ouvrières, etc., les habitants de la colonie. Le centre 
de la termitière vers la base est généralement occupé par un immense parc 
à culture de Champignon; l’ensemble en est merveilleux ; c’est comme une 
grotte en miniature, garnie de sortes de stalactites, de casemates, de vastes 
salles, bref, un labyrinthe. Au centre du nid et tout au fond se trouve la case 
de la reine (fig. 2). Cette case, qui atteint extérieurement jusqu'à 30 centi- 
mètres de longueur sur 20 de haut, a tout à fait l'aspect d'une énorme 
pomme de terre. Elle pèse jusqu'à 5 kilogrammes. Entièrement dure, elle 
est de la consistance d’une pierre de taille. Tout autour se trouvent de petits 
orifices qui conduisent vers l’intérieur. Ayant sorti de la termitière cette 
case, j'ai procédé à son ouverture avec le plus grand soin possible. J'ai entaillé 


(:) Dieselben sind von Herrn FERRANT umgezeichnet Worden. 

{2) Es handelt sich nicht um diesen, von den Blattschneiderameisen Amerikas kultivierten 
Pilz. Die Conidienform der Pilzgärten von Zermes Redemani und obscuriceps auf Ceylon 
ist nach PETCH eine modifizierte Vo/varée ( V. eurhisa B. und Br ). Daneben kommt noch 
eine Xy/aria (X. nigripes) in den Pilzgärten zur Entwicklung, namentlich auf verlassenen 
Termitennestern (PErCH, The fungi of certain termite nests, 1906). Die Conidienform der 
Pilzgärten afrikanischer Termiten ist meines Wissens noch nicht näher festgestellt 
(E. WASMANN.) 


au moyen d’une petite scie la case sur tout son pourtour jusqu’à une certaine 
profondeur et finalement j'ai écarté les deux côtés avec un couteau. Au 
milieu de la case, dans une excavation, se trouve la reine (PI. I, fig. 2); il lui 
est impossible de sortir et de faire d’autres mouvements que ceux de la 
respiration (°), qui sont tellement accentués que l'énorme abdomen assume 
un mouvement continuel de vague. Dans la case de la reine se trouve un 
autre individu que je suppose être le roi (©), car c’est le seul de son espèce dans 
toute la termitière. En outre se trouvent dans la case toujours un grand - 
nombre d'individus uniformes que je suppose être les ouvrières (nourrices) 
et dont la charge est de vaquer aux besoins de la reine, de la nourrir, etc. 
La tête et le thorax de la reine sont bruns, l’abdomen entièrement blanc 
avec quelques lignes brunes sur la partie dorsale et des points bruns sur les 
côtés. Quoique reine de millions d'individus, cette bête est tenue ainsi pri- 
sonnière, Car 1l ne lui est accordé que juste la place pour pouvoir respirer. 
Triste sort pour un être aussi noble, souche de la vie d’une innombrable 
progéniture. 

On la nourrit comme une mère son enfant; son devoir est de pondre. La 
reine étant très petite au début, sa case l’est en conséquence; les Termites 
l’agrandissent au fur et à mesure de la croissance de la reine dont je possède 
un superbe exemplaire ayant 11 centimètres de longueur sur 5 d'épaisseur. 
J'avais toujours cru que chaque termitière ne contenait qu’une seule reine; 
or, il y a quelques jours, j'ai mis à découvert avec des précautions inouïes 
une case énorme; j'entrepris de l'ouvrir, croyant y trouver un exemplaire 
hors ligne. Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque les deux moitiés se sépa- 
rèrent, d'y voir quatre reines ayant chacune les mêmes dimensions, soit 
8 centimètres de longueur sur 3 de large. La case renfermait en outre 
deux rois et un grand nombre d’ouvrières. J'en étais ébahi, ne m’attendant 
pas à pareille surprise. Très heureux du résultat obtenu, je n'ai pas voulu 
me montrer ingrat envers les nègres qui m'ont aidé à mettre à découvert cet 
intéressant objet. En rentrant à la maison, je leur ai fait cadeau de plusieurs 
aiguilles, article très apprécié par les sauvages du pays que j'habite. En fait 
d'hôtes, je n'ai encore rien trouvé dans les termitières, mais j ai trouvé un 
nid d'une autre espèce de termites (*) dans une grande termitière que je 
démolissais. Je vous envoie ce nid avec les Termites respectifs. Mon envoi 
d'aujourd'hui contient les choses suivantes qui illustreront ce que je viens de 
vous raconter, mais ce ne sont que de petits exemplaires. Il y a d’abord une 
petite case de la reine. Dans le tube n° 2a, vous trouverez la reine et le roi 


(:) Es muss wohl heissen « de la circulation du sang », da es sich ohne Zweifel um die 
rhytmischen Bewegungen des Vas dorsale (Rückengefässes) handelt. 

(2) Es handelt sich tatsächlich um den Kônig, welcher der Sendung beigegeben war. 
(E WW) 

() Mécrocerotermes parvus HAVIL. (E. W.) 


— 97 — 


appartenant à cette case; dans le tube n° 24, les individus qui se trouvaient 
dans la même case (récoltés en janvier 1904). Le tube n° 3 () contient une 
reine ainsi que les Termites de la termitière où j'ai capturé la reine. Elle 
est un peu abimée, car c'était la première que j'avais sortie. Le tube n° 5 
contient une reine et un roi, également un peu abîmés. 

Le tube n" 1 contient une reine, un roi et les esclaves (nourrices) de la 
case royale. Cette reine est intacte. 


Auf eine /unge Kolonie von 7° xatalensis beziehe ich einen Fund 
von LuJA (1904), wo er in einem kleineren Bau zahlreiche Arbeiter 
(nicht von Maximalgrüsse), £eine Soldaten, eine nur 37 mm. 
lange und 15 mm. breite Kônigin mit zahlreichen Eiern und einem 
Kôünige fand. 

Da mir bisher keine Gäste von 7ermes natalensis vom Congo 
vorlagen, gebe ich hier nur ein Verzeichniss der mir von anderen 
Teilen Afrikas bekannten Gäste dieser Termite : 

Sudan (TRAÂGRADH!) : Coleoptera : Gonocnemis Jäügerskiôldi 
WasM., Paragononcnenns Trägäardhi Wasm., Aoplonyx termi- 
tophilus WasM., ÆEndostomus sudanensis WasM., Alphitobius 
vrator Muirs., Mimocellus trechoides W AsM., Connodontus acumt- 
natus RAFFR. — Æymenoptera : Carebara vidua F.S.; Pheidole 
termaitobia For.; Prenolepis Trägardhi For. — ÆEmbiina : Oligo- 
toma termitophila N Asm.— Thysanura : Atelura sudanensis Escx. 

Ferner aus Ziberia (Ssôsrepr !) (*) : Carabidae : Larve von 
Glyptus (sculphilis Brürz.?) 

Aus Vatal (G. D. HaviLaNDp!) : Séaphylinidae : Termitolinus 
natalensis W AS. n. g. n. sp. — Ziptera, Phoridae : Thauma- 
toxena Wasmanni Brebp. & BÔR\. 

Da Zermitolinus natalensis wahrscheinlich bei derselben Ter- 
mite auch am Congo vorkommt, gebe ich hier seine Beschreibung. 


Termitolinus n. gen. Aleocharinorum. 
Corpus filiforme. Caput elongatum, cylindrico-quadratum. Thorax elon- 


gato-quadratus, lateribus omnino parallelis. Abdomen marginatum, ante 


(*) Dieser Tubus enthielt Zermes gabonensis SJOST., nicht »afal/ensis. 
(2) Bei Termes tumulicola SJOST. = natalensis Hav. 


e. 


er 


medium inflatum, dein sensim angustatum. Antennae 1r-articulatae, rectae, 
apice incrassatae. Oculi parvi, mandibulorum basi approximatae. Labrum 
latum, rotundatum, apice truncatum. Mandibulae simplices, acutae, validae. 
Maxillae angustae et breves, malae longitudine inter se aequales, exterior 
apice barbata, interior apice corneo, acuto, intus cillata. Palpi maxillares 
4-articulati, sat validi, art. 3° longiore 2°, clavato, 4° dimidio breviore 3, 
subulato. Labium elongatum, paraglossis magnis, membranaceis, lateraliter 
prominentibus, sed ligulae apicem haud attingentibus; ligula lata, latitudine 
haud longior, cordifornus, apice emarginato et utrimqu: cono sensorio 
instructa. Palpi labiales 3-articulati, art. 1° crasso et longo, ceylindrico, 
2° brevi, transverso, 3° multo angustiore sed duplo longiore 2°, subcylin- 
drico. Pedes coxis anticis inter se contiguis, mediis anguste separatis, posti- 
cis late separatis; tibiae apice bispinosae; tarsi antici 4-, medii et postici 5- 
articulati, horum art. 1° haud elongato, articulo ultimo omnium longo, 
valido, biungiculato. 


Durch die sehr schmale, gestreckte, schwach gewülbte Gestalt 
einem sehr kleinen Xaéfholinus oder Zrspinus ähnlich, in seinem 
Habitus das gerade Gegentheil der dickleibigen physogastren Aleo- 
charinen Zer/mitobia etc., sowie des breit scheibenfôrmigen Zer- 
mitodiscus. Die kleinen Augen stehen sehr weit nach vorn an dem 
flach walzenfôrmigen, langen Kopfe. Die Zunge ist breit herzfôrmig 
(an dem breiteren Vorderrande, dessen Seiten gerundet sind, aus- 
gerandet), jederseits mit einem kleinen, innervierten Geschmacks- 
kegel versehen. 


Termitolinus natalensis n. sp. 


Testaceus, thorace, capitis basi et abdomimis medio piceis, mitidus, 
parce pilosus. Caput fronte convexa, laevi, lateribus subtiliter punctatis et 
striolatis. Antennae capite thoraceque breviores, apice incrassato; art. 1° 
brevi, clavato; 2° vix angustiore 1°, conico, latitudine paullo longiore; 
3° angustiore et paullo breviore 2°, conico; 4°-110m sensim latioribus ; 
4° conico, latitudine haud longiore; 5° et 6 quadratis, paullo transversis; 
7-10 valde transversis, ultimis longitudine duplo latioribus; 11° magno, lato, 
ovato, latiore 1°, duobus praecedentibus umitis longitudine aequali. Thorax 
capitis longitudine sed paullo latior, latitudine distincte longior, aequaliter 
convexus, lateribus subtiliter marginatis, angulis posticis rectis, longitudi- 
naliter striolatus et punctatus, linea lata media longitudinali laevi. Elytra 
thoracis longitudine sed dimidio latiora, quadrata, parce subtiliter punc- 
tulata. Abdomen subtiliter parce punctatim, apicem versus laeve. Long. 
2 mm. 


Diese interessante Art ist ein gesetzmässiger Gast von 7er/es 
natalensis HAv., und lebt in den P#/zbeeten (fungus-beds) dieser 
Termite. Sie liest aus einer beträchtlicher Anzahl Nester der 
genannten Termitenart vor (aus Nest n°630, 634, 641,667 und 690). 
Shivyre, Natal, Juni, October, November 1898 von Herrn G. D. 
HaviLanD entdeckt. 


Termes gabonensis Sjôst. (Monogr. pp. 92-94). 


Von dieser Art lagen von E. LuJa aus Sankuru (unterer Congo) 
1898-1899 eine beträchtliche Anzahl grosser und kleiner Soldaten 
und Arbeiter verschiedener Grôüssenstufen, Larven, etc. vor. Ferner 
von demselben Fundort 1903-1904 eine Kônigin mit Soldaten und 
Arbeitern. SJôSTEDT (Entom. Tidskr. 1907, p. 238) erwähnt eben- 
falls diese Art vom Congo (Mukimbungu). 


Die grossen Soldaten messen 15-17 mn., obwohl die Länge des Kopfes 
mit den Kiefern constant 8 mm. misst; der Hinterleib ist nämlich bei einigen 
Individuen desselben Alcoholmaterials erheblich grôsser als bei anderen, ja 
sogar bei solchen, die in Alcohol-Xylol-Paraffin gehärtet wurden. Der 
schwach herzformige Kopf ist bei manchen Individuen fast ganz dunkel- 
braun, hinten nur wenig heller, so dass die beiden, von SJôSTEDT erwähnten 
dunklen Nackenlinien dann undeutlich werden 

Auf die von SJOSTEDT I. c. bereits beschriebenen Stände gehe ich hier 
nicht weiter ein. Unbeschrieben sind dagegen die Kônigin und teilweise 
der grosse Arbeiter, die ich hier beschreibe. 


Kônigin. — (Nach einem etwas geschrumpften Alcoholexemplare 
gemessen) 6,5 cm. lang und 1,5 em. breit, also viel kleiner als die Kôni- 
ginnen von 7°. natalensis. Der Vôrderkôrper ist jedoch erheblich grüsser 
und namentlich breiter als bei letzterer; Breite des Mesothorax 6 mm., des 
Prothorax 4 mm., des Kopfes mit den Augen 5 mm. Dunkle Rückenschilder 
des Hinterleibes 6,5 mm. breit (bei zatalensis nur 5,5 mm.), schwarzbraun. 
Kopf und Thorax oben schwarzbraun. Kopf glänzend, etwas lederartig 
chagriniert, Fontanellpunkt auf der Stirn kaum sichtbar. Ocellen gross, um 
mehr als 1hren Durchmesser von den Augen entfernt. Augen gross, halb- 
kugelformig vorragend. Epistom (Clypeobasale) sehr wenig gewèlbt. An 
den Fühlern die Endglieder fehlend. Von den vorhandenen 14 Gliedern ist 
das 2. nur wenig kürzer als das 1., Cylindrisch, so lang wie das 2. und 4. 


Glied zusammen; die folgenden Glieder kaum länger als breit, an Länge 


— OO), — 


kaum zunehmend. Prothorax schmaler als der Kopf, fast dreimal breiter als 
lang, halbmondfôrmig mit ausgeschnittenem Hinterrande. 


Grosser Arbeiler. — 7,5-8 mm. lang, Breite des Kopfes 2,7-3 mm. Unter- 
scheidet sich von der kleinen Arbeiterform durch den relativ viel grôsseren, 
oben glänzend dunkelbraunen Kopf. Auf der Mitte der Stirn ein kleiner 
weisser Punkt. Unterhalb desselben ist die Stin ziemlich flach. Epistom 
kürzer als beim kleinen Arbeiter, wenigstens viermal breiter als lang und 
stark gewôlbt. Fühler r8gliedrig, sehr schlank und dünn, gelbbraun gerin- 
gelt; sämtliche Glieder erheblich länger als breit mit Ausnahme des 2. und 
4., die zusammen s0 lang sind wie das dritte. Vorderlappen des Prothorax 
hoch und steil aufgerichtet, oben deutlich ausgerandet; Seitenecken des 
Prothorax scharf, fast dornartig vortretend. 

Zwischen der kleinen und der grossen Arbeiterform gibt es noch eine 
ziemlich scharf abgegrenzte Mittelform, welche in der Grôsse (6 mm.) dem 
kleinen Arbeïter gleicht, aber durch den viel breiteren (2 mm.) und dunkel- 
braunen glänzenden Kopf, sowie durch die schlanken, r8gliedrigen Fühler 
an den grossen Arbeiter sich anschliesst. 


Gäste noch unbekannt. 


Termes monodon Gerst. (vgl. Srôsrepr, Monogr. pp. 109-110). 


War aus Westafrika bisher unbekannt. Soldaten und Arbeiter 
lagen vor aus Sankuru, Congo, von E. LuJA 1904 unter der Rinde 
eines Baumes in einer Erdgallerie gefunden. 

Diese Soldaten und Arbeiter stehen in der Mitte zwischen dem 
typischen 7. szonodon und der var. /uyana vom Zambesi (siehe 
unten). Die Fühler des grossen Soldaten sind 17gliedrig wie bei 
monodon 1. sp., nicht 18gliedrig wie bei der var. ana. Dagegen 
sind die Fühler des Arbeiters 19gliedrig wie bei var. /xjana, nicht 
18gliedrig wie bei 72010407 1. sp. Der charakteristische Längskiel 
der Stirn ist auch bei den Soldaten aus Sankuru deutlich, wie bei 
den ostafrikanischen 7°. #7onodon. 


— ON 


Termes monodon Gerst., var. lujana Wasm. (Allg. Ztschr. 
für Entom. 1902, p. 294). 


Diese als Subspecies von mir beschriebene z2070don- Form kann 
ich nur noch als Varietät gelten lassen wegen der obenerwähnten 
monodon vom Congo, welche zwischen ihr und der Stammform 
stehen. 


Grosser Soldat 9 mm. Totallänge, Kopf samt Kiefern 5,5 mm., Kôrper- 
linge 1,5 mm. Fühler 18gliedrig. Stirnkiel wie bei monodon; Pigment- 
augenfleck wie bei letzterem fehlend. 

Kleiner Soldat wie bei #1on0don. Arbeiter 5 mm., Fühler 1ogliedrig, 
sonst wie jener von 7120710407. 

e 
Soldaten und Arbeiter in grosser Zahl lagen vor aus Morumballe, 


Zambesi, 1900 m. Meereshühe, von E. Lura gefunden, October- 
November 1901, zwei Kolonien von ihm beobachtet. Die eine hatte 
ibr Nest unter einem Holzstück, worunter neben der Termitenko- 
lonie eine Kolonie von Sérumigenys Lujae For. (”) sich angesiedelt 
hatte. 

Ueber die andere Kolonie schrieb LuJya : « Termites, capturés 
dans ma chambre sous un tapis en paille. Leur présence m'a été 
trahie par le bruit particulier que ces insectes font de temps à 
autre. Le sol, fait en maçonnerie, a été traversé par des galeries pour 
arriver au tapis, qui était déjà en partie rongé par les termites. 
Contient des insectes termitophiles. » 

Die letztgenannten Gäste sind 7 Stück eines neuen Paederus 
(P. termitophilus W aAsm.), dessen Beschreibung ich hier folgen 
lasse. 


Paederus termitophilus n. sp. 


Totus rufoferrugineus, nitidissimus, longe et erecte nigrosetosus. Caput 
orbiculare, punctis paucis setigeris, uno antice in fronte, ternis in margine 
interno oculorum et quaternis in genis post oculos. Antennae capitis thora- 
cisque longitudine, apicem versus incrassatae, longe nigrosetosae, art. 3° 
longiore 2° vel 4°, 5-11 sensim crassioribus, 9° et 10° fere globosis, 11° elon- 


(:) Allg. Ztschr. für Entomol., 1902, p. 294. 


— CE — 


gato-ovato, acuminato. Prothorax capitis latitudine, valde convexus, ovalis, 
latitudine dimidio longior, basin versus angustatus, disco utrimque tripunc- 
tato, lateribus longe setosis. Elytra thorace multo angustiora et breviora, 
longe setosa, punctis setigeris paullo elevatis. Abdomen praeter puncta seti- 
gera haud punctatum. Long. 4,5 mm. 

Durch den stark glänzenden, eïnfarbig rostroten Kôrper, die ebenso 
gefärbten Fübler und Beine, die sehr lange, senkrechte Borstenbehaarung 
(namentlich auf dem Hinterleib sind die Borsten so lang wie der Kopf), 
durch die sehr schmalen und kurzen Flügeldecken ausgezeichnet, welche 
um die Hälfte kürzer und schmaler als das Halsschild sind. Die kurzen 
Kiefertaster haben ein noch stärker verdicktes vorletztes Glied als gewüôhn- 
Hch; es ist wenig länger als breit. 


Termes cavithorax Sjüst. 


Auf diese Art beziehe ich eine Anzahl Soldaten und Arbeiter 
verschiedener Grôssenstufen, welche von LuürA 1907 zu Sankuru in 
einem unterirdischen Erdnest («nid terrestre ») gefangen worden 
waren. Die Beschreibung SI6STEDTS stimmt gut zu denselben; nur 
die Kieferbildung des grossen Soldaten weicht ab, indem der linke 
Oberkiefer zwei mikroskopisch kleine Zähnchen in der Mitte zeigt; 
auch sind die Fühler 15gliedrig (nicht 14gliedrig). Ich halte jedoch 
diese Unterschiede nicht für massgebend, zumal SJôSTEDT nur zwei 
Exemplare der grüsseren Soldatenform gesehen hat. Ich gebe hier 
eine kurze Ergänzung der Beschreibung SJ3ôsTEDTS nach den mir 
vorliesenden Exemplaren. 


Soldat. — Zweïerlei Gréssenstufen, die jedoch durch allmähliche Ueber- 
gänge mit emander verbunden sind. Arbeiter ebenfalls mit Uebergängen 
zwischen beiden Grôssenstufen. 


Grüsserer Soldat. — Totallänge 4-4,3 mm., Kopf mit Kiefern 1,8-2 mm. 
Kopf nicht länger als breit, fast quadratisch mit gerundeten Ecken bei den 
grôsseren, mehr kreisformig bei den kleineren Exemplaren. Oberkiefer nur 
von halber Kopflänge, stark gekrümmt und scharfspitzig, der rechte ohne 
Zähne, der linke mit zwei sehr kleinen Zähnen in der Müitte, von denen 
namentlich der hintere erst bei starker Lupenvergrôsserung sichtbar ist. 
Fübhler r5gliedrig, etwas länger als der Kopf, das 2. Glied so lang wie das 
3- und 4. zusammen, das 3. noch kürzer als das 4., das so lang wie breit ist; 


die folgenden kaum länger als breit, gegen die Spitze nicht verdickt, das 15. 
um die Hälfte länger als breit. Oberlippe kaum so lang wie breit, zungen- 
formig, vorn stumpf zugespitzt. Vorderlappen des Prothorax tief dreieckig 
ausgeschnitten. 


Kleinerer Soldat. — 2,5-3,6 mm., Kopf mit den Kiefern 1,2-1,6 mm. 
Kopf schmaler als beim grossen Soldaten, schwach oval bei den grôsseren, 
und etwas stärker oval, nach hinten verengt bei den kleineren Exemplaren. 
Oberkiefer ohne Zähne, ein wenig länger und weniger gekrümmt als beim 
orossen Soldaten. Fühler 15gliedrig, etwas länger und schlanker als beim 
grossen Soldaten. Oberlippe etwas länger, so lang wie breit. Fontanelle 
fehlt wie beim grôsseren Soldaten und ist durch einen kleinen kreisrunden 
Eindruck nur angedeutet. 


Die beiden Arbeiterformen, 3-4 und 2,5-2,8 mm., sind mit SJÔSTEDT'S 
Beschreibung übereinstimmend. Der Vorderlappen des Prothorax ist ebenso 
tief ausgeschnitten wie bei den Soldaten. 


Microtermes alboniger Wasm. n. sp. 


Zur Gattung Arcroterimes Wasm. durch die Soldatenform 
gehôrig, durch die Kleinheit der Imago von den anderen Arten 
derselben Gattung weit verschieden. 


Imago alata. — Expansio alarum 12-13 mm., long. alae 6 mm., lat. 
1,2 mm.; long. Corporis cum alis 7,5 mm.; corporis solius 4-4,5 mm. Kopf 
mit Ausnahme der Mundteïle glänzend schwarz, Thorax und Flügelschuppen 
braun. Hinterleib rein weiss, ohne dunkle Schilder. 

Kopf sehr gross, auch ohne die Augen breiter als das Halsschild, mit den 
Mundteïlen länger als breit, bis zur Oberlippenbasis so lang wie breit. Fonta- 
nellpunkt der Stirn erhaben, von einem ringfôrmigen Eindruck umgeben. 
Augen mitteleross, wenig vorspringend. Ocellen nahe an die Netzaugen 
gerückt. Stirn oberhalb des Epistoms flach eingedrückt. Epistom (Clypeo- 
basale) kurz, schwach gewôlbt, mit einer Längslinie in der Mitte. Oberlippe 
sehr gross, länger als breit, vorne gerundet verengt. Fühler lang und kräftig, 
bedeutend länger als der Kopf samt Prothorax, gegen die Spitze verdickt, 
16gliedrig, 2. Glied viel länger und dicker als die folgenden, 3.-5. Glied sehr 
klein und kurz, zusammen kaum länger als das 2. Glied; 6.-8. Glied etwas 
grôsser, knotenfôrmig, die folgenden Glieder immer grôsser werdend, aber 
mit Ausnahme des letzten kaum länger als breit. Prothorax klein, fast halb- 


mondformig, doppelt so breit wie lang, mit einer tiefen Querfurche nahe 
dem Vorderrand, der Vorderrand aufgebogen, gerundet, der Hinterrand 
nicht ausgeschnitten, mit einer kurzen Längsfurche in der Mitte der Basis. 
Flügelschuppen gross, die vorderen etwas länger als die hinteren. Flügel 
milchweiss, mit Ausnahme der Costa und der dünnen Subcosta sind die 
Adern sehr schwach, die Zweige der Submediana nur in der Basalhälfte des 
Flügels sichtbar. 


Soldat. — 3,5 3,8 mm. lang, Kopf mit Mandibeln 1,3 mm. Kopf gelb, 
relativ gross, rechteckig mit abgerundeten Ecken, um mehr als die Hälfte 
länger als breit, mit einem sehr kleinen Fontanellpunkt auf der Stirn. Ober- 
lippe lanzettformig, mehr als doppelt so lang wie breit, so lang wie die 
Oberkiefer. Letztere rot, schmal, an der Spitze gebogen, ungezähnt. Vorder- 
lappen des Prothorax schmal und hoch, an der Spitze ausgeschnitten; der 
Prothorax ist sehr klein, nur ‘; (oder ‘/,) der Kopfbreite erreichend, die 
Seitenecken gerundet. Fühler 13gliedrig, gegen die Spitze verdickt, kürzer 


als der Kopf; das 2. Glied ist fast so lang und fast so dick wie das 1., so lang 
wie die 3 oder 4 folgenden zusammen ; Glied 3-6 sind sehr klein und kurz, 
die folgenden allmählich grôsser, aber kaum länger als breit. 


Arbeiter. — 3,7 mm. lang, weiss, Kopfschwach gelblich, länger als breit, 
das gewôlbte Epistom mit vertiefter Längslinie. Vorderlappen des Prothorax 
ausgeschnitten wie beim Soldaten. Fühler mit kürzerem 2. Gliede als beim 
Soldaten. (Gliederzahl micht feststellbar, weil verstümmelt.) 


Unterscheidet sich von zcrotermes incertus HAG. durch die 
Kleinheit der Imago und durch die Soldatenform, deren Kopf 
grüsser und länger und der Prothorax viel kleiner und schmaler 
ist als bei 2#certus. 


Biologie : Zahlreiche geflügelte Imagines, eine Anzahl Soldaten 
und wenige Arbeiter lagen vor von E. Lura, Sankuru, im Walde 
Oct. 1904. Er schreibt darüber : « Gefangen beim Herauskommen 
aus einem Gange eines unterirdischen Nestes im Augenblick, als 
die Geflügelten davonflogen. Die Soldaten bewachten die Offnung 
des Ganges. 8 Uhr Morgens; im Gegensatzzu den übrigen Termiten, 
bei denen der Ausflug der Geflügelten gegen Einbruch der Nacht 
erfolgt, erschienen diese nur am Morgen; diese Tatsache habe ich 
oft beobachtet ». Die auffallend geringe Zahl der Arbeiter im 
Vergleich zu den Soldaten kommt auch bei anderen Æzcrotermes 


vor, Während bei den meisten übrigen Termiten die Arbeiter 
weit zahlreicher sind als die Soldaten. 


Acanthotermes spiniger Sjôst. (Monogr., pp. 65-67.) 


Liegt mir in einer Anzahl Imagines, grosser und kleiner Soldaten 
und Arbeiter vor aus Sankuru, Süd-Kassai, belg. Congo, E. Lura! 
1905-1906. Luja schreibt über dieselben : « Termites creusant le 
bois de leurs galeries. Communes dans les habitations. 

Der Vergleich dieser Lura’schen Exemplare mit der Beschreïi- 
bung von Sjüstedt ergab Folgendes : 


Die Fühler des kleinen Soldaten und manchmal auch jene des grossen 
Soldaten (°) sind nur 1ogliedrig, nicht 2ogliedrig, wie bei den von SJOSTEDT 
erwähnten. Besonders auffallend sind unter den grossen Soldaten zwei 
physogastre Exemplare, die den Eindruck »eotener Individuen machen. 
Ihre Totallänge beträgt 10 mm., Hinterleibslänge 5 mm., Hinterleibsbreite 
2 mm. Der Kopf ist heller rotbraun als bei den normalen Individuen. 


Eine andere Kolonie von Acanthotermes spiniger fand Lusa (in 
einem Erdnest) zu Sankuru in zusammengesetztem Nest mit einer 
grossen schwarzen Poneride, Wegaponera Dohrni Em.(Von EMERY 
bestimmt.) 

Zur Biologie dieser Art bemerkt Srôsrepr (Monogr., 1900, 
p. 67), dass sie wahrscheinlich in der Erde lebe, also in unterir- 
dischen EÉrdnestern. Dasselbe bestätigt er später (Ueber eine Ter- 
imitensammlung aus Congo, in : Arkiv. f. Zoolog. 1905, Bd 2, 
N° 16, p. 4-5) nach Lamans Beobachtungen. Dass diese Termite 
auch im Holze der menschlichen Wohnungen lebt und dort als 
Haustermite lästig fällt, ist somit eine neue Beobachtung Lura’s. 
Vel. hierzu die Lebensweise von spiriger subsp. Lujae und Xo04/1 
W AsM. 


(*) Deshalb ist die subsp. Zujae, welche r9gliedrige Fühler der beiden Soldatenformen 
hat, nicht durch die Fühlerbildung, sondern durch die anderen unten erwähnten Merkmale 
VOn spéniver in sp. getrennt. 


— 1 196 — 


Acanthotermes spiniger subsp. Lujae Was. 


Diese Rasse von spzuiger wurde von mir bereits in den Zo0/og. 
Jahrbüchern [Supplement, VII (1904) p. 673, Anm.] kurz erwähnt. 
Hier folgt ihre nähere Beschreibung : 


Unterscheïidet sich von spiniger i.sp.(SIôSTEDT, Mon. d. Term. Afr. 1900, 
S. 65-67 u. Taf. Il. C) durch die nur rogliedrigen Fühler beider Soldaten- 
formen (bei shiniger 19- oder 2ogliedrig), durch den viel breiteren Kopf des 
grossen Soldaten, der nur wenig länger als breit, hinten fast gerade abge- 
schnitten und fast doppelt so breit wie der Prothorax ist (bei shiniger hinten 
gerundet, nur wenig breiter als der Prothorax), ferner durch die stumpferen 
Seitenecken des Metathorax beider Soldatenformen (bei spiziger spitzer). 
Die geflügelte Imago hat einen grôsseren und viel stärker glänzenden, wie 
polierten Kopf (bei spiziger (*) kleïiner, schwächer glänzend, fein chagri- 
niert), das stark gewôlbte a ist hinten stärker halbkreisfo!mie 
gerundet ( (bei spiniger fast dreieckig), die Fontanelle ist nur durch einen 
winzigen, etwas vertieften Punkt angedeutet (bei shzziger durch einen 
kleinen erhabenen Kiel). Der Prothorax ist ebenfalls stärker glänzend als 
bei spiniger. Auch die Biologie ist verschieden, mdem LUJAE hohe Hügel-- 
bauten errichtet, nicht unterirdisch oder im Holze lebt wie shiriger. 


Grosser Soldat. — Totallänge 8-8,5 mm., Kopf samt Oberkiefern etwas 
über 4 mm. und fast 2 mm. breit. Kopf gelbrot, der übrige Kôrper oben. 
bräunlich. Kopf rechteckig, mit wenig gerundeten Hinterecken, kaum 
länger als breit, ziemlich gewolbt, mit deutlichem Fontanellpunkt auf der 
Stirn. Fühler rogliedrig, den Hinterrand des Kopfes erreichend, die Glieder 
mit Ausnahme des 1. (manchmal auch des 3.) nicht oder kaum länger als 
breit, fast knopfformig. Oberlippe breit herzformig, nicht länger als breit, 
vorn mit einem breiten, schwach dreilappigen weissen Saum. Oberkiefer 
kaum von halber Kopflänge, schwarz mit rôthlicher Basis, leicht säbelformig, 
in der Basalhälfte mit einigen stumpfen Zähnen, in und vor der Mitte 
undeutlich gekerbt. Prothorax fast nur halb so breit wie der Hinterrand des 
Kopfes, die Vorderecken scharf dreieckig, in der Mitte des Vorderrandes mit 
2 grossen dreieckigen Dornen, die schwach kegelformig gewèlbt und so 
lang wie an der Basis breit sind. Von den V eds verengen sich die 
Prothoraxseiten stark und geradhenig nach hinten; Basalrand in der Mitte 
schwach ausgebuchtet. Mesothorax schmäler und um die Hälfte kürzer als 
der Kopf, mit spitz dreieckigen Seitenecken. Metathorax so breit wie der 


(°) Beschrieben von SJôsTEDT in : Eutom. Tidskr. 1907, S. 236-237. 


— 107 


Prothorax, so lang wie der Mesothorax, mit stumpfen Seitenecken. Hinter- 
leib oben glatt, unten schwach behaart. 


Kleiner Soldat. — Totallänge 4 mim., Kopf mit den Kiïefern 1,8 mm. 
Kopf eiformig, nach vorn erweitert, um ‘/; länger als breit, viel stärker 
gewôlbt als beïm grossen Soldaten, an der Basis kaum, vorn doppelt so breit 
. der Prothorax. Fühler, Taster und Oberkiefer relativ bedeutend länger 

s beim grossen Soldaten. Fühler den Hinterrand des Metathorax errei- 
ue rogliedrig, alle Glieder wenigstens doppelt so lang wie breit. Ober- 
kiefer viel spitzer und schmäler als beïm grossen Soldaten, von halber 
Kopflänge, ungezähnt und ungekerbt. Oberlippe länger und spitzer, mehr 
dreieckig, deutlich länger als breit, mit viel schmälerem Hautsaume an der 
Spitze. Die Seitenecken des Prothorax viel weniger spitz als beïm grossen 
Soldaten, fast rechteckig, die Dornen des Vorderrandes länger als an der 
Basis breit, schmal kegelformig. Die Seiten des Mesothorax spitz dreieckig, 
jene des Metathorax stumpf. 


Grôsserer Arbeiter. — 4-5 mm. lang; Kopf gross, kreisformig, fast 2 mm. 
breit, braun mit weisser Längslinie des Hinterkopfes und gelbem Vorder- 
kopf. Fühler 2rgliedrig. Clypeobasale mässig gewôlbt, mehr als doppelt so 
breit wie lang. Prothorax nuit schmalen Seitenecken, tief zweibuchtigem 
Hinterrand und zweizähnigem Vorderrand, dessen kegelformige Zähne 
länger als der übrige Prothorax und gegen die Spitze häutig sind. 


Kleinerer Arbeiter. — 3 mm. lang; Kopf relativ kleiner, nur 1 mm. breit 
und heller braun. Ca e kaum doppelt so bei wie lang, sehr stark 
gewôlbt. Sonst wie der grôssere Arbeiter. 


Geflügelte Imago. — Länge des Kôrpers mit den Flügeln 22-26 mm., 
Kôrperlänge Allen 13-15 mm., Flügellänge 20-23 mm. Kôrper oben mao 
braun, unten gelbbraun, es weissen Segmentbinden. Kopf oval, mit den 
Mundteilen kaum länger als breit, glänzend schwarzbraun, fein lederartig 
sculpiert, Hinterkopf gerundet, gewolbt. Netzaugen ziemlich gross, seitlich 
vorspringend. Ocellen klein, schräg, oval, um ïhren eigenen Durchmesser 
von den Augen entfernt. Stirnfontanelle nur durch einen winzigen, hellen, 
vertieften Punkt angedeutet. Stirn oberhalb des Epistoms mit einem breiten 
Quereindruck, in dem zwei seichte Längseindrücke stehen. Epistom 
(Clypeobasale) gelb, doppelt so breit wie lang, mit dunklerer Mittellinie, 
hinten halbkreisfrmig. Fühler um die Hälfte länger als der Kopf, 21gliedrig 
beim ç', 23gliedrig beïm ©, hellbraun, weiss geringelt, das 2. Glied länger 
als das 3., welches quer und das kürzeste von allen ist, die folgenden so lang 
wie breit. Prothorax deutlich schmäler als der Kopf samt Augen, trapez- 
formig, vorn doppelt so breit wie lang, die Seiten fast gerade nach hinten 
convergierend, die Hinterecken breit gerundet, der Hinterrand gerade oder 


= I — 


kaum ausgebuchtet, der Vorderrand in der Mitte mit einem dreieckigen 
Einschnitt, der von zwei kurzen Hôckern (den Prothoraxdornen des Solda- 
ten entsprechend) seitlich begrenzt wird; Färbung des Prothorax hellbraun, 
fein lederartig. Hinterrand des Meso-und Metathorax breit ausgebuchtet, mit 
stumpf dreieckig vorspringenden Hinterecken. Flügel (°) fast glashell, die 
Subcosta bis gegen die Spitze dunkelbraun, währerid die Costa nur an der 
Basis braun, sonst gelblich ist. Von den übrigen Adern nur die Basis der 
Mediana und Submediana und die basalen unteren Zweige der Submediana 
gelbbraun, die übrigen Adern farblos. Das schmale Costalfeld ist gegen die 
Spitze mit feinen Queradern versehen. Von der Mediana gehen zahlreiche 
feine Queradern zur Subcosta nach oben und an der Spitze zwei Adern nach 
unten. Von der Submediana gehen ungefähr 14 Zweige nach unten, von 
denen die apicalen manchmal gegabelt sind. Mediana und Submediana 
sind einander mehr genähert als Mediana und Subcosta. Auf den Vorder- 
flügeln entspringt die Mediana getrennt von der Subcosta auf der Schuppe, 
auf den Hinterflügeln aus der Basis der Subcosta. Ursprung der Mediana und 
Submediana auf beiden Flügeln getrennt. Das cf ist etwas kleiner als das Q. 


Nymphe der Imago. — Weiïss, 10-14 mm. lang, bei 3-4 mm. Hinterleibs- 
breite. Die gelben Flügelscheiden stehen auf dem Rücken schräg nach oben 
und reichen (niedergedrückt) bis zum 4. freien Dorsalsegment des Hinter- 
leibs. Fühler 23gliedrig, dünn, mit sehr kurzen Basalgliedern. Augen nur 
schwach pigmentiert, nicht vorragend. Kopf und Prothorax relativ kleiner 
als bei der Imago, der Hinterleib dagegen dicker. (Trotzdem ist es mir 
zwWeïfelhaft, ob diese Nymphen als neotene Geschlechtsindividuen aufzufassen 
sind, da die Cuticula nur sehr schwach chitinisiert ist.) 


Nymphe des grossen Soldaten. — Gleicht bereits sehr dem grossen 
Soldaten, ist aber ganz weiss. Die weisse Hautmaske hebt sich im Vorder- 
teil des Kopfes über den Mundteilen deutlich ab. Länge 7-8 mm. 


Viele Hunderte von Arbeitern, mehrere Dutzend geflügelte Ima- 
gines, Imago-Nymphen und kleinere Soldaten lagen vor; von grôs- 
seren Soldaten und deren Nymphen nur wenige. Das Zahlenver- 
hältnis der grossen Soldaten zu den Arbeitern betrug kaum 1:300, 
das der kleineren 1:50. 

Kondué, Sankuru, E. Lusa 1903-1905. 


(°) In der Terminologie der Flügeladern habe ich die alte Bezeichnungsweise nur 
deshalb beïbehalten, um den Vergleich mit den SJüsrepr'schen Beschreibungen zu 
erleichtern. Die neuere Terminologie vgl. bei N. HOLMGREN, Zermilenstudien, 1.1009, p. 128. 


= 


Zur Biologie dieser Art schreibt Lura, dass diese Termitenart 
die daselbst häufigen, z2e/rere Meter hohen Æügel baut. Photo- 
graphische Aufnahmen derselben, zum Vergleich mit den Hügel- 
bauten von 7ermes natalensrs, liegen leider nicht vor. Da Acan- 
thotermes Spiniger 1. sp. unterirdische Erdnester hat oder im Holze 
der Wohnungen lebt (siehe oben), sind die Hügelbauten der 
Subspecies Zujae auch ein neuer Beweis, das es um verschtedene 
Rassen sich handelt. Die subsp. X04/7 (siehe unten) schliesst sich 
in der Nestbauart an Zuyae an. 

Am Fusse der Bauten von Acanthotermes spiniger subsp. Luyae 
traf LuJA (nach dessen brieflichen Notizen) wiederholt Kolonien 
einer unterirdisch lebenden grossen Wanderameise, Dorylus ful- 
vus WeEsrw.subsp. dentifrons W As. (Zool. Jahrb. Supplem. VII, 
1904, S. 673-074) welche durch die zahnfôrmigen Stirnleisten der 
grossen Arbeiterform ausgezeichnet ist. Diese Wanderameisen 
waren mit Ausrauben der Termitenbauten beschäftigt und hatten 
noch im Alcohol Termiten zwischen ihren Kiefern. Es sei hier 
bemerkt, dass auch Srôsrepr (Monogr. d. Term. Afr. 1900,S. 163) 
eine Beobachtung von BucHHoOIZ eingehend berichtet, welcher in 
Kamerun am Fusse eines Baues von « Æutermes» Aurivéllir Siüsr. 
neben einer Kolonie von « Æutermes » (Mirotermes) socialis 
SJôsr. eine Menge Arbeiterinnen von 2orylus (RAogmus) fimbria- 
fus SHUCK. aus der geüfineten Nestoberfläche hervordringen sah, 
um die Termiten massenhaft wegzuschleppen. P. H. Kouz fand in 
der Basis eines Baues von Acantfhotermes spiniger subsp. Ko 
sogar eine riesige Kônigin von Zorylus (Rhogmus) termitartus, 
n. sp. die dort mit ihren Arbeiterinnen wohnte. Letztere waren 
ohne Zweifel ebenfalls Zerwitenräuber. 

Diese Beobachtungen sind von Bedeutung für den von mir fest- 
gestellten stammesgeschichtlichen Uebergang gewisser Dorylinen- 
gäste aus den Gattungen /oryloxenus und Pygostenus zur termito- 
bhilen Lebensweise (). 


(*) Siehe unten bei Pygostenus termilophilus. 


— 11O — 


Acanthotermes spiniger subsp. Kohli Was. n. subsp. 


Unterscheidet sich von spiniger Siôsr. u. der subsp. Zuyjae 
Wasm. durch folgende Punkte : - 


Soldaten. — Die Fühler des grossen Soldaten sind 21gliedrig, das 
3. Fühlerglied kürzer als das 2*, kaum länger als das 4%. Die Fühler des 
kleinen Soldaten sind 19-2ogliedrig, im ersteren Falle das 3. Glied viel 
länger als das 4*. Die Kopfform der Soldaten unterscheidet am besten diese 
Rasse von den beiden vorigen. Beïm grossen Soldaten ist der Kopf mehr 
oval, seitlich und namentlich hinten stärker gerundet. Die Breite des 
Kopfes steht in der Mitte zwischen den beiden vorigen, indem er um die 
Hälfte breiter als der Vorderrand des Prothorax ist. Der Kopf des kleïinen 
Soldaten ist länger als bei den beiden vorigen, fast doppelt so lang wie breit 
bis zur Kieferbasis (bei jenen etwa um die Hälfte länger als breit), birn- 
fürmig, auch vorn (gegen die Kieferbasis) stärker verengt. Die Seitenecken 
des Metathorax sind stumpf, wie bei Zzwyae. 


Imago. — Dieselbe gleicht in der geringeren Grôsse des Kopfes und 
dem matteren Glanze desselben mehr sperziger 1. sp., ebenso auch die Form 
des Epistoms. Die Fontanelle ist nur durch einen kaum sichtbaren Punkt 
angedeutet. 

Geflügelte Imagines lagen nicht vor, sondern nur Soldaten, Arbeïiter, 
Kônig und eine junge Kônigin aus einem Neste, mit zahlreichen Gästen. 
Die junge Kônigin ist 30 mm. lang und 6 mm. breit. Ausserdem lagen vor 
aus anderen Nestern je eine Kônigin von 50 mm. L. und 18 mm. Br, 
bezw. 45 mm. L. und 16 mm. Br. (vel. Taf. L, Fig. 3). 


Missionstation Romé bei Stanleyville am oberen Congo, 
P. HErManx Koxr! 

Bezüglich der Biologie dieser Termite teilte mir P. Koxz mit, 
dass dieselbe mehrere Meter hohe und breite Lehmhügel bewohne. 
Sie cultiviert ?7/zgärten ; in diesen waren die in dem Neste gefun- 
denen Gäste, besonders die physogastre Aleocharine (7erwito- 
pædia) am häufigsten. 


Die Gäste umfassen folgende Formen : 

Eine sehr kleine 7erzatenart, von welcher nur wenige Exem- 
plare vorlagen : ein Paar geflügelte Imagines u. Nymphen, zwei 
dünne, langgestreckte Kôniginnen von 25 mm. Länge und 4 mm. 
Breite, und einige Arbeiterlarven. Wahrscheinlich handelt es sich 


— NU = 


um eine Art der. Gattung Azrotermes Wasm. Da keine Soldaten 
vorlagen, verzichte ich einstweilen auf die Beschreibung derselben. 

Ferner mehrere Käferarten aus der Familie der Séaphyliniden : 

Eine neue pAysogastre Aleocharine : Termitopaedia Kohlr n. g. 
n. sp. (Beschreibung S. 114) in grôsserer Anzahl, zwei andere 
Aleocharinenarten in vereinzelten Exemplaren. Ferner PAr/onthus 
thermarum AUBÉ (") (6 Exemplare) und Oxyéelus planus Fauv. (°) 
(4 Exemplare). 

Einekleine Æeferoptere sammt Larve (wahrscheinlich termito- 
phag). Ferner eine Zepisrmide und eine Acarine in grüsserer Anzahl 
(noch unbearbeitet). 

Endlich fand P. Kouz im unteren Teile desselben Termiten- 
baues eine grosse Aünuigin von Dorylus (Rhogimus) mit einigen 
Arbeiterinnen 


Don lue (Rhogmus) termitarius n. sp. (Taf. I, Fig. 4.) 


Arbeiterin. — Nur 2 Exemplare liegen noch vor ©), 5,5 und 4 mm. lang, 
hellrotbraun, der Hinterleib mehr gelblich. Fühler rogliedrig. Die bewim- 
perten Oberkiefer haben auch bei dem 5,5 mm. langen Exemplare nur 
2 deutliche, weit von einander entfernte Zähne. Der Kopf ist rechteckig, 
kaum länger als breit, Hinterkopf schwach ausgeschnitten, nur mit einer 
kurzen Rinne (beï fuscipennis ist diese Rinne viel länger und reicht fast bis 
an die Stirnrinne), stark glänzend, weitläufig punktiert (nach EMERY'S 
Mitteilung viel feiner punktiert als bei fuscipennis); bei der kleineren Arbei- 
terin ist der Kopf nach hinten geradlienig verschmälert und dort gerade 
abgeschnitten, die Occipitalrinne kaum angedeutet. Promesonotalnaht 
fehlt. Meso-Epinotalnaht scharf eingedrückt. Promesonotum mit einer 
deutlichen Längsrinne in der Mitte (bei /uscipennis flach). Epinotum um 


(*) Eine durch fast alle Weltteile (nach GANGLBAUER, Kafer Mitteleuropas, Il, S. 460) 
verbreitete Art, die bisher wohl aus Ostafrika, aber nicht vom südlichen und centralen 
Afrika bekannt war. Die Bestimmung meiner obigen Exemplare stammt von FAUVEL, und 
ich selber konnte auch keine spezifischén Verschiedenheiten dieser termitophilen Congo- 
exemplare von denen meiner Sammlung (SKALIZIZKY | Prag) entdecken, ausser der etwas 
bedeutenderen Grôsse 3.4-3.5 mm.). 

(*) Nach FAUVEL’s Bestimmung, dem ich die Art Zur Ansicht sandte. 

(3) Eine drittes sandte ich Prof. EmMERY, welcher die Art für mit ©. fuscipennis verwandt, 
aber von ihr verschieden erklärte. Die Beschreibung der Arbeiterform von XA. fuscipennis 
gab FOREL in den Notes Leyden Mus. XXXI., r910, pp. 224, Anmerkung. 


— NZ — 


1, kürzer als das Promesonotum, die abschüssige Fläche sehr kurz, nur 
1, von der Länge der Basalfläche erreichend (also bedeutend kürzer als 
bei fuscipennis). Der Thorax ist bedeutend grôber und dichter punktiert als 
der Kopf, daher auch viel matter als dieser. Stielchen breiter als lang, 
nach hinten gerundet erweitert (also nicht querrechteckig wie bei fusci 
pennis nach FOREL). Hinterleib feingenetzt, fein und zerstreut gelblich 
behaart, mit längeren abstehenden Haaren gegen die Hinterleibsspitze 


(bei uscipennis ohne abstehende Behaarung nach FOREL). 


Kônigin. — 47 mm. lang, Kopfbreite 5 mm., grôsste Hinteyleibsbreite 
11 mm. (10 mm. bei dem in Alcohol etwas geschrumpften Exemplar). Fühler 
rrgliedrig, der dicke Schaft deutlich kürzer als die Geissel; zurückgelegt 
überragen die Fühler kaum die Kopfmitte. Kopf fast doppelt so breit wie 
lang, von oben gesehen fast von der Gestalt zweier in der Mitte verwach- 
sener Halbkugeln. Hinterrand seicht ausgeschnitten, mit einer scharf einge- 
schnittenen Hinterkopfrinne, die bis zu den drei punktformig vertieften 
Ocellen reicht. Die Hinterecken des Kopfes sind stark gerundet, die Seiten 
fast gerade und parallel. Der Vorderkopf besitzt eine unterhalb der Ocellen 
beginnende, breite und tiefe Mittelfurche, die aber nicht scharf eingeschnit- 
ten ist. Augen fehlen voliständig. Oberkiefer zahnlos, nach vorn sichel- 
formig verengt. Stirnleisten nur sehr kurz, nicht zahnformug, sondern 
stumpf gerundet. 

Thorax ohne Spur von Flügelansatzstellen, lang rechteckig, nur halb so 
breit wie der Kopf. Pro-, Meso- und Metanotalnaht deutlich, nur die erstere 
in der Mitte vertieft, die beiden anderen nur mit einem eingedrückten 
Punkte in der Mitte. Epinotum fast so lang wie das Pronotum, hinten 
gerundet und in der Mitte der Basis eingedrückt, die abschüssige Fläche sehr 
kurz. Stielchen sehr breit, von der Breite des Kopfes und doppelt so breit 
wie der Thorax, die Seiten fast geradlienig nach hinten erweitert, die 
Hinterecken in Gestalt eines stumpfen breiten Zahnes vortretend ; Vorder- 
rand ausgeschnitten und in der Mitte längseingedrückt, Hinterrand fast 
geradlienig zwischen den vortretenden Hinterecken, in der Mitte schwach 
eingedrückt. 

Hinterleib sehr lang, die 3 Dorsalsegmente an Länge allmählich etwas 
zunehmend. Pygidium hinten sehr flach gerundet. Hypopygium eine oben 
gespaltene, nach hinten verengte Platte bildend, deren dorsalwärts umge- 
bogene Flügel bei Oberansicht des Tieres zwei kurze Haken bilden, deren 
convexe Seite nach innen, die concave nach aussen gekehrt ist, und welche 
nur ‘/, von der Länge des letzten Dorsalsegmentes messen. È 

Die 9 Stigmenpaare an den Kôrperseiten sind gross, von den 3 Thoraxstig- 
men jene des Epinotums am grôssten, dasjenige des Stielchens ventralwärts 
liegend, die 5 Abdominalstigmen lateralventralwärts. 

An den Beïinen sind die Spitzen sämtlicher Tarsen abgerissen, nur noch 


3 Glieder erhalten. (Die Verstümmelung der Tarsen ist bei den Porylinen- 
Weibchen allgemein und auf den Transport derselben durch die relativ sehr 
kleinen Arbeiterinnen zurückzuführen. Immerhin scheint die vorliegende 
Kônigin relativ jung zu sein, da die Ventralseite des Abdomens keine durch 
die Reibung auf der Unterlage verursachten Längsschrammen zeigt.) Der 
Sporn der Vorderschienen ist innen ausgerandet, jener der ae und 
Hinterschienen gerade, neben dem letzteren stehen noch zwei kleinere 
Dornen. 

Färbung glänzend rotbraun, der Hinterleib mehr gelblich braun. 
Skulptur : Kopf und Thorax sehr fein und mittelmässig dicht punktiert, 
Stielchen und erstes Dorsalsegment des Hinterleibes ebenfalls fein punktiert, 
die übrigen Dorsalsegmente sehr fein genetzt. De Kopf ist namentlich an 
den Seiten matter glänzend. 


Die Kônigin von Æ%. lermitarius unterscheidet sich von der 
durch BrAUNS (*) beschriebenen von Æ#. fmbriatus SHuck. durch 
die Form des Kopfes, welcher breiter, stärker gewôlbt und seitlich 
in der Mitte nicht flach eingeschnürt ist, durch die stärker gerun- 
deten Hinterecken desselben und die viel kürzeren Flügel des 
Hvpopygiums, welche bei ##0r1atus fast von der Länge des letzten 
Dorsalsegmentes sind. Von der durch Srrrz () beschriebenen 
(Dichthadia) durch die Stellung der Ocellargruben verschieden, 
welche ein Dreieck (mit der Spitze nach vorn) bilden und nicht 
in einer Linie liegen; ferner durch die kürzern und stärker diver- 
gierenden Flügel des Hypopygiums bei dorsaler Ansicht. {Die 
von SriTZ beschriebene Kôünigin ist übrigens nicht zur Untergat- 
tung ichthadia gehôrig, da sie 11gliedrige Fühler, nicht 12glie- 
drige besitzt.) 

Ich lasse nun die Beschreibung der neuen fAysogastren Aleo- 
chartine folgen. 

Da mir nicht weniger als vier neue physogastre Aleocharinen- 
formen aus afrikanischen Termitennestern vorliegen, auf die 
ich in einer späteren Arbeit zurückkommen werde, beschränke 
ich mich hier auf die notwendigsten Diagnosen. 


(:) Zeitschrift für Hymenopterologie und Dipterologie, 1903, Heft 5, S. 294 ff. 
(©) Zoolog. Anseiger., XXXV. N°8, 21. Dez. 1900, S. 231 ff. 


Termitopaedia (‘) n. gen. Aleocharinorum (Taf. IT, Fig: 8): 


Corporis forma generi Facobsonella SILV. similis, sed multo minor, thorace 
multo angustiore, convexo, elytris thorace haud brevioribus. Abdomen 
permagnum et valde inflatum, sed apice acuminatum, pyriforme vel fusi- 
forme (ut in genere Z'ermitopulex FAUV.), convexum, marginatum, scutis 
dorsalibus marginem lateralem attingentibus (multo latioribus quam im 
Facobsonella). Antennae 11-articulatae, rectae (haud geniculatae ut in genere 
Termitopulex). 


Unter den zahlreichen physogastren termitophilen Aleocha- 
rinengattungen meiner Sammlung gleicht diese neue Gattung zwar 
in der lang und dick spindelfôrmigen Form des Hinterleibes einiger- 
massen 7'erzmitopulex FAUv., unterscheidet sich von 1hm aber durch 
den nicht ganz chitinôsen, sondern membranûs quergebänderten 
Hinterleib, die mcht geknieten, viel kürzeren Fühler und die 
viel kürzere, spärlichere Beborstung des Kôrpers sowie durch den 
deutlich abgesetzten Kopf. Sie steht vielmehr näher der neuerdings 
aus Java beschriebenen Gattung /acobsonella Six v., gleichtihr in der 
Form des Vorderkôrpers, in der Fühlerbildung (‘), in dem hori- 
zontal (wie bei Zermrfobia Wasm.) ausgestreckten, nicht aufge- 
bogenen Hinterleib. Sie unterscheidet sich von ihr im Habitus 
jedoch durch die viel breiteren Chitinschilder des Hinterleibs, 
welche auch bei den dicksten physogastren Exemplaren den 
aufsebogenen Seitenrand direkt erreichen, nicht durch eine weisse 
Membran mit ihm verbunden sind; letztere bildet dagegen weisse 
Querbänder zwischen den Dorsalsegmenten. Auch ist der Hinter- 
leib viel länger und zugespitzt. Die Vordertarsen sind 4gliedrig, 
die Mittel- und Hintertarsen 5gliedrig, mit verlängertem ersten 
Gliede. Flügel sind vorhanden, aber rudimentär. (Vgl. Taf. INT, 
a Ce) 

Die Mundteile weichen von /acobsonella ab, namentlich die 
Ober- und Unterlippe. Die Oberlippe ist vorn einfach gerundet, 


(5) Latdtov. 

(:) Die madagassische Gattung Zermitochara WAsM. hat ähnliche Form des Vorder- 
kôrpers und der Fühler, aber nur 4gliedrige Tarsen aller Füsse und einen viel kleineren 
Hinterleib, der zudem aufgebogen ist, nicht horizontal. 


— IIS — 


nicht dreilappig wie bei /acobsonellu. Die Zunge ist schmal 
kegelfôrmig, ungespalten, nicht zweilappig wie bei /acobsonella. 
Die Unterkieferladen sind kurz und schmal, unter sich gleich lang. 
Die 4gliedrigen Kiefertaster (‘) haben ein viel stärker verdicktes 
vorletztes Glied. Die Lippentaster sind nur unvollständig 3gliedrig, 
indem das kurze 2. Glied vom 1. nicht vollständig getrennt ist. 
Die Oberkiefer sind kurz, eimfach. 


Termitopaedia Kohli n. sp. (Taf. III, Fig. 8, &, 6, c). 


Long. corporis totius 2,5-2,8 mm., Corporis anterloris 0,5-0,6 min., abdo- 
minis, 2-2,2 mm., latitudo abdominis o,8-1,2 mm. 

Brunneotestacea, nitidissima, fere glabra, parce setosa, abdomine trans- 
versim albolineato. Caput subquadratum, convexum, oculi parvi, ori approxi- 
mati. Antennae capite thoraceque multo longiores, apicem versus incrassatæ, 
ait. 1° paulo tantum longiore et latiore 2°, 2°-30 Jatitudine triplo, 4°-5u" 
latitudine duplo longioribus, 6°-0'® sensim brevioribus et crassioribus, 
10° quadrato, 11° oblongo-ovato. Prothorax capite paullo latior, quadratus 
et convexus, angulis omnibus rotundatis. Elytra thoracis longitudine, sed 
duplo latiora. Abdomen pyriforme vel fusiforme, valde dilatatum, late 
marginatum, apice acuminato et subtiliter piloso. Pedes graciles. 


Der Vorderkôrper trägt spärliche, ziemlich kurze, abstehende 
Borsten. Vorderrand, Seitenrand und Spitze des Hinterleibes sowie 
die Hinterränder der Dorsalsegmente desselben sind ebenfalls mit 
ziemlich kurzen Borsten besetzt, die nur an der Hinterleibsspitze 
etwas dichter stehen. 

Ich benenne diesen hübschen Gast zu Ehren des Entdeckers, der 
ihn in Anzahl in den Pilzgärten von Acanthotermes spiniger Kohli 
fand (siehe oben). Alle Individuen zeigen eine mehr oder minder 
hochgradige Physogastrie. 


Microcerotermes edentatus n. sp. 
Mit 97. subtilis W AsM. aus Madagaskar und fuscotibialis Syüsr. 


aus Kamerun verwandt, aber durch den noch längeren Kopf, die 


(:) Auch bei Yacobsonella sind sie 4gliedrig nach der gewôhnlichen Zählung, bei der 
das kleine Basalglied als 1. Glied gerechnet wird. 


— T6 — 


ungezähnten Kiefer und (von swb4ls) durch den ganzrandigen 
Vorderlappen des Pronotums verschieden. 


Soldat :6,5 mm., Kopf nuit Kiefern 3,3 mm. Kopf elfenbeingelb, flach cylin- 
drisch mit schwach gerundeten Hinter- und Vorderecken, mehr als doppelt so 
lang wie breit. Die Stirn ohne Fontanellpunkt, vorn allmählich abfallend. 
Oberlippe zungenformig, so lang wie breit (bei sub/ilis doppelt so breit wie 
lang). Oberkiefer von halber Kopflänge, schwarzbraun mit rotgelber Basis, 
fast gerade, erst an der Spitze nach innen gebogen, scheimbar wrgezähnt, erst 
bei starker Vergrôsserung mit feinen Kerben. Vorsprünge an den Kopfseiten. 
vor der Kieferbasis fehlen. Fühler 13gliedrig, kürzer als der Kopf, gegen 
die Spitze allmählich verdickt, das 3. Glied viel kleiner als die benachbarten. 
Prothorax schmal, schmaler als die halbe Kopfbreite, ohne Längsèindruck, 
der Vorderlappen ganzrandig (bei subtilis mit tiefem Längseindruck, der 
Vorderlappen tief ausgeschnitten). 


Arbeiter : 4,5-5mm., Kopf gelblich, in der Mitte der Stirn flach eingedrückt, 
mit T-formiger weisser Zeichnung. Epistom (Clypeobasale) breit, schwach 
gewôolbt. mit emgedrückter Längslinie. Fühler 13-14gliedrig, kaum von der 
Länge des Kopfes, gedrungen, nur die letzten Glieder länger als breit. 


Biologie. — Eine beträchtliche Anzahl Soldaten und Arbeiter 
aus verschiedenen Nestern, Sankuru, LuJA! 1904, etc. Abbildung 
eines der Nester siehe Taf. Il, Fig. 5: Ein ähnliches Nest {ein 
Erdkartonnest) war auf der Spitze eines Baumes. Eine Kolonie 
glänzend schwarzer Ameisen, Carmponotus Meinerti For. var.(nach 
EmErY s Bestimmung) hatten den äusseren Teil dieses Nestes 
besetzt. Unter den Termiten dieses Nestes fand LuJa als Gäste 
eine Anzahl langoestrekter weisser Aäferlarven (von der Form 
eines /#wlus) von 10-13 mm. Länge, die mir unbekannt sind. 
Ferner eine Zeprismide in grosser Zahl, von der jedoch nur ein 
verletztes Exemplar gefangen wurde. Ein anderes Nest derselben 
Termite befand sich in einer Astgabel näher dem Boden. Von 
diesem ist die Photographie Taf. IT Fig. 5 genommen. 


Microcerotermes parvus Havir. 


Diese weitverbreitete und häufige afrikanische Termitenart liegt 
mir auch aus Sankuru (unterer Congo) von E. LuJA aus mehreren 


REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, Vor. I (1911). 


FiG. 


£. WASMHANN. — TERMITEN UND TERMITENGASTE VOM KONGO. 


JOUE 


REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, Vor. I (19rr). PCAIVE 


F1G. 6. 


Æ£. WASMANN. — TERMITEN UND TERMITENGASTE VOM KONGO. — II. 


REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAZNE, VoL. I (ront). Pr. V 


ue 


Fig. 8e. Fi. 86. FIG. 84. 


FIG. 9. F1G. 10. FiG. 11 


£. WASIANN. — TERMITEN UND TERMITENGASTE VOM KONGO. — IL. 


" 


Nr 


Het. 
RER 


ne NE ETC ONT CENTRO 


LE 


— I17 — 


Nestern vor. Ferner (in allen Ständen) aus Bothaville (Oranje- 
freist.) und Port Elizabeth (Capkolonie) von Dr. BRAUNS, von 
G. D. HaviLaANDp aus Natal, etc. 

Die Vester dieser Termite sind meist kegelfôrmig bis birn- 
f‘rmig und befinden sich in der Erde, die Basis des Kegels nach 
oben. Die Verhältnisszahl der Soldaten zu jener der Arbeiter 
beträgt oft kaum 1 : 100. Ein birnfôrmiges « nid en terre » von 
LuJA ist abgebildet auf Tafel IT, Fig. 6. Zum Vergleiche füge ich 
die Photographie eines kegelfürmigen Nestes derselben Art von 
- Dr. Brauxs bei auf Taf. ITT, Fig. 7. Die Färbung der Nester ist 
schwarz, und sie haben eine schuppige Struktur der Oberfläche. 
Man kann sie als « Erdkartonnester » bezeichnen. 

LuJa fand auch Nester dieser Termite in anderen Termiten- 
nestern, wo Microcerotermes parvus als Diebstermite wohnt. Ein 
solches Nest traf LuUJA in einem alten pilzfôrmigen Neste von 
Cubitermes fungifaber Sjüsr. (VTIT 1904), ein anderes im äusseren 
Teile eines Nesthügels von 7Zermes natalensis Haviz. Die von 
LuJa dem letzteren Funde beigegebenen Pilzgärten gehüren jedoch 
sicher 7°, zatalensis an, nicht der Iiebstermite. 

(Schluss folgt.) 


LE RHINOCÉROS BLANC 


PAR LE 


D' H. SCHOUTEDEN 


(Musée du Congo belge, Tervueren.) 


Dans l’état actuel de nos connaissances, il existe en Afrique 
deux espèces de Rhinocéros : le Rhinocéros ordinaire ou Rhino- 
céros noir, ÆAinoceros { Diceros) brcornts, et le Rhinocéros blane, 
Rhinocéros camus ou Rhinocéros de BurCHELL, ÆÀAanoceros 
{Ceratotherium) sinus. Ces deux espèces sont profondément 
distinctes entre elles, et d’après certains auteurs elles doivent 
même être séparées génériquement l’une de l’autre et aussi des 
ÆRhinocéros proprement dits (de l'Asie). 

Le Rhinocéros noir est répandu dans une grande partie de 
l'Afrique éthiopienne. Jadis on le trouvait abondamment jusqu'au 
Cap, mais il a été graduellement exterminé dans le sud de l'Afri- 
que, et actuellement on n’en connaît plus guère au Transvaal que 
quelques exemplaires. Au nord, il s'étend jusqu'au pays des Somalis, 
à l'Abyssinie, au Soudan; dans l'Afrique centrale, on ne le trouve 
que dans certaines régions dont l'humidité est modérée. 

Le Rhinocéros blanc, par contre, est bien plus rare, et sa distri- 
bution géographique est fort limitée. Longtemps on a cru que cette 
espèce si intéressante n'existait que dans le sud de l'Afrique, 
au-dessous du Zambèze. Abondant au début du siècle dernier, il a 
malheureusement été l’objet d’une chasse si intense de la part et 


des chasseurs blancs et des indigènes, qu'à l'heure actuelle il a 
pour ainsi dire disparu de cette région. Protégé, tardivement, par 
la loi, il en subsiste quelques exemplaires de-ci de-là, notamment 
dans le Zululand, où M. SAUNDERS put, en 1903, en voir deux spé- 
cimens tués par des indigènes, dans le village desquels ils s'étaient 
aventurés ; les photographies qu'il a prises de l’un de ces Rhino- 
céros sont, avec celle faite en 1870 par M. HÉRITTE et publiée 
en 1908 par LYDEKKER, les seules connues du Æ/z70cer0s stmus 
typique, jadis si commun. Dans les Musées européens, le Æ#110- 
ceros stmus de l'Afrique australe est extrêmement rare, et l’on ne 
peut guère citer que les Musées de Leyden, de Londres et de Tring 
qui en possèdent des spécimens complets. En ces dernières années, 
les Musées sud-africains se sont enrichis de quelques exemplaires 
de ce bel animal, le plus grand des Mammifères terrestres existants 
de nos jours, après l'Éléphant d'Afrique et l’Éléphant d'Asie. 

Certains indices déjà, dans les récits de voyageurs, avaient laissé 
entrevoir la possibilité de l'existence du Rhinocéros blanc dans la 
région du Nil blanc. Mais ce n’est qu'en 1900 que le premier crâne 
dont l’origine fût bien précise fut rapporté en Europe (d’où il passa 
en Amérique) par le major GIBBONS : ce crâne appartenait à un 
Rhinocéros tué aux environs de Lado. En 1902, le capitaine 
HAwWKER rapporta en Angleterre une corne de Rhinocéros blanc 
qu'il avait reçue d'officiers belges commandant l'Enclave de Lado; 
d'après ce que rapporte SCLATER (1903), « les Belges ne le distin- 
guaient pas de l'ordinaire Æ#rnoceros bicornis et semblaient croire 
que tous les Rhinocéros de ce district appartenaient à une même 
espèce ». De fait, il est extraordinaire vraiment que l'existence 
d'une espèce aussi nettement distincte du Rhinocéros ordinaire ait 
pu passer inaperçue aussi longtemps dans cette région, somme toute 
relativement assez fréquentée. En cette même année 1903, 
M. SCHERREN signala que l'espèce était commune dans la région 
nord du Congo (il entend par là évidemment le territoire de Lado) 
et les parties voisines du Soudan, et que divers sportsmen anglais 
possédaient des cornes provenant de cette région. 

En 1908 enfin, le sportsman anglais bien connu par ses chasses 
si fructueuses en Afrique, major POwEeLL COTTON, fit parvenir au 
British Museum le crâne d'un Rhinocéros blanc tué par lui dans 


—, 120 — 


l'Enclave de Lado également. Se basant sur l'étude de ce crâne, 
M. LYDEKKER, le savant conservateur au Musée de Londres, établit 
pour le Rhinocéros blanc de Lado une sous-espèce spéciale, sous 
le nom de Coftonr. 

Depuis, divers sportsmen ont rapporté en Europe des spécimens 
du AArnoceros simus Cottont, provenant de la région de Lado prin- 
cipalement, où cette race est assez abondamment représentée. Mal- 
heureusement, encore une fois, les chasses fréquentes — ou, pour 
le dire avec BERGER, les massacres (Wildschlachtereien!) — qui 
ont eu lieu dans cette région en ces dernières années ont déjà fait 
disparaître quantité d'exemplaires, et le temps n’est peut-être plus 
éloigné où le ÆÆrnoceros simus Cottoni y sera devenu aussi rare 
que le XArnoceros simus typique dans l'Afrique australe. 

Le Rhinocéros blanc se retrouve toutefois en d’autres régions 
encore au nord du Zambèze. Le British Museum possède, en effet, 
deux cornes de cette espèce provenant des environs du lac Tchad, 
d'où elles furent rapportées au début du siècle passé. Et tout 
récemment (1910) BERGER mentionne qu'on viendrait de tuer un 
exemplaire du Rhinocéros blanc dans le nord du pays des Somalis. 
Enfin, ainsi qu'on le verra plus loin, je puis indiquer, à mon tour, 
que le ÆArinoceros simus existe également dans l'Uellé, c’est- 
à-dire dans le nord du Congo belge. 

La distribution géographique connue actuellement du Rhino- 
céros blanc est donc en résumé celle-ci : d’une part, au sud du 
Zambèze, le AAznoceros simus; de l'autre, dans la région du Nil 
blanc et jusqu'au lac Tchad, ainsi que dans l'Uellé, le ÆAenoceros 
stmus Cottont. Entre ces deux aires de distribution 1l y a un 
hiatus profond, le Rhinocéros blanc n'étant pas signalé de toute la 
région au nord du Zambèze et de la zone des Grands Lacs. Fait-1l 
réellement défaut dans ces régions ou, plus simplement, a-t-1il passé 
inaperçu, comme ce fut le cas si longtemps à Lado? C'est ce qu'il 
serait des plus intéressant de connaître, et ] espère être à même, 
dans un avenir prochain, de répondre à cette question. 

Les caractères séparant les ÀAinoceros bicornis et sinus sont des 
plus tranchés et fort faciles à saisir. J'indique ci-dessous les princi- 
paux d'entre eux, dans l'espoir de voir ces notes contribuer à 
éclaircir le problème de la distribution géographique du Rhino- 


—, IQ — 


céros blanc. Tous ceux qui dans notre colonie du Congo belge 
pourraient observer des Rhinocéros m'obligeraient beaucoup en 
me faisant part de leurs observations et en faisant parvenirau Musée 
du Congo tout au moins une corne témoin provenant de l'endroit 
où l'observation a été faite. 


Le Rhinocéros blanc ne se distingue nullement du Rhinocéros 
noir par la couleur, comme son nom semblerait l'indiquer : la teinte 
des deux espèces est à peu près identique, et l'on ne sait pour quelle 
raison les anciens Boers ont baptisé le /iceros simus du nom de 
Wit Rhenoster, « White Rhinoceros », Rhinocéros blanc. 

Les caractères différentiels des deux espèces qui sont le plus aisé 
à observer sont les suivants : 


A. Caractères morphologiques (comparez la fig. 1, dessin repré- 


F1G. 1. — Tête du Rhinocéros noir. 


sentant la tête du Rhinocéros noir (imité de ScLaTER), à la 
planche V1, photographie de la tête du Rhinocéros blanc) : 


1. Le museau est tronqué, coupé carrément chez le Rhinocéros 
blanc, et la lèvre supérieure n'est nullement saillante au milieu. 
Chez le Rhinocéros noir, le museau est plus rétréci en avant et la 
lèvre supérieure offre au milieu une saillie nette, préhensile. 

2. La narinè du Rhinocéros blanc est en forme de fente allon- 


gée, parallèle à la bouche. Chez le Rhinocéros noir, elle est 
arrondie. 

3. L'œil du Rhinocéros blanc est situé nettement en arrière de 
l'axe de la deuxième corne. Chez le Rhinocéros noir, il est situé 
plus près de celui-ci. 

4. L'oreille du Rhinocéros blanc est plus allongée, à sommet 
pointu, et ses bords se soudent sur une certaine longueur à la base, 
formant cylindre. L'oreille du Rhinocéros noir est arrondie à son 
sommet et non fermée en cylindre à la base. 

5. La corne antérieure du Rhinocéros blanc est aplatie à sa face 
antérieure, de telle sorte que sa coupe est triangulaire, ce que l’on 
perçoit aisément au toucher. La corne du KRhinocéros noir est 
arrondie en avant, et sa section est elliptique. 

6. Le crâne du Rhinocéros blanc est plus allongé, et les os 
nasaux sont coupés largement et tronqués en avant. Chez le Rhi- 
nocéros noir ces os sont rétrécis et arrondis en avant. 

7. Les molaires supérieures du Rhinocéros blanc ont le dessin 
des surfaces masticatrices plus compliqué, et cette surface est unie. 
Chez le Rhinocéros noir, cette surface offre des rides. Ce caractère 
représente une adaptation à la nourriture différente des deux 
espèces (voir 5). 


B. Caractères biologiques : 


8. Le Rhinocéros blanc ne se nourrit que d'herbes et de 
feuilles; 1l broute, et la forme de son museau est bien adaptée à ce 
genre de nourriture. Le Rhinocéros noir se nourrit de plantes 
diverses, d’arbustes, broyant les rameaux. 

9. Le Rhinocéros blanc dépose-t-il ses excréments, 1l les laisse 
intacts et il revient ultérieurement au même endroit pour accom- 
plir les même fonctions jusqu'à ce que l’amoncellement d’excré- 
ments soit considérable. Le Rhinocéros noir, au contraire, 
piétine et retourne de sa corne ses excréments, et jamais il ne 
revient au même endroit. 

10. Les jeunes du Rhinocéros blanc précèdent leur mère dans 
la marche, tandis que ceux du Rhinocéros noir la suivent. 

11. La trace du pas du Rhinocéros blanc est plus grande que 
celle du Rhinocéros noir. 


2 


[e>) 


12. Le Rhinocéros blanc est plus pacifique que le Rhinocéros 
noir ; tire-t-on sur lui, il fait face au chasseur et attend tranquille- 
ment, en position de défense, l'attaque ; le Rhinocéros noir, au 
contraire, balance la tête de droite à gauche, cherchant l'ennemi. 
(D'après BERGER.) 


Comme on le voit, les caractères, tant biologiques que morpho- 
logiques, séparant les deux Rhinocéros africains sont des plus nets 
et des plus tranchés, et permettent une identification facile de ces 
espèces. 


La race septentrionale du Rhinocéros blanc a reçu le nom de 
Rhinoceros stmus Coftont, ainsi que je l'ai dit plus haut. Cette race 
se distingue du ÆArnoceros sinus typique de l'Afrique australe, 
selon LYDEKKER, par une largeur plus grande des os nasaux. 
TROUESSART mentionne de plus, comme caractère différentiel, que 
le RArnoceros sinus Cottoni offre sur la peau des sortes de saillies 
arrondies, que n'offrent mi le Rhinocéros noir ni le Rhinocéros 
blanc typique. Mais c'est là une erreur due sans doute à une fausse 
interprétation des photographies reproduites par cet auteur, car 
BERGER, qui a chassé le Drceros sinus Cottoni et en a rapporté des 
exemplaires, dit expressément que la peau est presque unie (« fast 
glatt »). Et de même. mon ami le D)' R. Dans, qui accompagna 
M. Sozvay dans ses expéditions de chasse dans la région de Lado, 
me confirme que la peau du Æ#rnoceros Coftont ne porte pas de 
tubercules arrondis et est simplement craquelée. C’est aussi ce que 
montrent les exemplaires que possède le Musée de Tervueren. 


Le Musée de Tervueren est relativement riche en Rhinocéros 
blancs. En 1908, le major Powerz COTTON, auquel la race Cotton 
est dédiée, a bien voulu lui offrir la dépouille et le squelette com- 
plet d'un exemplaire femelle tué par lui (longueur de la corne 
69,3 cm.). En 1909, notre compatriote M. Sorvay lui offrit la 
tête d’un mâle énorme tué par lui dans l'Enclave de Lado (corne : 
98 cm.). Et l'an passé, 1l fit don au Musée de la dépouille com- 
plète d’un bel exemplaire mâle (corne : 69,5 em.). C'est la tête de 
ce dernier spécimen, naturalisé par les soins de la maison RowLAND 


War», de Londres, que représente la planche VI, exécutée 
d'après une photographie que je dois à mon excellent ami le D" J. 
DESNEUX.. 

Dans les collections du Musée, j'ai en outre trouvé deux cornes 

antérieures de Rhinocéros qui appartiennent sans aucun doute pos- 
sible au Rhinocéros blanc. Ces cornes proviennent du Congo belge, 
mais elles sont malheureusement dépourvues d'indications très pré- 
cises de localités d’origine. L'une d'elles (67,5 cm.) faisait partie de 
la collection d'objets ethnographiques de M. FRAIPONT, acquise 
récemment par le Musée de Tervueren : elle provient de la région 
est du district de l'Uellé, donc de la région voisine de l'Enclave 
de Lado. L'autre (62 cm.) fut offerte au Musée par M. DE LA 
KÉTHULLE, qui l'avait rapportée des environs de Rafaï, à la fron- 
tière nord de la région ouest du même district, près du Tchad par 
conséquent. Ces deux cornes sufhisent à démontrer que le Khino- 
céros blanc existe dans le nord de notre Colonie, et les deux régions 
d'où il était déjà connu (Lado et Tchad) se trouvent donc reliées 
également par notre province de l'Uellé. 
_ Chose curieuse, en fait de Rhinocéros noirs le Musée est extrè- 
mement pauvre. Non seulement il ne possède pas d'exemplaire 
complet de cette espèce pourtant commune (et peut-être à cause 
de cela!), mais il n'en a même pas de crânes ni de cornes isolées 
provenant du Congo! M. BricHART a bien voulu lui offrir une tête 
de AÆrnoceros bicornis remarquable par le grand développement 
de la deuxième corne, plus longue que la première, mais cet exem- 
plaire a été tué dans l'Afrique orientale anglaise, en dehors de 
notre Colonie donc. Cette tête se rapporte vraisemblablement au 
Rhinoceros bicornis Holmwoodi. I] serait fort intéressant de rece- 
voir des éléments d'étude se rapportant au Rhinocéros noir du 
Congo, dont l'étude est encore à faire. 


_ La photographie reproduite sur la planche VI montre fort nette- 
ment les caractères tirés de la forme de la bouche, de la narine, de 
l'œil, de l'oreille. Elle montre aussi fort bien l'aspect de la peau, 
crevassée mais non couverte de tubercules arrondis, et le pli épais 
de la peau au haut de la patte. L'extrémité de la corne antérieure 
a malheureusement été coupée par le bord de la plaque. 


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ZNEIVNEUE AFRIKANISCHE ARTEN 


DER 


LIBELLULINEN-GATTUNG ORTHETRUM 


VON 


D' FE. RIS in Rheinau, Schweiz. 


Des Verfassers Monographie der Libellulinen liegt nunmehr 
zur Hälfte gedruckt vor als Fasc. IX-XII der «Collections SELYs »; 
pp. 176-244 ist die grosse und teilweise schwierige Gattung 
Orthetrum behandelt. Es ist dort schon darauf hingewiesen, dass 
die Darstellung, insbesondere der afrikanischen Arten, nicht als 
eine abgeschlossene gelten kann. Einem Nachtrag der Monogra- 
phie, der unzweifelhaft nôtig wird und für welchen schon einiges 
Material vorliegt, wird hier ein kleines Stück vorweggenommen, 
weil ich nicht wünsche die zwei Beschreibungen bis zu dem wahr- 
scheinlich noch fernen Zeitpunkte des Druckes eines solchen 
Nachtrags hinauszuschieben. lie erste der hier neu beschriebenen 
Arten habe ich sicher vorher noch nie gesehen, von der zweiten 
sind môüglicherweise einzelne Exemplare verkannt und unter andern 
Formen registriert worden. Ich hoffe durch die beiden folgenden 
Beschreibungen einen nützlichen Beitrag zu der immer noch 
unvollständigen Aufklärung einer schwierigen Gruppe zu geben 
und eventuellen weitern Aufklärungen für den erwähnten Nachtrag 
vorzuarbeiten. 


— 126 — 
1. Orthetrum Kristenseni nov. spec. 


3 S, 2 © Kunhe, Abissinia, leg. KRISTENSEN 1910, coll. Ris. 


ct juv. Lippen, Gesicht und Stirn gelblichbraun; sehr schmale schwarze 
Stirnbasislinie, die nur ganz wenig am Auge nach abwärts reicht. Scneitel- 
blase braun. Thorax goldbraun; gerader, vollständiger, etwa 1 mm. breiter, 
weéisslichgelber Antehumeralstreif ungefähr in der Mitte zwischen der 
Median- und der Schulternat, an seinem lateralen Rande von einer Ziemlich 
scharf begrenzten tiefschwarzen Linie begleitet. Seitlich ein unvollstandiger, 
weisslicher, etwa gleichbreiter Streif, der vom dorsalen und ventralen Rande 
je etwa 2 mm. entfernt bleibt und hinten von einem tiefschwarzen schmalen 
Streifchen begleitet ist, in welchem das Stigma liegt; der ventrale Rand des 
Metepimeron vorne schmal, hinten etwas breiter weisslichgelb, nicht scharf 
begrenzt. Ventralseite hellbraun. Beine hellbraun, Tarsen und Dornen 
schwarz. 

Abdomen an der Basis mässig seitlich und dorsovental erweitert, am 
3. Segment ziemlich stark eingeschnürt, dann ziemlich schmal, schwach 
spindelformig. Licht rôtlichbraun mit schmal schwarzen Kanten; Dorsal- 
kante von Segment 8-0 etwas breiter schwarz; sonst ohne dunkle Zeichnun- 
gen weder der Dorsal- noch der Ventralseite. Appendices superiores so lang 
wie Segment 0, ihre scharfen Spitzen etwas divergent; der fast gerade 
Ventralrand mit 10-12 feinen Zähnchen, ohne deutliche Unterecke; Appendix 
inferior |, der Länge der superiores. Genitalorgane am 2. Segment klein, 
alle 3 Teile fast gleichhoch; Lamina anterior niederliegend, in hôchstens 
30° geneiet, flachgewôlbt, nut kurzen Dornbôrstchen dicht besetzt, am 
breiten Ende eine kurze ziemlich tiefe Rinne; Innenast des Hamulus in die 
Längsaxe gestellt, ein fast dreieckiges, mit der äussersten Spitze lateralwärts 
gedrehtes Häkchen; Aussenast viel miedriger, fast in die Queraxe gestellt, 
gerade abgeschnitten, das laterale Ende stumpf gerundet, das mediale an 
dem mässig tiefen Einschnitt gegen den Ia etwas spitz vorspringend. Lobus 
fast kreisrund. 

œ ad. Färbung an Kopf und Thorax etwas nach oliv verdüstert, die 
weisslichen und schwarzen Zeichnungen des Thorax erhalten, insbesondere 
der seitliche Streif am Stigma scharf und leuchtend weiss. Femora und Tibien 
dunkler braun. Dorsum des Abdomen von Segment 3-8 dünn blaubereift; 
Segment 4-7 mit einem schwärzlichen Punkt jederseits nahe dem Ende 
(noch mehr adulte Exemplare werden wahrscheimlich in weiterm Umfang 
und dichter bereift sein). 

Flügel hyalin; Nodus distal von einem goldgelben Fleckchen gesäumt. 
Basis mit kleinen goldgelben Fleckchen, im Vorderflügel in se bis halbwegs 
Ang 1 und Spur in eu, im Hinterflügel in ce und se bis halbwegs Ang 1, Spur 
in m, etwas weiter in cu. Membranula braunschwarz. Pterostigma goldgelb 


mit dünnen schwarzen Randadern. Costa breit hellgelb bis zum Pterostigma, 
Queradern in sc weisslichgelb. Arculus im Vorderflügel genau an der 2. Anq 
oder eine Spur proximal, im Hinterflügel ein wenig distal. Anq beträchtlich 
variabel : 12.10, 12.12, 14.13. Zwei Zellreihen Rs-Rspl. Alle Exemplare mit 
kurzen Strecken von 4 Zellreihen im Discoidalfeld der Vorderfiügel, zwei 
Exemplare mit asymmetrisch 4 Zellen am t. Cu im Hinterflügel an der 
analen Ecke von t. ht im Vorderflügel durchquert, bei einem Exemplar 
asymmetrisch fre. 

Q. Färbung wie das of juv.; bei dem einen Exemplar ist der weisse Streif 
am Stigma etwas breiter und reicht dorsal-und ventralwärts weiter. Abdomen 
ziemlich robust, die Basis wenig erweitert, dann fast cylindrisch. Ränder 
des 8. Segments mässig erweitert, Ziemlich breit schwarz gesäumt. Valvula 
vulvae sehr klein, in engem Bogen fast zum Grunde ausgerandet. Flügel mit 
etwas grôssern gelben Zeichnungen als beim cf : das goldgelbe Fleckchen 
am Nodus überschreitet diesen proximalwärts; schmale coldgelbe Sume 
der Queradern in c zwischen Nodus und Pterostigma; goldgelbe Basisfleck- 
chen beider Flügel in se bis Anq 1, in cu bis halbwegs Cuq. Hell rôtlichbraun 
sind : R bis zum Pterostigma, der Arculus, Cu bis zum t, M° "resp. M'+° 
bis zum Nodus. Anq 11.11, 13.13. Aderung sonst wie &, beide Exemplare 
ebenfalls mit vierreihigen Strecken im Discoidalfeld der Vorderflügel; das 
eine mit symmetrisch freien ht im Vorderflügel. 


CGtAbd-22, Ad 54 Pt = OAbd33; fl 35, Pt 2. 


Die Art wäre in der lTabelle Lib. p. 178 in die Gruppe Il als 
eine neue Untergruppe zwischen C und D einzuschalten. Sie ist 
von allen verwandten Arten verschieden durch das gelbe Fleck- 
chen am Nodus, ferner durch die eigentümliche Lage der hellen 
Thoraxstreifen. Wie ÆAyzséensent haben auch {aentolatum und 
caffrum einen antehumeralen und zwei laterale weissliche Streifen; 
der antehumerale Streif liegt bei allen 3 Arten ungefähr an der 
entsprechenden Stelle; die Seitenstreifen liegen bie caffrum und 
taentiolatur: übereinstimmend unmittelbar hinten an der Schulter- 
und der hintern Seitennat; bei ÆX7rstensenr sind beide Streifen 
weiter nach hinten gerückt, der vordere bis ganz nahe an das 
Stigma, der hintere an den ventralen Rand des Metepimeron; bei 
O. chrysostigina hat der einzige helle Seitenstreif die gleiche Lage 
wie der vordere von caffrum und éaentolatum. Vie Form des 
Hamulus ist von allen Verwandten verschieden und hat Aehnlich- 
keit mit brunneum. 

Ich widme diese schône Art Herrn GUNNAR KRISTENSEN, Natu- 


— 12 — 


ralist, zur Zeit in Harrar, der sich die nur wissenschaftlich aber 
nicht materiell dankbare Aufgabe stellt, auch die weniger popu- 
lären Insektenordnungen in Abissinien zu sammeln. Herr Kkis- 
TENSEN berichtet über die Art : « Kunhe ist ein kleiner Ort im 
Hochgebirge, etwa 5 Tagesritte westlich von Harrar, Hôhe etwa 
2300 m. Die Exemplare wurden nicht am Wasser gefunden, 
sondern an trockenen Plätzen, im Sonnenschein fliegend; sie 
setzten sich nach kurzem Flug an dürres Gras oder auf den Erd- 
boden und waren nicht schwer zu fangen. Sie flogen nur einzeln ». 


2. Orthetrum microstigma nov. spec. 


9 S, 2 © Bongola bei Campo, Kamerun, coll. Ris (durch die 
Insektenhandlung « Kosmos > von H. Rorre in Berlin); 2 ©, 
1 © Busu-Hill, Busoga, Uganda, leg. Dr. J. Carr, Mus. Genf. 


3 ad. Ünterlippe düster oliv; Mittellappen und bei emem Teil der 
Exemplare ein Streif über die Mitte der Seitenlappen schwarz, im Maximum 
von gleicher Breite wie der Mittellappen. Oberlippe oliv, am vordern Rand 
breit, etwas diffus begrenzt schwarz. Gesicht düster oliv. Stirn und Scheïtel- 
blase schwarz ohne Zeichnung. Thorax sehr düster oliv mit schwarzen 
Zeichnungen im Typus des O. brachiale : mässig breiter Saum der Median- 
nat; antehumerale Linie schräg von unten lateral nach oben medial; schmale 
Linie an der Schulternat, im dorsalen Drittel etwas von dieser abgerückt; 
fast vollständige, in der Mitte etwas verbreiterte Linie auf dem hintern 
Drittel der Distanz von der Schulternat zum Stigma; ähnliche Linie über 
das Stigma; schmale Linie über die hintere Seitennat; breitere, bei einem 
Teil der Exemplare unvollständige Linie über die Mitte des Metepimeron; 
ziemlich breiter Saum der ventralen Kante des Metepimeron. Ventralseite 
düster oliv, das Metasternum ringsum schwarz gesäumt. Beine schwarz, 
Femora r oliv. 

Abdomen an der Basis stark seitlich und sehr stark dorsoventral erweitert, 
am 3. Segment mässig eingeschnürt, dann depress und etwas spindelfôrmig, 
ziemlich breit. Dorsum sehr dicht und hell weisslichblau bereift. Seiten von 
Segment 1-3 oliv mit schwarzen Kanten. Ventralseite oliv, die Seitenkanten 
ziemlich schmal, die Segmentenden breit schwarz. Appendices superiores 
schwarz, so lang wie das 0. Segment, die spitzen Enden kaum divergent, an 
der ventralen Kante 8-10 kleine Zähnchen und Andeutung einer sehr 
stumpfen Unterecke; Appendix inferior bis zu dieser Unterecke reichend. 
Genitalorgane am 2. Segment : klein, ähnlich wie bei ©. caffrum : Lamina 
anterior niederliegend, in ca. 30° geneigt, sehr flach, mit vielen sehr kleinen 


Dornbôrstchen und einigen längern Borsten besetzt, das mässig breite Ende 
mit kurzer und sehr flacher Rinne. Hamulus von gleicher Hôhe, fast drei- 
eckig, die Spitze lateralwärts umgebogen; der Aussenast nicht durch einen 
deutlichen Einschnitt vom Innenast getrennt, nur ein sehr stumpfer Hôcker, 
vor welchem eine kleine rundliche Grube liegt. Lobus sehr breit, annähernd 
quadratisch mit gerundeten Ecken. 

Flügel hyalin, bei den am meisten adulten Exemplaren vom t an bis zur 
Spitze rauchgrau getrübt. Basis der Vorderflügel hyalin, der Hinterflügel 
mit einem tief schwarzbraunen, am Rande etwas aufgehellten Fleck, in 
welchem die Adern blaubereift sind : in © Spur, in sc bis halbwegs Ang 1, 
in m Spur, in cu bis fast Cuq, im Analfeld bis zum Ende der Membranula. 
Membranula gross, tief schwarz. Pterostigma sehr klein und schmal, gelb- 
braun bis dunkelbraun, mit dicken schwarzen Randadern. KFlügelform an 
der Basis breiter und am Ende schmaler als bei ©. s{emmale capense, mehr 
wie bei O. drunneum, oder brachiale. Costa sehr fein gelb gesäumt; alle 
Queradern schwarz. Arculus etwas variabel, an der 2. Anq oder ein wenig 
distal. 12, 13, oder meist 14 Ang. Meist 2 Reïhen Rs-Rspl, doch bei einzelnen 
Exemplaren asymmetrische Flügel mit 1 Reihe, bei einem Exemplar alle 
Flügel mit r Reïhe. 3 Reïhen Discoidalzellen im Vorderflügel. Cu im 
Hinterflügel gleichäufig an der analen Ecke von t und ein wenig getrennt. 

Q. Unterlippe trübbraun, Mittellappen schwarz. Oberlippe und Gesicht 
trübbraun. Stirn vorne orange, oben die Basis breit schwarz, nach vorne 
etwas diffus begrenzt (1 Exemplar Kamerun) oder nur mit schmaler 
schwarzer Basislinie (1 Exemplar Kamerun und 1 Exemplar Busoga). 
Thorax grünlichbraun; die entsprechenden dunkeln Zeichnungen wie 
beim Gÿ, aber überall in der Färbung weniger tief und im Umfang erheblich 
reduziert. Beine braun, die Tarsen, Dornen und das distale Viertel der 
Femora schwärzlich. Abdomen sehx robust, von der erweiterten Basis zum 
Ende ganz allmählig etwas verschmälert. Seiten des 8. Segments stark blatt- 
_formig erweitert, die Erweiterung schwarz. Valvula vulvae (bei keinem der 
3 Exemplare ganz deutlich zu sehen) : am Ende der 8. Bauchplatte scheint 
ein medianer tiefer Ausschnitt zwischen zwei kleinen lateralen, rechteckigen 
Blättchen zu bestehen. Färbung trüb rotbraun; schwarz sind alle Kanten 
in schmalen Säumen und das Dorsum von Segment 8-0 ziemlich breit. 
Ventralseite braun mit etwas diffus verdunkelten Segmentenden. Bei 
einem Exemplar diffuse Andeutung von hellern Seiten und Randmonden 
von Segment 3-6. 

Flügel hyalin, bei den mehr adulten Exemplaren von Kamerun ziemlich 
dunkel graubraun beraucht. Grosse gelbe Basisflecken, lichtgelb bei dem 
Exemplar von Uganda, tief goldgelb bei den 2 Exemplaren von Kamerun, 
distalwärts diffus begrenzt, in der Ausdehnung etwas variabel. : Exemplar 
(Kamerun) im Vorderflügel bis Anq 1 und Cuq, nur in se und eu tiefgelb; 
im Hinterflügel bis Anq 2, t und im Bogen zum proximalen Rand nahe dem 


Le) 


Analwinkel. 1 Exemplar (Kamerun) im Vorderfiügel bis Arculus und fast 
tim Vorderflügel, dunkler in sc und cu; im Hinterflügel bis Anq 4, zum 
distalen Ende von t und in fast gleicher Breite zum Analrand. Das Exemplar 
von Uganda ungefähr in der Mitte zwischen den beiden eben beschrie- 
benen. Pterostigma wie beim G‘ oder ganz wenig grôsser. 12-15 And. 
2 Reïhen Rs-Rspl, übrige Aderung wie Gf. 

GLAbd. 30, AA. 33, Pt°2.5 — OMAbd. 26, Hfl;32, Pt 25. 


Die Art fällt in der Tabelle Lib., p. 179 in die Gruppe ITI.D.#4. 
Leider bleibt die Färbung der unbereiïften ©‘, die wahrscheinlich 
von derjenigen des © ziemlich weit abweicht, vorläufig unbekannt. 
Nach der Färbung der Ventralseite des Abdomens würde ich eine 
ähnliche Zeichnung wie bei ©. hrachiale und séemmale vermuten. 
Die S' sind ©. séemmale capense ungemein ähnlich, unterscheiden 
sich aber durch die Flügelform, das ausserordentlich Kkleine 
Pterostigma und ganz besonders die weit abweichende und ©. caf- 
frum ähnliche Form der Hamuli. Diese fällt besonders insGewicht, 
weil sie sich bei der ganzen Reiïhe der hier beschriebenen ©’ gleich- 
mässig nachweisen lässt und weil ferner aus dem gleichen Los von 
Bongola bei Campo eine kleine Reïhe in Flügelform, Färbung und 
Hamuli unsern Beschreibungen Z. c., p. 214 ff, fig. 146 entspre- 
chende ©. stemmale capense vorliegen. Von ©. caffrum ist die 
Thoraxzeichnung zu weit verschieden, als dass die Zugehôrigkeit 
der neuen Form zu dieser Art angenommen werden dürfte, zumal 
da die Form der Hamuli wohl ähnlich, aber doch nicht überein- 
stimmend ist, da ferner caffrumhelle Queradern in sc hat. Immerhin 
verliert dieser letztere Unterschied etwas an Gewicht, wenn wir 
bedenken dass es nach den Hamuli unzweifelhafte O. brachiale 
mit fast vôllig geschwärzten Queradern gibt. Ich bin nicht vüllig 
sicher, dass unter dem /. c., p. 214 aufgezählten Material von 
O. stemmale capense sich nicht einzelne verkannte Exemplare von 
microstigima finden kôünnten; auch wäre daran zu denken, dass die 
wenigen p. 201 als caffrum aus Togo und Nigeria erwähnten 
Exemplare hiehergehôren kônnten. Darüber wird eine Nach- 
prüfung des Materials Aufschluss geben müssen. Die richtige 
Zauteilung der hier beschriebenen o halte ich für überaus wahrschein- 
lich, nach dem sehr kleinen Pterostigma und weil mir andere 
Orthetrum © mit schwarzen Queradern in sc und so wenig gezeich- 


netem rothraunem Abdomen unbekannt sind. Die © haben eine 
ganz auflallende Habitusähnlichkeit mit indonesischen ©. £esta- 
ceurn,; die Aehnlichkeit kônnte noch grüsser werden, wenn zufällig 
die t im Hinterflügel bei ©. wzcroshigima eine Querader hätten, 
wovon eines unserer Exemplare ein Rudiment zeigt. 


NEUE 


CETONIDEN VOM BELGISCHEN CONGO 


VON 


J. MOSER. 


Die nachfolgend beschriebenen neuen Cetoniden sind mur von 
Kustos Dr. SCHOUTEDEN aus dem Musée du Congo belge geschickt 
worden. Sie wurden von Herrn Ct. CoLmanT in der Residenz 
Sassa, Nôrdl. Uelle-Distrikt vom Congo, nahe am Bomu-Fluss, 
erbeutet worden. 


Gnathocera trivittata sericea n. subsp. 


Bei dieser neuen Form ist die Oberseite nicht glänzend, wie bei 
der Stammform, sondern sie zeigt einen seidenartigen Schimmer. 
Die Flügeldecken erscheinen schräg betrachtet matt. Das Hals- 
schild ist braun, fein und zerstreut punktiert, die mittlere weisse 
Längsbinde ist sehr schmal. Die Flügeldecken haben eine zusam- 
menhängende gelbliche Seitenrandbinde, die Naht ist nicht schwarz 
gefärbt. Unterseite und Beine sind braun, die Seiten der Brust 
und des Abdomens, sowie der grôsste Teil der Hinterschenkel 
sind weissgelb tomentiert. Der Brustfortsatz ist kürzer als bei der 
Stammform und am Ende nicht aufwärts gebogen. 


Amaurina brunneipennis n. SP. 


Supra, capite excepto, opaca, subtus nitida. Capite, vertice viridi opaco, 
fronte clypeoque nigris, nitidis; prothorace viridi, flavo-cincto; scutello, 


elytris pygidioque brunneis. Subtus, abdomine brunneo excepto, nigra, 
medio sparsim lateribus paulo densius punctata, albo-setosa; tibiis anticis 
bidentatis. — Long. 14 mill. 


Wie bei allen Arten der Gattung ist die Oberseite mit Ausnahme 
des Kopfes matt, tomentiert, die Unterseite glänzend. Nur der 
Scheitel des Kopfes zeigt einen grünen Tomentüberzug, sonst ist 
der Kopf schwarz, glänzend, neben den Augen mit einigen groben 
Längsnadelrissen, im übrigen mit nicht dichter, nach vorn zu 
schwacher werdender Punktierung versehen. Das Halsschild ist 
nach vorn bogenfürmig verjüngt, die Hinterecken treten infolge 
schwacher Ausbuchtung der Seiten vor denselben etwas seitwärts 
hervor, der Hinterrand ist abgerundet. Die Oberfläche ist zerstrent 
punktiert, grün, gelb gerandet. Das braune Schildchen ist glatt. 
Die Flügeldecken sind braun, im hinteren Teile mit Längsnadel- 
rissen versehen, welche nach vorn verschwinden oder sich in 
schwache nadelrissige Punkte auflôsen. Das Pygidium zeigt eine 
kaum sichtbare weitläufige Punktierung, ist rothbraun gefärbt und 
trägt am Hinterrande kurze weissliche Borsten, sowie jederseits 
einen kleinen weissen Tomentfleck. Die Unterseite ist schwarz, 
das Abdomen braunrot. Die Mitte ist zerstreut punktiert, die 
Seiten sind nadelrissig. Punkte und Nadelrisse tragen kurze weiss- 
liche Borsten und sind auch Schenkel und Schienen weitläufg 
damit besetzt. Auf den Abdominalsegmenten findet sich in den 
Hinterecken ein kleiner weisser Fleck. Der Brustfortsatz zeigt 
vor dem Vorderrande eine Querreihe von weissen Borsten. Die 
Vorderschienen sind zweizähnig, die Schenkel, Mittel- und Hinter- 
schienen am Innenrande weiss bewimpert. 


Macromina tuberculata n. sp. 


Q® Nigra, nitida, antennis, prothorace, scutello pectorisque lateribus rufis. 
Capite, fronte aciculata, medio carinato, carina apice cornuta, celypeo margine 
antico elevato, medio paulo producto; prothorace sparsim punctato, longi- 
tudine latiore, lateribus paulo ante medium angulato-prominentibus, angulis 
posticis rotundatis, margine postico ante scutellum emarginato; scutello 
acuto, laevi; elytris parce punctatis, lateraliter tuberculatis; pygidio medio 
carinato et utrinque tuberculo instructo. Subtus medio sparsim punctato, 


abdominis lateribus tuberculatis; processu mesosternali brevi, obtuso, tibiis 
anticis bidentatis. — Long. 14 mill. 


Die Art hat in Gestalt und Färbung Aehnlichkeit mit Pracky- 
macroma rufitorax KrTz. Sie ist glänzend, schwarz, die Fühler, das 
Halsschild, mit Ausnahme eines Fleckes am Vorderrande sowie 
des schmalen Hinterrandes, das Schildchen und die Seiten der 
Brust sind gelbrot. Die Stirn ist quernadelrissig und in der Mitte 
mit schmalem Längskiel versehen. Dieser Längskiel trägt an 
seinem Ende auf der Mitte des Clypeus einen kleinen senkrechten, 
am Ende abgerundeten Zapfen. Der Vorderrand des Clypeus ist 
etwas aufgebogen, seine Mitte schwach vorgezogen. Das sehr 
zerstreut punktierte Halsschild ist etwas breiter als lang, vor der 
Mitte winklig erweitert, nach vorn stark, nach hinten schwach 
verjüngt. Die Hinterecken sind abgerundet, der Hinterrand ist vor 
dem Schildchen ausgebuchtet. Das Schildchen ist glatt, schart 
zugespitzt. Die Flügeldecken sind sebr weitläufig punktiert, die 
Punkte an den Seiten hufeisenfürmig. Neben den Seitenrändern 
zeigt jede Flügeldecke ausser der Schulterbeule noch drei beulen- 
artige Erhebungen. Das Pygidium lässt an der Basis einige 
Quernadelrisse erkennen, die Mitte trägt einen den Hinterrand 
nicht erreichenden Längskiel und jederseits desselben befindet 
sich eine hôckerartige Erhebung. Die Seiten der einzelnen Bauch- 
segmente zeigen gleichfalls einen beulenartigen Hôcker. Der 
Brustfortsatz ist kurz, vorn flach abgerundet. Die Vorderschienen 
sind zweizähnig. 


Incala nigromaculatus n. sp. 


Supra flavo-griseus, nigro-maculatus opacus, fulvo-setosus, subtus niger, 
nitidus. Capite aciculato-punctato, clypeo antice dilatato, margine antico 
medio elevato; prothorace aciculato, lateribus ante medium angulatis, 
angulis posticis fere rectangulis; scutello, elytris pygidioque aciculato- 
punctatis. Subtus aciculatus, haud dense flavo-setosus, tibiis anticis triden- 
tatis. Long. 17 mill. 


Graugelb, schwarz gefleckt, ohne weisse Zeichnungen. Von 
dem ähnlichen aschanticus KRTz unterscheïdet sich die Art leicht 


dadurch, dass die schwarzen Flecke der Flügeldecken nicht wie 
bei dieser Art verschwommen, sondern scharf begrenzt sind. Der 
Vorderrand des nach vorn erweiterten Clypeus ist in der Mitte 
beim © stark lappenfürmig, beim © schwach aufgebogen. Das 
Halsschild ist ein wenig breiter als lang, die Seitenränder bilden 
vor der Mitte einen Winkel, die Hinterecken sind fast recht- 
winklig. Die Oberfläche ist quernadelrissig punktiert und trägt 
ebenso wie Schildchen, Flügeldecken und Pygidium kurze, auf- 
rechte, gelbliche Borstenhaare. Die Flügeldecken sind ziemkch 
dicht mit bogenfôürmigen Punkten bedeckt. Die Unterseite zeigt 
dicht stehende quere Nadelrisse und eine sehr feine borstenartige 
Behaarung. An den Seiten und am Vorderrande der ersten Bauch- 
segmente befinden sich einige gelbe Flecke, die beim © auf dem 
Abdomen fast ganz fehlen. Die Vorderschienen sind dreizähnig. 


BIBLIOGRAPHIE 


Wissenschaîftliche Ergebnisse der Schwedischen Zoologischen Expedition nach 
dem Kilimandiaro, dem Meru und den umgebenden Massaisteppen Deutsch- 
Ostaîfrikas 1905-1906 unter Leitung von Proff D' Yngve Siôstedt. — Stockholm. 
1909-1910, trois forts volumes in-4°. 


Mon excellent ami le Profr SJôSsTEDT vient d'achever la publication des résultats obtenus 
par l’expédition suédoise qui fit sous sa direction, en 1905-1906, l’exploration zoologique du 
Kilimandjaro, du Meru et de la contrée avoisinante. Jusqu'à présent cette région n'était 
encore que bien fragmentairement connue, et l’expédition y a fait des récoltes fort remar- 
quables, qui sont décrites dans les trois volumes in-4° qui viennent de paraître. Pour leur 
étude, il a été fait appel à la collaboration d’une série de spécialistes suédois et étrangers, 
grâce auxquels la publication a pu rapidement être menée à bonne fin (les auteurs belges 
sont : M. KERREMANS, Buprestidæ ; et M. SCHOUTEDEN, Canicidæ, Coreidæ, Pyrrhocoridæ, 
Reduviidæ\. 

Le tome I, comprenant 848 pages et 31 planches, traite des Vertébrés, des Mollusques et 
des Insectes Coléoptères ; il est précédé d'une étude générale de SJôSTEDT sur la zoogéogra- 
phie des régions parcourues. — Le tome II (844 pages, 19 planches) renferme les travaux 
relatifs aux Hyménoptères, Lépidoptères, Siphonaptères, Anoplures, Hémiptères, Névro- 
ptères et Pseudonévroptères. — Le tome III (636 pages, 37 planches) décrit les Corrodents, 
Physapodes, Orthoptères, Apterygogenea, Myriopodes, Arachnides, Crustacés et Vers. 

Les chiffres suivants donneront une idée des résultats obtenus par le Proff SJ6STEDT : 


NOMBRE D'EXEMPLAIRES. NOMBRE D'ESPÈCES. NOUVEAUTES. 


MAamNIeTES SERRE 417 80 3 
Oiseaux . NU ane 1,546 402 3 
REDUIES RER - 220 SI I 
BAACIENS 0 0 0 0010 398 21 I 
BOISSONS TS 82 II 3 
MOLIUSQUES EEE 3,800 2 27 
Coleopteres Re T0 2 60 1,250 342 
Hyménoptères 6,165 519 357 
Éépidoptéres er 2,270 537 60 
DPTÈT SIM EE ARE 1,533 260 130 
Siphonaptères. . . . 250 - 6 3 


OI MES Me à Vo 0 0 50 3 I 


NOMBRE D'EXEMPLAIRES. NOMBRE D'ESPÈCES. NOUVEAUTES. 
Hemipierc sr 8,473 448 138 
Névroptères . . . . 10ù 25 10 
Pseudonéoroptères . . 489 54 12 
CorrodentS Re 200 34 13 
PhysSapodeS ER 464 6 5 
@Orthoptèr es enr 6,977 265 120 
Apterygogenea . . . 1,520 S 15 8 
Myriopodes. … + … 700 33 20 
ATaChMACS EE NT 9,286 224 145 
(CRUSTACÉS ER EN 627 19 13 
VICCS RS A RICA 181 22 IT 


Il fut donc récolté 65,017 spécimens de tous ordres, appartenant à 4,337 espèces, parmi 
lesquels il ne se trouva pas moins de 1,426 types nouveaux, soit plus du quart. 

Ces chiffres suffisent pour montrer l'importance considérable des résultats obtenus et 
l’activité intense qu'a dû déployer l'expédition pour réunir des collections aussi étendues en 
un peu plus d’une année. 

On ne saurait assez rendre hommage également au généreux mécène suédois, M. GUSTAv 
Pazmoüisr, dont l'intervention permit d'organiser l'expédition en d’aussi excellentes 
conditions. ES 


Materiales para el conocimiento de la Fauna de la Guinea Española. Publicados 
con il auxilio del Ministerio de Estado. — ME. R. Soc. Espan. Hisr. NAT. I, 
1903-1910. Un volume de 596 pages, 12 planches. 


Ce volume donne les résultats de l’étudé des collections zoologiques faite par M. MANUEL 
MARTINEZ DE LA ESCALERA, qui accompagnait en qualité de naturaliste la Commission de 
délimitation des frontières de la Guinée espagnole, en 1902. En un court espace de temps 
(trois mois), il a pu recueillir des matériaux déjà fort importants et parmi lesquels il s’est 
trouvé nombre de nouveautés. Voici quelques chiffres résumant les résultats obtenus : 
Mammifères : 41 espèces (2 formes nouvelles) ; Batraciens (3 nouvelles); Repuiles : 24; 
Mollusques : 45 (1 nouvelle), Arthropodes : 1020 (162). 

En tenant compte du laps de temps si limité et de l’époque défavorable durant laquelle 
eurent lieu les récoltes, on doit reconnaître que ces résultats sont déjà fort satisfaisants. 

L'étude des divers groupes a été répartie entre une série de spécialistes espagnols et 
étrangers. (La Belgiaue est représentée par M SCHOUTEDEN : Pentatomidæ.) HPRS" 


Zoological Collections from Northern Rhodesia and adjacent Territories. — 
I. Lepidoptera Rhopalocera, par S. A. NEAVE: Il. Lepidoptera Phalaenæ, par Sir GEORGE 
F. HAMPsON. — Proc. Zool. Soc., 1910, 3 et 6 planches 


Au cours d’un séjour prolongé dans le nord de la Rhodésie et dans le Katanga, le DS. À 
NEAVE a formé d'importantes collections zoologiques, recueillies avec grand soin, et d’une 
valeur considérable pour le zoologiste grâce aux indications précises de dates, localités, 
abondance, etc., dont elles sont accompagnées. Les deux travaux indiqués ci-dessus 
énumèrent les Lépidoptères recueillis : ils ne comprennent pas moins de 450 Rhopalocères, 
dont 29 formes nouvelles (espèces, sous-espèces, variétés), et 668 Hétérocères, dont 202 


— 138 — 


inédits! Le nombre total des spécimens rapportés en Angleterre fut, d'après l'indication 
donnée par M. NEAVE, d'environ 25,000! C’est là, certes, une des collections les plus impor- 
tantes qui aient été formées en Afrique tropicale! HS: 


On the Birds of Northern Rhodesia and the Katanga District of Congoland, 
par S. A. NEAvE. — Ibis, 1910, 2 planches. 


Dans ce travail. le Dr S. A. NEAVvE étudie une autre partie des belles collections formées 
par lui en Rhodésie et au Katanga. Il n’a pas recueilli moins de 370 espèces d’'Oiseaux, pour 
chacune desquelles il donne. avec sOn soin coutumier, l'indication des localités où il l'a 
observée, la date, l'habitat, le nom indigène. Pour les exemplaires rapportés en Angleterre, 
il indique de plus la coloration du bec, des pattes, de l'iris. Ce mémoire est d'un intérêt 
considérable pour la connaissance des Oiseaux de l’Afrique centrale. HS: 


RÉSUMÉ DES TRAVAUX PUBLIÉS DANS LE 1: FASCICULE 
DE LA REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE. 


Eu. Coart. La Section des Sciences naturelles du Musée du Congo belge 
(pp. 1-11). 


Dans ce travail, l’auteur nous donne un aperçu sommaire de l’organisation de cette 
Section du Musée de Tervueren. Dans les salles publiques, le but que l’on se propose est 
surtout d'instruire le visiteur en l’intéressant, et le côté biologique y recevra une attention 
spéciale. Dans les salles d’étude, il faut rendre les collections facilement accessibles au 
spécialiste, et ces collections devront être aussi riches que possible. Les missions envoyées 
au Congo par les soins du Ministère des Colonies contribueront certes beaucoup à enrichir 
le Musée. Mais, en outre, il est fait appel à tous ceux qui séjournent en Afrique pour qu’ils 
veuillent bien collaborer à cette œuvre, tout envoi étant intéressant, d'où qu'il vienne. 


G.-A. BouLeNGER. L'état présent de nos connaissances sur la faune ichthyo- 
logique du Bassin du Congo (pp 12-21). 


Depuis la publication, en 1801, de l'ouvrage Les Poissons du Bassin du Congo, dans lequel 
M. BouLENGER mit au point les connaissances sur cette faune si intéressante, de nombreuses 
espèces nouvelles ont été découvertes. L'auteur nous donne un relevé des nouvelles addi- 
tions faites à la faune du Bassin du Congo : en 1901, il en décrivit 320; en 1911, ce chiffre 
est porté à 467, chiffre déjà considérable, mais qui très probablement s’élèvera encore 
notablement. 


J. R. M. Surcour. Note sur les Tabanides du Congo belge des Musées de 
Bruxelles et de Tervueren (pp. 22-37). 


M. Surcour donne un relevé des divers envois de Taons, qui lui ont été faits par le Musée 


de Bruxelles et par celui de Tervueren. Ils renfermaient 34 espèces, dont 7 nouvelles pour 
la science. L'auteur y ajoute le relevé des ÆZzppocentrum, Chrysozona, Chrysops. 


B. Porpius. Die afrikanischen Arten der Miriden-Gattung /7c/ope/tis SIGN. 
(pp: 35-45). 


Des observations récentes ont montré qu’en Afrique comme aux Indes les Æ/e/opeltis pou- 
vaient causer un tort considérable aux plantations. M Poppius a bien voulu détacher d’un 
mémoire d'ensemble sur les Mirides d'Afrique, ce travail dans lequel il décrit les /7e/opeltis 
africains (7 espèces. dont 3 sont nouvelles). Il en donne une table dichotomique destinée à 
faciliter la détermination (la traduction de cette table se trouve dans le travail de M. Scxou- 
TEDEN sur les Znsectes parasites du Cacaoyer, p. 63). 


A. Meuxier. Note préliminaire sur le microplankton de Banana (pp. 46-55). 


Le plankton des eaux congolaises (à part celui des Grands-Lacs, partiellement étudié déjà) 
est encore inconnu. Les échantillons recueillis par le Dr ÉTIENNE, bien que peu nombreux, 
ont donc un réel intérêt, et l'étude préliminaire qu'en donne M. MEUNIER montrera quelles 
sont les formes principales recueillies déjà. 


H. ScHoOuTEDEN Les Insectes nuisibles aux plantations en Afrique. — I. Les 
Hémiptères parasites du Cacaoyer (pp. 56-77, pl. I-IT). 


Il n'existe pas encore de travail d'ensemble sur les Insectes nuisibles aux plantations de 
l'Afrique tropicale. L'auteur se propose de combler cette lacune en publiant une série de 
notes traitant de ces parasites La première est consacrée à l'étude des Hémiptères vivant 
aux dépens des ( acaoyers. Il en est donné une description succincte, accompagnée de 
figures; leur biologie (ou celle de types voisins) en est décrite, et les moyens de destruction 
préconisés jusqu'ici sont indiqués. 


EMRR. SrRAND. Neue aîfrikanische Arten der Bienengattungen Z/e/ecta, Crocisa 
und Megachile (pp. 78-85). 


Description de nouvelles espèces d’Apides appartenant au Musée de Berlin. 


J. R. M. Surcour. Deuxième note sur les Diptères piqueurs du Musée du 
Congo belge (pp. 86-00). 


Relevé d’un nouvel envoi de Tabanides (plus un //:ppobosca) provenant du Congo belse 
et comprenant 18 espèces, dont 2 sont nouvelles. 


E. WasmAnn. Zur Kenntnis der Termiten und Termitengäste vom Belgischen 
Congo (pp. 01-117, pl. III-V). 


Dans ce travail, le P. WAsMaAnNN décrit et figure, en grande partie, toute une série de 
Termites et d'hôtes de Termites recueillis au Congo belge par M. LuJa et le P. Koxz. Les 
Termites congolais sont encore fort peu connus, et dans des nids d'apparence identique 
parfois habitent des espèces toutes différentes; ou encore une espèce bâtit son nid à l’inté- 
rieur du nid d’une autre espèce. En les récoltant pour les envoyer en Europe, il faut donc 


— 140 — 


avoir soin de ne jamais mélanger les récoltes faites dans deux nids (même semblables !) 
et réserver à chacune un tube ou un flacon. à moins de les séparer par un tampon d’ouate. 
En outre, dans les nids de Termites (et de Fourmis !), on trouve souvent une série de 
commensaux : petits Coléoptères, etc., qui sont en général inconnus: leur petite taille les 
fait passer inaperçus souvent. Il est du plus grand intérêt de les recueillir et de les envoyer 
en compagnie des Termites (ou Fourmis) dans les nids (ou colonnes) desquels ils ont été 
trouvés. Dans le présent travail, le P. WAsmanN décrit un certain nombre de ces hôtes 
(pl. V et VIII). provenant notamment des grands nids massifs (pl. I, fig. 1) et des nids 
. en champignon si communs mais encore si mal connus. 


H. ScHouTEDEN. Le Rhinocéros blanc (pp. 118-124, pl. VI). 


Il existe en Afrique deux espèces de Rhinocéros, le Rhinocéros noir, ou ordinaire, et le 
Rhinocéros blanc. Celui-ci, connu d’abord du sud de l’Afrique. a été découvert en ces 
dernières annés dans l’Enclave de Lado, et M. SCHOUTEDEN en a trouvé dans les collec- 
tions du Congo des cornes provenant de l’Uellé. Désireux de déterminer quelle est dans le 
Congo belge la répartition des deux espèces, il en donne les principaux caractères différen- 
tiels et fait appel au concours de tous ceux qui, au Congo, ont possibilité d’en observer. 


F. Ris. Zwei neue afrikanische Arten der Libellulinen-Gattung Othetrum 
} 
(pp: 125-131). 


Nouvelles espèces de Libellules provenant de l’Abyssinie et du Kamerun. 


J. Moser. Neue Cetoniden vom Belgischen Congo (pp. 132-135). 


Description de Coléoptères Cétonides nouveaux recueillis par le commandant COLMANT 
dans le nord de l'Uellé et faisant partie des collections du Musée du Congo. 


LES 


LANGOUSTES DE LA CÔTE OCCIDENTALE 
D'AFRIQUE 


PAR LE 


Professeur A. GRUVEL (Paris) 


Depuis que les Langoustes tendent à disparaître de plus en plus 
de nos côtes européennes, la recherche des gisements de ces 
Crustacés devient de jour en jour plus nécessaire, car personne 
n'ignore la place prépondérante que ces Animaux occupent dans 
l'alimentation pour certains pays comme la France, la Belgique, etc. 

Il était donc naturel de rechercher, au cours de nos différents 
voyages sur la côte occidentale d'Afrique, les espèces de Palinu- 
ridæ qu'on pouvait y rencontrer, et de savoir si ces crustacés 
pouvaient, peu à peu, être exploités industriellement et dans des 
conditions économiques suffisamment favorables. Nos études ont 
été couronnées de succès, et telle espèce qui n’était considérée 
jusqu'ici que comme une rareté de collections scientifiques, est 
devenue à la suite de nos publications, et en quelques années seu- 
lement, un animal d'exportation des plus rémunérateurs. 

On trouve sur la côte occidentale d'Afrique, depuis le détroit 
de Gibraltar jusqu'au cap de Bonne-Espérance, trois espèces de 
Langoustes et une variété. Ce sont : Palinurus vulgaris LATR.; 
Pal. vulgaris LATR. var. #auritanicus À. GRUvV.; Panulirus 
regius Briro Car., et enfin, /asus Lalandei M. Enw. Nous 
allons les étudier successivement. 

La Langouste vulgaire de nos côtes (Pa/inurus vulgaris LATR.) 
se rencontre à peu près sur tous les points rocheux des côtes du 
Maroc, en particulier aux environs de Mogador. Elle descend 
aussi, identique au type, à peu près jusqu'à la hauteur du Cap 


10 


— 142 — 


Bojador qui semble être la limite méridionale extrême de disper- 
sion. 

Nos marins bretons connaissent bien aujourd’hui les points où 
on la rencontre. Certains d’entre eux font, là bas, la pêche spé- 
cialement, d'autres s y arrêtent en allant à Port-Étienne ou en en 
revenant. 

Nous avons, nous-même, rencontré, depuis la hauteur du Cap 
Barbas à peu près, jusqu'un peu au nord de Saint-Louis du Sénégal, 
par des fonds de 20 à 35 mètres, souvent formés de sable coquillier 
plus ou moins grossier, quelques exemplaires d’un Palinuride que, 
dès l’abord, nous croyions être une espèce particulière à cette 
région. Un examen attentif nous a bientôt démontré que nous 
nous trouvions simplement en présence d'une variété africaine de 
notre Langouste vulgaire. Cette variété se distingue par un certain 
nombre de caractères anatomiques, tels que la dimension plus 
grande de l’article basilaire des antennes externes, l'atténuation 
plus ou moins complète des sillons des tergites abdominaux, le 
renflement considérable du céphalothorax, etc. Pour la différencier 
de la forme normale, nous avons donné à cette variété curieuse, 
qui peut atteindre une longueur de 0"75 et un poids de 6 kilo- 
grammes, le nom de Pal. vulgaris var. maurttanicus, pour rap- 
peler son habitat ordinaire. 

Cette forme est peu rustique et aussi assez rare. Elle ne supporte 
que très difhcilement le transport en bateaux viviers et, même si 
elle existait en grandes quantités, ce qui nest pas, on devrait 
renoncer à la transporter vivante en Europe. 

DE Brrro CAPELLO avait signalé, en 1864, une forme de Lan- 
gouste extrêmement intéressante, qui aurait été localisée et, même, 
paraissait fort rare, dans les îles du Cap-Vert; il lui avait donné le 
nom de Panulirus regius où Langouste royale. 

Depuis cette époque, personne n’a plus reparlé de cette espèce, 
et les différents auteurs qui ont étudié les Langoustes de la côte 
occidentale d'Afrique, ou bien l'ont ignorée ou l'ont confondue 
avec d'autres. Bref, ce n’est qu’en 1905 que le Prof BouvIER, du 
Muséum de Paris, a fait revivre, en quelque sorte, ce curieux 
animal, à propos des Langoustes capturées aux environs des îles 
du Cap-Vert par la Pyréncesse- Alice. À la même époque, nous 
signalions nous-même l'abondance extrême de ces Crustacés sur 


— 143 — 


la côte saharienne, aux environs du Cap-Blanc. Bien que déjà, à 
ce moment, les langoustiers fussent à la recherche de nouveaux 
lieux de pèche, la nouvelle que nous leur annoncions, qui aurait 
dû, semble-t-il, les combler de joie, fut accueillie avec un certain 
scepticisme, pour ne pas dire autre chose. Pensez donc! un zoolo- 
giste qui se permettait de signaler à des professionnels, à des 
marins, des gisements de Langoustes, d’une Langouste qu'ils ne 
connaissaient pas! De quoi donc venait-il se mêler! Et l’on ren- 
voyait le zoologiste, plus ou moins poliment, à son laboratoire. 

Mais les pêcheries sahariennes recommencaient à faire parler 
d'elles, et enfin un chalutier, qui était allé dans les parages signalés 
par nous, pour la pêche du poisson, rapporta, à fond de cale, 
quelques milliers de Langoustes qui furent débarquées dans un 
vivier de Bretagne où quelques langoustiers bretons purent les 
contempler à l'aise. 

On commença à croire que nous avions dit vrai, et quelques 
timides voyages furent organisés vers le Cap-Blanc. 

Les résultats de la pêche dépassèrent toutes les espérances, et les 
bateaux capturèrent, chacun, une moyenne de 600 à 700 Lan- 
goustes par jour. Alors on trouva que nous n'avions pas dit toute 
la vérité et qu'il y avait beaucoup plus de Langoustes que nous ne 
l’avions annoncé ! 

Le résultat de tout celà, c'est que l’année dernière (1910) il a 
été importé de la côte saharienne près de 50,000 Langoustes et que 
cette année le premier bateau langoustier est rentré fin avril avec 
4,000 de ces Crustacés. 

Ces Langoustes ont une couleur tout à fait différente de celle 
de l'espèce de nos côtes; elle est bleu verdâtre, avec des bandes 
jaunes sur les pattes et les anneaux de l'abdomen; aussi a-t-elle jeté 
quelque surprise lorsqu'elle est apparue sur le marché français et, 
plus particulièrement, parisien. Pendant deux ans, elle a été 
boycottée et n'a trouvé que des prix peu rémunérateurs pour les 
pêcheurs. 

Mais une enquête récente, que nous avons nous-même faite aux 
Halles centrales, nous a permis de nous rendre compte qu'il en 
était maintenant tout autrement. Les vendeuses à qui nous nous 
sommes adressé nous ont, en effet, toutes certifié que ceux de 
leurs clients qui en avaient une fois goûté en redemandaient de 


préférence à la Langouste vulgaire, d’abord à cause du prix qui est 
un peu inférieur et ensuite de la qualité qui est trouvée excellente. 
C'est aussi l’avis des très nombreuses personnes à qui nous avons 
eu le plaisir d'en offrir. Certaines mêmes affirment que leur chair 
est plus blanche et plus fine que celle de la Langouste vulgaire. 

Quoi qu'il en soit, nous avons au moins la satisfaction de con- 
stater que nous avons doté notre pays d’un élément économique 
nouveau qui permet à un certain nombre de marins de gagner lar- 
gement leur vie et qui aura pris, d'ici très peu de temps, la place 
qui lui revient sur le marché français. Nos compatriotes ne s’en 
plaindront pas, surtout si l’on sait que cette espèce, réputée rare 
jusqu’en 1905, a été retrouvée par nous, au cours de notre dernier 
voyage, sur tous les points rocheux de la côte occidentale d'Afrique, 
du Cap Barbas jusqu’au sud de l’Angola portugais, c’est-à-dire du 
23° degré de latitude nord environ au 16° degré de latitude sud. 

À partir de cette latitude, la Langouste royale est remplacée par 

une autre forme, complètement différente de celle-là, qui est, aux 
environs du Cap de Bonne-Espérance, d’une abondance extraordi- 
naire, c'est le /asus Lalande: M. Epw., qui remonte jusqu'aux 
environs de Lüderitsbucht (Angra pequeña), dans le Damaraland 
allemand. 
Il existe, aux environs du Cap, deux importantes usines pour la 
fabrication des conserves de Langoustes, dont l’une est, précisé- 
ment, dirigée par un Français. Cette dernière traite en moyenne 
3,000 Langoustes par jour; — ce chiffre sufhit, pensons-nous, pour 
montrer l'abondance extraordinaire de ces Crustacés en ces 
parages. Au marché de Capetown, on peut, à peu près tous les 
jours, choisir une Langouste dans les 400 ou 500 en tas, pour la 
modique somme de deux penny et demi (fr. 0.25). 

Ce sont là les seules espèces ou variétés de Palinuridæ que l’on 
rencontre sur la côte occidentale d'Afrique. Il a été signalé 
d'autres formes, mais nous pouvons aflirmer aujourd'hui, après 
une étude complète de cette question, que les espèces signalées en 
dehors de celles-là sont dues à des erreurs de détermination, à de 
regrettables confusions, ou, pour les petites formes, ne sont que les 
formes post-larvaires (Vatant-stage de Boas) des espèces que nous 


avons indiquées. 


ZUR KENNTNIS 


DER 


TERMITEN UND TERMITENGASTE 


VOM 


BELGISCHEN CONGO 


(Schluss, mit 2 Tafeln.) 


VON 


E. WASMANN, S. J. 


(188. Beitrag zur Kenntnis der Myrmekophilen und Termitophilen). 


« Eutermes » (Cylindrotermes?) rectangularis SJôsr. 


Von dieser Art lagen von Sankuru, E. LuJa, Nov. 1907, ein 
Soldat, eine Anzahl Arbeiter und Larven, sowie Nymphen (nur 
5 mm. lang, sehr schmal) vor; endlich 2 kopflose Kôniginnen von 
4omm. Länge und 12 mm. Breite, deren Vorderkôrper (ohne Kopf) 
nur 1,5 mm. lang ist. Im Vergleich zur bedeutenden Länge und 
Breite des Hinterleibes sind die Dorsalschilder desselben äusserst 
klein, nur : mm. breit und linienfôrmig kurz. 

Diese als Æutermes beschriebene Art ist durch den sehr lang 
cylindrischen, dicht weiss behaarten Kopf des Soldaten mit relativ 
kurzen, säbelfôrmigen, in der Mitte mit einem grossen Zahne 
versehenen Kiefern und die 12gliedrigen Fühler ausgezeichnet. Sie 
zeigt Verwandtschaften mit Mzcrocerotermes Sizv., ÆEurytermes 
Wasm., in der Kieferbildung auch mit Aswrrlermes (Æamitermes) 
SILV. und muss ohne Zweifel zu einer eigenen Gattung erhoben 
werden, die Cylindrotermes HorMGr. zunächst steht oder mit 


— 146 — 


dieser Gattung zusammenfällt. Da Herr Nirs HOLMGREN gerade 
mit der Gattungsrevision der 7 'ermitinen beschäftigt ist, überlasse 
ich ihm die Entscheidung hierüber. 


Biologie. — Luja fand diese Termite « dans une termitière 
souterraine; elle consistait en une souche d'arbre mort, dont tout 
le bois a été rongé pour le transformer en galeries et cellules. 
Sankuru-forêt ». SJôSTEDT (onogr. 1900, p. 189) berichtet nach 
den Beobachtungen von BucHHorz in Kamerun bereits näher über 
den Nestbau dieser Art. 


Thoracotermes n. g. (« Eutermes ») macrothorax SJüsr. 
(Taf. VII, Fig. 14) 


Die Soldatenform unterscheidet sich von Termes WASM. (sensu str.) 
durch die grosse, offene, von einem Borstenkranze umgebene Fontanelle der 
Stirn sowie durch den sehr breiten kragenformigen Prothorax; von Cubiter- 
mes WASM. dagegen durch den vorn schräg, nicht steil, abfallenden Kopf, 
die zungenformige, ungespaltene, nur längsgefurchte Oberlippe und die Pro- 
thoraxform. Die Zmagoform unterscheidet sich von Cubitermes namentlich 
durch eine accessorische Querader zwischen Subcosta (°) und Mediana im 
Hinterflügel sowie durch die Fühlerbildung. Sonst Cubitermes nahe stehend. 


Imago alata (noch unbeschrieben). Sehr ähnlich jener von Cubitermes 
(Eutermes) fungifaber SIdST., oben schwarzbraun mit schwarzem Kopf 
und schwärzlichen Flügeln, Thorax und Hinterleib spärlich gelb behaart, 
matt glänzend. Long. corporis 7,5-8 mm. cum alis 16,5-17 mm. Kopf 
glänzend, dicht chagriniert, etwas breiter als bei C. fungifaber, ohne die 
Oberlippe deutlich breiïter als lang; auch der Kôrper ist etwas breiter als bet 
fungifaber, bei derselben Länge. Die Stirnfontanelle bildet einen scharfen, 
tiefen aber schmalen, fast strichformigen Eïindruck, vor demselben ein 
kleiner Längskiel (das dreieckig erhabene Feld vor der Fontanelle, das 
bei C. fungifaber vorhanden ist, fehlt). Augen sehr gross, stark vorsprin- 
gend, Ocellen um ihren Durchmesser von den Augen entfernt. Fühler viel 
länger und kräftiger als bei fungifaber, 16gliedrig, den Hinterrand der 
vorderen Flügelschuppe erreichend, gegen die Spitze verdickt, die 4 letzten 
Glieder um die Hälfte länger als breit (bei fungifaber nur wenig länger als 


(:) Im älteren Sinne. 


breit), Glied 3 und 4 klein, aber auch deutlich grôsser als bei /ungifaber, beide 
so lang wie breit. Clypeobasale 3 ‘|, mal so breit wie lang, stärker gewôlbt als 
bei fungifaber und vorne nicht ausgerandet, sondern gerade. Prothorax 
halbmondfôrmig, nur so breit wie der Kopf ohne die Augen, die Seiten- 
grübchen in der Querfurche nahe dem Vorderrande sehr tief, die Mittellinie 
schwächer vertieft als fei fungifaber, der Hinterrand in der Mitte schwach 
ausgerandet. 

Die Ælügel (vgl. die Photographien Taf. VII, Fig. 14 und 15) etwas 
schmaler und kürzer als bei fungifaber ; ich fand folgende Maasse : 

T'horacot. macrothorax : Vorderflügel 13 mm. lang, 3,6 mm. breit. Hinter- 
flügel 12 mm. lang, 4 mm. breit. 

Cubiterm. fungifaber : Vorderflügel 14 mm. lang, 4 mm. breit. Hinter- 
flügel 13,6 mm. lang, 4,2 mm. breit. 

Die Aderung der dunkel rauchfarbigen, fast schwarzen Flügel ist im 
Vorderflügel ähnlich C. fungifaber, im Hinterflügel jedoch ganz ab- 
weichend. (Ich gebe den Vergleich der Einfachheit halber nach der älteren 
Nomenklatur der Flügeladern.) 

Bei C. fungifaber sind die Vorderflügel sehr ähnlich geadert wie die 
Hinterflügel. Costa und Subcosta sehr stark markiert, Mediana feiner, der 
Submediana näher als der Subcosta, im Spitzendrittel des Flügels in zwei 
Zweïige sich teilend, von denen der eine im Vorderflügel sich wieder in 
2 oder 3 Zweige teilt, während er im Hinterflügel einfach bleibt. Sabmediana 
mit 9-10 Zweicven. 

Bei Thoracot. macrothorax sind die Hinterflügel s2k7 verschieden von 
den Vorderflügeln geadert, trotz der Ahnlichkeit des Verlaufes und der 
Verzweigung der Hauptadern mit C. fungifaber. Im Vorderflügel gehen 
von der Subcosta nur eine Anzahl wellenformiger Queräderchen schräg 
nach unten gegen die Mediana hinab. Die Mediana ist im Spitzendrittel 
dreiteilig. Im rnterflügel finden sich dagegen noch zwei accessorische 
Queradern, von denen die erste stärker ist und in der Flügelmitte schräg 
nach rückwärts läuft und in die Mediana mündet, während die zweite im 
Spitzenviertel des Flügels von der Subcosta ausgehend gegen die Flügel- 
spitze verläuft und sich dort mit der Subcosta wieder vereinigt, so dass sie 
ein lang elliptisches Feld einschliesst; von der Mediana bleibt diese Ader 
weit entfernt. Die letztere accessorische Ader komt auch bei Cubitermes 
sulcifrons vor (vel. Taf. VIT, Fig. 16), die erstere, rückläufige Ader dagegen 
nicht. Die Submediana ist auf beiden Flügelpaaren ähnlich, mit 11-12 
Zweigen. 


Kônigin. — Die Kôniginnen von Cubit. fungifaber sind nach SJIÔSTEDT 
meist 20-23 mm. lang, im Maximum 26 mm; ihre Breite beträgt 4-5 mm. 
Die mir vorliegenden Exemplare aus Kamerun und belg. Congo messen 
20-25 mm. bei einer Breite von ca 5 mm. Die Rückenschilder sind 2,2 mm. 
breit. Die Ventralseite ist nicht punktiert. 


— 148 — 


Die mir vorliescenden Kôniginnen von Z’horac. macrothorax haben eine 
Länge von 15-25 mm., sind aber vzel schmaler als jene von C. fungifaber, 
bei 15 mm. Länge nur 2,3 mm. breit, bei 25 mm. Länge nur 4 mm. breit. 
Daher erscheinen die Rückenschilder relativ viel breiter als bei fungifaber, 
obwohl sie nur 2,3 mm. breit sind. Die Ventralseite ist, wie bereits SJÔSTEDT 
hervorhob, dicht und tief punktiert. 


Arbeiter. — Sehr ähnlich jenem von C. fungifaber, aber etwas grôsser 
und namentlich dicker, 5,5-6,5 mm. lang und 2 mm. oder darüber breit 
(bei fungifaber 5-6 mm. lang, 1,5-2 mm. breit); der Kopf ist etwas 
grôsser, 1 mm. breit, meist dunkler gelb als bei fwngifaber, das Clypeobasale 
noch stärker gewôlbt und stärker vorspringend, länger, nur Zweïmal breiter 
als lang (bei furgifaber 2°]. mal). Die Fühler sind etwas schlanker, stets 
deutlich r5gliedrig (bei furzgifaber manchmal r4gliedrig), das 3. Glied so 
lang wie breit (bei fungifaber viel kürzer, stark quer, manchmal ganz 
xerschwindend), das 4.-6. Glied um die Hälfte länger als breit (bei fwrgi- 
Jfaber kaum so lang wie breit), die 3 Endglieder doppelt so lang wie breit 
(bei fungifaber um die Hälfte länger als breit); auch sind die Fühler gegen 
die Spitze weniger gebräunt, nur gelblich. 


Soldat. — Ganz verschieden von fungifaber, 8-0 mm. lang, Kopfmit Kie- 
fern 4,2-5 mm., Kopfbreite 2-2,4 mm. Der Kopfist wie bei manchen 7ermes 
rechteckig mit gerundetem Hinterkopfe, ziemlich gewülbt, die Stirn vorne 
schräg abfallend; von Termes abweichend ist die grosse von einem Borsten- 
kranze umgebene Fontanelle. Die Oberkiefer sind nur halb so lang wie der 
Kopf, breit und fast gerade, an der Spitze gekrümmt, der linke an der Basis 
mit kleinen Sägezähnchen. Die Oberlippe ist wie bei Termes zungenfôrmig : 
sie ist etwas länger als breit, vorn stumpf Zugespitzt, mit einer breiten 
Längsfurche, mit Bôürstchen am Rande. (Bei Cubitermes fungifaber ist der 
Kopf viel hôher würfelfrmig, vorne steil abfallend, die Oberlippe gabelig 
gespalten, die Kiefer länger und schmaler.) Fühler 15gliedrig, so lang wie 
der Kopf, mit kleinem 3. Gliede. Profhorax sehr gross (daher Thoraco- 
lermes), so breit wie der Kopf, fast muschelformig, viermal so breit wie lang, 
mit concaven Seiten, der Vorderrand fast gerade, ohne Vorderlappen, in 
der Mitte äusserst wenig ausgerandet, der Hinterrand tief ausgerandet, die 
Seiten stark gerundet, die Vorderecken fast rechtwinklig. Der Mesothorax 
ist nur halb so breit wie der Prothorax und unter diesem bis auf den Hinter- 
rand versteckt. Der Metathorax ist um die Hälfte breiter als der Meso- 
thorax, kurz, bandfôrmige. 


Mir lagen vor : Eine grôssere Anzahl Soldaten und Arbeiter aus 
.Mundame, Kamerun (ConrADT! Juli 1895), ferner eine Anzahl 
Soldaten, sehr viele Arbeiter, einige geflügelte Imagines und 


mehrere Kôniginnen aus Sankuru, E. LuyJA! Nov. 1907 aus e2nem 
Neste. 

Dieses pagodenfürmige Nest, das auf Taf. VIT, Fig. 13 abgebildet 
ist, war ein zusammengesetztes Nest, in welchem auch eine Kolo- 
nie von Cubilermes fungifaber wohnte, aber getrennt von der 
Kolonie des Z'Loracotermes macrothorax. Das Nest besteht aus 
zwei übereinander liegenden Kuppeln, die von den verschiedenen 
Arten bewohnt waren, und zwar muss 7 Xoracotermes die untere 
Kuppel bewohnt haben, da nur aus diesem Neste Kôüniginnen 
beigegeben sind (nach SJôsrepT baut diese Art überhaupt boden- 
ständige Nester). Die obere Kuppel ist augenscheinlich gar nicht 
geôffnet worden, sondern nur die aus den Nestlüchern heraus- 
kommenden zahlreichen geflügelten Imagines, Soldaten und 
Arbeiter von Cubrtermes fungifaber abgefangen worden. In den 
Glastuben, die das Material aus dem einen (oberen) Neste ent- 
hielten, gehôrten a//e Soldaten und die Imagines nur zu fungt- 
faber, in dem Glastubus aus dem anderen (unteren) Neste a//e 
Soldaten und die wenigen Imagines nur zur #acrothorax. Dasselbe 
gilt auch für die Arbeiter, von denen ich jedoch nur einige Dut- 
zend hierauf untersucht habe. 

Als Gast fand LuJA in dem von 7horacotermes macrothorax 
bewohnten Teile des Nestes ein Exemplar von Zermitusa hystrix 
Wasm. n. sp. Wahrscheinlich war dieser kleine Staphylinide 
jedoch aus dem anderen, von Cubitermes fungifaber bewohnten 
Nestteile herübergekommen (der nicht aufgebrochen worden war), 
da er nach LuJA's andren Funden ein regelmässiger Gast von 
fungifaber ist. (Siehe unten S. 159.) 

Ferner fand LuJA in demselben zusammengesetzten Neste von 
Thoracotermes macrothorax und Cubitermes fungifaber auch 
einige grosse, dicht rot behaarte Lamellicornierlarven, die wahr- 
scheinlich Cefoniden (Coenochilus ?) angehôren. 


Zur Gattung Cubitermes W asm. 
Diese Gattung wurde von mir 1906 (") (S. 51 bezw. 573, Anm.) 


(:) Beispiele recenter Artenbildung bei Ameisengästen und Termitengästen (Festschrefl 
für F. Rosenthal, S. 43-58; Biol. Centralblatt , XXNI, Nr 17 und 18, S. 565-580), 


auf 7ermes bilobatus Havir. gegründet, und von den damals 
beschriebenen Arten auch Æwfermes fungifaber SJjôst. und 
arboricola SjôsT. zu 1hr gestellt. Sie wurde damals folgendermassen 
charakterisiert : 


Soldat mit grossem, hohen, von oben und seitlich fast rechteckigen 
oder würfelformigen Kopfe (daher Cubitermes). Vorderteil der Stirn steil 
abfallend mit einer, fast immer von einem Borstenkranze umgebenen 
Fontanellgrube. Oberlippe gabelformig, tief zweispaltig, die dreieckigen 
Zinken der Gabel meist länger oder wenigstens so lang als der ungespaltene 
Basalteil, stark divergierend. Oberkiefer symmetrisch, schmal säbelfôrmig, 
ungezäbhnt, nicht länger als der Kopf. Fühler 14-15gliedrig, mit sehr kurzem 
3. oder 3. und 4. Glied. Prothorax klein und schmal, mit hochaufgerichte- 
tem Vorderlappen. 


Arbeiter mit weissem, viel kleineren Kopfe als bei Eutermes, Clypeobasale 
sehr stark gewôülbt, Fühler meist 15gliedrig. 


Tmago alata kaum grôsser als der Soldat, meist dunkel gefärbt und dicht 
behaart, mit rauchfarbigen Flügeln. Auf der Stirn ein kleiner Fontanell- 
punkt. Fühler 15-r6gliedrig, mit sehr kleinem 3. oder 3. und 4. Glied. 


Zur Unterscheidung der Gattungen Capritermes, Mirotermes 
und Cubitermes, welche durch die Bildung der Oberlippe und der 
Fübhler der Soldaten miteinander verwandt sind, gebe ich folgende 
Differentialdiagnose der Soldaten : 


a. Oberlippelangrechteckig, mit borstenformig verlängerten Vorderecken. 
b. 


5. Kopf lang cylindrisch, ohne Nase und ohne offenen Fontanellpunkt. 
Oberkiefer asymmetrisch, schraubenfôrmig gewunden. 
Capritermes WASM. 


b'. Kopf kürzer cylindrisch, mit einer dicken kegelformigen Nase in der 
Mitte der Vorderstirn. Ein offener Fontanellpunkt an der Spitze der Nase. 
Oberkiefer symmetrisch, sehr lang und dünn, oft länger als der Kopf, 
entweder stabformig mit ausgerandeter Spitze oder sehr lang sichelformig. 

Mirotermes WASM. (). 


(©) Zu Mirotermes WASM. gehôren : 

Miroiermes saltans NaAsM., Südamerika. 

Mirotermes saltans WASM., subsp. zigritus Sizv., Südamerika. - 
Mirotermes fur SiLv., Cuyabà. 


— IjI — 


a’. Oberlippe tief gabelformig gespalten, die Zinken so lang oder länger 
als der Basalteil. Kopf würfelformig, vorn sehr steil abfallend, die Fontanell- 
grube stets unterhalb des Stirnrandes auf dem abfallenden Teil. Oberkiefer 
nicht länger als der Kopf, symmetrisch, dünn säbelformig. 

; Cubitermes WASM. 


Eine nähere vergleichende Charakteristik, auch auf Grund der 
Imago- und Arbeiterform wird Dr. Nizs HormGrEM im II. Bande 
seiner 7ermitenstudien geben. Nach seinem umfangreicheren 
Material wird er auch entscheiden kônnen, ob zwischen A7rotermes 
und Cubrtermes Uebergänge vorkommen, in welchem Falle 
letztere vielleicht nur als Untergattung der ersteren zu betrachten 
wäre. Nach meinem Material scheint allerdings die Lage der Fon- 
tanelle einen durchgreifenden Unterschied zu bilden : bei A4ro- 
ermes an der Spitze eines Stirnvorsprunges, bei Cubrtermes 
unterhalb desselben auf der abfallenden Stirnfläche. 


Uebersicht der mir vorliegenden Cubitermes-Arten 
nach der Soldatenform. 


a. Oberrand des abfallenden Stirnteils einfach gewôlbt oder in der Mitte 
wulstig vorgezogen, aber nicht leistenartig erhaben. Fühler r14- oder 
1sgliedrig. b. 


a’ Oberrand des abfallenden Stirnteiles ringsum einen scharfen, vortre- 
tenden Kamm (crista) bildend, der bis unter die Fühlergruben reicht. 
4,5 mm. (‘). Abfallender Stirnteil concav, mit einem Borstenkranze um 
den Fontanellpunkt. Fühler r4gliedrig, etwas länger als der Kopf. Kopf 
gelbbraun, um 1/4 länger als breit, mit parallelen Seiten. Oberkiefer reich- 
lich von der Länge des Kopfes, schwarzbraun. Vorderlappen des Prothorax 
nicht ausgeschnitten und ohne Längseindruck. Z#a90 alata noch unbekannt 
(siehe unten). C. cristifrons WASM. n. sp. (Sankuru, Congo). 


Eutermes baculi Sjüsr., Kamerun. 

Eutermes hospes Syôsr., Kamerun. 

Mirotermes Braunsi WaAsM , Kapkolonie. (SCHULIZE, Æorschungsreise im westl. und 
central. Südafr., Denkschr. mediz.-naturw. Ges. lena XIII, 1008, S. 443 (241) Anm. 3.) 

Ferner die Gruppen von Zermes seticer und commis HaAviIL. aus Ostindien und noch viele 
andere Arten, die Nizs HOLMGREN zusammenstellen wird. 

(‘) Bei den Längenmassen der Soldaten ist stets die Kieferlänge miteingerechnet, bei 
jenen der Imagines ist nur die Kôrperlänge ohne die Flügel gemeint. 


— 152 — 


b. Fontanellerube der Stirn ohne gelben Borstenkranz. Sehr kleine 
Art, 3,5 mm. Fühler r4gliedrig. Kopf um 1/4 länger als breit, ganz weissgelb, 
mit roten, an der Basis gelben Oberkiefern. Oberkiefer so lang wie der 
Kopf. Fontanellpunkt in einem tiefen, schmalen Quergrübchen unterhalb 
des Stirnwulstes. Vorderlappen des Prothorax an der Spitze ausgeschnitten. 
Imago 5 mm. lang, oben glänzend rotbraun, mit 1sgliedrigen Fühlern. 

C. (Eutermes) arboricola Ssôsr. (°) (Kamerun, Congo). 


b'. Fontanellgrube der Stirn mit gelbem Borstenkranze. Mittelgrosse bis 
grosse Arten, 6-11 mm. Fühler (des Soldaten) stets 15gliedrig. c. 


c. Mittelgrosse Arten, 6-6,5 mm., Kopf mit Kiefern 3,3-3,4 mm. /"”ago 
mit 15- oder 16gliedrigen Fühlern. d. 


c'. Grosse Arten 8-11 mm., Kopf mit Kiefern 4,4-6 mm. /"”ago stets mit 
16gliedrigen Fühlern. e. 


d. Oberrand des abfallenden Teïles der Stirn in der Mitte wulstig vorge- 
zogen, so dass er die Fontanellgrube überdeckt, welche in der Mitte einer 
tiefen Querfurche unterhalb des Stirnwulstes verborgen liegt. Fühler 15glied- 
rig. Kopf gelb mit rotbraunen Oberkiefern, um die Hälfte länger als breit, 
parallelseitig. Oberkiefer etwas kürzer als der Kopf. Fühler von der Länge 
des Kopfes. Vorderlappen des Prothorax an der Spitze nicht ausgeschnitten 
und nicht längsgefurcht. /71ago 6,5 mm., oben dunkelbraun, fast glanzlos, 
mit 15gliedrigen Fühlern. 

C. (Termes) bilobatus HAVIL. (°) (Natal, Congo). 


d'. Oberrand des abfallenden Teiles der Stirn nicht wulstig vorgezogen, 
Fontanellerube daher freiliegend. Kopf kaum länger als breit, nach vorn 
deutlich verschmälert, gelbbraun mit schwarzbraunen Kiefern. Kiefer von 
der Länge des Kopfes. Fühler etwas länger als der Kopf, dünn. Vorder- 
lappen des Prothorax an der Spitze schwach ausgeschnitten und längsge- 
furcht. /ago 7 mm., oben schwarz, stark glänzend, mit r6gliedrigen 
Fübhlern. C. sankurensis WASM. n. sp. (Sankuru, Congo). 


e. Kopf (bis zur Fühlerwurzel gemessen) nur um ‘/; länger als breit, ohne 
Hinterhauptrinne. Oberrand des abfallenden Stirnteiles in der Mitte nicht 
oder kaum wulstig vortretend, abfallender Stirnteil daher hôchstens seicht 
quergefurcht. Vorderlappen des Prothorax weder ausgeschnitten noch längs- 
gerinnt. /ago oben schwärzlich, mit einer kleinen, punktformigen Stirn- 
fontanelle. Je 


(* Nach den von SJôsrepr freundlichst übersandten Exemplaren. 
(*) Nach den von G. D. HavirAND mir übersandten Exemplaren. Vom Congo, woher 
SJôsTEDT (Ark. f. Zool., 1905, Ne 16,8. 9) die Art ebenfalls erwähnt, lag sie mir nicht vor. 


— 153 — 


e’. Kopfum die Hälfte länger als breit, mit tiefer Hinterhauptrinne. Ober 
rand des abfallenden Stirnteiles in der Mitte wulstig vorgezogen, der abfal- 
lende Stirnteil daher mit tiefer Quergrube. Vorderlappen des Prothorax tief 
ausgeschnitten und längsgerinnt. /”ago oben hellbraun, mit grosser, gru- 
benfôrmiger Stirnfontanelle. — Soldat 10,5-11 mm., Kopf mit Kiefern 6 mm. 
Kiefer um ‘/; kürzer als der Kopf, schwarz, ziemlich stark gebogen. Kopf 
gelbbraun, vorne dunkler. Fühler sehr schlank, Glied 7-10 drei bis viermal 
so lang wie breit. //1a90 9,5-10 mm., oben hellbraun, nur mattelänzend, mit 
hellbraunen, relativ sehr kurzen Flügeln, die nur dreimal so lang wie breit 
sind (Taf. VII, Fig. 16); vor der Fontanellgrube der Stirn ein erhabener 
Längskiel. C. sulcifrons WASM. n. sp. (Kamerun). 


I 


J. 8-8,5 mm., Kopf mit Kiefern 4,4-5 mm. Kiefer um ‘/; kürzer als der 
Kopf, ziemlich stark gebogen. Fühlerglied 7-10 nur etwa doppelt so lang 
wie breit. Kopf gelbbraun bis gelbrot, vorne dunkler bräunlich. Oberkiefer 
rotbraun bis schwarzbraun. /#14a90 7,5-8,5 mm., oben schwarzbraun bis 
schwarz, glänzend, Flügel schwärzlich, fast viermal so lang wie breit(Taf. VII, 
Fig.15). C.(ÆEutermes) fungifaber SIdST. (°) (Kamerun, Congo, etc.). 


f°. 10,5-11 mm., Kopf mit Kiefern 6 mm. Kiefer nur um ‘/; kürzer als der 
Kopf, weniger gebogen. Fühlerglied 7-10 etwas mehr als doppelt so lang 
wie breit. Kopf rôtlich gelbbraun, vorne wenig dunkler, Kiefer schwarz- 
braun. /mago 9-10 mm., oben schwarz, glänzend, Flügel hôchstens 3 ‘/, mal 
so lang wie breit. C. (Termes) Zenkeri DESN. (°). 


Cubitermes cristifrons Was n. sp. (Siehe oben S. 151.) 


Soldat.—4,5 mm.Totallänge, Kopf mitMandibeln 2,5mm.,wovon reichlich 
die Hälfte auf die Mandibeln kommt. Der kurz rechteckige Kopf ist hell 
gelbbraun, der abfallende Stirnteil dunkler, bräunlich; der Kopf ist um 
‘|, länger als breit; von der Seite gesehen ist er um die Hälfte länger als 
hoch, vorn kammformig erhoht. Die dünnen, schwach gebogenen Oberkiefer 
sind reichlich von Kopfeslänge, länger als bei den übrigen Cubifermes mit 
Ausnahme von arboricola SIÔST; ihre Farbe ist schwarzbraun, mit brauner 
Basis. Die Zinken der tief gabelformigen Oberlippe sind so lang wie der 
Basalteil, an der Spitze gerundet, nur schwach divergierend. Die 14gliedri- 
gen Fühlér sind länger als der Kopf,ziemlich schlank, vom 7. Glied an 
doppelt so lang wie breit.Leicht kenntlich durch dex scharfen, kammyfôrmi- 
gen Oberrand des abschüssigen Stirnteils, der ringsum bis unter die Fühler- 


(“) Nach den von SJôsTEDT übersandten typischen Exemplaren und jenen von LuJa 


und Kour (Congo) und ConraDr (Kamerun). 
(:) Nach den von DESNEUX freundlichst übersandten typischen Exemplaren. 


gruben Zzieht, so dass die Stirn bei Vorderansicht cozcau erscheimt. Die 
Mitte des Oberrandes ist dreieckig vorgezogen. Der Fontanellpunkt liegt 
ungefähr in der Mitte des concaven Stirnteils und ist von einem Kranse 
sehr feiner gelber Haare umgeben. Der Prothorax hat nur ‘/; der Kopfbreite, 
sein bogenformiger Vorderlappen ist sehr niedrig und an der Spitze nicht 
eingeschnitten, auch ohne Spur einer Längslinie. Der Mesothorax ist 
erheblich breiter als der Prothorax, und der Metathorax viel breiter als der 
Mesothorax. Von « Æutermes » jucundus SJÔST. verschieden durch den 
viel grôsseren Soldaten, von « Æufermes » laminianus SJdST. durch die 
Form der Vorderstirn und den grôsseren Kopf und durch die nur schwach 
divergierenden Zinken der Oberlippe. 


Arbeiter. — 3,5-4 mm., Kopf weisslich, Epistom (Clypeobasale) stark 
gewôlbt, Fühle: r4gliedrig, gegen die Spitze schwach gelbbraun. Die 
Thorakalsegmente wie beim Soldaten. 


Auch einige So/datenlarven lagen vor, deren Thoraxsegmente nur 
wenig an Breite zunehmen, während der Kopf dem des Soldaten ähnelt, 
aber kleiner, kürzer und nach vorn verbreitert ist. 


Kônigin. — Nur ein schlecht konserviertes Exemplar lag vor, 22 mm. 
lang, 4 mm breit. Kopf, Thorax und Rückenschilder des Hinterleibes 
rotbraun, letztere noch kleiner als bei C. sankurensis, nur 1,3 mm. breit, fast 
linienformig schmal. Fühler mit verstümmelter Spitze, länger als Kopf samt 
Prothorax, aber viel kürzer als bei C. sankurensis; gegen die Spitze sind 
sie kaum verdickt, auch die auf das 6. folgenden Glieder kaum oder micht 
länger als breit. Ocellen um ihren Durchmesser von den Augen entfernt. 
Fontanellpunkt der Stirn gelblich, schmal oval. 


Kôünig.— 7,5 mm. lang, aber nur 1,2 mm. breit. Kopf, Thorax und Dorsal- 
segmente des Hinterleibes rotbraun. An den Fühlern fehlen ebenfalls die 
Endglieder. 


Biologie.— « Aus einem Termitennest im Walde », Januar 1905, 
Sankuru, E. Luja! Die Form des Nestes ist leider nicht näher 
angegeben (pilzfôrmiger Bau wie bei C. fungifaber?). 


Cubitermes arboricola SJôsrT. 


Lag mir vom belgischen Congo nicht vor, sondern nur aus 
Kamerun. SJôsreptr [Entom. Tidskr. XX VIII. H. 4 (1907) p. 241] 
erwähnt diese Art jedoch schon von Mukimbungu am Congo. Für 
die Differentialdiagnose vel. die obige Tabelle, S. 152. 


Cubitermes bilobatus HaAv. 


Lag mir nur von Natal vor (Havicanp!). Sjôsrepr [Arkiv f. 
Zool. IE, n° 16 (1905) p.9] erhielt sie jedoch auch von Mukimbungu 
am Congo, wo sie nach Lamaxs Beobachtungen hutpilzähnliche 
Nester baut. Für die Differentialdiagnose vgl. die Tabelle, S. 152. 


Cubitermes sankurensis WASsM. n. sp. (Siehe oben, S. 152.) 


Imago alata. — Expansio alarum 25-26 mm. Long. corporis cum alis 
14 mm.; long. alae 12 mm., lat. 3 mm.; long. corporis 7 mm., lat. 1,4 mm. 
Oben schwarz, ziemlich dicht abstehend gelb behaart, Kopf und Thorax 
stark glänzend, Hinterleib etwas matter. Kaum kürzer aber deutlich 
schmaler als die Imago von C. fungifaber, Kopf und Prothorax sehr fein 
lederartig punktiert. Fontanellpunkt der Stirn klein, gelb, oval, nicht vertieft. 
Stirn ohne dreieckiges erhabenes Feld vor dem Fontanellpunkt. Augen 
gross, vorspringend.Ocellen um ihren Durchmesser von den Augen entfernt. 
Kopfschild (Clypeobasale) viel feiner punktiert als bei fuzgifaber. Fühler 
16gliedrig, kräftig, viel länger als Kopf und Prothorax, aber auch die 
5 letzten Glieder wenig länger als breit. 3. und 4. Glied sehr kurz. Prothorax 
so breit wie der Kopf ohne die Augen, halbmondfôrmig, mit einer vertieften 
Querlinie vorn und einer Längslinie in der Mitte; Hinterrand wenig 
ausgeschnitten. Flügel hell rauchbraun, nicht so dunkel wie bei fungifaber. 
Submediana nur mit 7-8 Zweigen. 


Kônigin. — 20-23 mm. lang, kaum kürzer als bei fungifaber, aber viel 
schmaler, nur 3-4 mm. breit. Namentlich fällt die Kleinheïit der Rücken- 
schilder des Hinterleibs auf; bei san kurensis sind sie nur 1,5 mm breit, bei 
Junoifaber über 2 mm. 


Soldat. — Die Unterscheidungsmerkmale desselben sind in der Tabelle 
angegeben. Die Fühler sind vom 7. Glied an doppelt so lang wie breit. Die 
Zinken der Oberlippe sind etwas länger als die Basis derselben, an der 
Spitze quer abgestutzt; bei bi/obatus und fungifaber sind sie kürzer, aber 
stärker zugespitzt. Die Gesammtlänge beträgt 6,5 mm., Kopf samt Kiefern 
3,4 mm. Obwohl der Soldat etwas kleiner ist als jener von i/obatus, hat er 
doch fast dieselben Längenmaasse wegen der längeren Oberkiefer. Durch 
den kürzeren, nach vorn etwas verengten, gelbbraunen (nicht hellgelbroten) 
Kopf, dessen Fontanellerube frei liegt, ist er leicht von b#/obatus zu unter- 
scheiden. 

Auch So/datenlarven lagen vor. 


Arbeiter. — 4-4,5 mm. lang, etwas kleiner als jener von bé/obatus, 


— 156 — 


mit heller weissem kopfe und breiterem Kopfschild (Clypeobasale). Fühler 
14gliedrig. 


Biologie. — Lag von E. Luja (Sankuru, 1905, etc.) in allen 
Ständen aus einer Reïhe von Nestern vor. Zum Nestbau bemerkt 
Luja : « Nester in Pilzform, in hohem Gebüsch, 0,40-0,50 m. 
hoch ». Für die ähnlichen pilzfôrmigen Bauten von C. fungifaber 
gibt er dagegen 0,60 m. Hôhe an. 


Mehrere interessante Gäste wurden von LuJa in den Nestern 
von C. sankurensis gefunden : 

Coleoptera, Staphylinidae : Termitusa Lujae Was». n. sp. (") (in 
Anzahl); Scopaeus sp. (nur ein Exemplar), kaum als termitophil 
zu betrachten. 

Hymenoptera, Formicidae (Gastameisen bezw. Diebsameisen) : 
Tetramorium termitobium Em. n. sp. (Ann. Soc. Ent. Belg., LIT, 
1908, p. 186); Monomorium mminutum Mayr, var. leopoldina 
For. (von FoREL bestimmt). 


Cubitermes sulcifrons Wasm. (siehe oben S. 153). (Flügel 
Mar VIENS 6) 


Imago alata. — Expansio alarum 30-32 mm.; long. corporis cum als 
19-20 mm.; long. alae 15 mm., lat. fere 5 mm., long. corporis 9,5-10 mm., 
lat. 2,5 mm.Oben hellbraun, mit Ausnahme des Kopfes nur schwach glänzend, 
dichter und länger gelb behaart als C. fungifaber und Zenkeri.Kopf mit den 
vorspringenden Augen kaum breiter als der Prothorax, bis zur Oberlippe 
etwas kürzer als breit. Augen relativ kleiner als bei fuzgifaber. Ocellen 
gross, querelliptisch, um mehr als ihren Durchmesser von den Augen 
entfernt. Stirn flach eingedrückt, mit einer grossen, erhaben gerandeten, 
kreisformigen Fontanellgrube; vor derselben ein starker Längskiel. Epistom 
(Clypeobasale) stark gewôlbt, dreimal so breit wie lang, vorne stark ausge- 
randet, viel kürzer und viel stärker gewülbt als bei C. fungifaber.Oberlippe 
gross, etwas breiter als lang, vorne gerundet. Fü/ler 16 gliedrig, kräftig, den 
Hinterrand des Halsschildes überragend; 3. und 4. Glied kleiner und 
schmaler als die benachbarten, 5.-11. an Länge allmählich zunehmend, 
5. und 6. quadratisch, die folgenden um die Hälfte länger als breit, unter 
sich fast gleichlang. Prothorax fast halbkreisformig, doppelt so breit wie 


(") Die Beschreibung siehe unten S. 163 f. 


— 157 — 


lang, die Seiten ganz allmählich gerundet verengt, daher der Hinterrand 
viel breiter als bei fungifaber. Die Querfurche nahe dem Vorderrande 
endet in den ausgehôhlten und herabgebogenen Vorderwinkeln, die Längs- 
furche in der Mitte ist nur sehr seicht, der Hinterrand weder eingedrückt 
noch ausgerandet. Die hellbraunen Æ/ügel (Taf. VIT, Fig. 16) sind im 
Verhältnis zum Kôrper kurz und sehr breit, nur dreimal länger als breit. 
Maasse (ohne Schuppe): Vorderflügel 15 mm.lang, 4,8 mm. breit; Hinterflügel 
14,5 mm., lang, 5 mm breit. Die braunen Adern sind scharf markiert, die 
Subcosta ist von einem dunklen Strich begleitet, der in der Flügelmitte 
verschwindet. Im Spitzenviertel der Vorderflügel (*) gibt die Subcosta eine 
Reïhe feiner, welliger Queräderchen nach unten ab, im Spitzendrittel der 
Hinterflügel dagegen einen kurzen, dicken, stark gekrümmten Zweïg, der 
nahe der Spitze der Subcosta in den Aussenrand des Flügels mündet (°). 
Die Mediana ist schon von der Mitte des Flügels an verzweigt, an der 
Spitze etwas nach unten gebogen; auf den Vorderflügeln hat sie drei 
einfache Zweige, auf den Hinterflügeln spaltet sie sich in der Mitte in 
zwei, wiederum Zweigespaltene Zweige. Submediana (Cubitus) stark nach 
unten gekrümmt, mit 8 einfachen Zweigen. 


Künigin. — 30 mm. lang, 10 breit, hellgelb mit braunem Vorderkôrper 
und Dorsalschildern, welche fast 3 mm. breit sind. Behaarung grossenteils 
abgerieben, daher der Vorderkôrper stärker glänzend. 


Nymphen.— 10-11 mm. lang, mit mässig verdicktem Hinterleibe und 
langen, bis zum letzten Drittel des Hinterleibes reichenden Flügelscheiden. 
Kopf und Prothorax ähnlich der Imago, Fühler 15-16gliedrig, noch etwas 
dicker als bei der Imago. 


Arbeiter. — 6-7 mm., mit dickem, bauchigen Hinterleib. Fühler r5glied- 
rig. Clypeobasale stark gewôlbt, mehr als doppelt so breit wie lang, aber 
deutlich schmaler als bei C. fungifaber, an den Seiten breiter gerundet. 
Vorderlappen des Prothorax kaum bemerkbar ausgeschnitten. 


Biologie. — ConraApr, welcher im November 1895 Imago, 
Soldaten, Soldatenlarven, Nymphen der Imago, Arbeiter, Arbei- 
terlarven und eine Kônigin in einem Neste zu Lolodorf, Kamerun, 
sammelte, teilt über die Nestform dieser Art nichts Näheres mit. 


(:) Aufder Photographie Taf. VII, Fig. 16, steht der Vorderflügel in dem Canadabalsam- 
präparat irrtümlich #xter dem Hinterflügel. 

(©) Bei Zoracotermes macrothorax mündet dieser Zweig in die Spitze der Subcosta 
selber. 


II 


— 158 — 


Wahrscheinlich baut sie gleich fungifaber pilzfôrmige Hügel, wie 
er auf seiner Fundortsetikette bei fungifaber bemerkte, und bei 
sulcifrons vielleicht nur deshalb nicht wiederholte, weil er ihn 
von fungifaber nicht unterschied. 

Wahrscheinlich wird C. sulcifrons auch am belgischen Congo 
noch gefunden werden. 


Cubitermes (Termes) Zenkeri DEsx. (Siehe oben, S. 153.) 


SJÔSTEDT (Æ?ne neue Termitensammlung aus Congo, Entom. 
Tidskr. Arg. 28, H. 4, 1907, p. 241) erwähnt diese Art, die früher 
nur aus Kamerun bekannt war, auch von Mukimbungu am Congo. 
Nach den Angaben in obiger Tabelle ist sie von f#rgifaber leicht 
zu unterscheiden. Mir lag sie vom belgischen Congo noch nicht 
VOT. 


Cubitermes (Eutermes) fungifaber Sjüsr. (siche oben die 
Habelle/SAxS)IQ): 


Diese im tropischen Westafrika weit verbreitete Art lag mir vor 
aus Kamerun von SJüsrEDT (Bonge und Cap Debundscha) und von 
CoNRADT aus Mundame am Elefantenfluss (1895), woher CONRADT 
auch die pilzfôrmigen Nestbauten erwähnt. Vom belgischen Congo 
lag sie vor von E. LuJA (1905-1907) aus Sankuru am unteren Congo 
aus mehreren Nestern, und von P. H. Koxr aus der Gegend von 
Stanlevville (Station Romé) am oberen Congo. Ihre pilzfôrmigen 
Bauten aus Kamerun hat bereits SJôsTEDT (Monographie 1900, 
Taf. VI) abgebildet. Nach Luja’s brieflichen Notizen erreichen 
sie in Sankuru eine Hôhe von 0,60 m..: sie finden sich im Walde und 
im Buschland. Er erwähnt auch solche Nester, die mehrere Pilz- 
schirme übereinander zeigen. Ein solches mit 2-3 Schirmen ist auf 
unserer Tafel VIT, Fig. 12 nach Luja’s Originalphotogramm abge- 
bildet. Diese fungrifaber-Nester unterscheiden sich von jenen des 
Eutermes Aurivillir Sjôsr., welche SJôsTEDT (WMonogr., Taf. VIT) 


(2) Siehe auch oben (S. 146 ff.) bei Zoracotermes macrothorax die Vergleichspunkte mit 
Cubiterimes fungifaber. 


— 159 — 


abgebildet hat, durch ihren viel schlankeren Bau und durch das 
Fehlen der Schirme im Basalteil. 

Cubitermes fungifaber ist ziemlich variabel, besonders in der 
Grôsse der Soldaten und in der Grôsse und Färbung ihres Kopfes. 
Vel. die obige Tabelle S. 153. Die Soldaten ezxer Kolonie sind 
jedoch untereinander von derselben Grüsse und meist auch von 
derselben Färbung des Kopfes, abgesehen von den verschiedenen 
Reifestadien, indem die frischentwickelten Soldaten heller sind. 
Auf 50-100 Arbeiter kommt (nach Luja’'s Æ#unden) nur 1 Soldat. 


Die mir bisher bekannt gewordenen Gäste von Cubitermes 
fungifaber sind : 

Coleoptera, Staphylinidae : Pygostenus termitophilus W As. 
(Sankuru, Congo, Luja!). (Taf. VII, Fig. 18.) (Wahrscheinlich 
auch Pygostenus infimus FAUV., Gabun, Escalera!); 

Termitusa Syüstedti Wasm. (Cap Debundscha, Kamerun, 
SJÔSTEDT !) (Taf. V, Fig 0); 

Termitusa hystrix WaAsM. n. sp. (Sankuru, Congo, Luja!) (") 
(DE VE Ero)e 

Termitusa Lujae W AS. n. sp. (Sankuru, Congo, LuJa!) (°). 

Coleoptera, Erotylidae : n. g., n. sp.? (noch unbestimmt) (Stan- 
leyville, Congo, P. Koxr!). 

Thysanura, Lepismatidae : Atelura Kohli EscHer. (Stanley- 
ville, Congo, P, Koxr). (Beschrieben in Zool. Anzeiger XXX, 


N. 23, p. 740.) 


Ein sehr merkwürdiges zusammengesetztes Nest von Cubi- 
termes fungifaber und 7horacotermes {Eutermes) macrothorax 
SyJôsr. fand E. Luya zu Sankuru im November 1907. Es ist das auf 
Taf. VII, Fig. 13 abgebildete pagodenfürmige Nest, über welches 
oben (S. 149) bei 7 %oracotermes näher berichtet wurde. Als Gast 
fand sich ein Exemplar von Zermaitusa hystrix, und zwar in der 
unteren Kuppel, bei 7oracotermes macrothorax. Da aber die 
obere, von Cubitermes fungifaber bewohnte Kuppel nicht auf- 


() Beschreibungen siehe S. 163 ff. in der Tabelle der 7ermitusa-Arten. 
€) Nur ein Exemplar; zahlreicher bei Cubitermes sankurensis Was. (vel. S. 156). 


— 160 — 


gebrochen wurde, ist anzunehmen, dass diese Z'ermitusa aus dem 
oberen Neste in das untere herabgelangt war und eigentlich zu 
dem Cubitermes gehôürt, bei dem sie von LuJA in einem anderen 
Neste in Mehrzahl entdeckt worden war. Ferner fanden sich in 
jenem zusammengesetzten Neste einige grosse, rotbehaarte Lamelli- 
cornierlarven (von Coenochilus?), von denen nicht zu entscheiden 
ist, ob sie zu Cubitermes oder zu T'horacotermes gehôürten (siehe 


oben S. 149). 


Ich lasse nun einige Beschreibungen von Cubitermes-Güästen 
folgen. 


Pygostenus termitophilus Wasm. (Taf. VIII, Fig. 18.) 


Rufopiceus, capite et elytris piceis, politus, nitidissimus. Antennae lon- 
gae, thoracis marginem posteriorem longe superantes, articulis 3°-9*" latitu- 
dine paulo longioribus, 10° latitudine dimidio longiore, 11° elongato et 
acuto, latitudine plus triplo longiore, tribus praecedentibus. unitis vix 
breviore. Prothorax capite multo latior, longitudine dimidio latior, lateribus 
basin versus paulo dilatatis et rotundatis. Elytra thoracis longitudine. 
Abdomen basi laeve, apicem versus subaspere, sed haud grosse striolatum. 
Long. 2,5 mm., lat. 0,8 mm. 

Von der Grôsse der kleinsten Exemplare des Pygostenus pubescens 
Wasm. vom Congo (vel. Taf. VIII, Fig. 17), von dieser und den übrigen 
dorylophilen Arten durch schmalere Kôrpergestalt, längere Fühler und 
glattere Skulptur verschieden. Die Oberseite des gelbbraunen, auf Kopf 
und Flügeldecken dunkleren Kôrpers ist stark glänzend, und zwar nicht 
blos auf dem Vorderkôrper, sondern auch auf dem Hinterleib, der bei den 
dorylophilen Arten durch dichte Strichelung stets #1att oder fast matt ist; 
bei P. termitophilus zeigt sich nur auf der hinteren Hälfte des Abdomens 
eine feine Strichelung, als Rest der ehemaligen dorylophilen Skulptur. Die 
Oberseite ist vollig unbehaart, mit Ausnahme der Randborsten und Spitzen- 
borsten des Hinterleibs, während bei den dorylophilen Arten wenigstens 
der Hinterleib dorsale Querreihen von Borsten und eine feine anliegende 
Behaarung trägt. Der Kopf von /ermitophilus ist ferner stärker gewolbt als 
bei den dorylophilen Aïrten. 


Nahe verwandt mit ?. {ermitophilus ist eine andere, von Esca- 
LERA in Gabun (ohne Wirtsangabe) endeckte Art, Pygostenus 
infimus Fauv., der wahrscheinlich ebenfalls Zerzitophal ist. Da 


OR — 


diese Art mir von FAUVEL zur Ansicht vorlag, gebe ich hier ihre 
Beschreibung : 


Pygostenus infimus Fauv. i. 1. 


Die kleinste, schmalste und flachste aller mir bekannten Arten dieser Gat- 
tung, nur 1,4 mm. lang und 0,4 mm. breit. Gelbbraun, Flügeldecken und 
Hinterleisbsmitte bräunlich, Kopf pechbraun. Fühler relativ schlank, länger 
als Kopfund Halsschild. Augen gross. Halsschild und Flügeldecken spiegel- 
glatt, unpunktiert. — Untercheidet sich von Pyg. pusillus WASM. vom 
Congo durch das nach vorn verengte Halsschild und die glatte Skulptur 
der Oberseite, von {ermitophilus WASM. durch die viel geringere Grôsse und 
flachere Gestalt. — Biafra, Cabo San Juan. 


Pygostenus termitophilus wurde bereits 1906 (‘) von mir kurz 
beschrieben als neues Beispiel für recente Artbildung, mdem wir 
annehmen müssen, dass er seine Gattungsmerkmale des Trutztypus 
der Dorylinengäste einer älteren dorylophilen Anpassung verdankt, 
während seine abweichenden Artmerkmale, die in derselben Rich- 
tung sich bewegen wie jene der ostindischen termitophilen /o7y- 
loxenus-Arten, aus einer späteren, relativ recenten /erwitophilen 
Anpassung entsprungen sind. Wir kennen bisher über 20 dorylo- 
phile Pygostenus aus Afrika (und einen aus Syrien), die teils bei 
oberirdisch jagenden /orylus subgen. Anomma, teils bei unter- 
irdisch jagenden /ory/us sensu stricto leben und diese Wander- 
ameisen auf ihren Raubzügen begleiten, welche sich häufig gegen 
Termitennester richten (siehe oben S. 109). Während die auf den 
Wanderameisen reitenden Zoryloxenus (éransfuga und £ermito- 
philus W AsM.) dadurch in die Gesellschaft der Termiten gelangten, 
dass sie in den engen Gängen der Termitennester von ihren Reitern 
abgestreift wurden, müssen wir für die termitophil gewordenen 


(:) Beisptele recenter Artenbildung bei Ameisengästen und Termitengästen (Festschrift für 
J. Rosenthal, 1906, S. 43-58 und Biolog. Centralbl., XXVI, Ne 17 und 18), S. 52 (574). Vel. 
auch : Dre phylogenetische Umbildung ostindischer Ameisengäste in Termitengäste (Compt. 
rend. VI Congr. internat. de Zoologie, Berne, 1904, pp. 436-448, mit Taf.); Zur Kenntnis 
der Gäste der Treiberameisen und ihrer Würte vom obern Congo (Zool. Jahrb., Supplem. VII, 
Festschrift für Weismann, 1904, S. 611-682), S. 651-655; Die moderne Biologie und die Ent- 
wicklungstheorie, 3. Aufl., 1906, S. 355-365, 


Ce — 


Pygostenus annehmen, dass sie beim Eindringen von Wander- 
ameisen in Termitennester in den Gängen der letzteren sich 
verirrten und beim Abzug der Ameisen, denen sie zu Fuss zu 
folgen pflegen, zurückblieben. Ein solches Vorkommnis mag wohl, 
sowohl für Doryloxenus wie Pygostenus, tausende von Malen sich 
ereignet haben, ohne dass es dadurch zu einer dauernden Anpas- 
sung der ehemaligen Dorylinengäste an die termitophile Lebens- 
weise kam. Aber unter günstigen Umständen muss es doch für 
Vertreter beider Gattungen eznigemal gelungen sein, da wir keine 
andere natürliche Erklärung für die Existenz verernzelter termato- 
philer Arten in jenen zwetfellos dorylophilen Gattungen finden 
künnen. 


Uebersicht der Termitusa-A7ten. 


Die Aleocharinengattung 7ermitusa W ASM., die im Habitus an 
Myllaena und Oxypoda erinnert und durch schlanke, nach hinten 
stark zugespitzte Kôrpergestalt und lange, wirtelfôrmig behaarte 
Fühler ansgezeichnet ist, wurde von mir in der Revue d'Ento- 
mologie, 1905, p. 199 auf 7ermitusa Sjüstedii gegründet, die 
daselbst näher beschrieben ist. Letztere Art wurde von SJôSTEDT 
am Cap Debundscha (Kamerun) in den pilzfrmigen Nestbauten 
von Cubitermes (Eutermes) fungifaber SjôsT. in mehreren Exem- 
plaren gefunden (‘). Eine zweite, von EscarERA in spanisch 
Guinea entdeckte Art wurde von AzB. FAUVEL 7ermitusa Esca- 
lerae benannt und nach seiner brieflichen Mitteilung in den 
Memor. d. 1. R. Soc. Esp. de Historia natural de Madrid beschrie- 
ben. Von dieser Art erhielt ich ein Exemplar von FAUVvEL für 
meine Sammlung. Wirtsangabe derselben fehlt leider, aber sie 
lebt wahrscheinlich auch bei Cubrtermes. Sämtliche Arten dieser 
Aleocharinengattung scheinen Cubitermes-Gäste zu sein. [ch gebe 
hier eine Uebersicht der Arten, mit Beschreibung zweier neuen. 


Kôrper ca 2 mm. lang, schlank, hinten stark zugespitzt, mit schmalem 
erhabenen Seitenrande des Hinterleibs. Kopf nicht abgesetzt, sondern 


() Typen im Naturhist. Reichsmuseum zu Stockholm und in meiner Sammlung- 


— 163 — 


unter den Vorderrand des grossen quergewôlbten Halsschildes etwas 
zurückgezogen; Stirn stark gewôlbt, so dass von oben nur der Hinterkopf 
sichtbar ist. Fühler schlank, wirtelformig behaart. Färbung braun bis 
schwarzbraun, die Fühler und Beïine gelbbraun. Flügel vorhanden, gut 
entwickelt. 


a. Flügeldecken am Hinterrand tief ausgeschnitten, so dass sie in der 
Mitte desselben um die Hälfte kürzer als das Halsschild sind. Grôssere Art, 
2-2,3 min. — Kôrper sehr schlank, Fühler sehr schlank, den Hinterrand 
der Flügeldecken erreichend, ihre Glieder vom 4. an mindestens doppelt 
so lang wie breit (*). Oberseite stark glänzend, unpunktiert, braunschwarz 
mit braunem Hinterleib, Halsschild und Flügeldecken mit Querreihen 
mässig langer, an der Basis zicht verdickler schwarzer Borsten besetzt. 
Hinterleib mit Querreihen längerer schwarzer Borsten, die aber ebenfalls 
an der Basis xicht auffallend verdickt sind. 

T. Sjüstedti WAsM. (Taf. V, Fig. 0) 
(bei Cubitermes fungifaber, Kamerun, SIÔSTEDT !) 


a’. Flügeldecken am Hinterrande nur schwach ausgeschnitten, so dass 
sie auch in der Mitte desselben nicht oder nur wenig kürzer als das 
Halsschild sind. Kôrper weniger schlank. Kleinere Arten, bis 2 mm. 0. 


b. Halsschild und Flügeldecken kahl, Hinterleib nur mit Seitenborsten, 
blos an den Analsegmenten auch mit Rückenborsten. Flügeldecken in der 
Mitte des Hinterrandes so lang wie das Halsschild. 2 mm. lang.— Oberseite 
stark glänzend. Halsschild fein punktiert. Kopf und Halsschild braun, 
letzteres mit breitem gelben Hinterrande. Flügeldecken schwarz, Hinter- 
leib gelbbraun. Fühler nur die Mitte der Flügeldecken erreichend, ihre 
Glieder vom 4. an nur um die Hälfte länger als breit. 

T. Escalerae FAUV. (Gabun, ESCALERA !) 


b'. Halsschild, Flügeldecken und Oberseite des Hinterleibes behaart. 
Flügeldecken in der Mitte des Hinterrandes etwas kürzer als das Hals- 
schild. ‘ c. 


c. Halsschild, Flügeldecken und Oberseite des Hinterleibes stark glän- 
zend, nur mit einfacher Behaarung, die aus Querreihen sehr langer, 
rückwärts gerichteter, an der Basis #/6ézlich verdickter und daher sfachel- 
fürmiger, schwarzer Borsten besteht. Flügeldecken in der Mitte des 
Hinterrandes deutlich kürzer als das Halsschild. Fühler schlank, den 


() Das Endglied ist noch länger als die vorhergehenden, Auch bei jenen Arten, deren 
Fühler gedrungener sind, ist das Endglied stets mindestens doppelt so lang wie breit. 


— 164 — 


Hinterrand der Flügeldecken erreichend, ihre Glieder vom 4. an mehr als 
doppelt so lang wie breit. Unpunktiert, Färbung schwarzbraun, Hinterleib 
braun bis rotbraun. 1,8-2 mm. (Taf. V, Fig. 10.) 
T. hystrix () n. sp. (bei Cubitermes fungifaber SIôST. (©), 
unterer Congo, LUJA !). 


c'. Halsschild und Flügeldecken mattglänzend, mit doppelter gelber 
Behaarung, einer anliegenden kurzen und einer abstehenden längeren, die 
jedoch ebenso wie die einfache, abstehende Behaarung des Hinterleibes 
nur aus sehr dünnen, gelben Borsten besteht. Fühler kürzer, nur die Mitte 
der Flügeldecken erreichend, mit Ausnahme des ersten und letzten Gliedes 
nur wenig länger als breit. Flügeldecken in der Mitte des Hinterrandes ein 
wenig kürzer als das Halsschild. Kôrper einfarbig braun, Halsschild und 
Flügeldecken deutlich punktiert, Hinterleib unpunktiert, stärker glänzend. 
1,7-1,8 mm. 

T. Lujae n. sp. (bei Cubitermes sankurensis WASM., und bei 
C. fungifaber SrosT., unterer Congo, Lura!). 


Mirotermes (Eutermes) hospes SJüsr. 


Diese Art wurde von SJôsTEDT (Monogr. 1900, p 197 und 
Taf. V, Fig. J) nach zwei Soldaten und einem Arbeiter beschrie- 
ben, die in einem Neste von Æuéermes lateralis in Kamerun 
gefunden worden waren. Obwohl die mir vorliegenden Exemplare 
einige Abweichungen von SJüsTEDT's Beschreibung zeigen, z. B. 
in den Maassen der Kopflänge, so wage ich doch nicht, sie von 
dieser Art zu trennen. 

Soldat. — Totallänge 5,2-5,4 mm., Kopf samt Kiefern 3-3,2 mm., Kopf- 
breite 0,7 mm. Durch die relativ sehr kurze Nase ausgezeichnet -sowie 
durch die relativ kurzen Kiefer. Kopf cylindrisch-rechteckig, reichlich 
doppelt so lang wie breit, der Oberrand des abfallenden Stirnteiles in der 
Mitte in eine kurze, stumpf kegelformige Nase ausgezogen, die an der 
Spitze eine offene Fontanelle bezitzt und mit gelben Borsten bekleidet ist. 
Die stabformigen, schwarzen, schwach zweimal gebogenen Oberkiefer sind 
ein wenig kürzer als der Kopf. Die r4gliedrigen, rotgelb geringelten Fühler 


(5) — Stachelschwein, wegen der stacheligen Beborstung. 
(£) Auch in einem zusammengesetzten Neste von C. jfungifaëer und Thoracotermes 
macrotherax SIÔST. ein Exemplar (siehe S. 149). 


=>: 165 == 
sind von der Länge des Kopfes, 2. und 3. Glied kurz, unter sich gleich 
lang, die folgenden länger als breit, das 13. doppelt, das 14. dreimal so lang 
wie breit. Der Vorderlappen des Prothorax ist nicht ausgeschnitten. 


Arbeiter. — 3-3,3 mm. lang, Kopf klein, oval, länger als breit, weiïss, 
mit stark gewôlbtem Epistom (Clypeobasale), das fast dreimal breiter als 
lang ist. Die von SIdSTEDT erwähnte, deutliche Fontanellgrube in der Mitte 
der Stirn ist sehr schwach ausgeprägt, linglich. 


Imago alata. — Expansio alarum 12-13 mm., long. corporis cum alis 
7-7,5 mm.; long. alae 6-6,5 mm.; lat. alae 1,5-1,7 mm.; long. corporis 
3-5,5 mm. Sehr schmal, oben dunkelbraun, Kopf schwarz; ziemlich dicht 
und fein gelb behaart, daher nur wenig glänzend, mit Ausnahme des 
polierten Kopfes. Kopf rundlich, ohne die Mundteiïle so lang wie breit, 
zienilich gewôlbt. Augen gross, vorspringend, länger als die Wangen hinter 
den Augen. Ocellen um die Hälfte ihres Durchmessers von den Augen 
entfernt. Stirn in der Mitte flach eingedrückt, mit einem kleinen, länglichen 
Fontanellpunkt. Fühler kräftig, r6gliedrig, länger als Kopf und Prothorax, 
Glied 3 und 4 sehr klein, stark quer, 5-7 grôsser, schwach quer, die 
folgenden so lang wie breit, das 13. um die Hälfte, das 14. doppelt so lang 
wie breit. Prothorax halbkreisformig, so breit wie der Kopf ohne die Augen, 
viel dichter und grôber punktiert als der Kopf, nur um die Hälfte breiter 
als lang, Hinterrand nicht eingeschnitten. Vordere Flügelschuppen wenig 
grôsser als die hinteren, beide nur halb so lang als das betreffende Thorakal- 
segment. Flügel schwärzlich, die Mediana der Submediana (dem Cubitus) 
genähert, letztere 15-16 Zweige nach unten abgebend. 


Biologie. — Eine Anzahl Soldaten und geflügelte Imagines mit 
wenigen Arbeitern lagen vor von Sankuru, E. LuJA, Januar 1905 : 
« Capturés dans une habitation ». 


Eutermes latifrons SJüsr. 


Soldaten, Arbeiter und Larven und einige Nymphen lagen vor 
aus zwei Nestern von Sankuru, E. LuJja! 1905. Er schreibt darüber : 
« Nester in hohlen Bäumen. Diese Termiten haben einen eigen- 
tümlichen, unangenehmen Geruch ». 


Der Kopf der (mit der Nase) fast 5 mm. langen So/daten ist, bis zur 
Fühlerwurzel gerechnet, deutlich breiter als lang. Die Länge des Koples 


— 106, — 


samt Nase erreicht fast 2 mm., die Kopfbreite 1,2 mm. Sonst mit SIÔSTEDTS 
Beschreibung übereinstimmend. 

Die WMymphen sind neotene Individuen mit kurzen Flügelscheiden, 
7,5-8 mm. lang, 2-2,3 mm. breit, weiss, mit 4 bräunlichen Flecken auf dem 
Kopf, braunem Rande des Prothorax, der Flügelscheiden und der Abdo- 
minalsegmente. Die Flügelscheiden reichen bis zur Hälfte des dritten 
Dorsalsegments. Augen mittelgross, grau, kaum vortretend. Fühler 15glied- 
rig, gegen die Spitze bräunlich, so lang wie Kopf und Prothorax, die 
Glieder mit Ausnahme des ersten und letzten nicht länger als breit. Das 
Clypeobasale ist sehr breit und kurz, kaum gewôlbt, viermal breiter als lang. 


Als Gäste in einem Neste von Æutermes latifrons fand LuJa 
eine Art der Gattung edon (Staphylinidae; nur ein Exemplar, 
wahrscheinlich nur ein zufälliger Gast). Ferner einen Chernetiden 
in Mehrzahl und endlich eine sehr merkwürdige, asselfürmige, 
gehürnte Insektenlarve (Taf. VIII, Fig. 19). 

Nach der Bildung der Fühler, Mundteile und Beine muss es 
eine Co/eopterenlarve sein, obwohl sie manchen Lepidopterenlar- 
ven (Lycaeniden) in der Gestalt entfernt ähnlich sieht. Vielleicht 
gelingt es, auf Grund der beigefügten Photographien (Taf. VIII, 
Fig. 19) Anbhaltspunkte zur systematischen Bestimmung dieser 
merkwürdigen Larve zu gewinnen. Sie ist 5 mm. lang, 2 mm. breit, 
von der Gestalt einer Assel, weissgelb, mit zwei langen roten, 
nach vorn und oben gerichteten Ochsenhôrnern auf dem Prothorax 
und mit einem kleineren, stumpfen, gelben Horn auf jeder Seite 
desselben Segmentes; die folgenden zwei Thoraxsegmente tragen 
jederseits einen zweigabeligen gelben Hornfortsatz, dessen Spitzen 
gerundet sind; die Dorsalsegmente des Hinterleibes tragen jeder- 
seits ein einfaches gelbes Horn, das an der Spitze nur schwach 
zweilappig erweitert ist. Ausserdem trägt die ganze Dorsalseite 
des Tieres zwei Längsreihen von kleinerengelben Hôckern, welche 
an Zahl den Seitenhôrnern entsprechen. Zwischen diesen Hôcker- 
reihen und den seitlichen Hôürnerreihen liegen die sehr grossen, 
stark queren, erhaben gerandeten S#gmen, sowohl die Hôcker 
als die Seitenhôrner sind nur als seitliche Fortsätze der Stigmen- 
ränder aufzufassen, mit Ausnahme der beiden mittleren Ochsen- 
hôrner des Prothorax. Der Xopf ist sehr klein, nur von vorne 
sichtbar, oben vom gehôürnten Prothoraxrande überragt; er trägt 
ein Paar ziemlich lange, 3gliedrige Fühler, deren erstes Glied dick 


— 167 — 


und kurzcylindrisch, die beiden folgenden viel dünner cylin- 
drisch sind. Auf der Spitze des Endgliedes sitzen zwei papillen- 
fôrmige Anhänge, von denen der eine länger, stark zugespitzt, der 
andere kürzer und mit Endborsten versehen ist. Die Oberlippe 
ist klein, halbkreisfürmig gewôlbt; die kräftigen Kiefertaster 
scheinen 4gliedrig zu sein, mit borstentragendem Endgliede. 
Oberkiefer konnte ich nicht bemerken. Eine nähere Untersuchung 
der Mundteile war an dem einzigen, trocken präparierten (in 
Alcohol-Xylol-Parafñn gehärteten) Exemplare nicht môglich. 
Die drei Beinpaare des Thorax sind ziemlich lang, ähnlich den 
Beinen mancher Staphylinidenlarven gebildet; der Tarsus endet 
in eine kräftige, ungespaltene Klaue. Bauchbeine fehlen. Cerci 
konnte ich nicht bemerken. 


Eutermes Ferranti n. sp. 


Nasutus (Soldat). — 3,3 mm. lang, Kopf samt Nase 1,3 mm. Unter- 
scheidet sich durch die #ühlerbildung von den übrigen Arten mit 13glied- 
rigen Fühlern, indem das 3. Glied nicht oder kaum länger als das 2. ist, 
das 4. viel kürzer als das 3., stark quer. Von Æut. comorensis Wasm (*), dem 
er in Form, Grôsse und Färbung unter den kleinen Æufermes mit mono- 
morphen Soldaten nahe steht, überdies durch die nicht plôtzlich sondern 
allmählich verengte, und daher viel breitere Nase verschieden. 

Sehr klein und schmal, aber mit kräftigen, gegen die Spitze verdickten 
Fühlern. Kopf gelbbraun mit schwarzbrauner Nase, lang kegelformig, bis 
zur Fühlerwurzel so lang wie breit, die Nase, von der Fühlerwurzel an ge- 
messen, um ‘/; länger als der Kopf, dick, von der Basis zur Spitze allmählich 
verengt. Im Profil gesehen bildet die Nase eine gerade Linie mit der 
Stirn. Die 13ghedrigen Fühler sind gelb geringelt, nicht länger als der Kopf 
mit Nase, das 2. Glied von der Länge des 3., beide kaum länger als breit, 
das 4. viel kürzer, quer, das 5. so lang wie breit, die folgenden an Grôsse 
etwas zunehmend, aber erst vom 10. an ein wenig länger als breit. Vorder- 
lappen des Prothorax schmal, nicht ausgeschnitten. 


Arbeiler.— 3 mm. lang., Kopf fast viereckig, braun mit weisser Zeichnung, 


() VoezTzKow, Reise in Ostafrika, 1903-05. Bd. III, 1910, S. 126. — Der S. 125 beschrie- 
bene Æutermes mauritianus n sp. muss in Voel/{zhowi n. sp. geändert werden, da es bereits 
einem Æxtermes mauricianus RAMB. (1842) gibt. 


— 69 — 


flach eingedrückt und längsgerinnt. In der Mitte der Längsrinne ein 
ovaler, weisser Fontanellpunkt. Epistom (Clypeobasale) sehr kurz und 
breit, fast leistenformig schmal, sechsmal breiter als lang. Fühler gedrungen, 
von der Länge des Kopfs, ragliedrig, gegen die Spitze gelbbraun, ziemlich 
stark verdickt, nur die letzten Glieder länger als breit, das 3.-4. Glied sehr 
kurz und stark quer. Vorderlappen des Prothorax ganzrandig. 


Aus der Kleinheit der Arbeiter und aus den gedrungenen 
Fühlern der Soldaten geht hervor, dass letztere monomorph sind 
und somit keine grossen Soldaten vorkommen. 


Biologie. — Sankuru, E. Luya, 1904. Aus einem Neste. Nähere 
Fundangaben über die wenigen Soldaten und Arbeiter, die vor- 
liegen, fehlen. Ich benenne die Art zu Ehren des Herrn Vicror 
FERRANT, Conservator am Naturhist. Museum zu Luxemburg, 
welcher Herrn LuJA zu seinen reichen entomologischen Samm- 
lungen am Congo anregte. 


Eutermes Lujae n. sp. 


Soldat (Nasutus). — Nur von einer Grôssenstufe. Totallänge 3,2 mm,, 
Kopf mit Kiefern 1,2 mm. Sehr ähnlich dem Æut. Ferranti, aber durch 
folgende Punkte verschieden : Kopf breiter kugelformig, die Nase, von der 
Füblerwurzel an gerechnet, nur so lang wie der Kopf. Nase bedeutend 
schmaler, an der Basis viel stärker verengt und von dort nach der Spitze 
nur wenig verengt. Auch die Färbung des Kopfes ist heller, rotgelb mit 
brauner Nase. Die r3gliedrigen Fühler sind ganz verschieden von £. Fer- 
ranti, indem das 3. Glied viel länger ist, so lang wie das 2. und 4. zusam- 
men, das 4. ein wenig kürzer als das 2., welches ein wenig länger als 
breit ist. Manchmal sind die Fühler unvollständig r4gliedrig, indem dann 
das 3. Glied in der Mitte schwach eingeschnürt ist. Die Fühler sind 
gelbgeringelt, so lang wie der Kopf samt Nase, gegen die Spitze kaum 
verdickt; das 4. Glied ist so lang wie breit, das 5. etwas länger als breit, 
die folgenden an Grôsse ein wenig zunehmend, die 4 letzten Glieder um 
die Hälfte länger als breit. Der Vorderlappen des Prothorax ist in der Mitte 
des Vorderrandes abgestutzt, mit einem sehr kleinen, fast nur punktformigen, 
aber deutlichen Einschnitt, der bei Æerrant fehlt. 

Von Æ. maculiventris SIST. verschieden durch die viel geringere Grôsse, 
durch die von der Färbung des Kopfes scharf abstechende Nase, durch 
das viel längere 3. Fühlerglied und durch den nicht bogenformig gerundeten 
Vorderrand des Prothorax. Von Æ. comorensis WAsM. verschieden durch 


— 169 — 


den schmaleren Kopf, die längere Nase, das längere 3. Fühlerglied und den 
nur punktformig eingeschnittenen Vorderrand des Prothoraxlappens. 


Grosser Arbeiter. — 4 mm. Kopf braun mit weisser Zeichnung, auf der 
Mitte der Stirn eine flache, ovale, weisse Fontanellerube, Stirn vorne etwas 
eingedrückt, Clypeobasale stark gewôlbt, fast halbkreisformig, nur drermal 
breiter als lang. Vorderlappen des Prothorax in der Mitte mit einem 
kleinen Einschnitt. Fühler 14gliedrig, so lang wie der Kopf, gelb geringelt, 
gegen die Spitze verdickt. 


Kleiner Arbeiter. — 3-3,5 mm. Kopf relativ kleiner, heller elfenbeingelb 
mit weisser Zeichnung, Clypeobasale viermal breiter als lang. Sonst wie der 
grosse Arbeiter. — Beide Arbeiterformen unterscheiden sich von dem 3 mm. 
langen Arbeiter des Æut. Ferranti namentlich durch das längere Clypeo- 
basale, das bei Ferranti sechsmal breiter als lang ist. 


Nymphen. — 6 mm. lang und 2 mm. breit, weiss mit braunen Seiten- 
flecken des Hinterkopfes, braunen Rändern des Prothorax, kurzen, braunen 
Flügelscheiden und braunen Rändern der Abdominalsegmente. Stirn mit 
einer länglichen, weissen Fontanellgrube. Fühler wenig länger als der 
Kopf, etwas verdickt, 1sgliedrig, das 3. Glied äusserst kurz, kaum vom 
4. abgesetzt, 4. und 5. Glied ebenfalls sehr kurz, ringfôrmig, die folgenden 
Glieder allmählich länger, das 14. und 15. länger als breit. 


Künig. — 6 mm. lang, schwarzbraun mit schwarzem Kopf, mit Ausnahme 
des letzteren dicht gelbgrau behaart. Kopf gross, kreisfôrmig, lederartig 
gerunzelt, glänzend, ohne Fontanellpunkt, aber mit einem flachen, länglich 
ovalen, glatten Eindruck an Stelle desselben. Epistom (Clypeobasale) sehr 
kurz und breit, mindestens sechsmal breiter als lang. Fühler 15gliedrig 
(vgl. die Nymphe!), nur 11 Glieder erhalten, das 3. Glied viel kleiner und 
schmaler als die benachbarten. Augen gross, vorspringend. Ocellen gross, 
um ihren Durchmesser von den Augen entfernt. Prothorax kaum so breit 
wie der Kopf ohne die Augen, halbkreisformig, der Vorderrand aufgebogen 
und in der Mitte sehr schmal eingeschnitten, der Hinterrand bogenformig, 
ohne Ausschnitt, mit einem feinen Längskiel in der Mitte der Basis. 
Flügelschuppen breit, stark behaart. 


Kônigin. — 20 mm. lang und 6 mm. breit, Vorderkôrper 3 mm. lang; 
die Rückenschilder des Hinterleibes 2 mm. breit. 


Biologie. — Aus einem einzigen Neste lagen über tausend 
Soldaten und Arbeiter (beider Grôssenstufen), eine Kônigin und 
zwei Kônige vor. Sankuru, E. LuJa, 1907. Das Nest beschreïibt 


— T7 — 


Luya als « sphérique, cartonneux, brun foncé, qui se trouve géné- 
ralement sur les branches ou le tronc de petits arbres de 4-5 mètres 
de hauteur, dans la forêt ». 


Als Gäste fand Luja in jenem Neste mehrere Exemplare einer 
neuen physogastren Aleocharine, die ich hier als Zermztella Lujae 
beschreibe. 


Termitella n. g. Aleocharinorum. (Taf. VIII, Fig. 22.) 


Sie nähert sich im Habitus, in der Bildung des Halsschildes und 
der Fühler am meisten der brasilianischen Gattung Xerogaster 
Wasm. Doch beruht diese Aehnlichkeit nur auf Konvergenz, da 
Xenogaster 5gliedrige Tarsen an allen Füssen hat. Die Xerogaster- 
Arten leben ebenfalls bei Æwfermes-Arten als Wirten. 

! 

Caput latum, thoraci insertum. Antennae geniculatae, 11-articulatae, 
articulo 1° brevi sed crasso, 4-11 inter se valde approximatis (haud solutis). 
Prothorax capitis latitudine, quadratus, profunde transversim impressus. 
Elytra thorace neque latiora neque longiora. Abdomen modice inflatum, 
elytris plus duplo latius, alte marginatum (fere concavum). Palpi maxillares 
articulo penultimo magno, valde inflato, ultimo minimo, vix visibili. Tarsi 
omnes 4-articulati, valde setosi, posteriorum articulo 1° elongato, ceteris 
tribus unitis paullo tantum breviore. 


Termitella Lujae n. sp. (Taf. VIII, Fig. 22, a, b.) 


Long. corporis totius 2,2 mm., abdominis 1,4 mm., latitudo abdominis 
1 mm. Brunnea, nitida, impunctata, abdominis margine et apice subtiliter 
setoso. Caput deflexum, transversum, vix convexum. Antennae thoracis 
marginem posteriorem paullo superantes, crassae, sed apicem versus haud 
incrassatae: articulus 1°° duplo tantum longior latitudine, 2"-10%* quadrati, 
inter se valde approximati, 11% ovalis, latitudine dimidio longior. Oculi 
magni, haud prominentes. Prothorax capite haud latior, longitudine paulo 
latior, lateribus subparallelis, margine laterali deflexo, margine antico recto, 
postico paulo rotundato, in medio profunde transversim sulcatus. Elytra 
convexa, subtilissime alutacea. 


Ich benenne die Art zu Ehren des Entdeckers. 


Fami MESOTERMITIDAE HOrMGrEx. 


Rhinotermes putorius SJüsr. 


Das Vorkommen dieser Termitenart ist von SJôsrepr (Monogr., 
1900, p. 54) für Kamerun, Gabun, Fernando Po und vom Congo 
(aus Kinchassa) erwähnt. Mir liegt sie vor von SJüsrepr aus Kitta, 
Kamerun 1891, von CONRADT aus Mundame, Kamerun 1895, von 
E. LuJa aus Sankuru am unteren belgischen Congo 1907 und von 
P. H. Ko aus Station Romé bei Stanleyville am oberen Congo 
1907. Das Luja’sche Material umfasst zahlreiche kleine Soldaten 
und Arbeiter, eine Anzahl geflügelte Imagines und deren 
Nymphen sowie zwei Küniginnen, alle aus einem Neste. Das 
KoxL'sche Material umfasst nur einige Soldaten und Arbeiter. 

Da die übrigen Stände von SJôsrEDT bereits näher beschrieben 
sind, beschränke ich mich hier auf einige Notizen über die Kôni- 
ginnen und die Nymphen. 


Die beiden Xüniginnen, welche LuJA in einer Kolonie fand (Taf. VIII, 
Fig. 20 und 21), sind von einander verschieden, indem die eine eine 
nyinphoide Kônigin (Fig. 21) it Rurzen Flügelscheiden ist, die andere eine 
ergatoide Kônigin (Fig. 20) ohne Flügelanlagen. Ich bezeichne die erstere 
mit x. X., die letztere mit e. À. Die n. K. ist etwas grôsser, 15 mm. lang 
und 4 mm. breit, die e. K. 13 mm. lang und 3,8 breit. Beide haben weisse 
Fübhler, die jedoch bei der n. K. 2ogliedrig sind (wie bei der geflügelten 
Imago), bei der e. K. r6gliedrig () (wie bei dem Arbeiter). Kopf und 
Prothorax der ». X. sind ähnlich wie bei der geflügelten Imago, aber der 
Kopf breiter als lang, der halbkreisformige Prothorax relativ zur Imago 
noch breiter, indem er so breit wie der Kopf zut den Augen ist (bei der 
geflügelten Imago nur so breit wie der Kopf ohne die Augen). Die Augen 
sind gross, schwarz. Die Flügelscheiden sind sehr kurz, die vorderen 
erreichen nur den Hinterrand des ersten, die hinteren denjenigen des 
zweiten Abdominalsegments. Die Färbung ist weiss, mit gelbem Kopf und 
Prothorax (die nicht rotgelb sind wie bei der geflügelten Imago), die Flügel- 
scheiden und die Dorsalschilder des Hinterleibes hellgelbbraun. 

Die e. X. hat einen viel schmaleren Vorderkôrper, einen kleineren, 


(*) Als ich das Alcoholexemplar zum Photographieren von den anhaftenden kleinen 
Fettkügelchen reinigte, brachen leider beide Fühler ab; deshalb sind sie auf der Photo- 
graphie verstümmelt. 


— 172 — 


längeren Kopf, der (bis zur Oberlippe) so lang wie breit ist; Augen feklen 
gänzlich. Der Prothorax ist klein und kurz, bedeutend schmaler als der 
Kopf, mehr als doppelt so breit wie lang, nicht halbmondformig, sondern 
mit fast geradem Hinterrande. Das Mesonotum ist etwas breiter als das 
_ Pronotum, das Metanotum etwas breiter als das Mesonotum, von der 
Breite des Kopfes; Meso- und Metanotum haben stumpf gerundete, nicht 
vortretende Hinterecken, ohne Spur von Flügelscheiden. Kopf, Thorax- 
rücken und die Dorsalschilder des Hinterleibes sind blass gelblich, das 
übrige welss. 

Die Nymphen sind 7 mm. lang, 2,2 mm. breit, mit /angen Flügelscheiden, 
von denen die hinteren bis zur Mitte des Abdomens reichen. Kopf und 
Prothorax sind etwas kleiner als bei der geflügelten Imago, die Fühler 
2ogliedrig, weiss, die Glieder kürzer und enger aneinander gerückt als bei 
der geflügelten Imago und den beiden Kôniginnen. Die Augen sind 


| weissgrau. 


Ueber die Lebensweise dieser Art bemerkt LuUJA nur : « in 
todtem Holze », was die Angabe von SJôSTEDT (« in verfaulendem 
Holze ») bestätigt. 


Als Gast fand P. H. Ko bei À. putorius 4 Stück einer 
merkwürdigen, 12-16 mm. langen, 2 mm. breiten, weissen Larve 
mit gegliederten Abdominalanhängen (Taf. VIII, Fig. 23). Sie 
steht der von TRAGÂRDH (‘) beschriebenen 7 ?rezdenlarve nahe, die 
yon ihm in Zululand an zwei Stellen in Æ#znotermes-Nestern in 
morschen Bäumen gefunden wurde. Form des Kôrpers, der Fühler, 
der Beine ist ähnlich, aber die KoxL'sche Larve unterscheidet sich 
wesentlich durch die Gliederung der Abdominalanhänge, welche 
andiejenige der termitophilen physogastren Aleocharine Spzrachtha 
Eurymedusa SCHIÔDTE aus Brasilien erinnert, während die Abdo- 
minalanhänge der TrRaGArpH'schen Larve #2ché gegliedert sind. 


Die 7 ersten Abdominalringe tragen ein Paar 6-7gliedriger Seitenanhänge; 
diejenigen der 6 vorderen Paare sind 7gliedrig (wenn man das breite, dicke 
Basalglied dazurechnet), jene des 7. Paares nur 6gliedrig und bedeutend 
kürzer als die vorhergehenden Paare; das 6. Paar ist nur wenig kürzer als 
das 5.; die Länge der Anhänge erreicht bei den vorderen Paaren 2 mm. Ich 
gebe zwei Photographien dieser Larve (Taf. VIII, Fig. 23, a und b), welche 
auch mehrere der Abdominalanhänge deutlich sehen lassen. Das Endglied 


() Motes on a termitophilous tineid Larva (Arkiv f. Zool., IIT, n° 22, 1907). 


sämtlicher Anhänge ist stets bedeutend schmaler und länger als das vor- 
hergehende Glied, fast doppelt so lang als dieses; die Glieder werden vom 
1. an immer dünner, das 1.-3. Glied sind kurz cylindrisch, die folgenden 
lang cylindrisch. Der Kopf der Larve ist rotbraun, nach hinten ziemlich 
stark verengt, fast trapezformig, mit einer weissen Linie, die im Nacken als 
Längslinie beginnt und oberhalb der Stirn in zwei vertiefte Zweige sich 
teilt, die zwischen der Fühlerwurzel und dem Munde endigen. Die kurzen 
Fühler sind 3gliedrig, das 2. Glied doppelt so lang wie breit, cylindrisch. 
Das Endglied ist ähnlich gebildet wie bei der TRAGÂRDH' schen Larve. Die 
Kiefertaster sind zweigliedrig. Die Beine sind wie bei der TRAGARDH schen 
Larve, 3 Paar kräftiger, horniger Thoracalbeine und 4 Paar kurzer, weisser 
Abdominalbeine und ein Paar Nachschieber. 


Ueber die Zebenswerse dieser interessanten Larve teilt P. KoxL 
nichts Näheres mit. Die von TRAGARDH entdeckte Tineidenlarve 
wurde von den Termitensoldaten und Arbeitern freundschaftlich 
behandelt und nährt sich von dem Nestmaterial ihrer Wirte. Die 
gegliederten Abdominalanhänge sind wahrscheinlich als symphile 
Exsudatorgane aufzufassen. 

In meiner Sammlung befindet sich auch eine 11 mm. lange, 
weisse, sehr schmale Prpéerenlarve mit vielgliedrigen seitlichen 
Kôürperänhängen, welche 8 Paare von fühlerähnlichen Gebilden 
mit Je 15-16 kurzen Gliedern darstellen. Sie lebt bei Mrcrocerotermes 
Szkorae WasM. auf Madagaskar. Herr Dr. Nizs HoLMGrEN, der 
sie mir mitteilte, wird sie wahrscheinlich selber beschreiben. 


ERKLARUNG DER TAFELN. 


Tafel III. 
Fig. 1. — Hügelnest von Termes natalensis HAVIL. Kondué, Sankuru. 
(Aufnahme von E. LUJA 1904.) 
Fig. 2. — Kôniginzelle von l'ermes natalensis HAVIL. (1 : 3.) 
Fig. 3. — Kônigin von Acanthotermes shiniger SIdsT. subsp. Kokli Was. 
GE) ZEISS Mess RTE T6) 
Fig. 4. — Kônigin und Arbeiterin von Dorylus (Rhogmus) termitarius 


WASM:. n. sp. (x : 1). (ZEISs, Tessar F. 1°:6,3.) 


g. 16. 


UT 


9. 
o JO) 


o do 


o 12e 


— 174 — 


Tafel IV. 


.— Nest von Wicrocerotermes edentatus WAsM. Kondué, Sankuru, 


E. LuyA! Baumnest zwischen den Gabelungen eines Stammes. 
(Aufnahme von E. WASMANN, 1 : 2.) 


.— Nest von MWicrocerotermes parvus HAvIL. Kondué, Sankuru, 
E. LuJA! (Aufnahme von E. WASMANN, 2 : 3.) 


Tafel V. 


.— Nest von Microcerotermes parvus HAVIL. Bothaville, Süd- 
Afrika, Dr. BRAUNS! (Aufnahme von E. WASMANN, etwas 
verkleinert.) 

. — Termitopaedia Kohli WASM. n. g., n. sp. (13 : 1). (LErrz, 
Micr. 42 mm.) Drei mässig physogastre Alcoholexemplare : 
a. Von oben; à. Von der Seite; c. Mit rudimentären Flügel- 
läppchen, schräg von oben (die Beine sind neben den 
Vorderkôrper gedrückt). 


— Termitusa Sjôstedti WASM. (13 : k (LEtrrz, Micr. 42.) 


— Termitusa hystrix WASM. n. sp. 1) (hat, Mir, 42.) 
Seitenansicht des auf dem Care ares aufgeklebten 
Tieres,um die stachelformigen Borsten der Oberseite zu zeigen. 


— Termitolinus natalensis WASM. n. g., n. sp. (13: 1). LEITZ, 
Micr. 42.). 


Tafel VII. 


— Pilzformiges Nest von Cubitermes fungifaber SIôST. Kondué, 
Sete, (Aufnahme von E. LUJA, 1904.) 


. — Pagodenfomiges Doppelnest von Cubitermes fungifaber SIT. 


und 7'horacotermes macrothorax SIôST., Kondué, E. LuyJaA! 
(Aufnahme von E. WASMANN, ! : 3,5.) 


. — Flügel von 7'horacotermesn.g.(« Eutermes »)macrothorax STüsT. 


Oben Vorder-, unten Hinterflügel (2,6 : 1). (LE1ITZ, Micr. 42.) 


. — Flügel von Cubitermes (« Eutermes ») fungifaber SIdST. Oben 


Vorder-, unten Hinterflügel (2,6 : 1). (LEITZ, Micr. 42.) 

— Flügel von Cubitermes sulcifrons WASM. n. sp. Oben /inter-, 
unten Vorderflügel (2,6 : 1). (LEITZ, Micr. 42.) (Die unregel- 
mässigen grôsseren Punkte sind Staubkôrner im Canadabalsam- 
präparat.) 


— 175 — 


Taïel VII. 


. 17. — Pygostenus pubescens WASM. (18 : 1.) 
. 18. — Pygostenus termitophilus WASM. (18 : 1.) 
g. 19. — Gehôrnte Käferlarve bei Æut. latifrons SIôST. (7 : 11. (LEITZ. 


Micr. 42.) a. Von oben. 4. Von der Seite. 


. 20. — Ergatoïde Kônigin von Rhinotermes putorius SJIdST. (2,6 : 1). 


(LEITz, Micr. 42.) 


g. 21. — Nymphoïde Kônigin von Ahinotermes putorius SJdST. (2,6 : 1) 


(LE1TrZz, Microsummar 42mm.). (Die zwei weissen Punkte auf 
dem Hinterleibe sind anhaftende Fetttropfchen.) 


Fig. 22. — Termitella Lujae WASM. n. g., n. sp. (13 : 1). (LEITZ, Micr. 42.) 
a. Alcoholexemplar von oben. #. Getrocknetes Exemplar von 
der Seite. 

Fig. 23. — Tineidenlarve bei Rhin. putorius SIÔST. (5 : 1). (LEITZ, Micr. 42.) 
a. Auf weissem Grunde aufgenommen. à. Auf grauem Grunde, 
um die Gliederung der Abdominalanhänge zu zeigen. 

INHALTSUEBERSICHT. 
Seite 

Termes natalensis HAVIL. (Nest Fig. 1-2 und Taf. IIL, Fig. 2) . . . 02 

Gäste von 7. Her Beschreibung von Zermitolinus natalensis 

WASM.n-g.n.sp. Aleocharinorum.(laf: M, Fig 11). 107 

Termes Pres SOS ME NAN TERRE PTE AO 0) 

Termes monodon GERST.und var. Dana Was SAONE PERRET ARR ET OO 

Poe den Sen oDUTISNNENSME SSD CR EEE RE ET OT 

Termes cavithorax SIGST. . . . RS EPST de PA MORE EST OZ 

crotenmeNlbonorenNENSMPRNNS DEN RE RENE TOS 

ACOnRrRes SRE SIC ne 6 Lne QN MORE Ne Ge TO 

A6. Sade SEX Los NAS EN EME EC no 

Dorylinen als Termitenräuber. . . . RS A EE ee AT O0 

Acanthotermes spiniger subsp. Kohli Wa. (Te OU Men a) à 00 TO 

Gäste von Ac. shiniger Kohli . : . . RE RE RME LEO 

Dorvlus (Rhogmus) termitarius WASM. n. sp. ( (Taf. OL ie) à Lo di 

Termitopaedia Kohli WASM. n. g. n. sp. Aleocharinorum. (Taf. V, 

ROM OS) ENS Re tr ee 114 


Microcerotermes edentatus Wa ASM. D. Sp. ( (Nest Te IIV, JG s) à its 


Microcerotermes parvus HAVIL. (Nest Taf. IV, Fig. 6 und Taf V, 
Fig. 7.). : 2 

« Eutermes » (| DTA 2) re res Sion. 

Thoracotermes n. g. (« Eutermes ») macrothorax SI0ST. Ge VII, 
Fig. 14 und Nest Taf. VII, Fig. 13.) . : 

Ein zusammengesetztes Nest von T'horacotermes dl Core 

Zur Gattung Cubitermes WaAsSM. à 

Uebersicht der vorliegenden Cubitermes-: Den c nach de bras 

Cubitermes cristifrons WASM. n. sp. 

Cubitermes arboricola SI6ST. und nes H AVIL. 

Cubitermes sankurensis WASM. n. sp... 

Gäste von C. sankurensis . : 

Cubitermes sulcifrons WASM. n. Sp. Was VII, hr 56) 

Cubitermes (« Termes ») Zenkeri DESN. 

Cubitermes (« Eutermes ») RE SIÔST. (Tef. VII, Fes 15 md 
Nest Taf. VII, Fig. 12.) 

Gäste von Cubitermes fungifaber : 
Pygostenus termitophilus WASM. (Taf. VIII, ie 18), ein | Beisiel 
recenter Artenbildung . D 1 - 5 
Uebersicht der Termitusa-Arten. AU enr ER RE 
[Termitusa Sjôstedti WasM. (Taf. V, Fig. 9), Escalerae FAUV. 
Aystrix WASM. n. sp. (Taf. V, Fig. 10) und Zujae WASM. n. sp.|. 

Mirotermes (« Eutermes ») hospes SIOST. 

Eutermes latifrons SIÔST. . A | 

Gehôrnte CRU RE als Gast von Æ. latifrons. (Taf. VII, 
Fig. 19). Ra ne | 

Eutermes Ferranti WASM. n. sp. 

Eutermes Lujae WASM. n. sp. nr Ets le VANNES CNE 

Termitella Lujae WASM. n. g. n. sp. Aleocharinorum. (Taf. VII, 
Fig. 22). s 

Rhinotermes puiorius SrôsT. (Taf. v IT, el 20 Sam. 21e ) 2 

Eine merkwürdige Tineidenlarve als Gast von RA. puiorius. (Taf. V HI, 
Fig. 23). 

Erklärung der Tafein. 

Inhaltsübersicht. 


REVUE ZOOLOGIOUE AFRICAINE. Vor. 1 (rar). 


FIG. 13. 


£. WASIZANN, — TERMITEN UND TERMITENGASIE VOM KONGO. — IV. 


Pr 


VII 


REVUE ZOOLOGIOUE AFRICAINE, Vo. I (1911) PLV 


Fig. 194 FIG. 18. 


FIG 1984. 


FIG. 21- 


Fic. 226. 


£. WASMANN. — TERMIlIEN UND TERMITENGASTE VOM KONGO. — V. 


NOTES 


DE 


PONCENPIOLOCrIE O 


PAR 


le Capitaine DUPUIS (Bruxelles). 


I. — Nore sur UNE Fissurella RÉCOLTÉE A ACCRA. 


Pendant une escale d'une heure à Accra (Côte-d'Or), en 1896, 
j'ai récolté sur les rochers de la côte, en face de la ville, deux 
Fissurella, en compagnie de Siphonarta, Littorina, Mytilus et 
Perna. 

Les deux Æ#ssurella appartiennent à l'espèce Ærssurella [Cre- 
mides) nubecula Lin., déjà signalée, en dehors de la Méditerranée, 
du golfe de Gascogne aux îles du Cap Vert et sur les côtes de 
Guinée, par DUNKER. 

Mes spécimens sont d'un gris verdâtre au-dessus; les côtes 
radiales, peu accusées, sont bordées par de fines lignes d'un brun 
violet; l’intérieur de la coquille est d’un vert pâle jusqu à l'im- 
pression musculaire; le reste est d’un blanc verdâtre; le callus est 
vert, étroitement bordé de brun violacé. 


II. — Norte sur L'Achatina Schweinfurthi von MARTENS. 


J'ai récolté dans les forêts du Haut-Congo, sur les deux rives 
du fleuve, de nombreux spécimens d’une Achatine dont ] ai commu- 


(») Notes inédites de juin 1902. 


— 178 — 


niqué jadis un exemplaire au Prof vox MARTExs. Mes échantillons 
proviennent de Nsendwe, de Lokandu, de Piani Kapuri, de Ponthier- 
ville, de Stanley-Falls. Certains d’entre eux proviennent exactement 
de la localité où ont été récoltés par le major Wevxs les Achkatina 
Weyns: Daurz. 

Ces Achatina ont été identifiées par le Prof vox MARTENS avec 
son Achañina Schweinfurthi. Une nombreuse série d'échantillons 
nous permet d'établir sans doute possible l'identité des Achatina 
Schwerinfurthi et Weynsr : ce dernier nom passe donc dans la 
synonymie d Achatina Schweinfurthi. 

Comme toutes les Achatines, l'Achkatina Schwerïnfuréhi est très 
variable ; les dimensions suivantes le démontrent : 


Hauteur Largeur 


Hauteur. Largeur. de l'ouverture. de l'ouverture. 
160 millim. 65 millim. 75 millim. 37 millim. 
160 — T5, —= 7 — LEE 
ISO Ge GE AU 


La columelle, dans les échantillons que j'ai sous les yeux, peut 
être ou presque droite, ou droite et tordue dans son milieu, ou 
parfaitement courbe et projetée en avant à sa partie antérieure. 

La disposition des flammes colorées est variable. Elles varient 
du brun foncé presque noir au rouge brunâtre pâle. Ces phéno- 
mènes de quasi-albinisme de certains échantillons se présentent 
chez beaucoup d'Achatines. Nous possédons une Achatina tincta 
de l'Angola exactement intermédiaire entre l'Achatina tincéa typi- 
que et l’'Achatina obliterata Daurz. Dans ces cas d’albinisme, la 
coloration violette ou bleue passe généralement au rose, comme 
le montrent les superbes variétés zsendweensis et albida de Peri- 
dertopsis umbilicata Purz. Les échantillons de notre collection 
semblent démontrer que l'Achatina obliterata DaAuTz., à colu- 
melle rose, est une simple variété albine de l’Achatina tincta 
REEVE, à columelle bleuâtre. Dans certains spécimens, les flam- 
mules longitudinales de l’Achatina obliterata, au lieu de disparaître 
à la périphérie du dernier tour, ont exactement la même disposi- 
tion que chez la #ncta typique. La couleur seule varie, et la colu- 
melle est rose au lieu d’être bleuâtre. 


CIMICIDÆ ET COREIDÆ 


RECUEILLIS DANS LES DISTRICTS DU KASAI ET DU KWANGO 


PAR 


MMORCARETER  KOLTEERV En EUTA 


PAR LE 


D' H. SCHOUTEDEN 


(Musée du Congo belge, à Tervueren.) 


MM. Carzter et LuJA, dans le Kasai, M. KozLEr, au cours 
d'un bref séjour dans le Kwango, ont réuni des collections 
d'Hémiptères qui, sans être fort étendues, renferment cependant 
des formes très intéressantes. Et d'autre part ces collections pro- 
viennent de points bien déterminés de notre colonie. Il m'a donc 
paru qu'il était intéressant d'en publier un relevé complet au heu 
de me borner à la simple description des types nouveaux. Au 
point de vue des études de zoogéographie, de tels relevés pré- 
sentent évidemment un grand intérêt, et ils nous aideront à établir 
un jour la répartition des diverses espèces dans l'Afrique centrale. 
Les récoltes de M. Carrier (Musée du Congo) ont été faites à 
Gali-Koko, celles de M. KorLer (Musée du Congo) à Lukombe et 
à Dima, et celles de M. Luya (Musée de Luxembourg) à Kondué. 
L'une des espèces nouvelles, Puppeia superba n. sp., a également 
été récoltée à Kisantu (district du Moyen-Congo), par M. le 
D’ BEQUAERT. 

J'énumère aujourd'hui les Cimicidæ et les Corerdæ recueillis. 
Je compte donner prochainement le relevé des Reduviide. 


— 18O — 


Famizze CIMICIDÆ. 


Pour l’énumération des Pentatomidæ, je suis l’ordre du récent 
catalogue de mon regretté ami G. W. KirKALDY. 


1. — Damarius splendidulus FaABr. : Kondué. 


2. — Afrius Kolleri nov. sp. 


D'un rouge sang ou rouge brique, tendant parfois (par décoloration) au 
flavescent. Sont noires, teintées de bleu, de vert ou de violet métallique, 
les parties suivantes : le tylus et le bord interne et externe des joues, une 
tache latérale de chaque côté de la tête, partant de la base, englobant 
l’ocelle (rouge) et s'étendant jusque environ au niveau du bord antérieur de 
l'œil; sur le pronotum, de chaque côté, une tache recouvrant la cicatrice et 
se continuant en dehors et en arrière par une sorte de bande coudée qui suit 
le bord latéral antérieur à partir du sinus, en laissant libre l’extrème bord, 
puis se continuant sur le bord postérolatéral, —une bande médiane partant de 
la base et s'étendant jusque près des cicatrices, et de chaque côté une bande 
entre celle-ci et la bande marginale; sur l’écusson une bande marginale 
latérale et apicale, et une bande médiane partant de la base et allant en se 
rétrécissant jusqu'à se fusionner presque, à l’apex, avec la bande marginale; 
la poitrine, sauf le limbe antérieur et latéral du prostéthium et le limbe 
postérieur, au moins en dehors et en son milieu, une tache latérale du méso- 
et du métastéthium, et les hanches; chez le mâle, le ventre en entier sauf de 
chaque côté, à chaque segment, une tache marginale apicale; chez la 
femelle, le ventre est rouge avec sur chacun des segments 2-5 une tache 
médiane noire au bord apical et de chaque côté en dehors une tache 
transversale occupant la partie basale du segment mais laissant libre le bord 
externe; le dernier segment avec le bord apical seul rouge. Corie avec une 
bande longitudinale assez peu nette sur son disque; membrane brun foncé, 
brillante. 

Pattes d’un noir ou noir brun à reflets d'un bleu violet ou vert brillant, 
les fémurs avec des traits longitudinaux, plus ou moins interrompus, d’un 
blanc d'ivoire ou ferrugineux, de même que les arêtes des tibias; les tibias 
antérieurs faiblement dilatés-comprimés, les fémurs antérieurs à épine 
nette. Antennes noires à reflets métalliques; 5° article le plus long, 2° et 
4° subégaux, 3° un peu plus court. Rostre flavescent brunâtre ou rougeûtre, 
sombre à la base. 

En dessus, brillant, sauf l’élytre; ponctuation régulière et dense. Tête à 
bords latéraux sinués. Pronotum à bords antéro-latéraux sinués nettement, 
crénelés en avant; les angles latéraux guère saillants, acuminés; la ligne 


— QE — 


médiane lisse atteignant presque le bord antérieur. Écusson à partie apicale 
rétrécie assez fortement, l’apex tronqué, arrondi; dans les angles de la base 
une petite fossette noire bien nette. Le mâle avec une plage soyeuse dorée 
de chaque côté du disque des segments 4-5. 

Longueur G'Q 105 à 12 millimètres. 


Cette espèce nouvelle, bien distincte des Afrius décrits 
jusqu'ici, a été recueillie à Gali-Koko par M. CARLIER et à 
Lukombe, le 6.X.1908, par M. KoLLER, à qui je la dédie. 


3. — Planopsis silvatica Disr. : Gali-Koko. 


4. — Platynopus 17-maculatus PAx. (rosératus) : Kondué, Gali- 
Koko. 


La var. #rijunctus WALK. a été recueillie à Lukombe, le 
6.X.1908, par M. Kozrer. 


. — Macrorhaphis acuta Darz. : Dima 24.IX. 


[Sat 


6. — Dorycoris pavoninus WEStTWw. : Gali-Keko. 


7. — Glypsus conspicuus var. mœstus GERM. : Gali-Koko. 

8. — Dyyadocoris? heterocerus W A1x. : Lukombe 20.X. 
Y 

9. — Æalyomorpha viridescens W A1K. : Kondué. 


10. — 7ripanda signitenens Disr. : Dima 18.IX. 
11. — Caura pugillator GERM. : Gali-Koko, Kondué. 


12. — C. bipartita SIGN. : Gali-Koko. 


13. — ©. flavomarginata Disr. : Gali-Koko, Kondué. 
14. — C. intermedia Disr. : Kondué. 
15. — Aspavia armigera FaABr. : Lukombe 29.X, Gali-Koko. 


16. — A. acuminata Mot. : Lukombe 20.X, Gali-Koko. 


17. — À. brunnea SiGN. : Gali-Koko. 


— 192 — 


18. — Carbula capito STAL : Gali-Koko. 


19. — C. cuneata Disrt. : Gali-Koko. 


20. — C. melacantha FABr. : Gali-Koko. 
21. — Agonoscelis versicolor THUNS. : Lukombe 6.X. 
22. — Stenozygum Varelai Scout. : Kondué, Dima 29.1IX. 


23. — Nezara O Six. : Gali-Koko. 

24. — Eurysaspis congolensis Dist. : var. : Kondué. 
25. — Antestia cincticollhs THUuN8. : Dima 209.IX. 

26. — Bathycælia buonopoziensis Paz. : Dima 29.IX. 
27. — BP. thalassina H.-Scx. (larve) : Gali-Koko. 


28. — Scribonia pilosa STÂL : Kondué. — M. MaAYXÉ nous en 
a également envoyé un exemplaire recueilli à Congo da 
Lemba. 


29. — Atelocera serrata FABr. : Kondué, Gali-Koko. 

30. — Paramecocoris pallidus Darz. : Gali-Koko. 

31. — Ærachteus dubius Scaour. : Lukombe 5.X, Gali-Koko. 
32. — Er. tibialis Dar. : Gali-Koko. 

33. — Myrochea afiinis Scaourt. : Gali-Koko. 

34. — T'antia Gelei Dist. : Dima 23 et 24.1X. 

35. — 7. striata SiGN. : Dima 23.1X. 

36. — Gonopsis kasaicus nov. sp. 


En dessus, d’un noir assez brillant, avec une fascie en avant des angles 
latéraux, l'extrême bord latéral antérieur (au moins en partie), l’écusson (les 
bords rembrunis), et le connexivum, d’un flavescent ferrugineux; le bord 
marginal de la corie crème, la membrane brune. En dessous, d’un flavescent 


ferrugineux, la poitrine fortement rembrunie, de même que la région 
médiane du ventre, tendant au brun noir; les pattes noires. Ventre à 
macules punctiformes noires, notamment dans la zone médiane sombre et 
dans la région des stigmates; le segment anal et l’apex du 6° segment 
noirâtres également. Rostre et 1° article des antennes brun noir; articles 2-4 
(5 manque) des antennes ferrugineux, l’apex plus clair; 2° légèrement plus 
long que le 3° qui est subégal au 4°. Pronotum à angles latéraux saillants 
transversalement et acuminés; les bords antéro-latéraux denticulés. Ponc- 
tuation assez grossière et dense, mêlée de rides sur l’écusson et le pronotum, 
celui-ci présentant des rides transversales plus nettes en avant des angles 
latéraux ; la tête et la région voisine des bords antéro-latéraux corrodées. 
Longueur cf 15%m5. 
Un mâle récolté à Gali-Koko, par M. CARLIER. 
37. — Aspongopus cruralis Disr. : Dima 23 et 29.1X. 
38. — A. viduatus Fagr. : Lukombe 19.X, Gali-Koko. 
39. — Aotea subfasciata WEstTw. : Gali-Koko, Kondué. 
40. — PF. acuta STAL : Dima 24.IX. 
41. — Anoplogonius nigricollis SiGN. : Gali-Koko. 
42. — Cryptacrus comes FaBr. : Kondué, Lukombe. 
43. —.Calidea Dregei GERM. : Gali-Koko, Kondué. 
44. — Procilia nigricornis Sicx. : Kondué. 
45. — Sphærocoris annulus FABRr. : Kondué. 
46. — Aphanopneuma Stali Moxr. : Kondué. 
47. — Ceratocoris cephalicus Mont. : Gali-Koko, Kondué. 
48. — Libyaspis guttata LeacH : Lukombe 12 et 20.X. 
49. — Z. sp. : Gali-Koko. 
50. — Z. flavosparsa Mort. : Kondué. 


51. — Cantharodes congolensis Scout. : Kondué. 


2. — C. maculatus Mont. : Kondué. 


— 184 — 


53. — C. Lujai nov. sp. 


Corps assez fortement aplati, mais convexe néanmoins en dessus, l’écusson 
notamment. La tète excavée nettement, largement arrondie en avant, avec 
un léger sinus médian. Le pronotum à bords latéraux dessinant un angle très 
obtus et mousse, dont le côté antérieur est légèrement courbé; une dépres- 
sion transverse bien nette vers le milieu, interrompue sur le disque. Bord 
visible de la corie arqué assez fortement. Ecusson offrant de chaque côté 
près de la base une dépression transverse, marquant le bourrelet, effacé au 
milieu; la plus grande largeur se trouve après le milieu; largement arrondi 
au bout; le bord externe nettement rebordé dès avant le milieu et sur tout 
le pourtour apical; antennes à r et 3 subégaux, 2 très petit, 5 subégal à 2. 

En dessus, brillant noir semé de macules jaunes plus ou moins con- 
fluentes, peu abondantes, sauf sur la tête (sauf le disque). Celle-ci offre une 
tache plus grande de chaque côté à la base, plus près de l’ocelle que de 
l'œil. Le pronotum présente de chaque côté une bande assez nette partant 
de la tache jaune basale de la tête et allant aboutir à l’angle basal de 
l’écusson; cette bande donne un rameau assez peu net, à droite et à gauche, 
dans l'impression transversale. L'écusson avec une bande irrégulière partant 
de l'angle basal, s’écartant du bord, s'étendant un peu obliquement (en 
dehors) au delà du milieu, puis se coudant et aboutissant au bord latéral; 
à la base, au milieu, une tache assez grande; entre celle-ci et la bande 
externe, une bande arquée, interrompue, allant jusqu'au milieu à peu près, 
les deux bandes dessinant une ellipse interrompue latéralement et à l’extré- 
mité; en outre, sur la partie apicale, de chaque côté, une bande coudée 
en V à pointe interne et à bras droit atteignant le bord. Outre ces bandes (peu 
larges et plus ou moins nettement marquées) le pronotum et l’écusson sont 
semés de petites macules jaunes, plus nettes sur les côtés de l’écusson, 
notamment à l’apex. Toute la surface (en dessus), sauf les parties jaunes, 
couverte d’une ponctuation assez fine et dense, formant des vermiculations 
ou de fines rides sur le disque de la tête, les côtés du pronotum et les côtés 
de l’écusson à la base; de-ci de-là un point noir dans les parties jaunes; 
écusson avec une fine ligne longitudinale médiane lisse, se continuant sur 
le pronotum. 

En dessous, d’un brun de poix très foncé, brillant, la poitrine d’un noir 
mat, sauf les hanches. Les antennes à articles 1, 4-5 noirâtres, les autres 
brun de poix. Pattes brun de poix, les tibias orangés (l’apex même sombre), 
les tarses noirâtres à l’apex. 

Longueur ç' 1375. 2 


Un spécimen of provenant de Kondué et recueilli par M. LuJa 
à qui je me fais un plaisir de dédier cette jolie espèce. 


54. — Brachyphatys testudonigra G&er : Lukombe 10.X. 


= OS =. 
55. — Coptosoma Fallour Moxr. : Lukombe 20.X. 
56.—C. sp. (1 ex.) : Gali-Koko. 
57. — Piezosternum calidum FaBr. : Dima 23.1X, Kondué. 
58. — Tessaratoma æthiops Disr. : Gali-Koko. 
59. — 7. Afzelii STAL : Kondué. 


FamILzze COREIDÆ. 


HA 


. — Phyllogonia biloba Siex. : Kondué, Lukombe 6.X. 
2. — Plectropoda cruciata Darz. : Gali-Koko. 


. — PI. lividipes FarrM. : Gali-Koko, Kondué, Lukombe 6 et 
20.X, Dima 29.1X. 


4. — PI. oblongipes FAïRM. : Gali-Koko, Kondué, Dima 29.IX, 
Lukombe 6 et 9.X. 


5. — P1. spinulosa Sicx. : Kondué, Lukombe 12.X. 


[e>) 


Cette espèce a été décrite sur le sexe mâle seul et le type 
en provenait du Calabar. MM. Korzer et LuJA en ont rapporté 
la femelle également. Chez celle-ci la dilatation inférieure 
des tibias postérieurs part insensiblement dès la base, sa plus 
grande hauteur se trouve avant le milieu, puis elle décroit à 
nouveau graduellement et fortement, son bord étant vers l’apex à 
peu près parallèle à la ligne élevée du tibia; la dilatation supé- 
rieure ne commence qu'après le quart basal, s'élève plus rapide- 
ment, a sa plus grande hauteur vers le milieu, puis décroît peu 
sensiblement. 


6. — Cipia dilatata Six. : Kondué. 


M. LuJa a récolté à Kondué des exemplaires mâles et femelles 
typiques, et en outre des femelles pour lesquelles j'établis une 
variété nouvelle : 


Var. pallida n. var. 


Diffère de la femelle typique uniquement par la coloration (peut-être 
s'agit-il d'individus immatures?). Pronotum (sauf la base), dessous du corps 


— 10 — 


(sauf les sutures, les hanches et les trochanters), pattes (sauf les articulations 
et la dilatation interne des tibias en partie) d’un flave roux brunâtre, le 
reste brun foncé ou noir comme chez le type. Antennes brun foncé, le 
4° article plus clair en sa partie basale. 


7. — Mygdonia tuberculosa Sicx. : Gali-Koko, Lükombe 5, 10, 
14, 20.X, Dima 24.1X. 


8. — Mictis loricata Dist. : Kondué. 


9. — MW. metallica Sicx. : Kondué. 


A 


10. — Cossutia flaveola DR. : Lukombe 2.X 
11. — C. Stäl Sicx. : Lukombe 2.X. 


12. — Puppeia cincta SiGx. : Gali-Koko. 


13. — P. superba nov. sp. 


En dessus, d’un magnifique vert métallique, la membrane d’un vert 
bronzé brillant. En dessous, jaunâtre, à l'exception des parties suivantes : 
une bande marginale à la poitrine et les hanches d’un vert métallique; 
un bande longitudinale unissant les hanches, une fascie couvrant le méta- 
notum, la zone marginale du ventre, une bande latérale de chaque côté de 
son disque, allant du 1° au 5° segment sur l’apex duquel elles se réunissent, 
ces bandes réunies en outre par des fascies étroites occupant le bord apical 
des segments 2-4, la ligne médiane de 6 et du segment terminal, les pattes, 
le rostre, les antennes, d’un noir ou d’un brun foncé à reflets métalliques 
verts ou violacés. 

Tête à ponctuation fine et dense. Pronotum en majeure partie (sauf en 
avant), clavus et corie en entier, à ponctuation forte, nettement rugueux- 
vermiculeux, comme chagrinés, à rides nettes. Ecusson et pronotum en 
avant plus unis, moins vermiculés. Ponctuation du prostéthium plus forte et 
en dehors surtout rappelant celle du pronotum; méso- et métastéthium 
moins fortement ponctués. Ventre d'aspect presque lisse. 

Pronotum à bords antéro-latéraux à peu près droits (très légèrement 
courbés), denticulés nettement; les angles latéraux à peine saillants, acu- 
minés. Écusson guère convexe. Antennes à 4°article le plus long, 1 nettement 
plus court que 4, et plus long que 2, 3 un peu plus court que 2; 3 légèrement 
dilaté à l'extrémité apicale, la dilatation parfois fort nette en dessus sous 
forme d’un petit lobule, d’autres fois peu marquée. 

Longueur 23 millimètres à 25755. 


Var. pallidipes nov. var. 


Pattes en majeure partie, articles 1-3 des antennes (sauf l’apex) jaunâtres. 


Cette magnifique espèce, si distincte du 2. cincta (trouvé à 
Gali-Koko par M. CARLIER), se trouve à la fois dans le Kasai, où 
M. LuJA l’a récoltée à Kondué, dans le Kwango, où M. KozrEr 
l’a découverte à Lukombe, et dans le Moyen-Congo, où M. le 
D' BEQUAERT en a recueilli un exemplaire à Kisantu, le 14. IX. 
1910, au cours d'une visite rapide à cette station. Son aire de 
dispersion est donc fort étendue, et il est étonnant qu'elle ait passé 
inaperçue jusqu'ici. 

La variété pallida appartient bien au Puppeia superba, car l’un 
des exemplaires que j'ai sous les veux, typique à part cela, a les 
tibias postérieurs jaunâtres, l’apex excepté, et relie donc la variété 
pallida à la forme typique. 


14. — Anoplocnemis pectoralis GERM. : Gali-Koko. 
15. — An. curvipes FaBr. : Kondué, Lukombe 5 et 20.X. 


16. — An. tristator FaBr. : Gali-Koko, Lukombe, 5, 6, 12, 14, 


2ORXE 

17. — An. tenuicornis STÂL : Gali-Koko. 

18. — Petascelis foliaceipes Disr. : Kondué. 

19. — Daladeropsis africana DaArr. : Gali-Koko, Kondué. 

20. — Æomæocerus pallens Fagr. : Gali-Koko, Lukombe 5 et 
HAINE 

21. — Latimbus Kolleri nov. sp. 


Paraît voisin du Z. nigrispinus ST., que je ne connais que par 
sa description. 
En dessus, d’un flavescent légèrement ferrugineux, à ponctuation ferru- 


gineuse dans la partie antérieure du corps, noire en arrière. Une bande 
latérale de la tête, partant de l'insertion des antennes et coupée par l'œil, 


— Id — 


les bords latéraux du pronotum (étroitement), le bord externe de la corie 
à la base, et les articles 1-3 des antennes, noirs; le 4° article des antennes 
est orangé, rembruni dans le tiers apical, noir à l’extrème base. 

La ligne médiane du pronotum et de l’écusson et les extrêmes bords 
latéraux de celui-ci, d’un blanc ivoire, imponctués. Sur la corie, les nervures, 
lisses, ressortent en clair; membrane brune. Connexivum à angles apicaux 
et angles des segments noirs. Dos de l'abdomen concolore. 

Tête à tubercules antennifères non aigus. Pronotum à angles latéraux 
saillants peu fortement, moins que chez Z. distinctus SCHOUT. et faiblement 
relevés; les bords antéro-latéraux presque droits. Antennes à 1° article le 
plus long, 4 un peu plus long que 2, 3 et 2 presque égaux. 

Tète en dessous et région médiane de la poitrine jusqu'au delà des 
orifices, d'un blanc ivoire ou crème; la partie extérieure de la poitrine d’un 
brun-chocolat, tendant au noir vers l’intérieur, plus claire au dehors, avec 
même au prostéthium, près du bord latéral, l'indication d'une bande claire. 
Ventre brun-chocolat, plus pâle sur le disque et en dehors; de chaque côté 
une bande crème dont le bord extérieur est en continuité avec celui de la 
région crème de la poitrine : ces deux bandes se réunissent au bord posté- 
rieur du dernier segment; de plus, le limbe extérieur du ventre est éclairci, 
flavescent; quelques taches noires sur le ventre, notamment à la limite de 
la bande crème et de la zone foncée externe. Pattes d’un flavescent brunâtre, 
les ongles sombres, fémurs (médians et postérieurs) avec quelques épines 
courtes et aiguës, dont deux plus longues (une de chaque côté) avant 
l'extrémité. 

Segment génital du mâle trisinué au bord apical, le sinus médian plus 
faible. 

Longueur ç‘ 12 millimètres. 


Recueilli à Dima le 24.1X.1908, par M. Kozzer. 


22. — Leptoglossus membranaceus FABR. : Gal-Koko, Kondué, 
Dima 29.1X, Lukombe 12 et 16.X. 


23. — Acanthocoris Carlieri nov. sp. 


D'un noir légèrement brunâtre, recouvert d’un revêtement grisâtre, la 
carène scutellaire rougeâtre ainsi que le dos de l’abdomen, le 4° article des 
antennes flavescent, rembruni distalement, tarses brunâtres; l’apex de 
l’'écusson flave. 

Pronotum assez allongé et étroit, en forme de trapèze à partir des angles 
latéraux, ceux-ci guère proéminents; une dépression longitudinale de chaque 
côté près des angles latéraux, faisant paraître ceux-ci un peu relevés; le 
pronotum couvert de petits tubercules. Écusson modérément convexe. 


== 189 =— 

Élytres à dilatation nette, n’atteignant pas l'extrémité de l'abdomen; mem- 
brane brunâtre. Antennes guère tuberculées, à 4° article le plus court, 1 et 3 
subégaux, 2 un peu plus long. Pattes à fémurs offrant en dessus à l’apex un 
tubercule conique net; les fémurs postérieurs fortement renflés et couverts 
de tubercules plus nets que sur les autres fémurs; tibias antérieurs et inter- 
médiaires comprimés ; les postérieurs rétrécis à la base puis allant en s’élar- 
gissant jusqu'avant le milieu, se rétrécissant alors graduellement; la crête 
interne avec de petits tubercules, dont le plus fort est placé après le milieu. 
Pas de tubercules marginaux à l'abdomen. 

Longueur ç‘ 10 millimètres. 

Gali-Koko, recueilli par M. CARLIER, à qui je l’ai dédié. 


24. — Cletomorpha indicator HAGz. : Dima 17.1X. 

25. — C1. lancigera FaBr. : Gali-Koko, Dima 17, 23, 24.1X. 
26. — Hydara tenuicornis WEstw. : Dima 17, 21, 24.1X. 
27. — Acanthomia hystricodes STÂL : Gali-Koko. 

28. — Leptocorisa apicalis Wesrw. : Lukombe 16.X. 

29. — Mirperus jaculus THUN8. : Gali-Koko. 

30. — T'upalus maculatus Disr. : Dima 21.IX. 

31. — Arptorpus dentipes FABr. : Lukombe 7, 10, 12.X. 


32. — Serinetha amicta GERM. : Kondué. 


DES 


POISSONS DES COUCHES DU LUALABA 


(CONGO BELGE) 


PAR 


Maurice LERICHE 


Chargé du cours de Géologie à l’Université de Bruxelles. 


(Planches IX-X.) 


Jusque dans ces derniers temps, les formations géologiques du 


Congo — en dehors de celles, d'âge crétacé et tertiaire, qui 
affleurent dans l’étroite bande côtière située à l’ouest des Monts 
de Cristal — n'avaient guère fourmi de fossiles. M. Duponr () 


avait seulement signalé la présence d'une Ampullaire, aux environs 
de Léopoldville, dans une roche bréchoïde, appartenant à la for- 
mation que l’on désigne aujourd'hui sous le nom de système du 


Lubilache (°). 


(:) Ep. Dupont, Lettres sur le Congo. Récit d'un voyage scientifique entre l'embouchure du 
fleuve et le confluent du Kassaï, p. 268; 1889. 

(2) M. CoRNET a montré ce qu'il fallait penser des deux Gastropodes qui avaient 
été trouvés par CAPELLO et IVENS dans le Katanga, et qui indiqueraient — d’après ces 
voyageurs et d’après DELGADO, qui a déterminé leurs échantillons — la présence, dans cette 
région du Congo, de dépôts marins, tertiaires et récents |[J. Corner, Les formations post- 
primaires du Bassin du Congo. (Annales de la Société géologique de Belgique, t. XXI, 1893- 
1894, Mémoires, pp. 196-197)]. Celui de ces Gastropodes — un moule, rapporté avec doute 
au genre Murex — sur lequel ces explorateurs s'étaient basés pour annoncer la présence de 
dépôts tertiaires au Katanga, a dû être inexactement déterminé, car, jusqu'ici, aucune trace 
de pareils dépôts n’a été relevée dans cette région. Le second Gastropode, reconnu par 
DELGADO pour appartenir à une espèce vivant actuellement dans l’océan Indien, O/iva subu- 
lata LAMARCK, a pu être apporté, par une caravane, de la côte orientale de l'Afrique. 


— I9I — 


La récente découverte de Poissons fossiles au centre du Congo 
permet enfin de soumettre au contrôle paléontologique la classi- 
fication qui a été faite des terrains qui afHeurent dans l'immense 
région arrosée par le Congo et par ses aflluents. 

On sait que le Bassin du Congo forme une gigantesque cuve, qui 
est constituée par des terrains redressés et plissés, rapportés à 
l’'Archéen et aux Terrains primaires. Au fond de cette cuve, 
s'étalent, en couches horizontales ou faiblement ondulées, 
des formations apparemment continentales, dans lesquelles 
M. J. Corner () a, depuis longtemps, reconnu les caractères stra- 
tigraphiques de la formation du Karoo, en Afrique australe. 

Ces formations horizontales du Bassin du Congo ont été répar- 
ties, par M. CorNET, en trois systèmes, qui sont, de la base au 
sommet : le système du Kundelungu, le système du Lualaba et le 
système du Lubilache (”). 

En se basant sur les caractères minéralogiques des couches qui 
composent ces systèmes, notre confrère a Cru pouvoir préciser 
les rapports de ces derniers avec les divisions établies dans la 
formation du Karoo, et, récemment, il a considéré les systèmes 
du Lualaba et du Lubilache comme les équivalents respectifs 
des couches de Beaufort (Trias supérieur) et de Stormberg 
(Rhétien) (°). 

C'est dans le système du Lualaba que fut faite la découverte de 
Poissons rappelée plus haut. 

L'étude de ces Poissons m'a été confiée par la Direction du Musée 
du Congo et par l'Administration de la Compagnie des chemins de 
fer du Congo supérieur aux Grands Lacs africains. [adresse à l’une 
et à l'autre mes remerciements. 

J'ai déjà fait connaître, dans une note préliminaire, le résultat 
de cette étude et conclu à l'attribution des couches du Lualaba 


(*) J. Corner, Les formations post-primaires du Bassin du Congo. (Azxales de la Société 
géologique de Belgique, t. XXI, 1893-1894, Mémoires, pp. 262-260.) 

(2) J. CoRNET, oc. cit. 

J. Corner, Les Couches du Lualaba (Communication préliminaire). (Annales de la Société 
géologique de Belgique, t. XXXN, 1907-1908, Bulletin, pp« 99-100.) 

{5) Communication de M. J. Corner (octobre 1910). 


au Trias supérieur ("). Ce résultat confirme donc celui auquel 
M. CorNET était arrivé par une autre voie. 

Le présent travail a pour but de justifier, par la description et la 
figuration des restes de Poissons rencontrés dans les couches du 
Lualaba, les conclusions de la note préliminaire précitée. 


* 
*%x x 


Les restes de Poissons étudiés ici proviennent de deux gisements, 
Kilindi et Kindu, situés sur le Congo-Lualaba (*). 

Gisement de Kilindi. — Le gisement de Kilindi, qui fut décou- 
vert le premier (*), est situé au confluent de la rivière Lindi et du 
Congo-Lualaba, par 1°8'50" de latitude sud. Les roches qui le 
constituent sont des macignos schistoïdes, tendres et blanchâtres, 
disposés en bancs horizontaux au milieu du lit du Lualaba. 

Ces bancs sont submergés pendant une grande partie de l’année; 
ils ne découvrent que pendant une courte période, à l'étiage. C'est 
en procédant à la destruction de ces bancs que feu le lieutenant 
Van DER MAESEN (*) découvrit les restes de Poissons décrits 
plus loin. 

A la suite de cette découverte, l'État du Congo fit entreprendre, 
autour de Kilindi, des recherches dans le but d'obtenir des maté- 
riaux plus nombreux et plus complets. Ces recherches ne donnèrent 
aucun résultat. 


(2) MauRICE LERICHE, Sur les premiers Poissons fossiles rencontrés au Congo belge, 
dans le système du Lualaba. (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des 
Sciences de Paris, t. CLI, pp. 840-841. Novembre 1910.) 

(2) Lualaba, nom que porte le Congo supérieur, en amont de Stanleyville. 

(5) J. CorNET, Annales de la Société géologique de Belgique, t. XXXN, 1907-1908, 
Bulletin, p. 84. 

(4) Le lieutenant PAUL-HUBERT VAN DER MAESEN, né à Bruxelles le s novembre 1876, 
décédé à Lokandu (Haut-Congo) le 6 janvier 1906, appartenait au corps du génie de 
l’armée belge. Au cours d’une première mission, il étudia le cours du Lualaba, en amont de 
Ponthierville, en vue de l'amélioration des conditions de navigabilité du fleuve. Il fit un levé 
complet de ce dernier, entre Ponthierville et Kindu. 

Une seconde mission fut confiée au lieutenant VAN DER MAESEN en 1005; elle avait pour 
objet l'exécution des travaux reconnus nécessaires par les premières études du jeune 
officier. C’est en exécutant ces travaux que VAN DER MAESEN découvrit le gisement 
fossilifère de Kilindi. 


Gisement de Kindu. — Ce gisement (‘) est situé sur la rive 
gauche du Lualaba, par 3° de latitude sud. IT fut découvert par les 
ingénieurs de la Compagnie des chemins de fer du Congo aux 
Grands Lacs africains, dans une exploitation de pierre à bâtir. 
Les lits qui renferment les restes de Poissons sont des calcaires 
blancs et des marnolithes vert clair. 


4 DESCRIPTIONS ESMES PE CES: 


Famizze DES PHOLIDOPHORIDÆ. 


Genre 2ALMOPIEURUSARNER: 


Peltopleurus Maeseni LERICHE (pl. IX). 


Peltopleurus Maeseni. M. LERICHE, Sur les premiers Poissons fossiles rencontrés 
au Congo belge, dans le système du Lualaba. (Comptes rendus hebdomadaires des 
séances de ! Académie des Sciences de Paris, t. CLI, p. 841.) 


Le gisement de Kilindi a fourni un certain nombre de restes et 
d'empreintes d’un Pholidophoridé de petite taille. Ces restes et ces 
empreintes sont, malheureusement, toujours incomplets, privés de 
la tête, et réduits à une portion plus ou moins importante du tronc 
et à la queue. De plus, leur état de conservation est, en général, 
très défectueux. Les deux exemplaires les mieux conservés sont 
figurés sous les n° 1 et 2 de la planche IX. 


Le tronc de ce Pholidophoridé est assez allongé; il va en s’atténuant 
régulièrement jusqu’à la naissance de la nageoiïre caudale. 

Les nageoires ventrales sont petites. La nageoire dorsale est située en 
avant de la nageoire anale (*). Le pédicule caudal est large; la nageoire 


(2) J. CoRNET, Sur la géologie du Lualaba, entre Kassongo et Stanleyville. (Annales de 
( a Soctété géologique de Belgique, t. XXXVI, 1008-1909, Bulletin, p. 231.) 
() Cette nageoïire anale n'est pas conservée dans les deux exemplaires figurés. 


caudale paraît être assez peu échancrée. Les flancs sont, en grande partie, 
recouverts, de chaque côté, par une rangée de très hautes écailles, dont 
la hauteur décroît rapidement dans la région caudale. 


Les écailles sont ornées de stries longitudinales, qui viennent denticuler 
leur bord postérieur. 


La ligne médiane de la face ventrale est occupée par une rangée d’écailles 
pointues en arrière. 


La présence, d’une part, de nageoires ventrales et d’une rangée 
de très hautes écailles recouvrant les flancs, et, d'autre part, la 
position de la dorsale en avant de l’anale montrent que le Pholi- 
dophoridé de Kilindi, quoique mal conservé, peut être rapporté 
au genre Peltopleurus. 

Ce Peltopleurus diffère des espèces du genre décrites jusqu à ce 
jour (?. splendens KXER, P. humilis KKER, P. Knert A.-S. Woop- 
WARD) par ses écailles striées longitudinalement et denticulées au 
bord postérieur. Quelques très fines stries longitudinales ornent 
parfois les écailles de P. splendens, mais elles n'arrivent pas à 
denticuler le bord postérieur, qui reste entier. 

Au point de vue de l’ornementation des écailles, le Pe/#opleurus 
de Kilindi se rapprocherait peut-être davantage d'un Pe/topleurus 
que KNER a désigné provisoirement sous le nom de ?. gractlis (”) 
et dont les écailles porteraient des stries longitudinales. 

Les Peltopleurus connus jusqu'ici proviennent tous du Trias 
supérieur. [ls ont été rencontrés, au même niveau, en Carinthie, 
dans le Tyrol, en Lombardie et dans la province de Salerne (Italie 
méridionale). 

La présence, dans le gisement de Kilindi, d'un genre aussi loca- 
lisé, dans l'échelle stratigraphique, que le genre Pe/fopleurus, 
détermine immédiatement l’âge de ce gisement et de la formation 
à laquelle il appartient. 

Les couches du Lualaba doivent donc être — en totalité ou en 
partie — attribuées au Trias. La partie de ces couches qui ren- 


(:) R. Kwer, Die Fische der bituminôsen Schiefer von Raïbl in Kärnthen. [Sizungs- 
berichte der mathematisch-naturwissenschaftlichen Classe der khaiserlichen Akademie der 
Wissenschaften, vol. LIII, 1re partie, p. 185 (en note infrapaginale); 1866.] 


ferme le gisement de Kilindi — la zone moyenne, schisto-calca- 
reuse, de M. Passau (‘) — doit représenter le Trias supérieur. 

J'ai nommé le Pe/fopleurus de Kilindi ?. Maesent, en souvenir 
du lieutenant VAN DER MAESEN, qui découvrit le gisement fossi- 
lifère de Kilindi, en procédant au dérochement du Lualaba. 

Localité : Kilindi. 

Type : Musée du Congo, à Tervueren. 


Genre PAHOLIDOPHORUS L. Acassrz. 


Pholidophorus Corneti LERICHE, n. sp. (pl. X, fig. 1). 


Pholidophorus. M. LERICHE, Sur les premiers Poissons fossiles rencontrés au 
Congo belge, dans le système du Lualaba. (Comptes rendus hebdomadaires des 
séances de l’Académie des Sciences de Paris, t CLI, p. 841) 


À la carrière de Kindu, les ingénieurs de la Compagnie des 
chemins de fer du Congo supérieur aux Grands Lacs africains ont 
trouvé, dans un banc de marnolithe, une portion importante de 
l’écaillure d'un PAo/idophorus de petite taille (pl. X, fig. 1). 


Les écailles sont plus hautes que longues et lisses; leur bord postérieur est 
entier. Elles sont disposées suivant cinq rangées : quatre rangées appar- 
tiennent au côté droit; la cinquième, représentée seulement par trois écailles, 
appartient probablement à la rangée dorsale du côté gauche. 

Les écailles de la rangée qui porte la ligne latérale sont de beaucoup les 
plus hautes; dans la partie antérieure du tronc, leur longueur est contenue 
un peu plus de deux fois dans leur hauteur. Leur surface s'élève, sur le pas- 
sage de la ligne latérale, en une quille saiïllante. 

Les écailles des deux rangées qui encadrent la rangée d’écailles de la ligne 
latérale sont assez différentes; celles de la rangée du côté dorsal sont sensi- 
blement plus courtes que celles de la rangée du côté ventral. 


Par la hauteur relativement grande des écailles de la ligne laté- 
rale et par la présence d’une quille saillante accusant extérieure- 


(1) G. Passau, Note sur la Géologie de la zone des Stanley-Falls et de la zone de 
Ponthierville, Province orientale (Congo belge). (Annales de la Société géologique de Belgique, 
t. XXXVI, 1908-1000, Mémorres, p. 238.) 


— 196 — 


ment le trajet de la ligne latérale, le Po/dophorus de Kindu rap- 
pelle ?. purbeckensis DAVIES (‘), du Purbeckien du Dorsetshire. 
Il s'en distingue cependant par ses écailles relativement plus 
longues et par sa taille beaucoup plus petite. 

Quoique incomplètement connu, le PAo/dophorus de Kindu 
présente, dans son écaillure, des caractères qui lui sont propres, et 
qui permettent de le distinguer des autres espèces décrites jusqu'ici. 
Il peut donc être désigné sous un nom spécifique nouveau. Je 
l’appellerai ?. Corneti, en l'honneur de M. J. Corner, le fondateur 
de la Géologie congolaise. 

Localité : Kindu. 

Type : Musée du Congo, à Tervueren. 


Fame DES SEMIONOTIDÆ. 


Genre ZLEPIDOTUS,: LE: AGASSIZ. 


Lepidotus (?) sp. (pl. X, fig. 2). 


Lepidotus (2). M. LERICHE, Sur les premiers Poissons fossiles rencontrés au 
Congo belge, dans le système du Lualaba. (Comptes rendus hebdomadaires des 
séances de l’Académie des Sciences de Paris, t. CLI, p. 841.) 


Une écaille (pl. X, fig. 2) trouvée à Kindu, dans un banc de cal- 
caire blanc, ne peut être distinguée de celles des Zeprdotus. Elle est 
épaisse et lisse. Son bord postérieur est armé de deux épines, dont 
l'une occupe l'angle formé par ce bord et par le bord inférieur. 

Localité : Kindu. 

Musée du Congo, à Tervueren. 


Enfin, des écailles assez minces, lisses, isolées ou groupées, sont 
assez fréquentes dans les macignos de Kilindi. Elles indiquent un 


) W. Davies, On New Species of Pholidophorus from the Purbeck Beds of Dorsetshire. 
(Geological Magazine, 3° décade, vol. IV, 1887. p 337, pl. X, fig. 2-4.) 


Dal 


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LA 


[4 


REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, Vo. I (xorr). PIE 


14 


Portion de l’écaillure d’un indi- 
vidu, vue par la face externe, 
en grandeur naturelle (fig. 1) 
et grossie quatre fois (fig. 14). 


Pholidophorus Corneti, LERICHE 
Localité : Kindu. 


Lepidotus sp. — Écaille, vue 
par la face externe, en gran- 
deur naturelle. 

Localité : Kindu. 


M. LERICHE. — POISSONS DES COUCHES DU LUALABA. — II. 


— 197 — 


Poisson d'assez grande taille, appartenant soit à la famille des 
Semionotidés, soit à celle des Eugnathidés. 


EXPLICATION DES PLANCHES. 


PLANCHE IX. 


Fig. 1-2. — Peltopleurus Maeseni LericHE. Deux individus, privés de la tête, en grandeur 
naturelle. — Fig. 1a-2a. Les mêmes, grossis un peu plus de trois fois. 
Localité : Kilindi. 


PLANCHE X. 


Fig. 1. — Pholidophorus Corneti LERICHE. Partie de l’écaillure d’un individu, vue par la 
face externe, et en grandeur naturelle. — Fig 14. La même partie, grossie 
quatre fois. 

Localité : Kindu. 


Fig. 2. — Lepidotus sp. Écaille du côté droit, vue par la face externe, et en grandeur 
naturelle. 
Localité : Kindu. 


NEW BLATTIDÆ 


COLLECTED BY D SHEFFIELD NEAVE 


IN THE -KATANGANREGION OF CONGO) 


BY 


R. SHELFORD, M. A., F. L. S. 


(Oxford University Museum.) 


Fam. BLATTIDÆ. 
Sub-fam. £ZCTOPBIINÆ. 
Ectobius Neavei sp. n. 


Æ. africano Sauss. simillimus, sed minor, tegmina (S) haud 
fusco-punctata, tegmmina (Q) valde abbreviata, quadrata. 


d Testaceous; frons castaneous. Pronotum with lateral margins broadly 
hyaline. Tegmina lanceolate, extending beyond apex of abdomen, some 
minute fuscous markings between the veins in the anal field and basal third of 
the discoidal field, radial vein emitting 4 rami towards the sutural margin. 
Wings hyaline, veins testaceous, the venation conforming to the type 
characteristic of the genus. Supra-anal lamina trigonal, surpassed by the 
sub-genital lamina which is asymmetrical, produced and furnished at the 
apex with one minute style. À large scent-gland opening on the ante- 
penultimate abdominal tergite. Cerci and legs testaceous. 

© Broader and shorter. Tegmina not extending beyond the 2nd abdominal 
tergite, sub-quadrate. Scutellum exposed. Wings absent. Abdomen densely 
fusco-punctate. Supra-anal lamina trigonal, sub-genital lamina semi-orbicular, 
ample. 

Total length (@°) 11 mm., (Q) 7,8 mm.; length of body (5°) 8 mm.; length 
of tegmina (c°) 9 mm., (®) 2 mm.; pronotum 2 mm. X 3 mm. 


Loc. : Kasenga-Kalumba. 


(*) From the collections of the Musée du Congo belge, Tervueren. 


A large number of specimens of both sexes. 

In Æ. africanus Sauss. the QQ have the tegmina and wings 
fully developed and in both sexes the tegmina are marked with 
distinct round fuscous points very different from the irregularly- 
shaped intervenular markings of this species. 


Theganopteryx obscura sp. n. 


Flavo-testacea; lamina supra-analis (S) trigonalis, lamina 
subgenttalis producta, asyminetrica, stylis 2 minutissimis, cerct 
breves, bast contigur. 


g Uniform flavo-testaceous. Head castaneous, antennae fuscous: eyes 
piceous, their distance apart on vertex of head nearly equal to the length of 
the ist antennal joint. Pronotum posteriorly produced very obtusely. 
Tegmina with 23 costals, radial and ulnar veins simple, 7 discoidal sectors. 
Wings suffused with ochreous; 15 costals, medio-discal area in the middle 
about 4 times broader than the medio-ulnar area and crossed by 15 transverse 
venules, anterior ulnar bifurcate, the rami joining at their apices; a prominent 
triangular apical area. Scent-gland openings on the 2nd and 7th abdominal 
tergites ; supra-anal lamina trigonal, surpassed by the sub-genital lamina 
which is produced, asymmetrical and furnished with 2 minute styles. Cerci 
short, sub-acuminate, situated close together at the base. 

Q Supra-anal lamina triangular, sub-genital lamina semi-orbicular, ample. 
Cerci longer and more slender. 

Total length (G9 11.1 mm., (@) 11-5 mm. ; length of body (c° 10 mm., 
(@) 8.5 mm.; length of tegmina (of and Q) 9.1 mm.; pronotum 3 mm. 
X 3.5 mm. 


Loc. : Kapema-Kipaila, 1 ©. 
The types of this species are in the British Museum and were 


obtained by Mr. S. À. Neave in S. E. Katanga and W. of Kam- 
bove. 


Sub-fam. PSEUDOMOPIN Æ. 


Ischnoptera bisignata sp. n. 


Î. punctifronti GErsr. ef 7. Longstaffo SHELF. affints; lestacea, 
pronotuin bévittatum, lamina supra-analis (S) trigonalhis brevis, 


— O0) — 


lamina sub-genitalis valde producta, asynumetrica, stylis 2 atte- 
nuatis. 


g' Testaceous, a fuscous vitta between the eyes. Pronotum with 2 castan- 
eous vittae. Tegmina and wings exceeding the apex of the abdomen. 
Tegmina with radial vein bifurcate from before the middle, 13-14 costals, 
the last 2 or 3 ramose, 8 longitudinal discoidal sectors, anterior ulnar 
bifurcate. Wings with mediastinal vein 4-ramose, radial vein bifurcate from 
beyond the middle, 10-11 costals, ulnar vein with 3 complete and 2 incom- 
plete rami. Scent-gland opening as in Z. Longstaffi. Supra-anal lamina 
shortly trigonal, much exceeded by the sub-genital lamina which is 
produced, asymmetrical and with 2 slender pointed styles situated close 
together at the apex. Front femora with a complete row of spines beneath, 
the more distal shorter. 

Q@ Similar, pronotum more heavily marked, abdomen beneath margined 
with castaneous, supra-anal lamina shortly triangular, apex non-emarginate. 

Total length (Gand ©) 15-16 mm.; length of body (5° 12 mm.; (®) 13 mm.; 
length of tegmina (cf and @) 12 mm.; pronotum 3.9 mm. X 4.1 mm. 


Var. microptera n. var. 


Entirely similar but with the tegmina and wings in both sexes not 
exceeding the apex of the abdomen. 
Total length (Gand Q) 11 mm. ; length of tegmina 8,1 mm. 


Loc. : Kasenga-Kalumba, Kipaila-Kisinga, Madona, Bunkeya, 
Kilwa, Lukonzolwa 

A large number of both sexes in all stages of development. 
I know of no other species of this genus with micropterous males 
and females. In the larvae the fuscous pronotal vittae extend into 
the other two thoracic tergites and the abdomen is heavily mottled 
with fuscous. 

In the key to the African species of /schnoptera published in 
Mém. Soc. ent. Belg., XV, p. 230 (1908) this species will follow 
I. Longstafi and Z. punctifrons, but is distinguished from both by 
the very short supra-anal lamina of the male. 


Loboptera unicolor sp. n. 


Picea, pronotum haud flavo-marginatum, tibiae spinis rufis, 
lamina supra-analis (Q) ériangularis. 


® Uniform piceous, nitid. Antennae fuscous. Tegmina narrow, squami- 


Or — 


form, barely extending beyond the mesonotum. Supra-anal lamina trian- 
gular. Cerci short. Apices of coxae, tibial spines and tarsi rufous. Front 
femora armed on anterior margin beneath with 4 strong spines succeeded 
distally by piliform spines ; remaining femora strongly armed. Arolia 
minute. 

Total length 11 mm.; pronotum 3.1 mm. X 4.2 mm. 


Loc. : Bunkeya, Moneka, Madona. Kalalangombe. A long 
series of females only. 


Sub-fam. BLATTIINÆ, 


Stylopyga congoensis Sp. n. 


Rufa; tegmina (S et ©) squamiformia, apice rotundato-trun- 
cato; styli genitales furcati, asymmetricr. 


a Unicolorous rufous, nitid; legs testaceous. Tegmina squamiform, 
broader at base than long. Supra-anal lamina trapezoïdal, 7th abdominal 
tergite produced in the middle. Sub-genital lamina subquadrately produced ; 
the right genital style forked, the inner limb of the fork being reduced to a 
small curved hook; the left genital style also forked, the limbs of the fork 
widely separated and some minute tubercles at the junction of the limbs. 
Cerci short, piceous, rufous at apex. 

© Supra-anal lamina trigonal, apex faintly emarginate, truncate. Posterior 
margins of abdominal tergites slightly plicated. 

Total length (G) 16.17 mm.; (@) 20 mm.; length of tegmina 3.5 mm. ; 
pronotum 6 mm. X 7.5 mm. 


Loc. : Kambove, Kalumba, Kiamokosa, Bunkeya, Kipaila, 
Lukafu : 3 SG, 4 00 (adult) and a large number of larvae. 

Allied to S. zzanca GERST., but distinguished by the form of the 
genital styles, the asymmetry of which is an unusual feature of this 
genus. 


Stylopyga Neavei sp. n. 


S. anthracinae GERST. stmilis, picea, coxts, femoribus hbrisque 
rufo-castaneis, terga abdominis 6° et 7° marginibus lateralibus 


reflexis ; lamina supra-analis (S) trapezoidea; styli tenues, leviter 
curvati, haud furcati. 


Differs from $S. azthracina GERST. in the bright rufo-castaneous legs, in 
the deflexed abdominal tergites 6 and 7, with reflexed margins (the structure 
of these tergites resembling that in QQ of Pseudoderopeltis), and in the form 
of the supra-anal lamina of the Œ. The posterior margin of the 1th abdo- 
minal tergite is produced and faintly emarginate. The female is very like 
that of Pseudoderopeltis aethiopica SAUSS. but the coxae are not blotched 
with paler colour and the supra-anal lamina is triangular and deeply emar- 
ginate at the apex. 

Total length (&) 18 mm., (®) r9 mm.; length of tegmina 3 mm.; prono- 
tum 6.1 mm. X 9 mm. 


Loc. : Kaparowe, Bunkeya, Mfungwe, Madona-Bangweolo 
SOC, 6 00: 


Blatta barbara sp. n. 


Rufo-castanea, tegmina (SG) ovata, cortacea, segmento 4 abdo- 
aninis haud atthingentia, alae coriaceae; tegimina (©) quadrata, 
segimento 2° abdominis haud attingenta, alae absunt,; lamina 
supra-analis (S) érapezoidea, styli gracrles, haud curvat. 


 Rufo-castaneous; head piceous; antennae piceous at base, remainder 
rufescent. Pronotum posteriorly truncate. Tegmina semi-corneous, obscurely 
reticulate-punctaté, veins obsolescent, anal vein sometimes absent. Wings 
rather shorter than the tegmina. Cerci stout, acuminate. Sub-genital lamina 
sub-quadrate, apex not emarginate. Legs rufous. 

Q Similar but head rufo-castaneous. Scutellum exposed. Tegmina faintly 
punctate, veins entirely absent, outer margins faintly reflexed, inner margins 
overlapping. 7th abdominal tergite produced in the middle; supra-anal 
lamina trianeular, apex faintly emarginate. 

Total length (9 15 mm., (@) 19.5 mm.; length of tegmina (5°) 7 mm., 
(Q) 5 mm.; pronotum 5.5 mm. X 7 mm. 


Loc. : Kambove, Kaparowe, Madona-Bangweolo, Mpika-Fort 
Jameson : 3 6G', 3 00 and larvae. 

A male example taken between Mpika and Fort Jameson differs 
somewhat from the type, the tegmina approximating in shape and 
size to those of the female, but the specimen is in poor condition 
and I am not certain if it is not a mere variety. 


Deropeltis sculpturata KRrauss. 


Deropeltis sculpturata Krauss, Zool. Jahrb., Abt. f. Syst., V, 


p651,-pl.45, 42, 24 (1891). 
Dr. NEAVE obtained some specimens which I regard as the 
females of this species, previously known from the male sex only. 


® Opaque piceous; head rufous; legs testaceous. Dorsal surface closely 
and minutely punctate and with a sparse olivaceous tomentum. Pronotum 
anteriorly with 2 depressions, the disc with some smooth spaces. Posterior 
angles of thoracic tergites scarcely produced, those of abdominal tergites 5-7 
very shortly produced. Posterior margin of pronotum faintly sinuate. Dise of 
abdomen at base castaneous. 

Total length 19 mm.; pronotum 5 mm. X 8 mm. 


Loc. : Kambove-Chitura, Dikulwe, Chaka-Kundiganu, Kayambo, 
13 examples. 


Bantua valida sp. n. 


PB. stigmosae KrAUSS affinis, sed latior; pronotum antice tuber- 
culatum, disco rugoso punctatoque, angulis posthicis (Q) retro- 
productis, marginibus anticis reflexis,; tegmina (S) hyalina, vast 
castaneo. 


d Head piceous, distance apart of eyes on vertex of head less than width 
of ist antennal joint. Pronotum castaneous, anteriorly tuberculate with a 
short median carina, dise rugose and punctate, anterior margin slightly 
reflexed, posterior angles not produced, posterior margin minutely dentate. 
Tegmina and wings extending considerably beyond the apex of the abdo- 
men. Tegmina with the veins and the basal third castaneous, the remainder 
hyaline. Disc of abdomen and legs testaceous, margins of abdomen casta- 
neous. 

Q Piceous. Head punctate, distance apart of eyes on vertex of head 
greater than width but less than length of 1st antennal joint. Pronotum as 
in ' but larger and with the posterior angles backwardly produced ; meso- 
notum and metanotum coarsely punctate, the posterior angles of the former 
slightly produced. Abdominal tergites finely rugose-punctate, sternites nitid 
and posteriorly margined with castaneous. Cerci small, ovate, testaceous. 
Legs rufo-castaneous. Supra-anal lamina rotundate. 

Total length (5°) mm. ;(®) 20 mm. ; length of body (59) 19 mm.; length of 
tegmina 20 mm. ; pronotum (@°) 5.5 mm. X 6 mm. ; (Q) 7 mm. X 8 mm. 


Loc. : Kambove-Kipaïla : 1 G', 7 90. 


NOUVELLES 


HOUPNRES DEMCONES 
FIN DUNBENOUE LA 


PAR LE 


D' F. SANTSCHI 


La faune des Formicides de l'Afrique tropicale paraît moins 
richement dotée que celle-des autres régions chaudes du globe. 

Bien que jusqu'ici ce continent ait été bien moins fouillé par les 
myrmécologistes et que de nombreuses espèces restent encore à 
découvrir, surtout dans la partie centrale, on peut admettre cette 
pauvreté relative. L'uniformité géographique du territoire africain 
peut en être une des causes, mais je pense aussi que l'énorme 
abondance de Fourmis de la sous-famille des Zory/ides, particu- 
lièrement le genre Aromuna, peut causer aux autres Formicides 
une concurrence capable d’en restreindre le développement. Les 
Dorylides avec leur dimorphisme ét leurs redoutables mandibules 
sont, en effet, les plus terribles ennemis des autres Fourmis 
terricoles. Elles pénètrent partout dans les fourmilières, massa- 
crant les adultes qu'elles emportent avec le couvain, et main- 
tiennent ainsi leur prédominance. Presque seules, les espèces 
arboricoles échappent à cette lutte et prennent en Afrique une 
extension aussi grande qu'ailleurs. Le genre Cremastogaster, par 
exemple, y pullule et offre une grande variété de formes. Les 


Œcophylla, Camponotus et Polyrhachis sont aussi abondants 
dans les régions forestières et se trouvent sur presque tous les 
arbres. 

La plupart des insectes qui sont décrits ici m'ont été envoyés 
par mon regretté ami M. J. CRUCHET pour ceux du Benguela, et 
par mon ami M. À. Weiss pour ceux du Congo. 


Platythyrea Crucheti, n. sp. 


© Longueur 7"#5. Noire. Pruineuse. Pubescence fine, dense sur l’abdo- 
men, plus longue vers l'extrémité des mandibules et du gastre. Quelques soies 
dorées bordent l’épistome. Mate. Finement et densément ponctuée réticulée. 
Semée de fossettes moins marquées sur le gastre que sur le reste du corps. Tête 
rectangulaire, plus longue que large, à côtés un peu convexes et bord occipi- 
tal droit. Yeux convexes, réniformes, obliques, longs comme un peu plus 
du quart du côté de la tête et placés un peu en avant du milieu. Epistome peu 
convexe à bord antérieur arqué et suture postérieure peu distincte. Mandi- 
bules triangulaires à bord terminal tranchant, parfois une dent subapicale 
peu distincte et deux ou trois denticules obsolètes dans la moitié postérieure 
du bord. Le scape dépasse le bord occipital de deux fois sa largeur. Deu- 
xième article du funicule quatre fois plus long qu'épais, près de deux fois 
plus long que le premier et le troisième. Tous les autres articles bien plus 
longs que larges. Pronotum convexe, arrondi sur les côtés, un peu plus long 
que large. Mesoepinotum plus bas, presque droit, sur le profil. Mesonotum 
limité en avant par une forte suture, légèrement imprimée en arrière avec 
une suture mesoépinotale un peu effacée. 

La face basale de l’epinotum deux fois aussi longue que la face déclive, 
légèrement aplatie. Face déclive subbordée, plane transversalementetconcave 
de haut en bas. L’angle que forme l'union des deux faces est arrondi et 
inerme. Pédicule d’un cinquième plus long que large, assez convexe d'avant 
en arrière avec les faces antérieures et postérieures basses et plates. Le bord 
postéro-supérieur arrondi, sans dents ni feston. Premier article du gastre 
aussi large que long, tronqué en avant aussi long que l’article suivant. 


Benguela : Cucala (J. Crucxer). Trois 5. 


Plectroctena minor, Em. 


L'epinotum des ouvrières de cette espèce est susceptible à 
variation. Îl serait d'autant plus épineux que l'habitat est plus 


14 


— 200 — 


austral. Les exemplaires du Benguela récoltés par M. CRUCHET 
sont nettement dentés. M. EmEry a retrouvé le même caractère, 
mais moins accentué, chez les ouvrières du Cameroun. La © sur 
laquelle est basée la description originale est d’Assinie et a l’epi- 
notum ondulé mais non denté. 


one (Anomma) Kohli WasM., v. minor n. var. 


© maxima. Longueur 8 millimètres. Couleur de la var. congolensis 
SANTSCHI, mate, gastre, moins le segment basal, un peu luisant. Sculpture 
comme congolensis, mais les fossettes sont plus apparentes, étant plus larges, 
surtout sur la tête avec des intervalles plus courts. La sculpture ponctuée, 
réticulée du fond légèrement plus grossière. La tête est bien plus longue que 
large (comme chez les congolensis, plus longue que chez Xohli i. sp.), pres- 
que aussi large en arrière qu’en avant, un peu moins fortement échancrée en 
arrière. Elle mesure 23 de large sur 27"6 de long (371 x 3°%6 chez congo- 
lensis), mandibules unidentées, lisses et luisantes, très aiguës. 

© minima. Au-dessous de 3 millimètres jaune testacée et la tête luisante, 
au-dessus de 35, la tête commence à devenir plus mate et la ponctuation 


plus apparente. La tète est plus rétrécie en arrière et plus foncée que chez 
congolensis. % 


Diffère du type par sa tête plus rectangulaire et de congo/ensis 
par la taille plus exiguë des & maxima et sa sculpture plus forte. 
Benguela : Cucala (J. CrucHer). Dans du bois mort. 


D. (A.) nigricans Il. v. rubella SAV. 


Les voyageurs ont maintes fois déjà relaté les méfaits de ces 
terribles Fourmis, car ces intrépides insectes attaquent non seule- 
ment les autres Arthropodes, mais même les gros Mammifères, 
sans oublier l'homme. M. J. CRuCHET m'écrivait dans sa dernière 
lettre jusqu'à quel point les Asomma sont entreprenantes. « Par 
deux fois dans le courant d'une année, nous avons été obligés de 
sortir les vaches du kraal et de les mener ailleurs, car elles 
beuglaient d'une façon lamentable. En y regardant de près on 
reconnut que les Anomme étaient la cause de tout ce trouble en 
entrant dans les bêtes par les orifices naturels, anus et surtout la 
vulve. Une poule qui couvait eut la tête à moitié mangée sans 
que l'oiseau ait abandonné ses œufs. Par trois fois, un de mes 


camarades a dû, dans la nuit, déloger de la chambre qu'il occupait 
et s'installer dans l'atelier. » 


Dorylus (Rogmus) fimbriatus SHUCK. 


©. Benguela : Cucala (J. CRUCHET). 


Ænictus rixator For. v. congolensis n. v. 


© Longueur 2 millimètres. Thorax, moitié postérieure de la tête et premier 
article du pédicule brun rougeâtre foncé, le reste jaune un peu brunâtre. Tête, 
dessus du deuxième article du pédicule et gastre très lisses et luisants. Tho- 
rax et premier article du pédicule assez mat, réticulé, ponctué en dé à coudre, 
surtout l’epinotum. Mandibules très finement réticulées et légèrement striées. 
Une pilosité assez courte, couchée jaunâtre espacée sur le corps et les pattes. 
Mandibules de trois à six dents. Le bord terminal plus large que chez cey- 
lonicus. Articles 3 à 7 du funicule plus épais que longs. Du reste comme le 


type. 
Congo français. 


Sima aethiops SM. 


cg (non décrit). Longueur 13""5. Noir. Tarses antérieurs et base de l’ar- 
mure génitale testacés. Submat. Sculpture et pilosité comme la ©. Tête un 
peu plus large que longue. Bord postérieur de la tête transversal avec les 
angles droits et mousses. Les yeux ovales et très obliques occupent les deux 
quarts médians des côtes de la tête. Aïre frontale très imprimée. Epistome 
sans carène. Mandibules de 5 à 6 dents inégales. Premier article du funicule 
plus long que large; le deuxième un peu moins long que le scape. Face 
déclive de l’epinotum légèrement convexe dans tous les sens, un peu plus 
longue que la face basale. Aïle noïre brunâtre, nervures plus foncées, ptero- 
stigma noire. Premier article du pédicule creusé en gouttière dans sa moitié 
antérieure, légèrement convexe en arrière, inerme. Deuxième nœud aussi 
long que large. Armure génitale saïllante, moitié distale du stipes noirâtre 
fortement échancrée en dedans et terminée par une pointe lancéiforme 
rabattue en dedans et en arrière. 


Gabon : San Kito (FÉLIX FAURE), reçue avec les larves et six 
nymphes. 


Cremastogaster striatula Em. v. obstinata n. var. 


© Longueur 278 à 3mm2. Noire. Massue des antennes et pattes jaune 
roussâtre, reste du funicule plus foncé. Sculpture un peu plus forte. Tête plus 


— HO — 


vrande, plus large que longue, le scape dépasse un peu moïns le bord occi- 
pital. Thorax plus robuste, plus large. Les épines épinotales plus épaisses, 
horizontales, mais nettement recourbées en bas (droites chez le type). Pédi- 
cule et gastre également bien plus robuste, du reste comme sériatula 1. sp. 


Congo français : Gomba (A. Weiss). L'espèce type est de la 
Côte d'Or; je l'ai reçue en nombre de la Côte d'Ivoire (J. M. 
LOHIER). 


Cremastogaster Wilwerthi SANTSCHI v. confusa n. var. 


© Longueur 23 à 25. Noire brunâtre Mandibules, antennes et pattes 
brunes. Dernier article de la massue et tarses jaune roussâtre. Sculpture striée 
très effacée, ce qui donne un aspect luisant. La tête est plus longue que 
chez le type, un peu échancrée derrière chez les plus grands exemplaires. 
Le scape légèrement plus long. La suture promesonotale est plus marquée 
que chez le type et le sillon mésoépinotal aussi profond. 


Diffère de la var. Fauconneë#i For. par sa sculpture plus effacée 
et luisante. 
Congo français : Gomba (A. Weiss). Deux G. 


Cremastogaster (Oxygyne) Stadelmanni Mayer v. doli- 
chocephala Em. 


© Longueur 5##5. Diftère du type et des autres variétés par sa tête plus 
longue que large, aussi étroite en avant qu’en arrière, et par le premier article 
du pédicule plus étroit et bien moins ovale. La couleur varie, ordinairement 
entièrement noire, avec les extrémités des mandibules, et les quatre derniers 
tarses roussâtres d’autres exemplaires ont le thorax plus brunâtre ainsi que 
le milieu du funicule et la totalité des mandibules et des tarses. Un peu plus 
luisante. 

© Longueur 7=*5. Couleur et sculpture de la G. L'abdomen généralement 
brunâtre. La tête est distinctement plus longue que large, un peu plus large 
en avant qu'en arrière, le scape dépasse d’un quart le bord occipital. Mandi- 
bules aussi étroites à l'extrémité qu'à la base, le bord terminal très oblique 
armé de deux dents dont l’apicale est au moins trois fois plus longue que la 
deuxième, qui est placée près de sa base. Les ailes sont fortement enfumées 
avec les nervures brunes. Côtés du premier article du pédicule parallèles ou 
même légèrement concaves. Deuxième nœud plus large avec une impression 
médiane peu profonde. Le gastre relativement petit, plus court que le 
thorax. 


— 209 — 


œ Longueur 42. Noir. Antennes et pattes brunes. Submat. Mandibules 
et milieu du pronotum plus luisants. Sculpture et pilosité comme chez la Q. 
Tête arrondie, à peine plus large que longue, avec les yeux très bombés 
occupant plus du tiers médian des côtés. Mandibules étroites terminées par 
trois petites dents, la postérieure rudimentaire. Le scape est presque aussi 
court que le deuxième article du funicule. Sauf le premier, tous les articles 
du funicule sont deux à deux fois et demie plus longs qu'épais. Thorax 
robuste, plus large que la tête. Epinotum armé de deux petites épines poilues 
bien plus petites que chez la ©. Aïles hyalines. Nervures brun clair. Pre- 
mier article du pédicule plus court que chez la O, à côtés plus parallèles. 
Deuxième nœud comme chez la © et la 6, mais plus court et plus large. 
Abdomen très court, gros comme la moitié de l'abdomen. 


Cette espèce est très variable; dans le même nid les © ont des 
têtes plus ou moins allongées. L'aspect des mandibules de la © et 
son abdomen court semblent indiquer des mœurs parasitiques, 
comme c'est probablement le cas des autres Oxygyne. 

Congo : Brazzaville. Mindouli et Gomba (A. Werss). 


Ocymyrmex Weitzeckeri Em. st. fortior n. st. 


© Longueur 7 millimètres à 7m5. Voisin de Wrougthoni FOR. Tête et 
thorax rouge sombre, abdomen et cuisses noir brunâtre. Antennes et reste 
des pattes roussâtres. Pilosité et psammophore d’un blanc jaunâtre disposé 
comme chez Wroughtoni. Sculpture striée transversale sur le thorax et 
longitudinale sur la tête (longitudinale sur le pronotum chez Wroughtoni). 
La tête est plus longue que large et nettement plus large en avant qu’en 
arrière. Antennes épaisses. Deuxième article du funicule plus de deux fois 
et demie plus long que large (à peine deux fois chez Wroughtoni). Post- 
pétiole à peine plus large et abdomen identique que chez cette dernière 
race 


Diffère de /aticeps For. par sa tête allongée et sa pilosité plus 
forte, et des autres races du groupe par sa robustesse. 
Benguela : Cucala (J. CruCcHET), vingt G. 


Ocymyrmex Weitzeckeri Em. st. transversus n. st. 


© Très semblable au précédent, même couleur et même pilosité, celle-ci 
plus dorée. Les stries de la moitié postérieure de la tête sont transversales. 
L'épistome presque lisse et luisant, l’aire frontale nettement indiquée. La tète 
est presque aussi large en arrière qu’en avant, plus longue que large avec le 


— 2iQ — 


bord occipital pas ou faiblement concave au milieu. Deuxième article du 
funicule deux fois aussi long que large. Thorax plus court que chez jortior 
nœud du premier article du pédicule plus large, le reste semblable. 


Benguela : Cucala (J. CrucHer). Une seule G. 
Piagiolepis tenella n. sp. 


© Longueur 32 à 35. Très voisine de carinata EM. Jaune testacé. 
Gastre brun plus ou moins foncé. Tête et thorax densément et finement 
ponctués, mates. Gastre microscopiquement réticulé avec un éclat graisseux, 
parfois un peu plus luisant en avant du premier segment. Pattes un peu 
luisantes. Mandibules très finement striées. Des soies roussâtres pointues, 
assez longues sur la tête et l'abdomen, plus courtes sur le thorax, abondent 
bien plus sur le corps que sur les cuisses. Pubescence des antennes, pattes et 
cotés de la tête assez espacée et laissant voir la sculpture. 

Tête nettement plus longue que large à cotés arqués aussi étroite en 
avant qu’en arrière. Yeux assez grands en arrière du milieu des côtés de la 
tête. Epistome caréné, le bord antérieur forme un angle obtus comme chez 
carinata. Mandibules de sept dents. ) 

Le scape dépasse l’occiput d’un peu plus de la moitié de sa longueur. 
Pronotum et mesonotum dessinant sur le profil deux lignes droites, l’une en 
avant et l’autre en arrière, formant ensemble un angle très ouvert. Face basale 
de l’épinotum arrondie, face déclive droite, un peu concave en bas, très 
abrupte, presque deux fois aussi longue que la basale. Ecaïlle haute, cunéi- 
forme, à sommet plutôt transversal avec souvent une très petite impression 
médiane. 


Diffère de carinata EM., dont c'est peut-être une simple race, 
par sa tête allongée. 

Congo : Brazzaville (A. Weiss). Trouvée aussi dans l'estomac 
d'un Pangolin dans le Bas-Congo Belge (A. FOREI, 1910). 


Prenolepis (Nylanderia) Weissi n. sp. 


© Longueur 2""2. Jaune testacé un peu brunâtre, pattes un peu plus 
claires. Gastre brunâtre. Parfois la tête est aussi légèrement rembrunie. 
Pilosité dressée longue et disposée comme chez vividula NY1., mais plus fine 
et jaune. Pubescence jaunâtre assez abondante, surtout sur l'épinotum et 
le gastre. Mate. Tête un peu luisante, plus longue que large, aussi large en 
arrière qu’en avant, convexe sur les côtés. Bord occipital droit ou faiblement 
concave. Yeux ronds peu convexes, l’espace qui les sépare du bord postérieur 
de l’épistome égale leur diamètre. Episteme convexe subcaréné. Mandibules 


Pi 


lisses de six dents. Le scape dépasse le bord postérieur de la tête d’un peu plus 
du tiers de sa longueur. Thorax court et épais, comme chez Æ/lisii FOR. Pro- 
notum moins long que large, bien plus large en avant et épaulé, les côtés peu 
convexes. Suture promesonotale nette. Mesonotum aussi long que large, peu 
convexe. Le profil du promesonotum est comme chez Æ//isu. La suture 
mesonotale aussi enfoncée avec une saillie des stomates du metanotum. 
Angles de l’epinotum arrondi comme chez Ællisii. Face basale longue comme 
la moitié de la face déclive, laquelle est assez plane, bordée avec les stomates 
saillants sur le milieu de la bordure. Ecaille élargie dans le haut à bord supé- 
rieur arqué. 


Congo : Brazzaville (A. Weiss). Nombreuses ouvrières. 


Camponotus Wellmani For. (2} et Q). 


Benguela : Cucala (J. CRUCHET). 


C. equatorialis Roc. 


Congo français (A. Weiss). Une & major. 


C. maculatus st. cavallus n. st. 


© major. Longueur 95 à ro®"5. Svelte. Brun noiïrâtre. Funicule, pattes, 
côtés du thorax écaillé et deux tiers ou totalité de la base du gastre d’un jaune 
plus ou moins roussâtre. Sans taches ou tout au plus une tache obsolète sur 
le côté du deuxième segment du gastre. Tibias et tarses plus brunâtres. Mat. 
Gastre luisant. Bord des mandibules occiput un peu luisant. Tête finement 
réticulée (un peu plus finement et plus transversalement que chez maculatus 
i. sp.). Mandibules très finement réticulées à la base, réticulées, striées au 
milieu et presque lisses dans le voisinage des dents, parsemées de gros points 
pilifères. Thorax un peu plus finement réticulé que la tête. Gastre très fine- 
ment réticulé en travers. Pilosité dressée un peu plus abondante, mais plus 
courte et plus fine que chez maculatus i. sp. surtout sur les joues et dessous 
de la tête. Pubescence très espacée, adjacente sur le corps, un peu plus dense 
sur les côtés et les angles postérieurs de la tête, très fine sur les antennes et 
les pattes, se redressant le long du bord interne des tibias, lesquels présentent 
deux ou trois piquants dans le quart inférieur, mais qui manquent souvent. 
Tête étroite, plus longue que large (2""3 X 2""6), assez faiblement élargie en 
arrière, les côtés convexes, le bord postérieur un peu concave. Les arêtes 
frontales en S plus écartées en arrière que chez raculatus i. sp. Epistome 
caréné, peu avancé. Le scape dépasse d'environ un cinquième le bord occi- 
pital. Mandibules de 5 dents. Thorax étroit allongé comme chez liocnemis, 


— DZ — 

assez régulièrement arqué d'avant en arrière. Mesonotom faiblement relevé 
en avant, métanotum distinct. Face basale de l’épinotum longue comme deux 
fois la face déclive formant un angle peu ouvert et peu distinct. Ecaille 
comme chez Zocnemis EM. Ù 

Q minor. Longueur 7 millimètres. La couleur jaune envahit presque tout 
le thorax et un peu le scape. Sculpture, éclat et pilosité comme chez les 
© major. La tête est moins fortement rétrécie en arrière des yeux que chez 
la race guttatus EM. et liocnemis, du reste semblable à Zocnemis. 

© Longueur 11 millimètres. Couleur, sculpture et pilosité de l’ouvrière 
major, sauf la pubescence des pattes qui est plus forte. Tête un peu plus 
étroite en avant, longue de 2""6 sur 2 millimètres de large, à bord occipital 
arrondi. Mandibules de sept dents. Écaille haute à bords minces plus ou 
moins échancré. 


L'inconstance des piquants des tibias rend la place de cette race 
douteuse; elle est assez voisine d’aframentarius et pourrait en être 
considérée comme variété si les piquants manquaient toujours. 

Benguela : Cucala (J. CrucHer). Nidifie dans le bois mort et la 
terre humide. 


C. rufoglaucus JERD. st. flavomarginatus Mayr. v. pauci- 
pubens n. var. 


Diffère de Xavomarginatus par la couleur rouge plus étendue 
sur le thorax et parfois même l’écaille. La pubescence du gastre est 
plus courte, plus fine et grisâtre, en sorte que le fond de la sculp- 
ture est plus apparent et que le gastre paraît noirâtre. 


Benguela : Cucala (J. CrucHET). 


C. rufoglaucus JERD. st. vestitus SM. v. pectita n. var. 


Distincte de vestitus par la couleur noire du thorax et de la tête (rouge 
chez vestitus SM.). Les mandibules, le bord de l’épistome, les antennes, les 
joues, les tibias et les tarses restent seuls rouge assez vif. Chez les ouvrières 
minor, la tache du devant des joues devient jaune testacé et le funicule 
rembruni. Au niveau du metanotum, qui est distinct, le profil du thorax est 
un peu abaissé chez les ouvrières major. La pilosité identique ainsi que la 
disposition fortement ondulée de la pubescence du gastre, qui parait plus 
mordorée. Longueur de l’ouvrière major, 9®#5; ouvrière munor, 675; 
femelle, 11 millimètres. 


Benguela : Cucala(]. CrucHer) 59. Moyen Chari (D'DECORSE) ©. 
Chez cinctellus et flavomarginatus, la couleur rouge est plus som- 
bre, la pubescence de l'abdomen autrement disposée et le gastre 
beaucoup plus court. 


C. Buchholzi Mayer. v. furva n. var. 


Diffère du type par sa couleur entièrement noire, y compris les 
pattes et les antennes. L'ouvrière media se rapproche morphologi- 
quement davantage de l'ouvrière major que de la minor; elle 
mesure 6""5 de longueur; le sillon des joues est peu distinct. 

Congo français : Brazzaville (A. Weiss). 


C. chrysurus GERST. v. apellis For. 


Benguela : Cucala (J. CrucHET). 


Camponotus foraminosus FOoREt, st. benguelensis n. st. 


Q major. Longueur, 7""5; scape, 2"m3; tibia postérieur, 2 millimètres. 
Noir. Mandibules, antennes et tarses rouges. Pubescence dorée, disposée sur 
la tête et le thorax, comme chez auropubens, mais un peu ir fine; sur le 
gastre elle est plus courte et plus espacée, à peu près comme chez a/da- 
drensis FOR., sans bande glabre au milieu. Les soies, d’un blanc un peu 
roussâtre, sont réparties comme chez Grandidieri FOR., mais plus espacées, 
plus longues et un peu plus condensées sur la face basale de l’epinotum. Très 
mat. Mandibules, antennes, pattes et écaille luisantes. Densément ponctué 
comme chez #17endax EM. et foraminosus i. sp., avec les fossettes carieuses 
des joues superficielles, leur fond représentant la même sculpture que leur 
intervalle. Pour le reste de la sculpture comme chez Grandidieri. 

Tête un sixième plus longue que large, rétrécie en avant. Bord ceci 
droit et bords latéraux droit. dans leurs trois quarts postérieurs et s’incur- 
vant en dedans dans leur quart antérieur. Les angles postérieurs arrondis. 
Yeux et mandibules comme chez Grandidieri FOR., mais l’épistome est plus 
long que chez la race malgache. Le scape subcylindrique dépasse à peine le 
bord occipital. Thorax plus long et un peu plus étroit que chez Grandidieri. 
Pronotum épaulé en angle mousse et non arrondi, comme chez Grandidieri 
et les autres races, plus anguleux que chez auropubens For. 11 forme sur le 
profil, avec le mesonotum et la face basale de l’epinotum, un arc régulier 
d'avant en arrière plus étendu que chez Grandidieri. Parfois, cependant, la 
face basale présente une légère dépression dans son milieu, qui fait paraître 


le profil dorsal un peu plus plat en arrière. La face basale non bordée est 
aussi longue que la face déclive, qui est subbordée; elles forment ensemble 
un angle de 110° environ, à sommet légèrement arrondi. Pattes et abdomen 
comme chez Grandidieri. 

Ÿ minor. Longueur, 5 millimètres. Couleur, pilosité et sculpture comme 
chez la © major, avec cette réserve que les fossettes des joues sont presque 
effacées et que le scape est rembruni dans son quart apical. Tête plus longue 
que chez les © Grandidieri de mème taille, et moins longue que chez 
auropubens. Le bord occipital un peu convexe, les bords latéraux droits; le 
scape long de 1"v2 dépasse d’un tiers le bord occipital (de la moitié chez 
mendax, où il atteint 1®%4). Profil du thorax comme chez l'O major, l'angle 
formé par les deux faces de l’epinotum plus ouvert (1202). La face déclive, 
à peine bordée vers le bas, est un peu luisante, face basale très étroite. 

Q Longueur 10 millimètres. Couleur, pilosité et sculpture de la & major. 
Mesonotum et scutellum ponctués et mats comme le reste. La tête est presque 
une fois plus longue que large. Un peu rétrécie en avant et les côtés droits 
jusqu’à leurs angles antérieurs. Thorax plus large que la tête. Face basale 
de l’épinotum longue comme la moitié de la déclive et passe de l’une à l’autre 
par une courbe prononcée. Aïles antérieures longues de 12 millimètres, un 
peu jaunâtres, à nervures jaunes. 

œ Longueur 5mms. Noir. Mat. Abdomen submat. Mandibules et pattes 
luisantes. Quelques soies blanches disposées comme chez l’ouvrière, mais 
moins abondantes, surtout sur l'épinotum et l’écaille. Pubescence très clair- 
semée, blanche, fine et adjacente, plus longue sur le gastre, très courte sur les 
pattes. La tête est plus longue que large, fortement rétrécie immédiatement 
en avant des yeux qui sont très saillants. Le bord latéral de la tête présente. 
en avant des yeux, une longueur double que chez Grandidieri. Le bord 
postérieur régulièrement arrondi d’un œil à l’autre. Le thorax est moims 
large et plus allongé que chez Grandidierr. Les deux faces de l’epinotum de 
même longueur forment un arc régulier d’un bout à l’autre. 


Benguela : Cucala (J. CrucHer). Deux nids dans des termitières 
terrestres avec beaucoup de débris végétaux tout autour. Les 
ouvrières sont vives, alertes et peureuses. 

D'après M. C. EmeryY, qui a bien voulu comparer cette race 
avec l'unique & minor du foraminosus mendax, cette dernière 
forme se distingue du benguelensts par sa sculpture plus luisante, 
le scape plus long, le dos du thorax plus bossu en avant et plus 
droit en arrière. L'angle entre les faces de l'epinotum est beaucoup 
plus marqué. 

Je possède deux ©& minor et médian du Natal, qui se rapprochent 
de #1endax. La tête est plus allongée que chez Grandidieri, mais 


moins que chez auropubens. Les yeux placés plus près des angles 
postérieurs et la bande glabre du milieu du gastre assez nette. 


Camponotus Perrisii For. st. Crucheti n. st. 


© Major. Longueur 8 millimètres Noir. Mat. Dessous de la tête, joues et 
mandibules luisants. Dessous de l'abdomen et pattes un peu luisants. 
Densément ponctué, le gastre plus finement, la ponctuation s'efface sur les 
parties luisantes. Fossettes carieuses un peu plus marquées que chez le type, 
couvrant toute la face supérieure et les côtés de la tête Sur les mandibules 
elles se réduisent en une ponctuation un peu allongée et donnant naissance, 
comme partout ailleurs, à un petit poil couché fin et blanc. Les scapes sont 
très densément réticulés, très mats, avec une ponctuation pilifère plus fine 
que sur les mandibules. Les soies blanches sont bien plus longues que chez 
Perrisii i sp., surtout sur l'abdomen, mais avec la même disposition. La 
pubescence blanche argentée est clairsemée sur le thorax, un peu plus dense 
sur le gastre, comme chez Olivieri, For. 

La tête, bien plus petite que chez le type (2""2 X 2wm5), a le bord occipital 
droit, les côtes un peu plus convexes. L'épistome porte une légère trace de 
carène en arrière. L’aire frontale peu distincte, plus large que longue. Le 
scape, très déprimé et relativement plus long que chez Perrisii 1. sp., 
dépasse l’occiput de plus d’un tiers de sa longueur. Le profil du thorax offre 
une courbe régulière et assez convexe d'avant en arrière, à peine interrompue 
au niveau de l’angle épinotal, qui est très peu distinct chez les plus grands 
individus. La face basale de l’epinotum très étroite en arrière, plus large en 
avant. Tibias prismatiques à piquants bruns comme chez Perrisii, 1. sp. 

© minor. Longueur 6 millimètres. Couleur, pilosité et sculpture comme 
la & major, mais les joues sont entièrement mates et les fossettes effacées. 
Tête étroite, rétrécie en avant, arrondie en arrière immédiatement après les 
yeux, épistome caréné. Le scape dépasse l’occiput de la moitié de sa lon- 
gueur. Thorax aussi convexe d'avant en arrière que chez la & major, mais 
les deux faces de l’epinotum sont plus droites et l'angle qu’elles forment plus 
distinct quoique très ouvert (125°). La face déclive bordée mais s’unissant 
par un angle arrondi à la face basale qui, comme chez la © major, n’est nulle 
part bordée. 

® Longueur 11 millimètres. Comme la & major. Les fossettes du devant 
de la tête plus marquées. La tête est à peine plus longue que large en arrière. 
Les bords latéraux et postérieurs faiblement convexes. Epistome subrectan- 
gulaire peu convexe sans trace de carène en arrière. Mandibules de sept 
dents. Le scape dépasse de plus des deux tiers le bord occipital. Mesonotum 
plus large que la tête. Face basale de l’epinotum longue comme la moitié de 
la face déclive et formant avec elle une courbe régulière. Face déclive un 
peu concave. Bord supérieur de l'écaille tranchant, parfois faiblement 


— 216 — 


échancré au sommet. Aile antérieure longue de 12 millimètres, enfumée avec 
les nervures et la tache brun foncé. 

G Longueur 6 à 7 millimètres. Noir et mat. Sculpté comme la Q. Tête plus 
longue que large comme chez Benguelensis, mais le scape est plus long et 
plus large vers son extrémité. Thorax plus large. Ailes enfumées comme chez 
la femelle, l’antérieure longue de 7 millimètres. 


Cette race diffère surtout du Perrisii For. par sa petite taille, 
ses longues antennes et sa pilosité. 

Benguela : Cucala (J. CrucHer). Nid établi dans un tronc 
d'arbre. 


C. Perrisii For. st. jucundus, n. st. 


© Major. Longueur 10 à 11 millimètres. Noire, base du scape et bord des 
mandibules d’un rouge plus ou moins sombre. Mat. Mandibules, joues et 
pattes un peu luisantes. Sculpture ponctuée comme chez Perrisii i. sp. Les 
fossettes des joues sont seulement un peu moins profondes. Les soïes plus 
jaunâtres et moins abondantes, surtout sur le thorax. Elles bordent en rayon- 
nant l’écaille et la face déclive de l’epinotum, et sont bien plus courtes sur le 
gastre où elles bordent surtout l'extrémité postérieure des segments. Sur la 
tête, le thorax et les pattes, la pubescence est assez faible comme chez Per- 
risii, mais sur le gastre elle abonde pour former presque une pelisse d’un 
jaune doré, fine, longue et adjacente, laissant bien voir la sculpture finement 
ponctuée du fond, tibias et tarses prismatiques à aiguillons brunâtres. La tête 
est comme chez Perrisi, le bord postérieur légèrement concave, les côtés 
convexes assez brusquement rétrécis près des angles antérieurs. De la fos- 
sette antennaire part un sillon étroit et peu profond, qui peut être à peine 
marqué et qui, obliquant en avant et en dehors, atteint presque l’angle anté- 
rieur de la tête en arrière de l'insertion mandibulaire. Ce sillon manque chez 
Perrisii et Crucheti, mais se retrouve bien plus net et plus large chez 
Buchholzi MAYR. Aire frontale distincte en triangle équilatéral. Epistome 
subrectangulaire non caréné. Mandibules de six dents. Scapes fortement 
aplatis comme chez le type, dépassant le bord occipital de moins d’un sixième 
de leur longueur. Le pronotum et le tiers antérieur du mesonotum sont aussi 
convexes que chez Perrisi, mais le reste du mesonotum et la face basale de 
l’'epinotum forment une ligne presque droite. La face déclive est d’un quart 
plus longue que la face basale, l’angle qu’elle forme est très net, court, quoi- 
que mousse, d'une ouverture de 105°. La face basale est aussi étroite en 
arrière qu'en avant et fortement convexe transversalement. La face déclive 
nettement tronquée, ogivale et légèrement concave. Le pronotum est arrondi 
latéralement comme chez Perrisii. Ecaille entière aussi mince en haut qu’à 


la base et assez étroite sur les bords avec les faces antérieures et postérieures 
presque planes. Le gastre est assez gros et plus déprimé que chez Perrisii. 

© minor. Longueur 6 millimètres. Caractères généraux de l’5 major. Les 
joues sans fossettes, la tête petite. Le scape très large dépasse d’un bon tiers 
le bord occipital. Pas trace de sillon à travers les joues. Thorax comme chez 
lS major mais l’épinotum encore plus anguleux et plus étroit. 


Congo français : Brazzaville, Combre, Mandouga (A. Wetss). 
Recue et confondue autrefois avec le vrai Perrisir, dont elle est 
cependant très distincte. Je me range à l'avis de M. EMErY pour 
faire de Perrisii une espèce distincte de foraminosus, surtout 
caractérisée par des scapes très larges et aplatis. 


DESCRIPTIONS 


NI MEN. SPC OF TERRESTRE, MOULIN 
NAIVASEA, ee EAST AFRICA 


H. B. PRESTON, EF. Z. S. 


(With Plate XI). 


Ennea Iredalei sp. n. — PI. XI, fig. 5. 


Shell rimate, small, shortly cylindrical, thin, yellowish white; whorls 6, 
the last ascending in front, marked with faint, very oblique, transverse 
striae ; sutures deeply impressed; perforation very narrow; columella des- 
cending obliquely; labrum white, dilated, slightly reflexed; aperture sub- 
quadrate, armed with a very interiorly situate, oblique lamella and a 
revolving columella plait also situated very interiorly. 

Alt. 2.75, diam. maj. 1.25 mm. 


Hab. — Naivasha, British East Africa. 


Ennea lacuna sp. n. — PI. XI, fig. 8. 


Shell globosely turbinate, yellowish white; whorls 7, convex, the first 
five increasing, the last two decreasing, the body whorl ascending in front, 
the apical whorls smooth, the remainder closely, transversely ribbed; suture 


— 219 — 


rather deeply impressed; umbilical area widely excavated, suddenly 
narrowing below into a narrow, deep perforation; peristome exserted, con- 
tinuous, sormewhat reflexed especially below, sinuous above; aperture irre- 
gularly subquadrate, bearing a single, oblique, parietal lamella. 

Alt. 2, diam. maj. 1.75 mm. 

Aperture : alt. 0.25, diam. 0.25 mm. 


Hab. — Naivasha, British East Africa. 


Ennea naivashaensis sp. n. — PI. XI, fig. 3. 


Shell minute, cylindrical, vyellowish white; whorls 7, the first three 
rapidly increasing, the last elongately strangulate behind the outer lip, 
sculptured with oblique, moderately distant riblets; suture impressed; colu- 
mella vertically descending, outwardly expanded over the umbilical area; 
labrum slightly reflexed especially below; aperture somewhat irregularly 
triangular, edentulate. 

Alt. (nearly) 2, diam. 0.75 mm. 


Hab. — Naivasha, British East Africa. 


Ennea Tomlini sp. n. — PI. XI, fig. 4. 


Shell cylindrical, vellowish brown, somewhat thin; whorls 6 ‘/., the first 
three rapidly increasing, the last ascending in front and bearing a strangulate 
depression just below the periphery and immediately behind the peristome, 
sculptured with fine, oblique, somewhat wavy riblets; suture impressed ; 
umbilical depression narrow; labrum white, dilated, somewat reflexed; 
aperture subrectangular, bearing a single, oblique, parietal lamella and a 
denticle on the outer lip. 

Alt. 4:5, diam. 1.75 mm. 

Aperture : alt. 1, diam. 0.5 mm. 


Hab. — Naivasha, British East Africa. 


Thapsia conuloidea sp. n. — PI. XI, fig. r. 


Shell differing from /7elix zanguebarica CRAVEN (°) from Magila, East 
Africa, in its rather higher spire and slightly more inflated base, smaller 


(1) Proc. Zoo!. Soc., London, 1880, p. 217, PI. XXII, fig. 4. 


apical whorls, more polished upper surface and much less marked transverse 
striae, and in the coarser and more distant spiral striae. 
Alt. 1.5, diam. maj. (nearly) 2.25 mm. 


Hab. — Naivasha, British East Africa. 


Pseudoglessula pusilla sp. n. — PI. XI, fig. 6. 


Shell small, ovate, thin, glassy, pale greenish white; whorls 4, shining, 
smooth but for lines of growth, the last obtusely angled at the periphery; 
suture impressed; columella arched above, curved, obliquely truncate 
below; labrum simple, acute; aperture nearly quadrate. 

Alt. 2, diam. 1.25 mm. 


Hab. — Naïivasha, British East Africa. 

Notwithstanding the immature appearence of the shells before 
me, Î am convinced, after an examination of a good series of 
specimens, that they are in an adult state. 


Subulina virgo sp. n. — PI. XI, fig. 7. 


Shell small, subulately cylindrical with obtuse apex, thin, iridescent, 
white; whoris 5, polished, flattish, the last very long; suture impressed\; 
columella descending in a curve, callously thickened, white, abruptly trun- 
cate below and diffused into à well defined callus which reaches the margin 
of the labrum above; labrum simple; aperture elongately, inversely auri- 
form. 

Alt. 2.5, diam. maj. 0.5 mm. 

Aperture : alt. 0.75, diam. (about) 0.18 mm. 


Hab. — Naivasha, British East Africa. 


Subulina tribulationis sp. n. — PI. XI, fig. 2. 


Shell differing from S. v#7go in its rather larger size, much larger apical 
whorls and in having one whorl less; the colour is yellowish, the columella 
is less curved, not so callously thickened and less abruptly truncate, while 
the aperture is shorter and much broader in proportion to the size of 
the shell. 

Alt. o.3, diam. maj. 0.75 mm. 

Aperture : alt. 0.5, diam. 0.25 mm. 


Hab. — Naivasha, British East Africa. 


REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, Vox. I (rort). PrePxT 


RIGAUE 


FIG 2: 


FIG. 3. FIG. 4. 


FiG. €. 


FiG. 6. 


FiG 7: F1G. 8. FIG. 0. 


1. B. PRESTON. — NEW TERRESTRIAL MOLLUSCA FROM BRITISH EAST AFRICA 


Curvella alabastrina sp. n. — PI. XI, fig. 9. 


Shell fusiform with obtuse apex, rather thin, shining, white; whorls 5 1/2, 
slightly shouldered above, sculptured with coarse, transverse, arcuate striæ; 
suture well impressed; perforation extremely narrow; columella almost 
vertically descending ; labrum sinuous, receding below and slightly above; 
aperture inversely auriform. 

Alt. 7.75, diam. maj. (nearly) .3 mm. 

Aperture : alt. 2.75, diam. 1 mm. 


Hab. — Naivasha, British East Africa. 


LS BIS PÉLAUNEE IN NIUN DID CONGO 


PAR LE 


D' H. SCHOUTEDEN 


(Musée du Congo Belge, Tervueren). 


(Planches XII-XIIL.) 


L'Éléphant d'Afrique, Æ/ephas africanus Bium., est de tous les 
Mammifères terrestres actuels celui qui peut atteindre la taille la 
plus grande. Dans les forêts du Congo, notamment, habitent des 
Éléphants de stature parfois colossale et dont les défenses four- 
nissent un ivoire fort estimé. Ces défenses peuvent atteindre une 
dimension et un poids vraiment imposants, et le Musée du Congo 
en possède notamment deux qui mesurent l’une 2"45 de longueur, 
pour une circonférence maxima de 58 centimètres et un diamètre 
basal de 19 centimètres, et l’autre, 2"43, pour une circonférence 
de 56 centimètres et un diamètre de 18 centimètres. Récemment 
même il a été rapporté du Congo une pointe d'ivoire pesant 
108 kilogrammes. 

Chose assez étonnante à première vue, ces gigantesques Mammi- 
fères sont loin encore d’être bien connus au point de vue scienti- 
fique, et bien rares sont les exemplaires complets que l’on en trouve 
dans les musées. C'est aussi le cas pour les grands Éléphants du 
Congo, si répandus cependant dans certaines régions de notre 
Colonie. Le Musée du Congo lui-même ne possède pas d'exem- 
plaire bien adulte de ce bel animal, qui n'est représenté dans ses 
galeries publiques que par un jeune individu de 2*08 de haut 


— 223 = 
et par un exemplaire demi-adulte, de 124. L'intérêt scientifique 
qui s'attache à l'étude de ces animaux est cependant considé- 
rable, et il serait fort à désirer que nos connaissances à leur sujet 
se complètent promptement. 

Jusqu'il y a une dizaine d'années, tous les Éléphants vivants de 
l'Afrique étaient classés sous la rubrique Æ/ephas africanus, et 
l'on n'avait pas recherché s’il n’y avait pas lieu de distinguer tout 
au moins des races locales de cette espèce. En 1900, l’éminent 
conservateur du Musée zoologique de Berlin, D' MarsomtE, le 
premier, établit cette distinction et indiqua les caractères distin- 
guant quatre de ces races : Æ/ephas africanus capensis Cuv., ET. 
a. cyclotis MarscxiE, Æ/. a. Knochenhaueri MaATSsCHIE et Æ7. a. 
oxyotis MATScHIE. En 1906, Noack décrivit une sous-espèce nou- 
velle, naine, Æ. a. purnilio. En 1907, enfin, LYDEKKER publia une 
importante étude sur les races de l'Éléphant d'Afrique, étude qu'il 
reproduisit dans ses principaux traits en 1908; 1l s’y base principa- 
lement, comme l'avait en grande partie fait MaAïTsCcHIE, sur la 
forme, l'allure, la dimension relative de l'oreille. Celle-c1 présente, 
en effet, dans les différentes races une forme caractéristique et qui 
semble assez constante pour qu'on puisse l'utiliser dans la distinc- 
tion des sous-espèces. 

LYDEKKER, en 1908, nomme treize sous-espèces de l'Æ/ephas : 
africanus BLUM. : 


yÆ. a. capensis Cuv. : Afrique du Sud orientale (Port-Élisabeth, 
où il est protégé). 

» Æ. a. toxotrs Lyp. : Afrique du Sud occidentale (près de Mossel 
Bay, où il est protégé). 

wÆ. a. Seloust Lxp. : Mashonaland et Matabeleland. 

” Æ. a. cyclotis MATsCHIE : Kamerun. 

v &. a. Cotton Lx. : Congo. 

cE. a. Knochenhaueri MATsCHIE : Afrique orientale allemande, 
KRhodésie N.-O. 

“ Æ. a. Peeli Lxyp. : Afrique orientale anglaise. 

“Æ. a. Cavendishi Lyp. : Lac Rudolf (Afrique N.-O.), Galla- 
land, Lado ? 

‘ E, a. oxyotis MATSCHIE : Abyssinie, Soudan, Nil bleu. 


Æ. a. Orleansi Lxo. : N. Somalis. 

Æ. a. Rotschildi Lyp. : W. Soudan. 
ÆE. a. albertensis Lx. : Uganda. 

Æ. a. pumilio NoacK : Congo français. 


Dans le vaste bassin du Congo, où nous pouvons à priori nous 
attendre à trouver en contact plusieurs faunes d'origines distinctes, 
on n'a jusqu'ici signalé que deux Éléphants : l'Æephas africanus 
Cottont et l'Elephas africanus pumilio, l'Éléphant de PoweLr- 
CoTroN et l'Éléphant nain; et seul le premier est connu du Congo 
belge. 

L'Ælephas africanus Cottonti est un Éléphant de grande taille, 
à oreilles assez petites, régulièrement arrondies, ovalaires si l’on 
ne tient pas compte du lobe; celui-ci large, court, obtus; les 
défenses sont de grandes dimensions. C'est à cette sous-espèce, 
dédiée au major POowELL-COTTON, qui soumit à M. LYDEKKER 
l'oreille d'un individu tué par lui au Congo, que probablement se 
rapportent une grande partie des Éléphants que l’on trouve dans 
notre Colonie. M. LYDEKKER n'indique pas la provenance de cette 
oreille type, mais je présume qu’elle est originaire de l'Uellé, 
district où chassa le major POWELL-COTTox. 

Parmi les Éléphants de grande taille qui habitent le Congo, il 
est extrêmement probable qu'il se trouve d'autres sous-espèces 
encore de l'Éléphant d'Afrique. Il ne serait nullement étonnant 
que l’on rencontrât au Congo l’Æ/ephas africanus cyclotis, V' ET. a. 
albertensis, l'E. a. cavendishi, ou même des formes encore 
inédites (déjà le petit Éléphant du Musée du Congo me paraît ne 
pouvoir se rapporter à aucune des races décrites). Aussi est-il 
vivement à souhaiter que le Musée du Congo soit bientôt en 
possession de matériaux nombreux relatifs aux Éléphants congolais. 
Même s'il s’agit d'Éléphants déjà connus, ces documents seront 
de grand intérêt pour nous, en nous permettant d'établir la distri- 
bution géographique des diverses races, 

L'envoi de dépouilles complètes offre, cela va de soi, de 
sérieuses difhicultés (préparation, transport, etc.). Mais, ainsi que 
je l'ai dit, l'oreille fournit déjà, à elle seule, des renseignements 


fort utiles au naturaliste, et l'envoi de matériaux de ce genre pré- 
sente peu de complications (‘). Aussi prions-nous tous ceux qui 
ont occasion de pouvoir le faire, de bien vouloir nous adresser ces 
éléments d'étude. Faute de l'oreille elle-même, un dessin exact 
ou, mieux, une photographie de celle-ci, serait fort intéressant. 
Autant que possible, dans les deux cas, il Ce Joindre quelques 
renseignéments sur l'Éléphant el se rapportent ces docu- 
ments : taille, longueur et épaisseur maxima des défenses, 
dimensions de l'oreille fraîche, etc. En outre, l'indication de la 
localité où a été observé l'Éléphant est de toute première 
importance. 

J'espère revenir plus tard sur cette question et pouvoir apporter 
des éléments nouveaux à l'étude des grands Éléphants congolais. 


Des renseignements reçus récemment me permettent d'affirmer 
qu'il existe au Congo belge un Éléphant des plus intéressants et 
dont jusqu'ici l'existence n'y avait pas été mentionnée, que je 
sache : l'Éléphant nain! Aucun exemplaire ne nous en est encore 
parvenu, mais 1l y a tout lieu d'espérer que le Musée du Congo 
ne tardera pas à recevoir des matériaux relatifs à cet intéressant 
animal (°) 

Ainsi que je l’ai indiqué plus haut, on connaît déjà un Éléphant 
nain, en Afrique : l'Æ/ephas pumilio de Noack. Cet animal si 
intéressant a été décrit en 1906, d'après un unique individu 
importé du Congo français dans le célèbre Jardin zoologique de 
Stellingen, où M. HAGENBECK a réuni tant de richesses. 

En présence des renseignements reçus relativement à l'existence 
d'un Éléphant nain dans notre Colonie, jai pensé qu'il y avait un 
certain intérêt à donner ici quelques indications sur l'Éléphant 
décrit par Noack. D'autant plus que jusqu'à présent l'individu 
décrit est resté unique dans les collections. 


(1) Avoir soin de dédoubler l'oreille et de frictionner les deux moitiés avec de l’alun en 
poudre ou, à la rigueur, de la cendre de bois; ou encore, les passer au bain d’alun. 

(2) Il ne s’agit pas, je crois bon de le dire, de l'Éléphant « aquatique » dont l'existence 
aurait été constatée dans le Lac Léopold II par M. PEerir (selon M. le Profr TROUESSART), 
et au sujet duquel des recherches sont faites également. 


Seuls les matériaux que nous espérons recevoir à bref délai du 
Congo permettront de rechercher si l'Éléphant nain qu’on nous a 
signalé est identique à l'Æ/ephas pumilio ou s’il s'agit d’une forme 
nouvelle, ce qui n'est nullement impossible. 


À l’époque de son arrivée à Stellingen tété 1905), l'Éléphant 
que décrivit NoACK, un individu mâle, mesurait 1°20 de hauteur 
à l'épaule. Sa taille ne dépassait donc pas celle d'un Éléphant 
d'Afrique ordinaire âgé de 1 ‘/, an. Mais les défenses mesuraient 
12 centimètres de longueur, alors que celles d'un Æ/ephas africa- 
nus cyclofis de même taille n'apparaissaient encore que sous forme 
rudimentaire, et qu'on n'en voyait nulle trace extérieure chez 
l’'EZ. a. oxyotis. Il ne s'agissait donc pas d'un jeune Éléphant de 
race géante, et l'excellent connaisseur qu'est M. HAGENBECK esti- 
mait qu'il était déjà âgé de 6 ans. D'ailleurs, d'après Noack, la 
forme de la patte antérieure n’était plus celle d'un individu jeune : 
chez ceux-ci le bras est plus long, l’avant-bras proportionnellement 
plus court que chez l Éléphant adulte. 

L'oreille est typique : elle est fort petite, d'un quart plus petite 
que celle d'individus de même taille (mais beaucoup plus jeunes 
donc) provenant du Kamerun et appartenant à la race cycloërs ; sa 
forme est caractéristique, et l’on en jugera le mieux en se rappor- 
tant aux figures que je reproduis de ce type si intéressant et qui 
montrent bien la sinuosité du bord postérieur de l'oreille. Ainsi que 
le disait Noack dans sa description, l'individu type venait d'être 
vendu en Amérique par M. HAGENBECK, et l’on en perdit la trace. 
Mais en 1907, M. CHazMErs M1ITCHELL, de passage à New-York, y 
vit au Jardin zoologique un Éléphant adulte de très petite taille 
qu à son retour en Europe il identifa à l'individu type de l'Æ/ephas 
pusnilio, identification exacte, ainsi que me l’a confirmé M. Hor- 
NADAY, directeur de cet établissement. M. CHarmEers MrrcHeLrL 
ayant pu examiner cet Éléphant, nous a donné quelques renseigne- 
ments complémentaires fort intéressants. Il signale notamment un 
caractère du plus haut intérêt et que voici : On sait que chez l’ Élé- 
phant d’Asie l'extrémité de la trompe offre dorsalement une sorte 
de saillie ou doigt qui correspond ventralement à une lèvre beau- 


— 227 — 


coup plus courte et plus épaisse, divisée par un sillon médian, 
la faisant paraître en quelque sorte bilobée; chez l'Éléphant 
d'Afrique, par contre, la trompe offre à l'extrémité, dorsalement 
et ventralement, une lèvre triangulaire arrondie, et ces deux lèvres 
sont égales et semblables entre elles. Or, la trompe de l'Éléphant 
nain de New-York, selon M. CHarmErs MiTCHELL, ne présente 
pas cette identité des deux lèvres de la trompe : dorsalement 
celle-ci est pourvue d’un doigt nettement plus long que ne l’est la 
lèvre ventrale, qui toutefois est intacte, c’est-à-dire n’est pas divi- 
sée par un sillon. En d’autres termes, la structure de l'extrémité 
de sa trompe serait en quelque sorte intermédiaire entre celle de 
l'Éléphant d'Asie et celle de l’Éléphant d'Afrique (°). 


L'Ælephas pumilio n'a pas encore été figuré jusqu'ici dans une 
publication scientifique. Mais lors de sa réception au Jardin zoolo- 
gique de New-Vork en 1905, il en a été publié deux photographies 
dans l'organe de celui-ci, le Zoological Society Bulletin. L'une 
d'elles représente côte à côte, et de face, un Éléphant d'Asie de 
belle taille et l'Éléphant nain; l’autre montre ce dernier de 
profil. 

Etant donnée la grande importance qu'offre ce type précieux et 
jusqu à présent encore unique, il m'a paru du plus haut intérêt d'en 
publier une photographie dans cette Revue spéciale. Et grâce à 
l’extrème obligeance de M. HorNApay, directeur du Jardin z00- 

(e) ) 

logique de New-York, j'ai pu réaliser ce projet mieux encore que 
je ne l'avais espéré. M. HoRrNADAY a bien voulu en effet faire faire 
pour la Aevue zoologique africaine une photographie nouvelle de 
« Congo » (car tel est le nom populaire que porte l'Eléphant nain 

SOA 1012 
de New-York), et en outre, non content de m'autoriser à la repro- 
duire, il m'a généreusement envoyé dans le même but un double 

) le) J 
du cliché paru en 1905 et figurant l'Æ/ephas pumilio vu de profil. 
Ces deux photos sont reproduites sur les planches XIT et XIII. 

P Ê P 


() M. HorNapay nr'écrit : « The processes at the end of his trunk are longer and more 
prehensile than in the Indian Elephant, — especially the lower lobe. The upper lobe is also 
more slender and finger-like than in Indian Elephants. » {Note ajoutée en cours d'impression.) 


En comparant ces deux photographies prises à six années d’in- 
tervalle environ, on remarquera que si la taille de l'Éléphant s'est 
relativement peu accrue durant ce laps de temps, ses défenses, par 
contre, se sont notablement développées. 

Voici d'ailleurs des chiffres donnant les dimensions de l'Éléphant 
en 1905 et actuellement. En 1905, Noack donne comme hauteur 
de son type à l'épaule, 1°20; les défenses étaient longues. de 
12 centimètres; l'Éléphant était alors estimé être âgé de 6 ans par 
M. HaGEenBEcKk. Dans l’article cité ci-dessus du Zoo/ogical Society 
Bulletin, paru en 1905 également, l’âge de l'animal est estimé 
entre 2 et 3 ans, la hauteur est donnée comme de 43 pouces 
(109.22 cm.) à l'épaule, et la longueur des défenses est dite de 
4 pouces (10.16 cm.); son poids est de 600 livres (272 kilogr..). 
Il y a donc quelque discordance dans les mesures, prises cependant 
à peu d'intervalle; mais il y a lieu de penser que les indications 
données par Noacr sont plus précises, ces mesures ayant été prises 
dans un but descriptif pur; et quant à la différence d'évaluation 
de l’âge, il est rationnel de supposer que l'excellent connaisseur 
qu'est M. HAGENBECK a pu donner une appréciation plus précise. 
Il est bon de noter, d’ailleurs, qu’en 1905 l'Éléphant reçu à 
New-York y était considéré comme un Æ7ephas africanus cycloëis, 
et que ce n'est que ultérieurement qu'on découvrit son identité 
avec le type décrit par Noack. Des indications qu'a bien voulu me 
donner M. HorxaDpaY("), il résulte que, actuellement (juillet 1911), 
la hauteur à l'épaule est de 3 pieds (152,40 cm.) que le poids de 
l'animal est de 1,700 livres (770 kilogr.) et que les défenses 
mesurent respectivement 22 pouces (55.88 cm.)(droite) et23 pouces 


() Les indications suivantes, communiquées par M. HORNADAY, montreront les progrès 
dans la croissance de l'Æ/cphes pumilio : 


HAUTEUR. POIDS. 
28 juillet 1905 - AUSSI rICE 600 livres [272 kilogr ] 
PACIMALS O0 CU 3/10 =/-[x18-1 cm:] — 
1 novembre 1905. … - 41 61/-"[x38.5 cm: 1,170 livres [530 kilogr..] 
4 janvier 1910. 4! 9°," [146 ; cm.] — 
TUTO ENS 5 [x52-4 cm.] 1,650 livres [748 kilogr.] 
Gi ME EEE 29 3 5! — 1,700 livres [770 kilogr.] 


‘! — (6061) ODNO0 NA NIVN INVHdHIHI — NZGTINOHOS ‘H 


IX 4 ‘(161) j ‘10A ‘YNIVOIVAIV 4NO01907007Z TAAIA 


1e] 


1} 
ne 
io 
1 


XCD ER 


Pie 


, Vo. I (1971). 


REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE 


It, 


(1911). 


O 


x 


NAIN DU CON 


— L'ÉLÉPHANT 


Æ. SCHOUTEDEN. 


(58.42 cm.) (gauche) (*); mais toutes deux ont leur extrémité brisée, 
l'une (droite) ayant perdu 2 pouces (5.08 cm.) et l'autre (gauche) 
3 pouces (7.62 cm.). L'individu étant supposé âgé de 6 ans en 1905, 
il aurait donc actuellement 12 ans. 

En 1905, Noack et HoRNADAY signalent tous deux que les 
défenses ont une tendance à se courber vers le bas et non en avant 
(voir la pl. XIT, exécutée en 1905). La photographie représentant 
l'animal en 1911 (pl. XIII), montre que, actuellement, il n’en est 
plus de même, que leur courbure s’est modifiée. 


L'Éléphant nain constitue un type dont la découverte est assez 
inattendue. Les deux espèces vivantes connues antérieurement, 
l'Éléphant d'Afrique, Æ/ephas africanus, et l'Éléphant de 
El. indicus £L., sont toutes deux de grande taille, et l’on n’en 
connaissait pas de races naines. Par contre, parmi les Élé- 
phants fossiles, 1l s'en trouve toute une série qui constitue égale- 
ment des espèces naines, mesurant de I à 2 mètres de hauteur. 
Le fait de l'existence actuelle d'un Éléphant nain est donc fort 
intéressant, et la connaissance des conditions d'existence de cet 
animal nous donnera peut-être des renseignements des plus utiles 
pour son interprétation. L'origine précise de l'Éléphant recu 
à Stellingen en 1905 n'est pas connue (Congo français, dit NoacKk, 
« Kongostaat », m'écrit M. HAGENBECK). Aussi tous le renseigne- 
ments qui pourraient nous être donnés sur l'Éléphant nain 
seraient-ils du plus grand intérêt pour nous, et nous nous per- 
mettons de faire encore appel à tous ceux qui, au Congo belge, 
peuvent nous procurer des indications à ce sujet. 

L'examen d'éléments plus nombreux relatifs à l’Æ/ephas pumilio 
permettra aussi de juger de façon plus approfondie du rang qu'il 
convient de donner à ce type : sous-espèce de l’Æ/ephas africanus 
ou espèce complètement distincte. À New-York l'animal a reçu 
rang spécifique. 


(9 Les défenses de l'Éléphant mi-adulte du Musée du Congo, haut de 208, ne mesurent 
que 42 centimètres de ongueur. 


NOTES 


SUR OUE ÉOUES" NÉMROPRERES 


D'AFRIQUE 


PAR LE 


| R. P. Longinos NAVAS, S. J. 


(Planche XIV.) 


1 


Dans les notes dont je commence la publication, je donnerai 
non seulement la description de formes nouvelles, mais aussi des 
remarques synonymiques et des observations critiques sur des 
formes déjà décrites en y ajoutant, s'il y a lieu, les considérations 
faunistiques et biologiques qui présenteront quelque intérêt. 

Je ne suivrai pas un ordre rigoureusement taxonomique, mais je 
tâcherai de grouper par famille les espèces que j'y étudierai. 
L'origine des matériaux d'étude sera indiquée en lieu et place. 

À tous ceux qui mont jusqu'ici envoyé ou communiqué des 
spécimens je témoigne ma bien vive reconnaissance; mais surtout 
je remercie tout particulièrement M. le D’ SCHOUTEDEN, conser- 
vateur au Musée du Congo belge, qui a bien voulu m'envoyer à 
l'examen un bon nombre de Névroptères appartenant à ce Musée 
et accepter pour la Xevue zoologique africaine le présent travail. 


Famizze NEMOPTERIDÆ. 


1. — Lertha nasuta sp. nov. (fig. 1). 


Flava, nigro picta, similis Ledereri. 
Caput prosostomate paulo longiore, latitudine capitis cum oculis (fig. I, a), 
fascia dorsali nigra, lobulo laterali retrorsum inclinato et angustato: palpis 


nigris, primo articulo antice flavo; vertice nigro, macula transversa flava; 
occipite migro, duabus maculis reniformibus nigris; oculis fuscis, spatii 
interocularis tertiam partem in G'æquantibus, quartam in ©; antennis nigris, 
articulo basilari partim flavo. 

Prothorax longior quam latior, antice angu- 
status, flavus, dorso tribus fasciis longitudina- 
libus nigris. Meso- et metathorax flavi, fascia 
dorsali media fusca perspicua. : 

Abdomen flavum, ad latera fusco sed vage 
maculatum; lamina subgenitali in c' triangu- 
lari,ultra abdomen elongata, convexa, com- 
pressiuscula ; valvis genitalibus supernis in ® 

sibi invicem applicatis, pariterque infernis, 
margine externo rotundatis. 

Pedes flavi, graciles, dense nigro pilosi; 
tarsorum articulis longitudine fere 21 : 5 
4 : 3 : 12; unguibus divergentibus, parum 
arcuatis. 

Ala anterior (fig. 1, b) hyalina, apice elli- 
ptice rotundata ; margine externo ad procubiti pig. 1.— Zerthanasutan. Sp. 174. 
apicem manifeste emarginato; ad medium a. Tête, vue de face. 
ampliata; areæ costalis membrana ante me- 6. Aile antérieure. 
dium leviter flavo sordide tincta, colore ce AIS postérieure 
utrimque evanescente, aream subcostalem implente, sed ultra radium haud 
effuso; stigmate flavo exiguo, cellulæ partem basilarem tertiam (c‘) vel 
quartam (©) haud excedente; venulis ultra stigma plerisque furcatis. Venæ 
venulæque subtotæ nigræ, sectore radii ad medium orto, 4-5 ramis furcatis 
aut ramosis; procubito ultra medium curvato, simplici; cubito in tertio 
apicali ramoso; venulis postcubitatibus 11-14, aliquot forte furcatis. 

Ala posterior (fig. 1, c) parte angusta venis venulisque fuscis, membrana 
ad medium fuscescente, basi et ante spathulam albida; spathula bilobata, 
lobo basilari subtoto fusco-ruto, in cf‘ elliptico, in ® triangulari, postice 
truncato, interne manifestius ; parte angustata alba; lobulo apicali lanceolato 
obtuso, fascia basilari fusco rufa, in Q@ latiore et præter venas interne cum 
fascia lobuli basilaris continuata ; parte apicali alba. 


Longit. corp. (a vertice) 13 MM. 15 mm. 
> A APR AMLEE RUE EN SE EN ND EE MEET is) 
» DÉDOSLET NEA A 44 >» SOMME 

Latina SPAS Re DO) 4,3 » 


Patrie : Maroc, sans indication de localité. Une paire dans ma 
collection, don de M. le D' RENÉ MARTIN, de Paris. 


— 9929 — 
2352 


Paraît intermédiaire par la taille et la couleur entre Zeerert et 
barbara. La coloration du champ costal l’en distingue nettement : 
chez ZLederert, il est entièrement incolore, chez barbara, il est 
totalement d'un jaune brunâtre, coloration qui envahit aussi une 
partie du champ radial. En outre, et avant tout, la forme des ailes 
et de l'appareil génital différencie nettement la nouvelle espèce de 
ces deux formes. 


2. Nemopistha eretmoptera sp. nov. (fig. 2). 


Fusca, similis imperatrici NESTW. 

Q Caput prosostomate flavido, latitudine capitis cum oculis longiore, linea 
longitudinali ad genas fusca, macula fusca supra labrum; vertice fusco-rufo, 
concavo, atomis nigris insignito; oculis fuscis, globosis, spatio interoculari 
angustioribus; antennis fuscis. 

Prothorax transversus, antice angustatus, disco fusco, marginibus 
lateralibus flavis. Meso- et metanotum fusca, medio rufescentia. Pectus 
totum flavum. 

Abdomen cylindricum, fuscum, inferne primis segmentis flavum. 

Pedes fusci, coxis flavis; tibiis macula 
dorsali basilari flavida; tarsis primo arti- 
culo reliquis longiore, fere 8: 1:1:1:3; 
unguibus testaceis, tenuibus, divergen- 
tibus. 

Ala anterior (fig. 2) hyalina, iridea, 
reticulatione fusca, procubito et cubito 
cum ramo obliquo alternatim fusco et 
stramineo pictis; costa ad basim, subcosta 
ante et post stigma stramineis; stigmate 
fusco, inter tres venulas sito, dimidium 
basilare duarum cellularum implente, 
extrorsum per tres cellulas colore fusco 
basi diffuso; fere 50 venulis costalibus, 
40 ante stigma, 2 stigmalibus, 8 apica- 
libus, aliquot ex his furcatis; 16 venulis 
ante sectorem radi, ultima cellula ante 
ipsum divisa; sectore radii quinque ramis; 
procubito et cubito parallelis, apice simplicibus. Aliquot venulæ fusco 
limbatæ, saltem 13 intercubitales, fere omnes cubitales et pone ramum 
obliquum; præterea macula marginalis ad cubitorum apicem; 12 venulæ 
postcubitales seu marginales posteriores. 


F1G. 2. — Memmopistha eretinoptera n. Sp. 
Ailes du côté droit. 1 1/.. 


Ala posterior in */; angustissima ; vena subcostali et radiali fuscis; venulis 
fuscis: membrana levissime obscurata; spathula longa, ampla, in duas partes 
manifeste divisa, basilari triangulari, antice straminea, reliquo fusca, 
postice truncata, tertia parte longitudinis; parte apicali lanceolata, apice 
obtusa, medio basilari fusco, apicali stramineo. 


Longit. corp. (cum prosostom.) eo 220 
RAR ATIT OT ER De AIMENT eS 2 
» D DOSLEO 0 116, on ollo © 0 17O D 


Patrie : Baro, dans la Nigérie (C. A. INGRAM, 1910). Un exem- 
plaire © au Musée de Londres, communiqué par M. MEADE- 
WALDO. 


3. — Nemopistha lancearia Nav. (fig. 3). 


L'examen d’un spécimen assez complet de cette espèce, recu en 
communication du Musée de Londres, me permet de compléter la 
description que j'en ai donnée dans ma Monografia de los Nemo- 
ptéridos (MEM. REaL Acap. CrENC. BARCELONA, 1910, vol. VIIT, 
N. 18, p. 46), description faite d'après un exemplaire fragmentaire. 


Caput prosostomate longiore latitudine capitis cum oculis, lobulo lateral 
laminari (fig. 3, a) inferiore in triangulum rectangulum; vertice rufescente, 
concavo, oculis angustiore ; oculis globosis, fuscis; 
antennis longis plus quam 2/3 alæ anterioris, basi 
rufescentibus, præcipue duobus primis articulis, 
apicem versus fuscescentibus. 

Prothorax transversus, antice angustatus et 
rotundatus, superne rufescens, marginibus latera- 
libus flavis ; inferne flavus, lineis vel maculis rufe- 
scentibus. 

Abdomen longum et angustum, cylindricum, 
rufescens; valvis ultimi segmenti flavescentibus, 
parvis. 


FiG. 3. — MNemopistha lan- 


Pedes flavi pallidi; tibiis linea dorsali fusca; PA AD INURE. 
tarsis breviusculis, rufescentibus, articulis longis a. Tête, vue de profil 
fere 5:1:1:1:2; unguibus fuscis, divergentibus. 6. Partie apicale de l'aile 


In ala anteriore (fig. 3, b) adsunt 33 venulæ en pa 


costales ante stigma, omnes fusco-rufo vel ferrugineo limbatæ, lHimbo sensim 
latiore in venulis ad stigma accedentibus et in proximis fere ad invicem con- 
fluente, maculam ferrugineam formante, magis conspicuam ultra stigma, 


saltem per 6 cellulas. Stigma sordide album vel flavescens, partem mediam 
basilarem cellulæ implens inter duas venulas furcatas sitæ. Ultra stigma 
10 venulæ, quarum aliquot furcatæ, et inter illas aliquot venulæ gradatæ. 

In ala posteriore spathula in O' longior, præcipue pars terminalis alba, 
venulis ferrugineis. 


(e 
ILONCITACOND ER MEN ER ER Cine 
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DA PAASATILETS PR TT RE CRE SEE 
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SR SDALNEe MNTR PNTE Le ee 0 DATI SEE 
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Patrie : Blantyre, dans le Nyassaland (D' I. E. S. Old), Musée 
de Londres. Un exemplaire. 


Fame OSMYLIDÆ. 


1. — Lysmus camerunensis WEELE. 


Osmylus camerunensis VAN DER WEELE, Arkiy für Zoologi, 
1906. 

De cette espèce décrite d’après des exemplaires du Camerun, 
jai vu un spécimen provenant du Vieux Calabar (Musée de 
Londres). 


2. — Lysmus ieucomatodes sp. nov. (fig. 4). 


Fuscus, fulvo mistus. 

Caput-.(®) 

Prothorax disco testaceus, lateribus fusco . 
marginatus. Mesonotum similiter pictum. 
Metanotum et pectus subtota fusca. 

Abdomen fuscum, dorso singulis segmen- 
tis, præter apicem, fulvis, pilis fulvis. 

Pedes straminei, graciles, tibüis ad genua fuscescentibus. 

Alæ hyalinæ, fortiter irideæ, acutæ, fere immaculatæ, stigmate fusco limi- 
tato interne et externe, macula externa semilunari, pupillis solum sub forti 
lente visibilibus, albis; reticulatione fulva et fusca; venulis costalibus curvis, 


FiG. 4. — Zysmus leucomafodes n. sp. 
Aïle antérieure. 


() Manque dans le type. 


omnibus simplicibus ante et post stigma; sectore radiïi 9 ramis, omnibus ad 
mareinem furcatis, ultimo ramoso. 

Ala anterior (fig. 4) in quarto apicali ampla ; atomis fuscis notata venulas 
aliquot cingentibus in area costali, in disco, præter cubitos, ad seriem gra- 
datam externam, ad marginem posticum puncto grandiusculo ante medium. 

Ala posterior angusta, in quarto apicali dilatata, tota immaculata, præter 
maculas stigmatis et atomos minutos ad marginem externum. 


PONCIPACONDEANMERL UN CNET AE SUR 6 mm. 
D NAT A TIC TENPAAUEU NEUE ARE NE TA AI AE UT 
» D OBS 0 os 0 vo) 6 oo AE D 


Patrie : Congo. Un exemplaire du Musée de Londres. 


3. — Spilosmylus KOLBe. 


KOoLBE, dans son mémoire Ze Neézflügler Deutsch-Ostafrika’s, 
Berlin 1897, page 34, forme le sous-genre Spi/osmylus pour 
Osmylus africanus. En l’élevant au rang de genre, nous pouvons 
compléter la description fort brève qu'en a donnée KOLBE, en 
prenant comme type du genre l'Osmylus tuberculatus WAIKER, 
première espèce décrite dans ce groupe. 


Tres ocelli. Antennæ tenues, longæ. 

Prothorax longior quam latior. 

Pedes graciles, arolio magno. 

Alæ angustæ; area costali venulis omnibus simplicibus; disco laxe reticu- 
lato, serie venularum gradatarum externa manifesta. Ala anterior in cf bulla 
ad medium marginis posterioris instructa. 

Cetera ut in Osrzylo. 


A ce genre semblent devoir se rapporter également les espèces 
suivantes : #2qguinatus ML. (des Moluques et de Ceram), #0destus 
GErsT. (de Java), 2uéerlineatus ML. (du Natal), et africanus 
Kozge (de Zanzibar). 

Comme diagnose, KoLBE donne la phrase suivante : « Pustula 
convexa fusca margini alarum anticarum postico imposita ». J'ai 
omis dans la description ci-dessus de reproduire le mot « fusca » 
pour donner place aux dessins que peut avoir l’ampoule et que 
présente S. évberculatus. 


Fame MYRMELEONIDÆ. - 


I. — Palpares latipennis RAMS. (z2c/emens WAIK.). 


Léo-Stanleyville (Wevxs) (Musée du Congo). 


2. — Palpares tigris Daru. 


Katanga, LEMAIRE (Musée du Congo). 


3. — Palpares cognatus Ras. 


Congo belge, sans indication de localité (Musée du Congo). 


4. — Palpares radiatus Ras. 


Un exemplaire au Musée du Congo. 


5. — Palpares normalis sp. nov. (pl. XIV, fig. 1). 


Fulvus, alis fusco fasciatis. 

Caput testaceo-fulvum; palpis fuscis; antennis fuscis ; occipite linea media 
longitudinali et punctis lateralibus fuscis. 

Prothorax transversus, fulvus, tribus fasciis longitudinalibus in meso- et 
metanoto continuatis; pilis fuscis in prothorace, albis in meso- et metatho- 
Trace. 

Abdomen fuscescens, maxime apicem versus et dorso, pilis ad basim abdo- 
minis albis; cercis cylindricis, brevibus, grossis, apice obtusis, testaceis, 
nigro pilosis. 

Pedes femoribus fuscis, in c' magis ferrugineis ; tibiis tarsisque fulvis, cal- 
caribus unguibusque testaceis. 

Ala membrana hyalina, levissime fulvo tincta, præterquam in quarto 
basilari; margine externo ad cubitorum apicem sinuato, reticulatione fulva, 
pallida, ad maculas fusca. 

Ala anterior ad medium ampliata, quatuor fasciis obliquis, margini costali 
perpendicularibus, transversis fuscata : 1* angusta ab origine sectoris radiü 
ad finem rami obliqui cubiti; 22 latiore ante medium, a radio ad marginem 
sensim angustata, sed medio ampliata; 3° post medium a costa ad apicem 
cubitorum, quasi duabus composita, anteriore lata usque ad cubitos, poste- 
riore angusta et cum priore angulari præter cubitos; 4* anteapicali lata 
integra, a costa ad marginem externum. In areis costali et procubitali maculæ 
exiguæ præter venulas; item ad marginem posticum puncta fusca; præterea 


REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, Voz. I (xorr). PL. XIV. 


F1G. 1. — Palpares normalis n. sp. 


FiG. 3. — Palpares latro n. sp. 


L. NAVAS — NÉVROPTÈRES D'AFRIQUE. 


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CARPE 
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ad apicem atomi et sub apicem ad marginem umbra fusca. Stigma 
albidum. 

Ala posterior ante medium ampliata; apice elliptice rotundata; tribus 
fascüs latis fuscis : 1° submedia a radio ad marginem; 2° antestigmali a 
costa ad marginem; 3 apicali, spatium subreniforme vel rotundatum 
hyalinum ad marginem anteriorem claudente. In area costali et præter 
ramum obliquum cubiti aliquot puncta fusca ad venulas. 


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LEONE, COTD. 0 a OR TL M 0000 22 TM 43 mm. 
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Patrie : Katanga, LEMAIRE (Musée du Congo). 


6. — Palpares nyassanus sp. nov. (pl. XIV, fig. 2). 


Minor, fulvus. 

Caput parte anteriore clypei et labro flavis; palpis fuscis, ad articulationes 
pallidioribus; fronte et vertice fuscis; antennis fuscis, basi gracilibus, clava 
elongata, parum dilatata, mucronata; occipite medio flavo. 

Abdomen fulvum, albido pilosum ad prima segmenta, ultimis nigrican- 
tibus. 

Pedes fusco-nigri, pilis fuseis et albis; femoribus tibiisque fortibus ; calca- 
ribus validis, duos primos tarsorum articulos superantibus. 

Alæ ad medium ampliatæ, apice subacutæ, totæ fusco maculatæ, stigmate 
flavido. 

Ala anterior membrana flavida, reticulatione subfusca; area costali crebris 
maculis prope stigma grandioribus; quatuor fasciis transversis fuscis : 1* ab 
origine sectoris usque ad finem rami obliqui, retrorsum per tres cubitos 
extenta, maculis sejunctis vel coalescentibus; 22 a radio ad medium alæ in 
margine posteriore areolas liberante; 3‘ antestigmali a radio ultra medium 
alæ; 4 apicali lata, a stigmate, areolas aliquot in area apicali liberante; præ- 
terea totus margo exterior fuscus, et guttæ aliquæ in campo postcubitali, ad 
marginem posteriorem; membrana alba. 

Ala posterior membrana basi ante fascias lactea opalina, ad basim hyalina, 
inter fascias flavida. Præter maculas aliquot in area costali tres fasciæ latæ 
insignes fuscæ : 1° ante medium, retrorsum dilatata et areola libera ; 
2 antestigmalis, ad medium 1° approximata, retrorsum uni-vel biareolata, 
sive areolas albas claudens; 3° apicalis post stigma, unam vel plures areolas 
liberans. 


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DOI ATTETAENEne Mu Er NEO RMI 
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4 16 


— 238 — 


Patrie : Environs du lac Nyassa. Un exemplaire © au Musée de 
Londres. 


7. — Palpares latro sp. nov. (pl. XVI, fig. 3). 


Similis 2yassano. 

Fulvus, fusco mistus. 

Caput fronte, vertice, occipite fuscis, labro flavo; palpis fuscis, flavo 
annulatis. 

Prothorax transversus, antice angustatus, punctis minutis nigris ad basim 
pilorum fuscorum. Meso- et metathorax fusci, pilis albis. 

Abdomen duobus primis segmentis fuscis, pilis albis, sequentibus fulvis, 
pilis fuscis albis mixtis, brevibus rarisque, tribus ultimis fuscis; cercis cylin- 
dricis arcuatis, apice modice incrassatis, fuscis, nigro pilosis, longitudine duo 
postrema segmenta abdominis superantibus. 

Pedes fusco ferruginei, pilis fuscis; calcaribus ferrugineis, validis; tarsis 
nigris. 

Alæ membrana alba, flavo leviter tincta, reticulatione flava, ad maculas 
fusca, ad medium ampliatæ, apice subacutæ. 

Ala anterior tota fusco conspersa, maculis fascias quatuor transversas 
formantibus parum definitas, quarum 12 a radio ad extremum rami cubiti, 
dissoluta; 22 ante medium distinctior et latior, a radio ad marginem poste- 
riorem, inter quas fascia obliqua alba completa a radio ad marginem; 3* post 
medium brevis a sectore radii ad medium alæ; 4° stigmalis completa a costa 
ad marginem externum, qui totus fascia fusca notatur. Area costalis multis 
maculis fuscis, ad basim minoribus, prope stigma majoribus; area apicalis 
guttis et ipso apice fuscis. Totus discus maculis fuscis pallidioribus adspersus, 
vel potius fuscus guttis albis adspersus. Ad basim inter cubitos duæ series 
macularum fuscarum usque ad originem rami obliqui. Denique prope margi- 
nem posticum atomi aliquot fusci, aliquot cum 1° fascia conjuncti. 

Ala posterior membrana tertio basilari hyalina. Area costalis paucis guttis 
fuscis. Tres fasciæ transversæ distinctæ fuscæ : 12 ante medium a radio ad 
marginem, retrorsum dilatata et quasi ramosa, duas tresve maculas albas 
liberans; 32 post stigma, a costa ad marginem, ubi cum antecedente conti- 
nuatur in area apicali duas tresve areolas parvas, ad apicem grandiorem, 
relinquens. Pilula grandis, transversa, ferruginea. 


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Patrie : Je n'en ai vu qu'un exemplaire © au Musée de Londres, 
sans indication de localité; je crois probable qu'il provient de 
l'Afrique centrale. 


8. — Nosa gen. nov. 


Alæ area costali angusta, venulis plerisque simplicibus; area radiali 
interna (ante sectorem) partim reticulata; radio duplici sectore instructo, 
1° in tertio apicali furcato, ramo posteriore curvo, procubito (mediæ) appro- 
ximato. 

In ala anteriore area cubitalis ante ramum obliquum ad medium ampliata 
et reticulata. 

Cetera ut in Pa/pare. 


Ce genre diffère de Palpares et des genres voisins par la pré- 
sence de deux secteurs dans le radius (‘), dont le premier offre une 
grande fourche à l'extrémité; en outre, par la dilatation du 
champ costal après l’origine du rameau oblique, dans l'aile anté- 
rieure; dans l'aile postérieure, ce champ est étroit et simple, 
comme dans les genres voisins. 


9. — Nosa leonina sp. nov. (fig. 5). 


Caput flavum, vertice nigro, occipite linea transversa nigra, medio con- 
vexa et crassiore; palpis flavis, apice 
nigris. 

Prothorax transversus, flavus, antice 
angustus, dorso nigro lineatus in | ; 
pilis fuscis. Meso- et metanotum medio 
nigro lineata, ad insertionem alarum 
nigra; pilis flavis, longis. 

Pedes robusti, flavi, pilis, femori- 
bus mediis inferne, posterioribus basi 
nigris; tibiis inferne et apice, tarsis 
totis cum unguibus, nigris. FiG. s. — Mosa leonina n. sp. 

Alæ latæ, apice acutæ, membrana Ailes du côté gauche. 
flavido tincta, reticulatione flavida, 
inter maculas fusca; cellulis discalibus in tertio apicali polygonalibus; 
stigmate flavo; toto margine externo fusco fasciato. 


(*) Dans l’une des ailes postérieures du type, les deux secteurs se rencontrent à la base, 
par anomalie ou attraction, 


Ala anterior area costali venulis plerisque simplicibus fusco Himbatis; area 
apicali macula grandi post stigma ex tribus composita, proxima subcostæ 
elongata: area radiali ante sectorem partim reticulata. In disco venulæ 
multæ fusco anguste limbatæ, præcipue in area procubitali, aliquot in cubi- 
tali, ad apicem marginalium posteriorum. Præterea quinque maculæ grandes 
fuscæ : r° ad originem sectorum; 2° ante medium altæ, inter cubitos; 3< post 
medium inter sectores et cubitos; 42 ante stigma, ad secundum sectorem; 
5° triangularis, apice versus alæ apicem. 

Ala posterior ad medium ampliata; area costali venulis plerisque fusco 
limbatis, duabus maculis fuscis ante stigma; area apicali lata, macula grandi 
post stigma a subcosta ad marginem et limbo marginis cum alia elongata 
sinuosa bisectrici verticis continuata. Præterea in disco quatuor maculæ 
grandes fuscæ : 1* ad originem sectorum; 2* ad medium alæ elliptica, a 
sectore ultra medium alæ; 3° et 4° pone stigma, anteriore grandiore, 
oblonga, posteriore orbiculari inter cubitos et ramum posteriorem primi 
sectoris sita. Cum hac series 4-5 macularum in arcum ab anastomosi et ori- 
gine rami recurrentis. 


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Patrie : Congo belge. Un exemplaire © (Musée du Congo). 


10. — Sogra (‘) perversa sp. nov. (fig. 6). 


Fulva et fusca, similis distincitæ RAMB. 

Caput fronte nigra, fulvo pilosa; vertice et occipite fuscis; clypeo et labro 
flavis; palpis fulvis, clava palporum labialium dorso fusca; oculis fulvo-æneis, 
nitentibus. 

Prothorax trapezoidalis, fulvus, lividus, fascia longitudinali in duas divisa, 
linea angusta et marginibus lateralibus fuscis; atomis multis fuscis; pilis 
longis fulvis. Mesonotum similiter pictum, pilis anticis fuscis, posticis 
cinereis. Metanotum subtotum fuscum, pilis longis cinereiïs. 

Abdomen rufescens, stris lateralibus fuscis; pilis griseis, ad basim longio- 
ribus. 

Pedes fulvi, longiter fulvo pilosi; tibüs fusco punctatis, pilis aliquot fuscis 
longis; calcaribus in angulum obtusum geniculatis, ferrugineis, apice fuscis; 
tarsis fuscis. 


(°) Dans une autre note qui paraîtra dans la revue PBrofteriz, je donne les caractères de ce 
genre voisin d'Acanfhac/isis. mais x champ costal simple en plus de sa moitié interne. 


Alæ hyalinæ, vix maculatæ, stigmate vix sensibili, apice acutæ, ad medium 
ampliatæ, reticulatione subtota fulva, pallida. 

Ala anterior amplior et brevior quam pro genere; area costali in ultimo 
tertio ante stigma reticulata, area apicali angusta, venulis omnibus furcatis 
aut ramosis, venulis gradatis in duas series 
dispositis; area radiali ante sectorem aliqua 
venula transversa in duas cellulas divisa; area 
cubitali ante ramum obliquum duabus cellulis 
duplicatis; area postcubitali reticulata. Paucæ 
venulæ totaliter, plures partialiter fuscæ. 
Membrana maculis tenuibus parvisque fusco 
picta, quatuor elongatis in area procubitali, 
exigua ad ultimam venulam radialem, aliquot 
axillis furcarum anteapicalium ramorum radii. 

Ala posterior reticulatione tota pallida, 
membrana penitus hyalina; area costali venu- 
Us simplicibus; apicali angusta, una serie 
venularum gradatarum; area radiali ante sec- 
torem sex venulis rectis, intermediis vix capitatis seu geniculatis; area 
postcubitali basi reticulata. 


FIG. 6. — Sogra perversa n. Sp. 
Région basale des ailes. 


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Patrie : Congo belge, Uerré (DE Bauw). Un exemplaire © au 
Musée du Congo. 


Ogs. : Les ailes, nettement plus courtes et plus étroites que 
chez distincta et les espèces voisines, permettent de distinguer 
facilement cette espèce de ses congénères; la réticulation de la 
région axillaire la sépare manifestement de distncta. La longue et 
dense villosité des pattes et surtout des pattes antérieures lui 
est, en outre, particulière. 


11. — Creagris africanus Rams., Wévr., p. 395, n° 16 (nubifer 
KoLBE, Deutsch-Ostafrika, IV, Neur., p. 25). 


Congo belge : Bunkeva, dans le Katanga, X-1907, D' SHEFFIELD 
NEAVE (Musée du Congo). 


12. — Creagris latens sp. nov. (fig. 7). 


Fuscus, gracilis. 

Caput fronte fusca, clypeo et labro testaceo-fuscis; palpis gracilibus, 
fulvis; vertice duabus fasciis transversis nigris, duabus inter illas fulvis; 
occipite linea transversa maculari nigra, alia pone illam fulva; antennis 
longis, thorace longioribus, fulvis fusco annulatis; clava parum dilatata; 
oculis fuscis. 

Prothorax longior quam latior, fulvus, disco lineis fuscis pictus, antice 
angustatus. Meso- et metanotum fusca, fulvo maculata. 

Abdomen ala posteriore brevius, fuscum, pilis brevibus tenuibusque fulvis, 
apice spinulis nigris infernis. 

Pedes straminei, fusco punctatissimi; calcaribus subrectis, testaceis, pri- 
mum tarsorum articulum superanti- 
bus; tarsorum articulis apice fusco 
annulatis. 

Alæ angustæ, hyalinæ, irideæ, vi- 
treæ, stigmate vix sensibili, reticula- 
tione plerumque pallida, fusco varie- 
gata. 

Ala anterior venis plerisque fusco et pallido alternatim pictis; venulis 
plerisque fuscis, 7 ante sectorem radüi, 13 postcubitalibus. Membrana atomis 
fuscis conspersa, ad marginem posteriorem ad venularum apicem, aliis ad 
axillas furcularum marginalium, ad ultimam venulam radialem, majore ante 
extremum cubitorum et grandiore ad anastomosim. 

Ala posterior membrana hyalina præter 4-5 atomos ad axillas furcularum 
marginalium; una venula ante sectorem; sectore radii 11 ramis; postcubito 
ad marginem finiente ultra initium sectoris radïi; 6 venulis marginalibus. 


FiG. 7. — Creagris latens n. sp. 
Aile antérieure gauche. 


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Patrie : Congo belge, Boma 1908, A. Korrer (Musée du Congo). 


13. — Mossa gen. nov. 


Abdomen alis multo brevius. 

Calcaria primum tarsorum articulum superantia. 

Ala anterior brevior posteriore, margine externo haud excavato; area 
costali angusta, simplici, venulis simplicibus; area apicali paucis venulis gra- 
datis; venulis pluribus ante sectorem radiü ; hoc ante medium alæ orto; area 


— 243 — 


cubitali ante ramum obliquum simplici; vena postcubitali longa, ultra 
ortum sectoris finiente ; area postcubitali seu marginali posteriore angusta, 
simplici. 

Ala posterior acuta, margine externo Concavo; area apicali nullis venulis 
gradatis; sectore in quinto basilari orto, una venula radiali præcedente ; vena 
posteubitali longa, longe post sectoris originem, sed ante hujus primum 
ramum ad marginem desinente. 

Cetera ut in Myrmeleone. 


14. — Mossa externa sp. nov. (fig. 8). 


Fusca, gracilis. 

Caput facie palpisque pallidis ; fascia angulosa ante antennas, vertic: et 
occipite fuscis. 

Prothorax paulo longior quam latior, marginibus lateralibus parallelis, 
fuscus, maculis stramineis. Meso- et 
metanotum fusca, fulvo variegata. 
Pectus ad insertionem pedum alarum- 
que stramineum, ad pleuras fuscum. 

Abdomen gracile, superne fuscum, 
singulis segmentis macula laterali elo- 
ngata straminea; inferne fuscescens, 
latere et apice segmentorum stramineo; pilis Due. 

Pedes straminei, fusco punctati et pilosi, calcaribus testaceis; apice 
seementorum tarsalium fusco. 

Alæ hyalinæ, reticulatione subtota fusca; venis subcosta et radio pallidis, 
ad insertionem venularum fuscis; stigmate insensibili. 

Ala anterior venulis plerisque in tertio apicali et posteriore et axillis 
furcarum marginalium anguste fusco limbatis. 

Ala posterior (fig. 8.) lanceolata; venulis et furculis ad marginem externum 
fusco limbatis. 


F1G. 8. — Mossa externa n. sp. 
Aïle antérieure droite. 


LOMME, COS 6 el 0 96 0057 OT 
DTA RATE Eee NET MR Eee TES 
» D DOS 0 à 61 to co à arailo | 2200 


Patrie : Conakry, dans la Guinée française. Un exemplaire dans 
ma collection. 


15. — Formicaleo lethalis Warx.,Cat.p.374 (/eucospilus HaAG.). 


Congo belge : Lac Léopold II (DELxEz); Katanga (Exp. 
LEMAIRE); Dima, 21 septembre 1908 (A. Kozrrer) (Musée du 
Congo). 


— 244 — 


16. — Nelees (‘) lynceus FaBr. (Myrmeleon leucostigmatus 
Van DER WEELE, Ueber die von Prof. Dr. ]. Sjüsrepr 
auf seiner Reise in Kamerun gesammelten Planipen- 
nia, Upsala, 1906). 


Congo belge : Lukombe, 14 octobre 1908, A. Korrer (Musée 
du Congo). 


17. — Nelees tristis HAGEN. 


Congo belge : Léopoldville; Katanga, LEMAIRE; Lukombe, 
3 octobre 1905, A. KozrEer; Tchoa, CaBra (Musée du Congo). 


18. — Myrmeleon obscurus Ras. 


Congo belge : Lukombe, 11 octobre 1908, A. KozrEr; Dima, 
22 september 1908, A. Kozrer (Musée du Congo). 


19. — Cymothales liberiensis WEELE. 
Congo belge : Camp de Lukula, D' Danrez (Musée du Congo). 
S s P s 
( Nouveau genre dont les caractères seront donnés dans Broteria. Je l'ai établi pour les 


Myrmeleon du groupe #ristis, à ailes larges, champ costal de l’aile antérieure partiellement 
réticulé et antennes à peine dilatées. 


SURAPAMPONTE 


DE LA 


CORDYLOBIA ANTHROPOPHAGA 


(GRÜNBERG) 


PAR 


les D J. RODHAIN et Jos. BEQUAERT 


(Mission scientifique du Katanga.) 


Cordylobia anthropophaga est le Muscide qui, en Afrique orien- 
tale, intervient le plus souvent comme agent de la myiase humaine 
et animale. Sa larve, généralement connue sous la dénomination 
de « Ver du Cayor », a fait déjà l’objet de nombreux travaux. Seul 
le mode de reproduction de cet insecte avait jusqu'ici échappé à 
l'observation; nous avons eu récemment la bonne fortune de pou- 
voir élucider ce point. 

L'aire de dispersion de C. à. est très vaste : elle s'étend, à travers 
l'Afrique tropicale, du Sénégal au Natal. À ce propos, :l est 
curieux de constater qu'au Congo belge des cas de myiase dus à 
cette espèce n'avaient été signalés que dans le sud-est de notre 
colonie (au-dessous du 9° parallèle S., D' A. Vare Massey). Les 
observations que nous avons faites au cours de notre voyage le 
long du Congo nous ont permis de constater qu'elle est par contre 
plus répandue. 

Nos premières constatations à ce sujet datent du 3 février de 
cette année. Nous trouvant alors au village de Kibimbi, situé dans 

16* 


— 246 — 


une île du Lualaba en amont des Portes d'Enfer (un peu en aval 
de Kongolo), notre attention fut attirée par l'aspect misérable des 
nombreux chiens qu'y possèdent les indigènes. Un examen attentif 
nous révéla chez deux d’entre eux (de jeunes individus d'environ 
trois mois) l'existence, au milieu de la face externe de la fesse, d'une 
tumeur molle, fermée, de la grosseur d’une petite noisette. L'une 
d'elles était vide; l’autre, plus grosse, présentait à son sommet la 
trace d’une cicatrisation récente. Cette dernière tumeur, incisée 
au scalpel, laissa échapper un flot de pus séro-purulent entraînant 
un corps aplati gris pâle qui, à la loupe, se montra être une enve- 
loppe de larve cuticole. L'examen de l'extrémité céphalique et des 
stigmates nous permit de rapporter avec certitude cette peau à la 
« larve du Natal » et à celle de Cordylobria unthropophaga GrüN- 
BERG que figure GEDOELST (‘) et que le même auteur, dans une 
note ultérieure (), a identifiées, en même temps que le « Ver du 
Cayor », comme appartenant à une seule et même espèce de 
Diptère. Les chiens indigènes que nous avons observés dans ce 
village avaient l'habitude de se coucher la nuit dans les cendres 
encore chaudes des feux éteints; il est probable que la larve en 
question, morte avant son complet développement, a été 
asphyxiée de la sorte. 

Notre attention étant éveillée, 1l nous a été facile de retrouver 
des chiens infectés de larves cuticoles dans d’autres villages. Elles 
étaient particulièrement abondantes au village de Kongolo (dans 
une île du Lualaba, en face de la station terminus du chemin de 
fer des Grands Lacs). Certains chiens renfermaient de très nom- 
breuses larves, toujours enfoncées sous la peau des flancs et de la 
face externe des épaules et des fesses. Quand les larves sont en 
nombre, les tumeurs suppurantes qu'elles déterminent provoquent 
l’amaigrissement de l'animal, qui dépérit profondément. Aussi les 
indigènes qui connaissent la cause de ce dépérissement extraient- 
ils les larves quand elles sont encore jeunes. 


(?) L. GEpoELsTt, Contribution à l'étude des larves cuticoles de Muscides africaines. 
(Azch. de Parasitologie, Paris, t. IX, 1405, p. 583. fig. 4, 5 et 6.) 

(2) L. GEpoELsT, Note sur les larves parasites du genre Cordylobia. (Bw//. Soc. Pathol. 
exotique, Paris, t. [, 1910, p. 507.) 


La larve est enfoncée très obliquement sous la peau, dans une 
tumeur ovoïde ayant, lors de son complet développement, un grand 
diamètre de près de 2%4 et un petit diamètre de 1%5. Cette 
tumeur porte, à environ o‘"5 d'une des extrémités du grand dia- 
mètre, un orifice au niveau duquel l'extrémité postérieure de la 
larve présente ses plaques stygmatiques. Grâce à sa faible spinula- 
tion, la larve sort assez facilement, si l’on exerce une légère 
pression latérale, particulièrement dans le sens du grand diamètre 
vers l’orifice de la tumeur. 

La plupart des larves observées à Kongolo étaient trop jeunes ; 
une seule nous sembla de dimensions sufhisantes pour donner un 
insecte parfait. Placée sur de la terre molle, elle s'y enfonca le 
8 février, se transforma en pupe le 12 et donna une mouche © le 
28 du même mois. 

Plus vers le sud, sur le Lualaba, à 50 kilomètres environ. de 
Kongolo, au village de Kiato, nous avons encore rencontré un 
chien porteur de nombreuses larves. Celles-ci étaient éparpillées 
sur les flancs et sur les faces externes et postéro-internes des 
cuisses et des jambes. Parmi les larves à divers stades, trouvées à 
Kiato, nous avons enlevé cinq des plus grosses pour les introduire 
dans des poches sous-cutanées pratiquées au scalpel sur le dos d’un 
mouton. Ces larves continuèrent à vivre parfaitement sur leur 
nouvel hôte : deux d'entre elles, extirpées et placées sur la terre 
molle le 20 février, se sont transformées en pupes. 

Enfin nous avons capturé à diverses reprises des exemplaires 
adultes de Cordylobia anthropophaga : à Kongolo, les 4, 5 et 8 fé- 
vrier;, à Bukama, le 9 mars; à Sankishya (à 30 kilomètres environ 
au sud de Bukama, dans l'intérieur), le 7 avril. 


* 
*X * 


Le 4 février nous capturons à Kongolo deux © de C. a. sous le 
hangar où était installé notre laboratoire, vers 6 heures du soir. Au 
moment où nous la retirons du filet, l’une d'elles laisse tomber suc- 
cessivement deux œufs; traitée au cyanure et épinglée, elle laisse 
tomber dans la boîte deux autres œufs. Ces deux mouches venaient 
voltiger autour des cages qui renfermaient nos animaux d’expé- 


— 248 — 


rience (des cobayes et un singe); elles y entraient même et cou- 
raient au fond des cages entre les pailles de la litière; l'une d’entre 
elles vint se poser sur la lanière en cuir d’une gourde, lanière 
fortement imprégnée de sueur humaine. Nous en conclûmes que 
ces © venaient pondre leurs œufs dans les cages mêmes des ani- 
maux. 

Nous en eûmes d’ailleurs la preuve quelques jours plus tard. 
Dans la soirée du 8 février, vers 5 heures, une autre © vient voler 
autour des cages; nous l’observons attentivement : elle entre dans 
une des cages à cobayes, elle court, s'arrête un instant l'abdomen 
contracté et laisse échapper un œuf. Puis elle voltige et va se 
poser à un autre endroit pour déposer un deuxième œuf. 

Nous pouvons ainsi recueillir un œuf fraîchement pondu, à 
5 h. 30 du soir, sur un plancher de bois sec recouvert d'un peu de 
poussière de sable. Nous plaçons cet œuf avec un peu de terre 
sablonneuse dans un petit godet en verre que nous couvrons la 
nuit par une lamelle. Nous examinons fréquemment l'œuf et avons 
le plaisir d'assister à son éclosion le 11 février, à 2 heures de l’après- 
midi. 

Description de l'œuf. — L'œuf lui-même se présente sous l'aspect 
d’un petit corps ovalaire allongé d’un blanc laiteux. Celui que nous 
avons mesuré avait 1""29 de long et 0"”"443 de largeur maxima. 


FiG. 1. — Œuf de Cordylobir anthropophaga 
grossi environ trente fois. 


Examiné au microscope sous un faible grossissement, il montre une 
coque lisse, régulièrement arrondie aux deux extrémités; l’une de 
celles-ci est nettement plus étroite que l’autre. Immergée dans 
l'huile de cèdre, la coque laisse voir par transparence à l'intérieur 
la jeune larve. Dans un œuf fraîchement pondu, celle-ci remplit 
probablement toute la cavité interne de la coque. Sur la figure 1, 
faite d'après un œuf conservé dans l’eau physiologique formolée, 


— 249 — 


on voit cette jeune larve partiellement contractée et montrant en 
outre quelques traces de la segmentation. 

La femelle gravide renferme un grand nombre d'œufs; nous en 
avons vu plus de cinquante paraissant bien développés dans les 
ovaires d’un seul individu. 


Éclosion de l'œuf et pénétration de la jeune larve dans la peau de 
son hôte. — Au moment de l’éclosion, l’un des pôles de l’œuf se 
fend irrégulièrement et 1l en sort une larve minuscule, mince, très 
mobile. L'un de nous l'ayant placée immédiatement sur la peau de 
son bras, nous observons ses mouvements à la loupe. Sans se 
déplacer, la jeune larve cherche immédiatement à pénétrer dans la 
peau intacte; elle attaque celle-ci avec ses crochets buceaux et 
s'enfonce rapidement en rampant dans l'épaisseur de l’épiderme. 
Eclose à 2 heures de l’après-midi, elle est déjà à moitié enfoncée à 
3 1/2 heures. C'est le stade que représente la figure 2; on y voit 
que la pénétration se fait très obliquement, la larve paraissant 
glisser sous l'épiderme, ce qui produit un renflement léger de ce 


F1G. 2. — Larve fraîchement éclose de Cordylobia anthropophaga, à moitié enfoncée 
dans la peau, grossie fortement. 


dernier. À 3 h. 50 la larve est à peu près complètement enfoncée, 
mais elle ne disparaît de la surface que vers 5 heures du soir. 
Cette pénétration, qui ne s'accompagne que d’une très légère 
sensation de picotement et de démangeaison, aurait pu passer com- 
plètement inaperçue. A l'endroit où se trouve la larve, nous voyons 
le lendemain un gonflement à peine perceptible et une légère 
rougeur. On y distingue avec beaucoup de difhculté l'orifice avec 


— 250 — 


l'extrémité postérieure de la larve. À ce moment le bras ne ressent 
aucune sensation spéciale. 

Malheureusement une pression trop brusque fit sortir la larve de 
la peau; replacée sur le tégument, elle ne parvint plus à y pénétrer 
et fut perdue. 


Comme nous pouvions nous y attendre, un certain nombre de 
nos animaux furent infectés de larves de Cordylobia. Le 13 février 
nous trouvons un cobaye © avec une petite larve sur le ventre 
au-devant de la vulve, entre les deux mamelles; cette larve est 
laissée en place. Nous l'enlevons le 20 février pour la placer sur 
la terre molle, où elle s'enfonce. Elle nous donna une mouche & 
le 10 mars à 9 heures du matin. Un deuxième cobaye montre le 
13 février une larve un peu plus grosse dans un doigt de la patte 
postérieure, près de l’ongle; nous l’exprimons et l’introduisons 
dans une poche sous-cutanée faite au scalpel, sur le dos du même 
animal; la larve y continua à se développer et sortit adulte de la 
plaie dans la nuit du 18 au 19 février. Les deux observations 
ci-dessus permettent d'estimer la durée de la vie larvaire à environ 
dix jours; la métamorphose intrachrysalidienne exige d'autre part 
seize à dix-huit jours. 

L'une de nos cages à cobaves était habitée en même temps par 
un petit singe /Cercopithecus pathas); cet animal montra aussi 
plus tard des larves cuticoles au nombre de cinq dans la face 
postéro-interne des cuisses; ces larves étaient adultes le 21 février; 
elles avaient alors acquis une couleur jaune d’ambre pâle que nous 
n'avons observée chez aucune de nos autres larves, ce qui nous 
permet de supposer que ces dernières n'avaient pas encore atteint 
leur développement complet. Mises sur la terre molle le 21 février, 
ces larves du singe s'y enfoncèrent aussitôt et nous donnèrent 
trois mouches (2 © et 1 ©) le 12 mars suivant au matin, soit après 
dix-huit jours. La plus grande de ces larves adultes mesurait 
15 millimètres de longueur sur 4 millimètres de plus grande 
largeur. 

Un de nos chiens s’est aussi infecté à Kongolo. Le jour où nous 
l’examinons, il présente sur les flancs un véritable nid de larves 


— 251 — 


rassemblées sur un espace de 15 centimètres carrés; en outre, une 
larve isolée dans la face externe d’une oreille, près du bord infé- 
rieur. Ce chien a l'habitude de se coucher sur le flanc en appuyant 
la tête contre le sol; la face externe de ses longues oreilles pen- 
dantes entre ainsi en contact avec la terre. Les larves étaient très 
petites lors de notre départ de Kongolo, le 17 février. Le chien 
parvenait assez facilement à enlever les larves des tumeurs en 
mordillant et en léchant les plaies ulcérées. Le 24 février nous ne 
trouvons plus que deux larves encore incomplètement dévelop- 
pées; en effet, placées sur la terre molle, elles s'y enfoncèrent, 
mais sans donner des mouches. 


De l’ensemble des observations ci-dessus, faites chez le chien, 
le cobaye et le singe, il ressort nettement que les larves de Cordy- 
lobria anthropophaga sont toujours localisées dans les parties de la 
peau qui d'une façon ou d’une autre sont entrées en contact immé- 
diat avec le sol; c'est ainsi que nous n'avons jamais rencontré de 
larves dans le dos de ces animaux. Nous avons observé d'autre 
part que les femelles gravides viennent pondre leurs œufs près des 
animaux mêmes. Îl n’est pas douteux dès lors que le processus 
d'infection est très simple : L'œuf est déposé sur le sol dans des 
endroits fréquentés par les hôtes; la jeune larve fraîchement éclose 
est très mobile; elle rampe à la surface du sol jusqu'à ce qu'elle 
rencontre la peau de l'hôte; parfois même la jeune larve n'aura pas 
à voyager, lorsque l'hôte se sera couché directement sur les œufs 
près d’éclore. 

Dans la région du Bas-Katanga où ces observations ont été 
faites, l'hôte habituel de Cordylobia antropophaga nous semble 
être le chien. (Les observations font défaut en ce qui concerne les 
animaux sauvages.) Malgré le nom spécifique de cette mouche, 
l'homme n’héberge qu'accidentellement sa larve. Nous n'avons pas 
vu dans cette région, somme toute fortement infectée, un seul cas 
chez des indigènes. Il est évident que des hommes doivent sy 
infecter de temps en temps, puisque ces indigènes ont l'habitude 
de se coucher sur le. sol; mais ces larves sont habituellement 
enlevées avant d'atteindre leur développement complet. 

Nous avons eu cependant deux fois l’occasion d'observer l'infec- 


— 252 — 


tion chez des blancs. Lors de notre passage sur la ligne de chemin 
de fer de Kindu-Kongolo, entre les kilomètres 183 et 279, 
M. D. S... nous montra les tumeurs en voie de cicatrisation de 
quarante et une larves : 16 étaient placées sur le dos, 6 sur la face 
- postérieure des fesses, 19 sur la face postérieure et interne des 
bras (20 janvier); les larves avaient été extraites deux jours aupara- 
vant. Le second cas concerne M. A... qui, à Kongolo, vint se 
plaindre de forte démangeaison à la peau du bras (26 janvier); à 
l'examen nous trouvons sur la face postéro-externe du bras une 
petite papule dont le sommet présente une végétation affaissée 
laissant suinter un peu de séro-pus. En appuyant sur la lésion il en 
sort une petite larve. Celle-ci, inoculée sous la peau d'un mouton, 
était sortie le lendemain de la poche sous-cutanée et fut ainsi 
perdue. 


Bukama, avril 1911. 


ZWEI NEUE ARTEN 


DER 


TRICHOPTEREN-GATTUNG DIPSEUDOPSIS 


AUS AFRIKA 


von Georg ULMER (Hamburg). 


(Mit 2 Figuren im Texte.) 


Die erste der beiden hier beschriebenen Prpseudopsis-Arten 
gehôrt zu Material aus Belg. Kongo, das Herr D' H. SCHOUTEDEN 


(Musée du Congo belge, Tervueren) 
mir sandte; die zweite Art hat ihre 
Heimat in Madagascar und wurde mir 
mit andern, Arten von Herrn KR. pu 
Buysson (Museum Paris) übermittelt. 


1. — Dipseudopsis lata n.sp.(Fig.r.) 


Etwas grôüsser als 7). fasciata 
BRAUER, mit sehr deutlichen hyalinen 
Makeln auf den Vorderflügeln. 


Kopf und Brust schwarzbraun; ebenso 
die obere Partie der Augen; im übrigen sind 
diese dunkelbraun; die quer-elliptischen 
flachen hinteren Kopfwarzen und ein schma- 
ler Längsstreif innen neben den Augen 


FIG. 1. — Dipseudopsis lata n. Sp.; 
Apicalsporne der Hintertibie, Gf, 
dorsal. 


gelbbräunlich. Fühler hellbraun, mit schwach rôtlichem Tone, ebenso die 
Taster; die rüsselfôrmigen Anhänge heller. Hinterleib braun, oben dunkler 
als unten. Beine gelbbräunlich, die Hüften und Schenkel der Vorder- und 
Mittelbeine dunkel; innerer Apicalsporn der Hintertibie des g° (Fig. 1) 
kürzer als der Aussensporn, an der Basis so breit wie die Tibie, die letzten 


17 


— 254 — 


zwei Drittel schmal stachelformig, scharf zugespitzt; lange dicht stehende 
Borsten in einer Reïhe lassen den Sporn breiter erscheinen; die äussere 
Kante schwach wellenformig; der Sporn ist etwas schraubenformig gewun- 
den. Vorderflügel braun, um die Anastomose herum mit sehr deutlichen 
fast hyalinen Makeln; Adern etwas dunkler als die Membran; Hinterflügel 
ein wenig heller als der Vorderflügel, die Adern braun. Im Vorderflügel ist 
Gabel r kürzer als ihr Stiel, Gabel 2 und 4 sind sitzend, Gabel 3 und 5 sind 
ziemlich kurz gestielt; im Hinterflügel erreicht Gabel 2 gerade die Anasto- 
mose. Die Genitalanhänge des G‘ bieten keine Besonderheiten; an dem 
Exemplare sieht man ausser den grossen Genitalfüssen deutlich das IX. Ter- 
git (abgerundet dreieckig vorgezogen), die am Ende gespaltene schmale 
Rückenschuppe des X. Segments und den breiteren Penis. — © unbekannt. 

Kôrperlänge : 8 mm.; Länge des Vorderflügels : 11 ‘/, mm.; Flügelspan- 
nung also etwa 25 mm. 


Material : 1 G, Dima (Belg. Congo), 22.1X:.1908, A. KoLLER 
leg., im Musée du Congo. 


2. — Dipseudopsis angusta n. sp. 


Eine grosse bräunliche Art ohne 
scharf ausgeprägte helle Flügelflecke. 


Kopf dunkel rôtlichbraun, Pronotum gelb- 
braun, Mesonotum schwärzlich, mit zwei rôt- 
lichen Längsstreifen im vorderen Teile neben 
der Mittelnaht; Metanotum und Hinterleib 
braun. Fühler und Taster nicht erhalten, wahr- 
scheinlich dunkel; Rüssel deutlich. Beine 
dunkelsgelb, die Hüften schwärzlich, die 
Schenkel und Schienen am Apex schwarz, 
die Schienen auch aussen dunkel; innerer 
Apicalsporn der Hintertibie des G' (Fig. 2)sehr 
lang und dünn, von oben gesehen schwach 
gekrümmt, von der Seite betrachtet fast ge- 
rade ; er ist doppelt so lang wie der zugehôrige 
FiG. 2. — Dipseudopsis amgusta  AUSSENSPOrn, an der Basis angeschwollen, im 

n.sp.; Apicalsporne der Hinter-  £anZen stäbchenformig, apicalwärts sich noch 
übie,C',dorsalschiefvoninnen,  verjüngend; die Spitze ist etwas nach unten 
a. Distales Ende des Innen- gerichtet und schwach gespalten (Fig. 2 u. 22). 
Pal lateral, Stärker vergrôs Vorderflügel braun, mit zerstreuten séhwar- 
ne zen Haaren und einigen goldig glänzenden 
Haarschüppchen; Thyridium hyalin, die Basis der Apicalzellen mit hellerem 
Schein, der Apex dunkler; Adern dunkelbraun, Randwimpern braun- 


d. 


— 255 — 


schwarz. Hinterflügel heller als Vorderflügel, bräunlich-hyalin, irisierend, 
die Adern dunkelbraun, die Behaarung zerstreut und wie die Randwimpern 
schwärzlich. Im Vorderflügel ist Gabel 1 sehr kurz, Gabel 2 und 4 sind 
sitzend, Gabel 3 und 5 sind ziemlich kurz gestielt; im Hinterflügel erreicht 
Gabel 2 die Discoidalzelle. Die Genitalanhänge des SG bieten keine Beson- 
derheiten. — © unbekannt. 

Kôrperlänge : 11 mm.; Länge des Vorderflügels : 17 mm.; Flügelspan- 
nung : 37 mm. 


Material : 1 G, Madagascar, Mont. d'Ambre, G. BÉNARD 1909, 
Museum Paris. 


ZUR KENNTNIS 


DER 


APIONFAUNA DES CONGOGEBIETES 


VON 
1 
Hans WAGNER, Dahlem-Berlin. 


Eine kleine Sendung aus dem belgischen Congogebiet, von 
Herrn D' H. ScHourepEex, Kustos am Congo-Museum (Tervue- 
ren), freundlichst mitgeteilt, enthielt nebst einer Anzahl bereits 
bekannter Arten, die folgend beschriebenen, neuen Species. 
Obgenanntem Herrn sei für die freundliche Ueberlassung von 
Belegmaterial auch hierorts nochmals herzlich gedankt. Die 
meisten Arten wurden von Herrn R. Mayxé (IV-1911) in Congo 
da Lemba gesammelt. 


I. — Apion subcatenatum n. sp. 


Kôrper pechschwarz, mit feinen Härchen spärlich besetzt, die 4 hinteren 
Schenkel rôtlichpechbraun, die vorderen in der Mitte schmutzig rostbraun, 
an der Basis und am Knie sowie an der oberen Kante angedunkelt, die 
Schienen mehr oder minder ausgesprochen rôtlichbraun durchscheinend, an 
ihren Enden pechbraun, die Tarsen pechschwarz. 

Kopf reichlich breiter als lang, die Augen nur wenig vortretend, mässig 
stark gewülbt, die breite, z1emlich flache Stirne — wie der übrige Kopf mit 
Ausnahme des fein quergerieften Scheitels — äusserst fem und dicht 
runZelig chagriniert, matt, dazwischen mit einzelnen fein eingestochenen 
Pünktchen besetzt, die auf der Stirne neben dem Innenrande der Augen 
eine, sich auf die Rüsselbasis erstreckende, gerade Linie bilden. Rüssel 
ziemlich kräftig, kaum gebogen, beim © (?) so lang als Kopf und Hals- 
schild zusammen, von der Basis bis zur Fühlerinsertion cylindrisch, von 


— 257 — 


da nach vorne schwach, doch deutlich verjüngt; wie der Kopf sculptiert, 
doch stehen die feinen Pünktchen gegen die Spitze erheblich dichter. 
Fühler im basalen Drittel des Rüssels eingefügt; Schaft so lang als die 
3 ersten Geisselglieder zusammen; das 1. Geisselglied nur wenig länger 
als breit, wenig stärker als die folgenden, das 2.-4. fast quadratisch, das 
5.-7. breiter werdend, das 7. stark quer; die relativ kleine Keule ist nicht 
abgesetzt. Halsschild an der 2-buchtigen Basis merklich breiter als lang, die 
Hinterecken kurz spitzwinkelig, von diesen bis zur ziemlich schwachen 
apicalen Einschnürung an den Seiten schwach gerundet, etwas vor der 
Mitte am breitesten, von da nach vorne ziemlich stark verengt, am Vorder- 
rand selbst etwa um ‘/; schmäler als an der Basis; ziemlich grob und 
dicht punktiert, die Zwischenräume wenig breiter als die Punkte, schwach 
querrunzelig; vor dem Schildchen mit einem bis nahe zur Mitte reichenden, 
scharfen Basalstrichel. Flügeldecken oblong, mässig gewôlbt, mit wohl- 
entwickelten Schulterbeulen; kräftig und etwas kettenformig punktiert 
gestreift, die Zwischenräume etwa doppelt so breit als die Punktstreifen, 
leicht gewôlbt, fein gerunzelt und mit einer Reïhe, feine weissliche Borsten- 
härchen tragender Punkte besetzt. Schildchen lang, scharf gefurcht. Beine, 
namentlich die Tibien, verhältnismässig kurz und plump, die 4 hinteren 
Schienen sind an der apicalen Aussenecke infolge eines, aus schwarzen 
Bôrstchen gebildeten Besatzes, winkelig verbreitert; 1. und 2. Tarsenglied 
von gleicher Länge, so lang als breit, die feinen Klauen stumpf gezähnt. 
Long. (s. r.) : 1,9-2 mm. 


Zwei Exemplare, die ich für Weibchen halte, von Congo da 
Lemba (R. MAYNÉ). 


2. — Apion carbonicolor n. sp. 


Zwischen Ap.sparsum FST. und asphaltinum BOH. vollkommen die Mitte 
haltend; die Flügeldecken sind wie bei asphaltinum gebildet, schmäler 
und weniger gewôlbt als bei sparsum, Kopf, Rüssel und Fühler sind fast 
genau wie bei sparsum gebaut und sculptiert und unterscheiden die Art 
leicht von asphaltinum; der Halsschild ist etwas feiner und namentlich 
weitläufiger als bei sparsum punktiert, auch etwas schmäler als bei diesem, 
aber merklich breiter als bei asphaltinum und infolge der Sculptur von 
dem des letzteren verschieden. Die Beine, namentlich die Tarsen sind 
schlanker als bei sparsum. 

Long. (s. r.) : 2,8-2,95 mm. 


Fünf vollkommen übereinstimmende Exemplare (3 GG, 2 00) 
von der gleichen Lokalität wie die vorhergehende Art : Congo da 
Lemba (MAYNÉ). 


3. — Apion confîine n. sp. 


Dem A. sustrictum WAGXN. äusserst nahestehend, von gleicher Grôsse 
und Färbung, ausser durch die secundären Sexualauszeichnungen beim Gf, 
wie folgt von ihm verschieden : Der Rüssel ist in beiden Geschlechtern erheb- 
Ech kürzer, von der Fübhlerinsertion zur Spitze deutlicher verjüngt, etwas 
stärker gebogen ; beim ç' so lang als Kopf und Halsschild zusammen, beim 
Q etwas länger, in beiden Geschlechtern von der Basis bis zur Fühler- 
insertion fein runzelig chagriniert, matt, von da zur Spitze fein und zerstreut 
punktiert, im Grunde mikroskopisch fein chagriniert, etwas fettig glänzend. 
Die Fühler sind beim ç' nahezu in der Mitte, beim © zwischen dem basalen 
Drittel und der Mitte inseriert, in beiden Geschlechtern gleich und mit 
Ausnahme des etwas kräftigeren Schaftes und 1. Geiïsselgliedes wie bei 
sustrictum Sebildet. Der Kopfist seitlich gesehen flacher als bei sus#rictum, 
die Augen sind weniger gewolbt, daher auch weniger vorstehend, die 
Stirne ist breiter und flacher, von 2 mehr oder minder deutlichen Furchen 
durchzogen, im Grunde wie die Rüsselbasis sculptiert: der glänzendglatte 
Scheitel ist durch eine deutlichere Querfurche vom Kopfe gesondert. Der 
Halsschild ist weniger cylindrisch als bei sustrictum, am Vorderrande 
deutlich schmäler als an der Basis, hinter ersterem kräftiger eingeschnürt 
als vor letzterer, die Rundung der Seiten ist hinter der apicalen Einschnü- 
rung am stärksten. Die Sculptur ist etwas grôber als bei susérictum, die 
feinen, flachen Pünktchen sind etwas kräftiger und die Zwischenräume 
flach runzelig; das Basalstrichel ist bisweïlen als feine Furche bis nahe an 
den Vorderrand verlängert; die den Punkten entspringenden Härchen sind 
etwas grôber und länger. Die Flügeldecken in der Form wie bei susérictun, 
die Punktstreifen jedoch etwas grôber, die Schulterbeulen um geringes 
kräftiger. Die Beine. namentlich die Schenkel sind etwas stärker, die 
Vordertibien und sämtliche Tarsen kürzer; 1. Tarsenglied kaum länger, 
doch merklich schmäler als das 2., dieses wenig länger als breiït, die feinen 
Klauen scharf gezähnt. Beim G' ist das 1. Tarsenglied der Mittel- und 
Hinterbeine an der apicalen /znenecke zahnformig nach abwärts gezogen, 
an den Vorderbeinen ist das 1. Tarsenglied an der apicalen Azssenecke 
schwach zahnformig vorgezogen. 

Long: (Sr): ©°1,5-1,55; © 1,65-1,7 mm. 


* 


Zwei Pärchen von Congo da Lemba (R. MAyXé), in Gesellschaft 
des sustrictum, lagen der Beschreibung zu Grunde. 


4. — Apion (Piezotracheius) compressipenne n. sv. 


Eine ausserordentlich markante Art aus der Verwandtschaftseruppe 
meines A. (Piezotr.) ugandanum. 


Tiefschwarz, fettig glänzend, äusserst fein staubformig und spärlich 


— 259 — 


behaart. Kopf merklich breiter als lang, mit grossen, gewélbten und vor- 
springenden Augen, die Schläfen sehr kurz abgesetzt, die breite Stirne 
Ziemlich stark längsgewôlbt, von 2 mehr oder minder deutlichen, durch ein 
feines, glattes Mittelkielchen getrennten Furchen durchzogen, in diesen 
wie der übrige Kopf und Rüssel mikroskopisch fein chagriniert, dazwischen 
mit fein eingestochenen Pünktchen spärlich besetzt. Rüssel kräftig, kaum 
so lang als der Halsschild (c' ?), schwach gebogen, von der Basis bis zur 
Fühlerinsertion cylindrisch, an letzterer winkelig angeschwollen, von da 
zur Spitze wieder cylindrisch, diese selbst breit abgestumpft und daselbst 
nicht schmäler als an der Wurzel; bis nahe zur Spitze mit eben so feinen 
Pünktchen wie am Kopf ziemlich dicht besetzt, über der Fühlerinsertion 
befindet sich ein deutliches, kleines Grübchen, welches beiderseits von 
einem sehr kleinen, glatten Beulchen begrenzt wird. Fühler in der Mitte 
des Rüssels inseriert, kurz und kräftig; Schaft etwas mehr als 2 mal so lang 
als breit; 1. Geisselglied rundlich, etwas stärker als die folgenden, diese eng 
aneinand gefügt, das 2. noch deutlich so lang als breit, das 7. stark quer, 
die ziemlich grosse, eiférmig zugespitzte Keule kaum abgesetzt. Halsschild 
1 /; mal so lang als an der gerade abgestutzten Basis breit, die Hinterecken 
vollkommen rechtwinkelig, von da an den Seiïten bis zur schwachen api- 
calen Einschnürung nur wenig verengt, die Seiten vor der apicalen Ein- 
schnürung leicht und gleichmässig gerundet, der Vorderrand kaum breiter 
als der Durchmesser des Kopfes über den Augen, schwach concav; seitlich 
gesehen mässig gewôlbt, die hôchste Wôlbung etwas hinter der Mitte 
gelegen; fein und dicht chagriniert, mit fein eingestochenen Pünktchen 
wenig dicht besetzt, die Zwischenräume etwa 3-4 mal so gross als die 
Pünktchen; das Basalstrichel ziemlich undeutlich. Flügeldecken schmal; 
seitlich zusammengedrückt, an der Basis nicht breiter als der Halsschild- 
hinterrand, von den sehr schwach entwickelten Schulterbeulen nach hinten 
sehr schwach und gleichmässig gerundet, in der Mitte am breitesten, am 
Apex etwas abgestutzt; seitlich gesehen ziemlich hoch gewôlbt; ziemlich 
fein, doch scharf gestreift, die Punkte in den Streifen undeutlich; die 
äusseren :Zwischenräume flach, die inneren deutlich gewôlbt, mikrosko- 
pisch fein chagriniert, in der Mitte mit einer Reiïhe äusserst feiner, staub- 
fôrmige Härchen tragender Pünktchen besetzt. Der 1. Punktstreifen beginnt 
in Ziemlicher Entfernung von dem auffallend kleinen, punktformigen 
Schildchen. 

Beine mässig lang doch sehr kräftig, die vorderen Schenkel etwas 
gekeult, kräftiger als die 4 hinteren; das 1. Tarsenglied wenig länger als 
das 2., dieses so lang als breit; Klauen stumpf gezähnt. 

Long. (sr) :2,4-2,45 mm. 


Zwei Exemplare, die ich für Männchen halte, von Congo da 
Lemba (R. Mayxé). 


—2%6© — 


Von Congo da Lemba (R. MaAYNÉ), haben mir noch folgende 
Arten vorgelegen : 


1. — Apion consimile WG&., eine kleine Anzahl GG und oo. 


2.— Apion consideranduim FAHR., 1 ©. 
3. — Apion mimosæ HrM., 7 Exemplare, GO und 00. 
4. — Apion {Prezotr.) angolanwnm Wax., eine kleine Anzahl 


Exemplare, GO und ©0; das bisher unbekannte G'unter- 
scheidet sich vom © nur durch den merklich kürzeren 
Rüssel; dieser ist kaum so lang als Kopf und Halsschild 
zusammen und etwas dichter und bis nahe zur Spitze 
punktuliert; die Beine sind auch beim G'einfach gebildet. 


Apion (Piezotr.) vartum var. occidentale W&X., 3 Q. 


on 


6. — Apion (Conapion) bomaense Fst., 1 ©. 
7. — Apion {Conapion) sustrictum Wax., eine kleine Anzahl 
GO! und 60. 


8. — Apion { Pseudoprezotr.) ripicola HTrM., 1 G'und 1 ©, bisher 
nur aus dem südôstl. Afrika bekannt gewesen. 


Ferner haben mir aus dem Material des Congo-Museums vorge- 
Jécente 
9. — Apion {Rhinapion) Severin: Wax., 1 ©, Matadi, 12.1X. 
1910, D' BEQUAERT. 
10. — Apion { Piezoérach.) puncticeps W&Gx., 1 © aus Léopold- 
ville, IV.1911, D' A. Dugots; bisher nur aus dem ôstl. 


Centralafrika nachgewiesen. 


11. — Apion { Prezotrach.) Gerstäckert Fst., 1 S' mit der Bezeich- 
nung : Région de Sassa, 1895-1896, COLMANT. 


REDUVIIDÆ ET PYRRHOCORIDÆ 


RECUEILLIS DANS LES DISTRICTS DU KASAI ET DU KWANGO 
PAR 
MM. CARLIER, KOLLER er LUJA 


PAR LE 


D' H. SCHOUTEDEN 


(Musée du Congo belge, à Tervueren). 


Dans une note précédente, j'ai étudié les Crricridæ et les 
Coreidæ recueillis par MM. Carrier, Korrer et LuJa (Æev. 
Zool., Afric., 1, pp. 179-189). Dans le présent travail, j'énumère 
les Aeduviidæ et les Pyrrhocoridæ que j'ai trouvés dans leurs 
récoltes et parmi lesquels il se trouve de nouveau une série de 
formes nouvelles. 


FamizzEe REDUVIIDÆ. 


1. — Oncocephalus subspinosus Am. et SERV. : Kondué, Gali- 
Koko. 


2. — Petalochirus Murray SiGx. : Dima 24.1X. 
3. — P. rubiginosus Par. — Kondué, Gali-Koko. 
4. — Dima nov. gen. 


Corps allongé, d'aspect rappelant un Zisarda, guère convexe en dessus 

(ENxe) ) à 3 

peu en dessous. Tête assez courte, à yeux globuleux saillants, tubercules 
, J te] ) 


A7 


antennifères inermes ;-ocelles rapprochés, voisins du sillon transversal post- 
oculaire. Rostre arqué ; 1 égal à 2 et 3 réunis, 2 plus long que 3; antennes 
grèles; r égalant presque le pronotum. Pronotum à col peu accentué, étran- 
glement peu profond, angles latéraux saillant nettement, bien que peu 
fortement. Ecusson à épine conique apicale dressée (son apex mousse). 
Fémurs antérieurs offrant au delà du milieu, à la face interne, une dent bien 
nette. Tibias antérieurs avec une courte fossette triangulaire à l'apex. 


Ce nouveau genre prendra place dans la sous-famille des Sa/ya- 
vahnæ. 


Dima dentata nov. sp. 


En dessous, d’un brun ferrugineux sombre, la tête, les cicatrices et 
l'extrémité des angles latéraux presque noirs; l’épine scutellaire et 1 cailu 
postscutellaire d’un flave-crème, lisses; le connexivum à extrême bord 
latéral tendant au noir, le quart basal environ des segments flavescent. 
En dessous : tête et poitrine d’un brun de poix sombre, la tête avec de 
chaque côté, partant de l’œil obliquement, une bande flavescent-ferrugineux ; 
le rostre d’un flave ferrugineux, le 3° article plus sombre. Ventre plutôt 
sombre, varié irrégulièrement de clair, la bande médiane plus foncée, brune 
et bordée de chaque côté par une bande de teinte claire (flave ferrugineux). 
Les pattes d’un flave légèrement ferrugineux, les fémurs rembrunis dans 
leur partie distale, cette région rembrunie coupée par deux anneaux clairs, 
dont l’apicäl est bien moins net et est interrompu; tibias offrant à la base 
deux anneaux (plus ou moins interrompus) bruns, réunis en dessous par un 
trait de même couleur. Antennes légèrement ferrugineuses. 

Longueur 18 millimètres. 


Un seul exemplaire de ce type nouveau s’est rencontré dans les 
collections étudiées. Il a été recueilli à Dima, le 14.1X.1908, par 
M. A. KOzrERr. 


5. — Sphedanocoris camerunensis BREDD. : Lukombe 12.X. 

6. — Reduvius annulatus SrAL : Lukombe 20.X. 

7. — Acanthaspis Beauvoisi FaAïRM. : Dima 13.1X, Lukombe 
OX, 


8.— Ac. bilineolata PAx. : Gali-Koko. 


9. — Ac. reuterianus ScHouT. : Kondué. — N'était encore connu 


27. — 


— 263 — 


que par le type que j'avais recu de Mundame, dans le 
Kamerun. 


Argolis sp. (def.) : Kondué. 
Carcinonuna astrologus BErGRr. : Kondué. 


Cethera musiva GERM. : Kondué, Gali-Koko, Dima 29.IX, 
Lukombe 5 et 16.X. 


Platymeris horrida SrAL : Kondué, Lukombe 14.X. 
Phonergates? concoloripes Reurt. : Kondué. 
Cerilocus pœcilus Brepp. : Kondué. 


Piratus rubricosus STÂL : Gali-Koko, Lukombe, 6, 12 et 


AXE 
Santosia finitima VAR. : Gali-Koko. 
Ectrichodia barbicornis FABr. : Kondué. 
Ectr. lucida LeEr. et SERV. : Kondué. 
Centraspis insignis ScHour. : Lukombe 12.X. 
Microstemina atrocyanea Sicx. : Kondué. 
Diaspidius scapha Drur. : Kondué, Lukombe 23.1X. 
Rhynocoris albopilosus SiGN. : Gali-Koko. 


RA. bicolor FABr. : Kondué, Gali-Koko, Dima 19 et 24.1X, 
Lukombe 5, 10 et 12.X. 


Rh. nitidulus FABr. : Kondué, Gali-Koko, Lukombe 9, 12 
EL ZOO IDiine 20e 


RAA. obtusus Par. : Kondué, Gali-Koko, Dima 20.1X. 


JR h. tmperialis STÂL : Dima 21 et 29.1X, Kondué. 


28. — Rh. rapax STAL : Dima 24.1X. 


ne 

29. — Àh rufigenu FaArLoU : Dima 20.1X. 

30 — À. segmentarius GER. : CARO EI Lukombe 16.X. 
31. — A. tropicus H.-Scx. : Lukombe 14 et 16-X. 


32. — Aediocoris albofasciatus Sie. : Gali-Koko. 


33. — Peprius Lujanus nov. sp. 


Coloration variant du rouge sanguin au flave rougeâtre. Les articles 1-3 
des antennes noirs (3 éclairci distalement), le reste rougeûtre, mais l'apex 
rembruni. Elytres noirs ou brun noir, la partie rétrécie apicale de la corie 
brunâtre ou (exemplaires frais) rougeâtre, l’apex rembruni ou noir. Rostre 
d’un brun de poix. Fémurs intermédiaires et postérieurs avec avant le nœud 
terminal deux anneaux brunâtres, fusionnés par en dessous, ces anneaux 
non ou à peine visibles aux fémurs antérieurs. Tibias d’un brun poix, au 
moins dans leur quart basal, avec un anneau clair avant le milieu; l’apex et 
les tarses noirs ou brun noir. Ventre (c‘) avec (toujours?) une tache blanche 
au bord apical des segments 3-5, en dehors. 

Longueur (cf) 14 à 15 millimètres. 


Recueilli à Kondué par M. Luja et à Lukombe, le 14.X.1908, 
par M. KorreRr. 

À cette espèce, je rapporte avec quelque doute une femelle de 
ma collection, provenant de Lambarem, dans le Congo français, et 
qui diffère des mâles décrits ci-dessus par la coloration noire plus 
étendue et plus intense : élytres noirs, avec la partie rétrécie de la 
corie à peine éclaircie à la base; les fémurs distalement d'un brun 
noir, les tibias noirs (ou noir poix), les antérieurs et les intermé- 
diaires seuls avec trace de l'anneau pâle, les postérieurs avec 
l’extrémité flavescente ; le ventre à bords sombres, les segments 
5-6 et l’apex du corps noirs presque en entier. 


34. — Sphedanolestes Kolleri nov. sp. 


D'un rouge corail. Tête en dessus offrant les parties noires que voici : 
la région située en avant du sillon transversal, à l’excéption de la ligne 
médiane en avant et en arrière, et une tache occupant la partie postocellaire 
de la convexité postérieure (mais laissant la ligne médiane rouge). Corie avec 
la partie rétrécie apicale brune, de même que les nervures de la membrane, 
qui est légèrement enfumée. 


— 265 — 


En dessous, les segments 5 et 6 du ventre offrent latéralement une fascie 
noire assez large, fort nette; les genitalia noirs en majeure partie également. 
Ces fascies correspondent à des fascies noires traversant de part en part les 
segments dorsaux 5-6 et le segment génital; le segment 4 offre sur son 
disque une fascie courte. 

Pattes et trochanters noirs, les tibias pales (flavescent rougeûtres) distale- 
ment, sauf l’apex; fémurs noueux, un plus fort nœud près de l’apex; tibias 
postérieurs courbés nettement. Antennes noires, grêles, le 1‘ article rou- 
veâtre latéralement. Rostre à extrémité rembrunie, noïrâtre à la base et à la 
suture des articles 1-2. 

Pronotum lisse, à col net, les angles de celui-ci proéminents; angles 
latéraux non saillants, arrondis; connexivum débordant les élytres. 

Longueur (c‘) ro""5 avec la membrane; 9 millimètres sans elle. 


Un unique spécimen trouvé à Dima, le 21.1X.1908, par 
M. KOLLER, à qui j'ai dédié cette espèce. 


5. — Posilus tipuliformis FABr. : Gali-Koko, Dima 24.1X, 
Lukombe 10, 14 et 20.X. 


[e2) 


36. — Pantoleistes rex Brepp. : Kondué, Gali-Koko, Lukombe 
LEIXE 

37. — Sycanus lividicollis FaArr». : Kondué. 

38. — Luja nov. gen. 


Corps allongé, d'aspect rappelant celui des LRhynocoris.Tète plutôt courte; 
vue de côté, la partie antéoculaire égale environ la moitié de la partie 
postoculaire ; ocelles situés en arrière du sillon postoculaire, sur une faible 
éminence chacun. Antennes grèles, à premier article égalant la tête et le 
pronotum réunis. Rostre à 2 subégal à 1, arqué. Pronotum assez convexe, 
à lobe antérieur nettement séparé, un sillon net le long du bord postérola- 
téral, s’en écartant près de l’angle latéral. Ecusson sans tubercule ni épine. 
Corie à cellule allongée; membrane dépassant nettement l'extrémité de 
l'abdomen. Hanches intermédiaires et postérieures largement séparées. 
Abdomen à segments du connexivum dilatés en dehors en un lobe plus ou 
moins prononcé; ce lobe peu marqué aux segments 1 et 6, graduellement 
davantage sur 2-4, celui-ci fortement dilaté, de même que 5. Fémurs noueux 
nettement. 


— A6 — 


L. Ferranti nov. sp. 


D'un jaune orangé ou ocre, avec les parties noires que voici : la tête 
latéralement et en dessus, à l'exception d’une ligne médiane basale, d’un trait 
allant de chaque ocelle à l’angle interne de l’œil, d’un trait transversal en 
avant du sillon transversal postoculaire, et d’une macule près de l'œil; — les 
articles 1 et 2 des antennes (3 et 4 sont brun marron foncé), les fémurs, sauf 
la base, et plus du tiers apical, les tibias sauf la partie basale, les tarses, la 
base et l’apex du 1* article du rostre, le 2° article sauf la base, et 
le 3° en entier; — le ventre offre sur le 2° segment une fascie près du bord 
apical, s'étendant jusque sur le connexivum, et, en outre, une petite fascie 
latérale à sa base, de chaque côté; le 3° segment a la même fascie apicale 
noire, mais plus large et se rapprochant de la base, et les fascies latérales 
sont reliées latéralement par une fascie plus étroite; le 4° segment est noir 
en entier, sauf le connexivum (à part le prolongement de la fascie apicale), 
une fascie antébasale latérale et une courte fascie basale externe, réunie à la 
première en dehors; le 5° segment a les mêmes fascies jaunes, maïs plus 
réduites, et sur le 6° elles sont représentées par une macule allongée laté- 
rale (le trait d'union des segments 4 et 5); en outre, sur les segments 5 et 6, 
la coloration noire envahit la majeure partie du connexivum; les segments 
du connexivum. Membrane d’un noir à reflets métalliques cuivrés. Antennes 
ne dépassant guère l'extrémité du corps; 4 plus long que tr. 

Longueur 20 millimètres environ. 


Le nom de ce nouveau genre, Zuwya, rappellera les nombreuses 
découvertes entomologiques dues à l'excellent observateur qu'est 
M. Luyja, qui en a recueilli le type à Kondué. En appelant #erranti 
l'espèce que je viens de décrire, j'ai voulu associer au nom de 
M. LuJa celui de son ami, M. FERRANT, directeur du Musée 
d'Histoire naturelle de Luxembourg, qui a bien voulu me confier 
la détermination des spécimens récoltés à Kondué. 


39. — Vadimon? comedo BERGRr. : Dima 24.IX. 


40. — Vestula lineaticeps SiGx. et var. : Gali-Koko, Dima 24-IX, 
Lukombe 5 et 12.X. 


A1. — Phonoctonus inunitis STAL : Dima 30.IX. 
42. — Ph. picturatus FAïRM. : Dima 24.1X. 


43. — Vitumnus scenicus SrÂL var. : Lukombe 5.X. 


ete 267 SL 
44. — Domnus flavoniger STÂL : Kondué. 


45. — Odontogonus Sjüstedti ScHouT. var. dimensis n. var. 


M. Kozrer a recueilli à Dima, le 29.1X.1908, un exemplaire d’un 
Odontogonus extrêmement voisin de l'Od. Syüstedhi, que j'ai décrit 
du Kilimandjaro l'an dernier et auquel je le rattache provisoire- 
ment comme variété. [1 en diffère par l'absence des macules noires 
à la base des tibias, par la tête non marquée de noir en dessus, et 
par l'écusson dépourvu de macule noire. — Longueur 19 milli- 
mètres. 


46. — Margasus Afzelii SrÂL : Kondué. 


47. — Authenta Ferranti nov. sp. 


Noir ou noir poix, les pattes de coloration variant du noir poix au brun 
clair; dans le premier cas, les tibias sont d’un brun foncé; antennes d’un brun 
marron foncé, l’apex extrême des articles clair. Partie basale des élytres 
(à peu près jusqu'à la moitié de l’espace séparant l’apex de l’écusson de 
l'angle interne de la corie) d’un blanc crème; la membrane brune, à reflets 
métalliques. Le ventre flavescent brunâtre, avec — chez les exemplaires bien 
conservés — le 6° segment et le segment anal d’un rouge sang. Les hanches, 
le sillon prosternal, le métasternum (sauf l'extrémité antérieure), et au 
prostethium le sillon transversal se continuant entre les lobes du pronotum, 
d’un flavescent crème. 

Longueur 13m5-15mm6. 


Cette jolie espèce a été recueillie à Kondué par M. Luya. Le 
Musée du Congo la possédait déjà de Bangala-Bumba, où elle fut 
découverte par M. DuCHESNE, et de la Province Orientale (sans 
indication de localité précise), d’où elle fut rapportée par 
M. le major WEyxs. 


12 


on 


… 


(eo) 


PO 


— 268 — 


Fame PYRRHOCORIDÆ. 


.— Antilochus Boerhaviæ FABr. : Gal-Koko. 

. — Sericocoris acrome!anthes K ARSCH : Gali-Koko, Dima 23.1X. 
. — Ser. cosmohyimen STRAND : Gali-Koko. 

. — Caillibaphus longirostris Drür. : Gali-Koko. 


. — Roscius circumdatus Disr. : Gali-Koko, Lukombe 7/20.X, 


Dima 24.1X. 


.— Cenœus dimidiaticeps BERGR. : Gali-Koko, Lukombe 20.X. 
. — C. luridus Reur. : Dima 24.1X, Lukombe 21.X. 


. — Dermatinus sp. : Kondué. 


— Dysdercus supershitiosus FABr. : Dima 24.1X, Lukombe 6, 
12 et 20.X, Gal-Koko, Kondué. 


STRIPHNOPTERYGIDAE 


AUS 


B'ÉDRS CANONS RME 2 
GESAMMELT VON HERRN Dr. REUSS 


Embrik STRAND 


(Berlin, Kgl. Zoolog. Museum). 


1. — Phiala Marshalii Auriv. cum ab. (und var.) Reussi 
STRAND n. ab. 


Ein G&' der f. pr. von Songea 27.XITI.1910 abends um 9 /, Uhr 
bei Licht auf der Veranda gefangen. — Weitere GG, auf die ich 
eine neue Aberration (ab. u. var. Reussi m.) gründe, liegen eben- 
falls von Songea vor : 5.11.1911 abends 12 ‘/, Uhr im Schlaf- 
zimmer, 18.1 und 21.1.1911 abends 10 /, Uhr auf der Veranda 
bei Licht, 1.-2.[.1911 um 9-10 Uhr abends ebenda. 


Diese abweichende Form ist schon von AURIVILLIUS in der Original- 
beschreibung der Art (in 7rans. Entomolog. Soc. London, 1904, p. 695) 
erwähnt worden, indem er die Flügel als « very pale sulphur-yellow or 
seldom pure white » [hier unterstrichen!] beschreibt; von den 7 vorliegenden 
g'of aus Songea gehôren die 6 dieser rein weissen Form an, die somit dort 
die häufigere zu sein scheint und also wohl als Lokalvarietät auftritt. Thorax 
ist oben mehr oder weniger rein weiss (imimer mehr weiss als bei der f. pr.) 


IS 


jedoch vorn etwas, aber bisweilen sehr schwach schmutzig gelblich ange- 
flogen. Die Unterseite der Flügel ist ein wenig trüber, mehr bräunlich 
gelb als bei dem vorliegenden Exemplar von der Hauptform. 


2. — Phiala cubicularis STRAND n. sp. 


Ein o©-Exemplar von Songea 5.11.1911, abends 12 ‘/, Uhr im 
Schlafzimmer bei Laicht. 


Aehnelt ?}. simplex AURIV. aber u. a. durch das Vorhandensein im 
Vorderflügel zweier dunkler Linien oder Punktreihen und der weniger 
gekrümmten dunklen Linie der Hinterflügel zu unterscheiden. 

Alle Flügel oben weiss, jedoch die vorderen im Basal- und Costalfelde 
(nur in der inneren Hälfte) ganz schwach gelblich angeflogen und mit feiner 
dunkler Saumlinie, die Hinterflügel scheinen überall einen ganz leichten 
gelblichen Schimmer zu haben sowie mit Saumlinie wie im Vorderflügel. 
Am Innenrande der letzteren, in 14-15 mm. Entfernung von der Flügel- 
wurzel, fangt die schwarze Postmedianlinie an, erstreckt sich zuerst, etwa in 
3 Flecken aufgeldst und auf den Innenrand senkrecht gestellt, bis zur 
Rippe 2, ist dann zwischen 2 und 4 gänzlich unterbrochen (ob immer?), 
verläuft dann von der Vorderseite der Rippe 4 schräg nach vorn und 
aussen, endet in 4-5 mm. Entfernung von der Flügelspitze ohne den Vor- 
derrand zu erreichen und ist auf dieser Strecke in 4 verloschene Flecke 
aufeelôst. In 4-5 mm. Entfernung von dieser Linie verläuft eine aus hôchst 
undeutlichen und unregelmässigens chwarzen Punktwischen bestehende 
Submarginalpunktreihe, die wohl immer undeutlicher als die Postmedian- 
linie sein wird. In Hinterflügel verläuft die schwärzliche Linie von etwa 
2 mm. innerhalb des Analwinkels fast gerade bis zum Vorderrande unweit 
der Spitze (in 17-18 mm. Entfernung von der Flügelwurzel); wie im Vorder- 
flügel ist die Linie zwischen den Rippen 2 und 4 verloschen oder ganz 
fehlend. Unten sind beide Flügel schmutzig weiss, an den Rippen sowie 
im Wurzel- und Costalfelde ockergelblich bestäubt. 

Kôrper dunkel ockergelb behaart, nur Thoraxrücken (ausgenommen am 
Vorderrande) weisslich behaart. Die Tarsen aller Beine schwarz, die Fühler- 
geissel oben schwarz, ihre Kämme bräunlich. 

Flügelspannung 49 mm. Flügellänge 26.5 mm. 


3. — Phiala bistrigata AuRriv. v. curvistriga STRAND n. v. 


Ein © vom oberen Roruma 26.XII.1910 abends 9 ‘/, Uhr vor 
dem Zelt bei Licht gefangen. 


Von einem mir vorliegenden, von AURIVILLIUS bestimmten weiblichen 
Exemplar seiner P}. bistrigata durch Folgendes abweichend : Im Vorder- 


— 271 — 


flügel zieht von der Würzel durch die Zelle eine 12 mm. lange und 3 mm. 
breite, allerdings ganz unregelmässig begrenzte, schwärzliche Schuppen- 
binde, die wahrscheinlich auch bei ganz frischen Exemplaren mehr oder 
weniger mit helleren Schuppen gemischt sein wird. Die postmediane 
Schrägbinde ist schmäler (nur 1.5 mm. breit), von dem Hinterrande bis zur 
Rippe 5 gerade, macht daselbst eine kleine, wurzelwärts konvexe Krüm- 
mung und verläuft wiederum gerade bis zum Vorderrande unmittelbar vor 
der Spitze. Die sublimbale Binde ist kaum 1 mm. breit, in ihrer ganzen 
Länge wellenformig gekrümmt und 1.5 bis 2.8 mm. vom Saume entfernt. 

Auch die postmediane Binde der Hinterflügel dürfte schmäler als bei der 
Hauptform sein und sie ist nur am Vorderrande gebogen. — Flügelspan- 
nung 47 mm., Flügellänge 24 mm. 


4. — Sabalia picarina Wix. 


Zwei Exemplare von Morogoro : 17.XI1.1909 abends 11 ‘/, Uhr 
auf der Veranda bei Licht, 1.IIL.1910 abends 9 ‘/, Uhr etc. 


5. — Camerunia flava AURIvV. 


Ein © von Songea 31.XII.1910 abends 11 }, Uhr auf der 
Veranda bei Licht. 


6. Hoplojana rhodoptera GERsr. 


Drei Exemplare von Daressalam, im Mai abends auf der 
Veranda bei Licht; eins von Morogoro 2.XII.r1909 abends 9 Uhr 
unter ebensolchen Umständen gefangen. 


Die Typen der 3 Novitäten sind im Berliner Museum. 


DÉCOUVERTE 


D'UN 


HYMENOPTÈRE ENDOPARASITE 


PUPES DE GZOSSINA PATPALIS 


PAR 


le D' J. BEQUAERT 


(Mission scientifique du Katanga.) 


La découverte d’un gîte de pupes de G/ossina palpahs aux 
environs de Bukama nous a permis d'élever un certain nombre de 
ces mouches, dans l'espoir d'obtenir des parasites. L'existence de 
ces derniers était d'autant plus probable que déjà FRASER et 
MarsHALL ont trouvé dans l'Ouganda des pupes vides présentant 
un orifice qu'ils attribuent à un parasite, probablement Hymé- 
noptère. 

Le 24 juin dernier, en examinant les diverses pupes que nous 
avions en observation, nous en avons rencontré une qui présentait 
sur le côté, un peu avant l'extrémité antérieure arrondie, un orifice 
irréoulier, laissant passer la tête et le thorax d'un insecte minuscule. 
L'ayant délicatement enlevé, nous y avons reconnu à l'examen 
microscopique un Hyménoptère parasite du groupe des P7octo- 
trupides. Continuant notre examen de la pupe parasitée, nous y 
avons trouvé cinq autres exemplaires de la même espèce. Tous ces 
insectes étaient morts et n'avaient pu éclore, quoique adultes et 


parfaitement développés. Nous attribuons ceci au fait que nos 
pupes étaient placées dans du sable finement tamisé, sec et mou, 
ce qui n'empêche nullement l’éclosion des mouches. Après qu'un 
des parasites eut partiellement réussi à sortir de la pupe, ce sable 
très fin coula dans l’orifice et contraria les mouvements de ces 
petits insectes, au point de les emprisonner définitivement. 

Remarquons encore que la pupe parasitée avait, tant au point de 
vue de la forme que de la coloration, l’aspect extérieur normal. 
Sa taille pouvait la faire ranger parmi celles de grandes dimensions. 

Le parasite dont nous possédons les deux sexes sera décrit en 
détail ultérieurement. Qu'il nous sufhise de dire qu'il est de très 
petite taille, ne dépassant pas en longueur 2 millimètres. Il doit 
être peu commun, Car nous n'avons pu trouver jusqu'ici une 
deuxième pupe parasitée. 

N'ayant pu observer cet insecte à l’état vivant, nous ignorons 
comment se fait l'infection des pupes. Ce point devra être soigneu- 
sement examiné, si l'on veut utiliser notre Proctotrupide comme 
auxiliaire dans la lutte contre la redoutable mouche Tsé-tsé. 


Bukama (Katanga), juillet 1011. 


HOUR MES VD 'ARIRIO UE, EOND MD) ASIE 


I. FOURMIS D'AFRIQUE 


SURTOUT DU MUSÉE DU CONGO BELGE 


PAR 
A. FOREL 
WT. — Megaloponera foetens FAB. ©. 


Toutes les grandeurs de l’ouvrière (crassicornis à foetens) dans 
une même colonne de Fourmis transportant des Termites (°). 
Dans le tube, elles avaient des orylus affinis © et non des Ter- 
mites entre leurs mandibules. 


Kasai : Kondué, Luja (Musée du Congo). 


\/2: — Dorylus affinis Saück © ©. — Congo : Kitobola, ROVERE 
(Musée du Congo). 


3. — Dorylus depilis Em. SG. — Congo : Kitobola, ROVERE; 
Lukula, Danrez (Musée du Congo). 


(1) La même observation a été faite à Lukula par le Dr Daxier. Il s’agit bien de 
Termites. — H. SCHOUTEDEN. 


17 


/ ; A < 

V4. — Dorylus (Anomma) nigricans IxxG. v. “ubella Sav. G. — 
Congo : Lukula, DANrEL (Musée du Congo). 

{5. — Dorylus (Rhogmus) Savagei Em. ©. — Congo : Lukula, 
DaxteL (Musée du Congo). 

© 6. — Srina anthracina SANTsCHI ©. — Congo da Lemba : MAYNÉ 
(Musée du Congo). 

= 
“7. — Sima Oberbecki n. sp. 


© Longueur 6 millimètres. 

Toute semblable à la S. Prelli FOREL, à la description de laquelle je 
renvoie. Mais la tête est bien plus allongée, d'un bon quart plus longue que 
large, aussi large devant que derrière, avec les côtés parallèles; son bord 
postérieur est bien plus fortement échancré. (Chez Prelli, Mocquervsi et 
anthracina la tête est élargie sur ses ‘/; postérieurs, avec les cotés convexes.) 
Seulement les deux ocelles postérieurs. Occupant aussi les * ; des côtés de la 
tète, les yeux, un peu moins plats, sont plus allongés que chez Prelli. Le 
pronotum a la même forme, aussi large devant que derrière, maïs 1l est aussi 
long que large (carré). Le mésonotum est en demi-lune étroite, comme chez 
Prelli, mais la suture zrésoépinotale où plutôt r1ésométanotale est fortement 
imprimée. Plus en arrière, on voit aussi une ligne transversale métaépino- 
tale, mais peu distincte. Premier nœud grand, distinctement pétiolé; son 
pétiole antérieur long comme le tiers du nœud. Le 1‘ nœud, du reste, 
comme chez Prelli, mais plus élevé et aussi large devant que derrière. 
Second nœud comme chez Prelli, mais bien plus largement soudé derrière 
à l'abdomen (moins étranglé derrière). 

Les articles 3 à 10 du funicule aussi longs que larges ; Particle 2 plus 
long que large. 

D'un brun noir. Mandibules, bord antérieur de la tête, antennes, lobe des 
arêtes frontales, tibias, tarses et articulations testacés. Du reste comme 
S. Prelli FOREL. 


Congo da Lemba ; MAYXÉ (Musée du Congo), 1. Q. 


Ses funicules bien plus grêles et la forme de la tête l’éloignent 
de Prelli, tandis que le pronotum carré l'éloigne d'anthracina, 
Mocqueryst et Andreï. Cette espèce ressemble aussi à la zatalensis 
SM. v. obscurata Em., mais elle est bien plus petite et moins 
robuste; puis le premier nœud a une tout autre forme et n'a pas 
le bord aigu de la zatalensis, mais un bord fort obtus; enfin, l'épi- 
stome n'a pas de lobe médian denticulé. 


— 276 — 


8. — Cararocondyla elegans EMERY v. Santschii FoREL ©.— Le 
Caire, GRAETER. 


9. — Cardiocondyla nuda Mayer v. mauritanica FoREL ©. — Le 
Caire, GRAETER. 


J1o. — Myrmicaria eumenoides GErsT. v. congolensis FOREL. 
— © Kigali, près d'Issawe, Afrique orientale, entre les 
Grands Lacs (Musée de Breslau, M. Zimmer). ©. Kasaï, 
Kondué, Luja (Musée du Congo). 


Fort voisine d'opaciventris EMERY, mais un peu plus foncée et 
moins densément sculptée. À mon avis, l'opaciventris que J'avais 
recue dans le temps pour la première fois de M. Max BucHnER, 
et dont EMERY a cru pouvoir faire une espèce distincte, nest 
qu'une subsp. de l’eurrenorides. 

Les exemplaires du Kasaï ont parfois l'abdomen presque entiè- 
rement lisse, comme chez le type de l'espèce. 


11. — Myrmicarta eumenoides GERST subsp. opaciventris EMERY. 
V7 J 
— Léopoldville : D' Dugors (Musée du Congo). 


2/12. — Atopomyrimex Mocquerysi ANDRÉ &. — Kasai : Kondué, 
Luya (Musée du Congo). 

13. — Solenopsis puntaticeps Mayr G. — Congo da Lemba 
Maé (Musée du Congo). Je ne puis la distinguer des 
types du Cap. 

14. — Solenopsis l’ylades FoREL v. itinerans n. var. ©. 


Très semblable à la var. Richteri FOREL, mais entièrement brune. La 
tête est un peu plus étroite, les nœuds sont aussi plus étroits et la pilosité est 
un peu moins abondante. 


Kigerama, Afrique orientale, entre les Grands Lacs (Musée de 
Breslau). 


Cette espèce américaine a évidemment été importée en Afrique 
avec des plantes, s'il n’y a pas eu erreur faite au Musée. 


— 277 — 


J 15. — Cremastogaster (Oxygyne) Stadelinannez MAYR ©.— Congo 
da Lemba : MAYNÉ (Musée du Congo). 


La conformation de la © (mandibules, taille, arêtes frontales), le 
pédicule,-etc., rattachent évidemment cette espèce au sous-genre 
Oxygyne FOREL. 


/ 16. — Cremastogaster excisa Mayr subsp. Andreï n. subsp. 


Q Longueur 3 millimètres à 3°%8. 

D'un noir à peine brunâtre, avec la massue des antennes et les tarses 
roussâtres. Épines épinotales presque deux fois plus longues que chez le type 
de l'espèce, aussi longues que la face basale. 

Thorax entièrement mat, plus densément réticulé-ponctué, avec quelques 
rides longitudinales fines. Les deux derniers articles de la massue un peu 
plus épais chez les types d'ANDRÉ. Du reste, identique à la forme typique. 

Q Longueur 8 millimètres. 

, Tête fort élargie derrière, plus large que longue, aussi large que le thorax. 
Épinotum armé de deux dents épaisses, obtusées, un peu courbées en 
arrière. Ailes subhyalines. Couleur noire, pattes et scapes d’un brun fonce ; 
funicules brunâtres; tarses roussâtres. Du reste comme l'ouvrière (type de 
M. ANDRÉ). 


Congo da Lemba : Mayxé (Musée du Congo) &; Congo 
(M: ANDRÉ) © ©. | 


Le tvpe de l'espèce est d'un roux ferrugineux. La race Andre 
est bien distincte par sa couleur noire et ses longues épines. Je 
l'avais reçue dans le temps de M. AnDRÉ (Congo) comme forme 
inédite du Congo, sans nom. M. ANDRÉ, ne pouvant plus s'occuper 
de descriptions pour raison de santé, me prie de la décrire et de la 
nommer. 

J'ai reçu le C7. excisa, forme typique, dans des morceaux de 
Copal provenant du Congo, par M. le D' SIEBEN. 


17. — Cremastogaster sordidula NYL. subsp. zatalensis For. 
var. Braunsi n. var. 


© Longueur 206 à 3mmc. 
Tête carrée, un peu plus large derrière que devant, aussi large que longue, 
à côtés convexes, surtout en arrière, à bord postérieur plutôt un peu concave. 


Dent terminale des mandibules assez longue et pointue. Le scape atteint 
presque (exemplaires du Natal) ou entièrement (exemplaires du Cap) le bord 
postérieur de la tête. Veux au 3° cinquième à partir de devant. Proméso- 
notum bossu, très convexe en long et en large, à suture promésonotale 
distincte. Éomonne mésoépinotale peu profonde. Épines un peu plus 
longues que chez le type de la subsp. zafalensis. Premier nœud un peu plus 
long et distinctement rétréci devant. Second nœud absolument entier. Chez 
les grandes ©, le mésonotum, très convexe, se rapproche un peu de celui 
d'une pseudogyne. 

Thorax un peu plus fortement sculpté. Brun, avec les pattes et les mandi- 
bules d’un brun jaunâtre (exemplaires du Cap) ou d’un brun clair avec les 
membres testacés (exemplaires du Natal). 


J'avais recu dans le temps du Cap cette forme de feu G. Mayr 
sous le nom de C7. Braunst in Lift. Je considère les exemplaires 
du Cap comme typiques. Puis je l'ai recue du Natal, de 
M. WROUGHTON. 

Dans les Annales de la Soc. ent. Belg., 1910, p. 432, j ai désigné 
ces derniers exemplaires sous le nom de Crem. Braunst Mar 
sans remarquer que Mayr n'avait pas publié cette forme. C'est 
une var. plus grande, plus foncée et plus bossue du sordidula- 
natalensts. 

Vis. Cremastogaster africana MAYR var. theta n. var. 
CSPonateunenealsnn 
Près des var. Laurenti FOREL et zeta FOREL, mais plus grand et moins 
luisant. Les épines épinotales sont plus longues, plus grèles et moins diver- 


ventes. Il est du reste bien moins mat que l'espèce typique et a le 1° nœud 
plus large ; la tète est assez luisante. : 


Kasai : Kondué, LuJa (Musée du Congo). 


V 19 Cremastogaster africana Mayer v. Séanleyi SANTSCHI O. 
— Kasai : Kondué, Luya (Musée du Congo). 
20. — Cremastogaster africana Mayr v. Wenkleri FoREL ©. — 
Kasai : Kondué, Luja (Musée du Congo). 
21. — Cremastogaster Buchneri For. subsp. a/ligatrix FOREL ©. 


— Kasai : Kondué, Luja (Musée du Congo). 


22. — Cremastogaster tricolor GERST. v. versa FOREL ©. — 
Kasai : Kondué, Luya (Musée du Congo). 

V23. — Cremastogaster tricolor GERST. v. castanea SMITH Q. — 
Kasai : Kondué, LuJa (Musée du Congo). 

24. — Cremastogaster (Atopogyne) depressa LATR. v. fuscipennis 
EmerY ©. — Léopoldville : D' Dusors (Musée du 


Congo). 
Jes. — Pheidole Aurivillii Mayer sbsp. Kasaiensis n. subsp. 


2! Longueur 4""8 à 5 millimètres. 

Tête plus grande que chez le type de l'espèce (longue de 1""7, large de 
1"M6 à 1mm7), à côtés plus convexes, moins rétrécie derrière, avec l'incision 
occipitale plus profonde et les scapes un peu plus courts. La sculpture de 
l'occiput paraît moins ponctuée, plus ridée et plus aréolaire. Tout le reste 
semble identique, mais on ne peut juger de la couleur (décrit d'après une 
nymphe près d’éclore et un exemplaire immature). 

© Longueur 3 millimètres à 3""4. 

Tête de près d’un tiers plus longue que large, plus allongée et un peu plus 
rétrécie derrière que chez le type de l'espèce. La forme est du reste la 
même. La tête est assez grossièrement ridée et réticulée sur les côtés jus- 
qu'aux arêtes frontales: front assez lisse. (Sculpture des côtés de la tête fine 
chez le type de l'espèce.) D'un brun noir; pattes et scapes d'un brun plus 
clair; funicules, mandibules et tarses roussâtres. Du reste comme l'espèce 
typique. 


Kasai : Kondué, Luja (Musée du Congo). La couleur foncée de 
l'ouvrière (d'un brun un peu roussâtre chez le type de l'espèce) 
fait présumer une couleur foncée chez le 7. 


V26. — Tetramorium (Xiphomyrmex) angulinode SANTSCHI QG. — 
Léopoldvilie : D' Dugois (Musée du Congo). 

27. — Tetramorium africanum Mayr &. — Congo da Lemba 
Maé (Musée du Congo). 


V28. — Ængramma Lujae FOoREL © ©. — Kasai : Kondué, Luyja 
(Musée du Congo). 


— FO — 


V29. — Acantholepis capensis MAYR, v. canescens Em. ©. — Congo 
da Lemba, MAYXÉ (Musée du Congo). 


W30. — Prenolepis Waelbræki EmErx G (? ?) — Congo da Lemba : 
MayxÉ (Musée du Congo). 


31. — Myrmecocystus albicans RoGER subsp. /v1dus ANDRÉ 
v. arenaria FOREL G. — Le Caire, GRAETER. 
32. — Carmponotus maculatus F. subsp. aéramentarius FOREL ©. 


— Ueré-Bili (Musée du Congo). 


= 
©) 
(#3) 


Camponotus mmaculatus F. subsp. aéramentarius For. 
V. Cluis ROR. 


© minor. Diffère légèrement du type par ses hanches, ses cuisses et son 
écaille jaunâtres, ainsi que par des taches jaunes distinctes au 3° et au 4° seg- 
ment abdominal. Du reste identique. Cette variation ne mérite pas de déno- 
mination. 


Afrique orientale, entre les Grands Lacs. 


/34. — Camponotus maculatus F. subsp. anzer FoREL ? 


© minor. Longueur 85 à o millimètres. 

Tête un peu moins rétrécie derrière que chez le z2aculatus 1. Sp., mais au 
moins aussi allongée, noire. Abdomen entièrement noir, avec le bord des 
segments jaunâtre, sans taches. Thorax et pattes exactement colorés comme 
chez la grande 5, mais le dos du thorax est plus foncé, noir, le ventre 
(sternum) étant un peu plus jaunâtre. Le bord du pronotum est jaunâtre et 
translucide, comme chez la grande G. Les parties noires ont, chez la petite O 
comme chez la grande, un certain reflet bleuâtre. 

Kigerama et Weranjanje, près Kagera (Afrique orientale, entre les Grands 
Lacs). Je ne suis pas absolument sur que ce soit bien la © minor de la 
subsp. zzonzer, Car elle est plus foncée que celle-ci, au contraire du 
maculatus 1. sp. Mais de pareilles inversions de couleur entre grande et 
petite & sont fréquentes chez les subsp. du C. maculatus. 


V3s. — Camponotus maculatus F. subsp. Brutus FOREL Q. — 
Kasai : Kondué, Luja; Lukula, Dantez (Musée du 
Congo). 

36. — Camponotus carbo Em. subsp. puberulus Em. — Congo 


da Lemba : MAyXÉ (Musée du Congo). 


— 281 — 


37. — Camponotus carbo EM. subsp. Osiris n. subsp. 


Q minor et media. Longueur 4gmm2 à 6mms. 

Tout à fait semblable à la subsp. fuberulus. Mais l'abdomen est luisant et 
faiblement chagriné (réticulé), parfois subopaque. En outre, la pubescence 
est plus pâle, jaunâtre. 


Congo da Lemba : Mayxé (Musée du Congo). 


Peut-être une simple variété, mais le €. carbo typique et la 
subsp. puberulus sont si profondément mats, que l'abdomen luisant 
de cette forme constitue un contraste très apparent. 


48. —_ Camponotus Schoutedeni n. sp. 


© minor. Longueur 3%8 à 4 millimètres. 

Extrèmement voisin du Zubbocki FOREL, de Madagascar, avec la mème 
écaille et le même épinotum concave en selle. Mais le thorax est bien plus 
court et le promésonotum forme une bosse bien plus convexe, surtout le 
mésonotum. Puis la tête est plus courte (seulement un peu plus longue que 
large), moins rectangulaire, plus large derrière que devant (pas plus large 
chez le Zubbocki © min). Les yeux sont plus grands et situés au tiers posté- 
rieur (un peu plus en avant chez le Zubbocki). Mandibules armées de 
6 dents. Le scape est un peu plus court, dépassant la tête de bien moins de 
la moitié de sa longueur. Mandibules et antennes testacées : pattes brunes ; 
le reste noir, luisant. 

Du reste comme le Zubbocki. Diffère de Zmbiventris SANTSCHI, Berto- 
loni EM. et Bianconii EM, par son écaille épaisse avec une face supérieure 
et par son épinotum en selle. 


Congo da Lemba : MaAYNé (Musée du Congo). 


39. — Camponotus Wellinant FOREL © major. — De Kifumtiro 
à Karagwe, Afrique orientale, entre les Grands Lacs 
(Musée de Breslau). 


40. — Camponotus akwapimensis MAYR ©. — Kigerma (même 


TO 


révion); Eala (Musée du Congo). 

J 41. — Camponotus chrysurus GERST., subsp. acutisquams MaAYRr 
v. apellis FOREL ©. — Banana : D' ETIENNE (Musée du 
Congo). 


42. — Carmponotus Meinerti FOREL ©. — Léopoldville : D' Du- 
Bois (Musée du Congo). 


143. — Camponotus Merinerti FOREL Var. Æeginæ FoREL ©. — 
Kasai : Kondué, Luja (Musée du Congo). 


44. — Camponotus simus Em. subsp. zzanidis FoREL ©. — 
Bas-Congo. 


Une comparaison attentive de cette forme avec le type du 
C. simus, que je dois à l'obligeance de M. EMERY, me prouve que 
le z2anrdis mérite de constituer une race par sa tête bien moins 
tronquée devant. La couleur est aussi d’un brun bien plus clair et 
la pilosité un peu plus abondante et plus dressée sur les tibias 
(Musée du Congo belge). : 


Vus Polyrhachis laboriosa Su. G. — Congo da Lemba : MAYNÉ 
(Musée du Congo). 


W 46. — Polyrhachis concava ANDRÉ G. — Congo da Lemba 
MAYxXÉ (Musée du Congo). 
L 
47. — Polyrhachis gagates Su. subsp. congolensis SANTSCHI ©. 
— Congo da Lemba : MAyNÉ (Musée du Congo). 
V18. — Polyrhachis decemdentata ANDRÉ @. — Congo da Lemba : 


MAYyxXé (Musée du Congo). 


V49. — Polyrhachis Maynei n. sp. 


©. Longueur 6mm2. 

Mandibules subopaques, très finement et irrégulièrement sculptées, avec 
des points épars très fins. l'ête en trapèze, élargie derrière, rétrécie devant, 
un peu plus longue que large, à bord postérieur convexe, surtout au milieu, 
à côtés presque droits et à bord inférieur latéral aigu. Epistome subcaréné, 
biéchancré, largement avancé au milieu en lobe arqué, subbidenté vers son 
milieu, rectiligne entre les deux denticules. Aire frontale grande, peu 
distincte. Arêtes frontales très rapprochées devant, un peu divergentes et 
sinueuses derrière. Yeux médiocres, situés au tiers postérieur. Scapes dépas- 
sant le bord occipital d'un bon tiers de leur longueur. Pronotum 1 */; fois 
plus large que long, aussi large que la tête, avec rebord latéral aigu et deux 


— 283: — 


épines larges, déprimées, pointues, un peu plus longues que la largeur de 
leur base qui continue le bord latéral. Suture promésonotale franche, échan- 
crant le bord du thorax. Suture mésoépinotale presque obsolète. Mésonotum 
1 /, fois plus large que long, avec un bord aigu. Épinotum obtusément 
bordé devant, sans bord derrièrre, formant avec le mésonotum une seule et 
même bosse. Son profil, très convexe, continue la convexité du pronotum, 
mais devient concave au bas de la face déclive, d'abord subverticale, puis 
subhorizontale. Pas de dent prosternale, mais un denticule mésosternal en 
bas. Haute, très épaisse, biconvexe, en ovale vertical à bord supérieur sub- 
tranchant et transversalement convexe, l’écaille n’a que deux épines subver- 
ticales ou presque verticales, situées entre le bord supérieur et le bord 
de l’ovale, et fortement dépassées latéralement par ce dernier. Ces épines 
sont épaisses et parallèles sur une longueur égalant la moitié de leur inter- 
valle; puis elles se recourbent élégamment, en dehors et en bas, en corne de 
chamoiïs, de sorte que leur pointe aiguë est dirigée en bas. Très élevé, très 
court et verticalement tronqué devant, l’abdomen offre sur le profil une 
concavité antérieure, qui recoit la convexité postérieure de l'écaille. Cette 
concavité est obtusément subbordée en haut et aux angles supérieurs laté- 
raux. La hauteur antérieure de l'abdomen (portion tronquée et concave) 
égale presque sa longueur. Pattes assez longues ; tibias sans petits piquants. 

Densément et finement réticulée, ponctuée et mate. Pilosité dressée 
nulle, sauf à la bouche et vers le cloaque. Une fine pubescence jaunâtre 
forme sur tout le corps et sur les membres un léger duvet grisâtre très 
distinct, mais ne cachant nulle part la sculpture; la pubescence est néanmoins 
plus longue et le duvet plus apparent vers le bas du thorax, de l’écaille et de 
l'abdomen. 

Noire. Extrémité des tarses et des mandibules brune. 


Congo da Lemba : MAY (Musée du Congo) 1. ©. 


Diffère de sa proche parente 2. curta ANDRÉ par le manque de 
dent prosternale, par la présence d'une dent mésosternale, par le 
fait que le devant de l'épinotum fait partie du dos du thorax, enfin 
par l'écaille convexe et non plane derrière: elle est aussi convexe 
derrière que devant. Il est inadmissible qu'ANDRÉ, qui déclare 
l'écaille de sa crta plane derrière, n'ait pas vu la concavité anté- 
rieure de l'abdomen et sa singulière forme. Je n'aivpas vulla 
P. curta. La P. cornuta Srrrz est tout autre ; de même les autres 
espèces nouvelles de Srrrz et de Sanrscur. 


ANNEXE 


HENOUDBESUES ROIUNIS DAS Ie 


Cremastogaster Egidyi FOREL, v. Ingvei n. var. 

© Longueur 2nm5 à 2mm8. 

Dos du thorax finement réticulé et ridé (lisse chez le type), conformé du reste comme 
chez le type de l’espèce et non pas comme chez la subsp. Spiro sai FOREL. Épines plus grêles 
que chez le type de l'espèce. Premier nœud un peu plus court. Second nœud plus faible- 
ment sillonné au milieu. Moins dimorphe. Échancrure thoracique plus faible. Du reste 
identique au type de l'espèce. 


Java. (Reçu de M. SJdSTEDT.) 


Cremastogaster {Atopogyne) Lorteti FOREL var. Le//enica FOREL. 


En décrivant mon C7. kellenica d’ Athènes, je ne me suis pas aperçu que mon C7. Zorteti, 
de Damas, appartient aussi au S G. Atopogyne et que l’Ae//enica n’en est qu’une variété plus 
grande, à abdomen noir et à tête allongée, un peu plus longue que large. 


Cr. hellenica For — Cyr. Lorteti FOR. v. kellenica FOR. 


Chez le type © de l'espèce, les mandibules ont le bord externe plus convexe, ce qui les 
rend moins pointues et les rapproche de la forme ordinaire; la dent terminale est aussi 
moins allongée. 


Cremastogaster Rogenhoferi MAyR subsp. Kerri n. subsp. 

e] Longueur 46 à 6mm3, 

Épines épinotales courtes, longues comme un peu plus du tiers (à peine les 2/-) de leur 
intervalle. Stries de la tête un peu plus grossières et plus divergentes, mais aussi régulières 
que chez le type de l’espèce. Sculpture du thorax moins forte. Mésonotum légèrement plus 
large; tête très large, beaucoup plus large que longue. Sur la tête et le thorax une 
pubescence assez abondante, longue et très distincte, jaunâtre, bien plus forte que chez le 
type de l’espèce. Abdomen brun foncé; tête et dessus du thorax bruns; le reste rougeûtre 
un peu jaunâtre. Du reste comme la forme typique. 

Chiengmai, Siam (M. A. F. G. KERR). 

Cette forme, remarquable par sa grande taille et ses courtes épines, a la sculpture du 
Rogenhoferi et non celle de l’artifex; elle n’a pas les tibias poilus de ce dernier. Sa 
pubescence et ses courtes épines la distinguent du Xogenhoferi typique. La forme du 
corps, etc., la distinguent de Spengeli Foret; la sculpture et la forme de l’échancrure et de 
l’épinotum, du Wroughtoni. 


— 285 — 


Tetramorium caespitun L subsp. Davidi n. subsp. 

© Longueur 3mmoà 3mm7, 

Tête carrée, grande, large, distinctement élargie derrière et remarquablement déprimée, 
plus encore que chez la subsp. depressum For , plus largement concave derrière que chez le 
type de l'espèce. Arêtes frontales courtes. Échancrure thoracique forte et face basale de 
l’épinotum fort convexe, comme chez la var. bariensis FOREL, mais le pronotum est large 
(sans le cou, presque 3 !/. fois plus large que long). avec les épaules anguleuses. Épines 
fortes, larges, un peu plus longues que la largeur de leur base, un peu obtuses. Les deux 
nœuds transversaux aussi larges l’un que l’autre; chez la grande © le premier est 2 fois, 
le deuxième 1 ?/; fois plus large qwe long. 

Fortement ridé en long et assez mat; tête, en outre, fortement réticulée; sculpture en 
somme comme chez la var. fortis FOREL, avec les réticulations de la tête un peu plus fortes, 
mais les nœuds sont luisants et n’ont que quelques grosses réticulations longitudinales, 
Pilosité moins abondante que chez le type de l'espèce, mais plus abondante que chez la 
subsp. depressum FOR. 

D'un roux ferrugineux un peu jaunâtre chez les petites D; abdomen et pédicule brunâtres 
ou d’un brun jaunâtre. 


Jérusalem. (Pater ERNST SCHMITZ.) 


Ressemble surtout à la var. 6ariensis FOREL de la race typique, mais bien plus fortement 
sculpté. La tête large et déprimée la distingue, en outre, des autres formes. J'ai indiqué la 
largeur des nœuds un peu trop forte dans ma description de la var. &artensis. Elle est à peu 
près comme chez Davidi; le 2e nœud un peu plus court. Chez depressum les nœuds sont 
beaucoup moins larges. 


Iridomyrmex cordatus SM. var. Waldoi n. var. 

eo] Longueur 3 à 3mm7. 

Diffère du type de l’espèce par sa pilosité plus abondante et entièrement dressée sur les 
pattes et sur les scapes, puis, par les côtés de la tête moins convexes et par l’épistome un 
peu plus déprimé; ses côtés proéminents moins en bourrelets devant la fossette antennaire. 
Le sommet de l’écaille est aussi un peu plus arrondi et sa face postérieure un peu moins 


plane. 
Doi Sootep Chiengmai, Siam, sur des fleurs. (Reçu de M. GEOFFREY WALDO, du British 


Museum.) 
Zridomyrmex Myrmecodiae Em. Même localité ( (eo) OS): 


Dolichoderus Taprobanae SM. var. siamensis n. var. 

re] Longueur 2"m2 à 2mm4, 

Tout à fait semblable à la var. gracilipes MAYR., mais la sculpture est un peu plus forte 
et l'abdomen est roux, tandis que la tête et le thorax sont d’un noir à peine brunâtre. Un 
peu plus petite aussi. 

Q Longueur 4mm2. Couleur comme chez l’ouvrière, sculpture sensiblement plus forte 
que celle de la var graci/ipes, surtout sur la tête. 

Doi Sootep Chiengmai, Siam, sur des fleurs. (Reçu de M. GEOFFREY WALDoO, du British 
Museum.) 

N. B. Pour les espèces de Fourmis de l’Empire des Indes et de Ceylan que j'ai décrites, 
je prie de s’en tenir à mes descriptions originales dans le Yourna/ Bombay Nat. Hist. Soc., 
car les descriptions de M. BINGHAM renferment diverses inexactitudes dont je décline la 
responsabilité. - 

19 


— 20 — 


Dolichoderus bituberculatus MAYR. © Même localité. 


Pseudolasius Emeryi n. sp. (n. nom.) (— Pseudo/esius familiar:s BINGHAM, nec SMITH 
— Pseudolasius Binghami EM. partim). Dans les « Annales de la Société entom. de Bel- 
gique », juin 1911, p. 216, M. Emery décrit sous le nom de Pseudolasius Binghami, 1° ses 
anciens types de FEA, de Birmanie (© minor) et 2° la grande O décrite par BINGHAM 
comme f#ziliaris, parce que BINGHAM dessine six dents aux mandibules. Mais BiNGHam 
écrit dans le texte comme caractère générique (basé sur son type) : « Mandibles powerful, 
subtriangular, armed with four teeth, the innermost broad, bimucronate, the others acute ». 
Or, je possède une re) major, type de BINGHAM. de Birmanie, qui correspond exactement à 
la description de BINGHAM, mais les mandibules ne sont pas comme sa figure; elles sont 
robustes, à bord externe fortement courbé, avec quatre dents. dont l'interne a deux pointes: 
la 3e aussi forte que la 2°. Cela ne peut donc être le Pinghami, car EMERY donne les © de Fea 
comme typiques, et celles-ci sont tout autres. 


Longueur 6mms (tête longue de 23, sans les mandibules et large de 2mm2), jaune 
ocreux, avec le dessin linéaire brun en Ÿ à base étalée exactement comme sur la figure de 
BINGHAM, densément réticulée-ponctuée et mate. Yeux assez plats, avec 11 à 12 facettes sur 
leur diamètre (en ligne). Le scape atteint le cinquième postérieur (BINGHAM le dessine 
trop long). Tête, thorax et pattes couverts de petits tubercules piligères bruns, disséminés, 
comme le dit BiNGHAM; sur l’abdomen ils sont moins distincts. Abdomen et thorax à peu 
près bruns; membres jaunes. Du reste pilosité, pubescence, couleur et sculpture comme le 
dit BIiNGHAM; seules les mandibules, l’épistome et l'aire frontale luisants et-lisses, les 
mandibules avec des points épars. Aire frontale distincte. Correspond, du reste, exactement 
à la description générique et spécifique de BINGHaM, la première ne s'appliquant qu'à 
l’espèce et non au genre. 

Birmanie. 


Polyrhachis acantha Swire v. Kerri n. var. 


© Longueur 5mms à 6 millimètres. 

Diffère comme suit du type de Célèbes : Épines prothoraciques plus grêles, plus longues, 
plus aiguës; épines épinotales plus longues, très aiguës, moins divergentes; épines de 
l’écaille beaucoup moins recourbées en arrière autour de l'abdomen, peu courbées, à peu 
près droites à leur tiers apical. Les deux dents médianes de l'écaille plus courtes. Le 
pronotum est encore plus bossu, comme chez la var. argertez Mayr. 

Du reste, comme le type de l’espèce et avec la même pubescence d’un grisâtre à peine 
doré, bien moins forte que chez l’argentea et pas argentée. 


Chiengmai, Siam (M. A. F. G. KERe). 


NOTE COMPLÉMENTAIRE SUR L'ÉLÉPHANT NAIN 


Dans la note que j'ai consacrée ci-dessus à l'Éléphant nain, 
je disais que la présence de celui-ci n'avait pas encore été signalée 
dans le Congo Belge. 

C'est là un lapsus et je m'empresse de le rectifier. En effet, dans 
son intéressant ouvrage /ns 2nnerste Afrika, paru en 1909, le duc 
Adolphe de Mecklembourg écrit textuellement (p. 365), à propos 
d'un Eléphant, dont il recueillit le squelette : « Die Länge der 
Wirbelsäule bis zum Becken betrug nur 112 em., die des Kopfes 
vom Ansatz des Elfenbeins bis zum Hinterhaupt 66 cm. bei 
43 cm. Hôhe. Die Masse des längsten Zahnes einschliesslich des 
im Schädel befindlichen Teiles betrugen 78 cm bei 23 cm. Dicke 
am Austritte aus den Schädel ». Cet Éléphant avait été tué chez 
les Wambutti, près de Beni, dans la forêt, et l'existence en était 
familière aux indigènes. 

L'Éléphant nain existe donc dans les environs de Beni et la cita- 
tion reproduite ici vient confirmer les indications qui ont donné 
lieu à la dite note. 

H. SCHOUTEDEN. 


BIBLIOGRAPHIE 


Zoological Results of the Ruwenzori Expedition, 1905-1906. — TRANS. Z001. 
Soc. Lonp., t. XIX, 554 pages, 24 planches. Londres, 1909-1910. 


Sous les auspices d’un comité spécialement institué dans ce but, une expédition anglaise 
explora durant les années 1905-1906, le massif si intéressant et encore si peu connu, à ce 
moment, du Ruwenzori. Cette expédition, placée sous le commandement de M. R.-B. 
WOoosNAM, à qui étaient adjoints MM. DENT, LEGGE, CARRUTHERS et WOLLASTON, ne put 
faire qu'un bref séjour sur le versant belge du Ruwenzori, et c’est du versant anglais que 
provient la grande masse de ses collections. Celles-ci ont été. en outre, complétées par des 
récoltes faites en territoire belge au cours du voyage de retour, et notamment à Beni et à 
Irumu, dans les régions de l’Ituri et de la Semliki. 

Les résultats zoologiques de l'expédition ont ète considérables, et les collections du 
British Museum se sont enrichies, grâce à elle, d’une foule de types intéressants. Les 
chiffres suivants montreront d’ailleurs l'importance des récoltes faites. 

Il fut rapporté en tout 5,979 spécimens, appartenant à 1,178 espèces différentes. parmi 
elles il se trouva 230 formes nouvelles. La répartition de ces formes nouvelles est la 
suivante : 


NOMBRE D'EXEMPLAIRES. NOMBRE D'ESPÈCES. NOUVEAUTES. | 


Mammifères CAE 425 85 34 
Oetes : QUE MO 385 WT 
Reptiles-Batracien : 135 15 2 
Poissons . CASH 31 16 3 
Arthropodes 2,814 659 155 
Mollusques . . : 38 T4 4 


Ainsi qu'on le voit, les Oiseaux principalement ont été l’objet de l'attention des membres 
de l'expédition, et l’on peut dire qu’actuellement la faune ornithologique du Ruwenzori est 
l’une des mieux connues de l'Afrique tropicale. Les chiffres donnés ci-dessus comprennent, 
toutefois, les espèces récoltées dans l’Afrique orientale et surtout dans le ‘ongo belge. 


Monograph of the Okapi, par Sir RAY LANKESTER. — Atlas (48 planches) in-4°, 1910. 


Depuis la découverte mémorable de l'Okapi, le Profr Ray LANKkESTER, alors directeur du 
British Museum (Natural History), s'était attaché à réunir des matériaux aussi nombreux 
que possible, relatifs à cet Animal. La publication de l’importante étude de FRAIPONT, dans 
les Annales du Musée du Congo, survint en 1907, et l'éminent zoologiste anglais abandonna 


provisoirement son projet de monographie. Les planches destinées à accompagner celle-ci 
étant toutefois prêtes en grande partie, le British Museum vient de les publier, sous forme 
d’un magnifique atlas de 48 planches. 

Les planches 2-19 représentent les particularités des divers crânes étudiés par l’auteur; 
les planches 20-28, les vertèbres, les planches 29-46 donnent des figures des parties zébrées 
de la peau ou d'animaux entiers; la planche 47 représente diverses queues, et la planche 48 
donne un diagramme de la direction des poils sur la tête, L'ensemble de ces planches apporte 
une foule de documents intéressants pour la connaissance de l'Okapi. 

L’atlas est précédé d’une note sur la présence ou l'absence d’ossicones chez l’'Okapi et sur 
la signification des crânes larges et étroits. Il reste douteux pour l’auteur si la femelle est 
réellement dépourvue d’ossicones ou si peut-être ils existent à une certaine période de la 
vie. De même, les dimensions du crâne sont trop variables pour qu'on puisse distinguer les 
sexes d’après elles. L’Okapi varie d'ailleurs considérablement, non seulement dans la colora- 
tion, mais aussi dans ses caractères ostéologiques : dimensions du crâne, proportions de ses 
os, forme des sutures, dimensions et date d'apparition des ossicones, proportion des apo- 
physes des vertèbres, etc. 


RÉSUMÉ DES TRAVAUX PUBLIÉS DANS LE 2° FASCICULE 
DE LA REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE 


À. GRUVEL. Les Langoustes de la côte occidentale d’Afrique (pp. 141-144). 


L'auteur nous donne un aperçu des résultats qu’il a obtenus dans ses recherches sur la 
distribution des diverses espèces de Langoustes sur la côte occidentale d'Afrique. Le fait le 
plus saillant est la découverte en quantité considérable de la Langouste royale. Celle-ci 
s’importe déjà en Europe. 


E. WasManN. Zur Kenntnis der Termiten und Termitengäste vom Belgischen 
Congo (pp. 145-176, pl. VII-VIII). 


Suite du travail paru dans le Ier fascicule de la Revue. Description de diverses espèces 
nouvelles de Termites (et revision des Cubitermes) et de Termitophiles. 


Dupuis. Notes de conchyliologie (pp. 177-178). 


Découverte à Accra du Æissurella nubicula L. Identité de l'Achatina Weynsi DAUTz., et 
Schweinfurthi MART. 


H. ScHOUTEDEN. Cimicidæ et Coreidæ recueillis dans les districts du Kasai et 
du Kwango par MM. Carlier, Koller et Luja (pp. 179-189. 


Enumération des espèces recueillies dans ces deux districts du Congo et description des 
formes nouvelles. 


M. LericHE. Les Poissons des couches du Lualaba (Congo belge) 
(pp. 190-197, pl. IX-X\. 
Description de Poissons recueillis dans les couches du Lualaba, au Congo, et dont l’étude 
permet l’attribution de ces couches au Trias supérieur. 
R. SHELFORD. New Blattidae collected by D: Sheffield Neaye in the Katanga region 
of Congo (pp. 198-203). 


Description d’une série de Blattes nouvelles provenant du Katanga et appartenant au 
Musée de Tervueren. 


F. Saxrscmi. Nouvelles Fourmis du Congo et du Benguela (pp. 204-217). 
Énumération d'une série de Fourmis nouvelles ou intéressantes. 
H.-B. PRESTON. Descriptions of nive new species of terrestrial Mollusca 
from Naïivasha, British East Africa (pp. 218-221, pl. XI). 


Mollusques nouveaux de l'Afrique orientale anglaise. 


H. ScHOUTEDEN. L’Eléphant nain du Congo (pp. 222-229, pl. XII-XIII). 
Note sur l’existence au Congo d’un Éléphant de très petite taille. Détails sur l’unique 
exemplaire de l’Éléphant nain connu jusqu'ici. 
L. Navas. Notes sur quelques Névroptères d’Afrique (pp. 230-244, pl. XIV). 


Etudes sur divers Névroptères africains. avec description d’espèces nouvelles, notamment 
du Congo. 


J. RopHaIN et J. BEQUAERT. Sur la ponte de la Cordy/obie anthropophege (GRÜNBERG) 
(PP. 245-252). 


Les auteurs ont pu observer, au Katanga, le mode de ponte de ce Diptère, qui abandonne 
ses œufs sur le sol dans les endroits fréquentés par les hôtes; ceux-ci s’infectent eux-mêmes 
en se couchant à portée des larves nées de ces œufs. 


G. UrMERr. Zwei neue Arten der Trichopterengattung Pipseudopsis aus Africa 
(pp. 253-255). 


Nouvelles espèces de Trichoptères du Congo et de Madagascar. 


H. WaGxer. Zur Kenntnis der Apionfauna des Congogebietes (pp. 256-260). 

Liste des Apzor du Musée de Tervueren et description des espèces nouvelles. 

H. ScHOUTEDEX. Reduviidæ et Pyrrhocoridæ recueiilis dans les districts 
du Kasai et du Kwango par MM. Carlier, Koller et Luia (pp. 261-268). 


Enumération des espèces recueillies. Formes nouvelles. 


E. STRAND. Striphnopterygidæ aus Deutsch Ostafrika gesammelt 
von Herrn D' Reuss (pp. 269-271). 


Liste d'espèces récoltées dans l'Afrique orientale allemande; trois types nouveaux. 
J. BEQUAERT. Découverte d’un Hyménoptère endoparasite des pupes 
de Glossina palpalis (pp. 272-273). 
Dans une pupe de Glossine provenant d’un élevage, l’auteur a trouvé quelques Procto- 
trypides. Cette découverte est fort intéressante. 
A. Forez. Fourmis d’Afrique et d’Asie. — I. Fourmis d’Afrique, surtout 
du llusée du Congo belge. — II. Quelques Fourmis d’Asie (pp. 274-2861. 
L'auteur donne une liste de Fourmis, congolaises principalement, parmi lesquelles il se 
trouve diverses nouveautés. 
H. ScHourEDpEN. Note complémentaire sur l’Éléphant nain (p. 287). 


Complément à la note insérée page 222. Le duc de Mecklembourg, au cours de son pas- 
sage dans le Congo, a vu la dépouille d’un Éléphant nain. près de Beni. 


L'INSTINCT MATERNEL 


CHEZ 
RHINOCORIS ALBOPILOSUS SIGN. 


HÉMIPTÈRE  RÉDUVIIDE 


PAR 


le D' J. BEQUAERT 


(Entomologiste de la Mission scientifique du Katanga.) 


Les observations sur l'instinct maternel chez les Hémiptères 
semblent assez peu nombreuses pour m'engager à publier celle que 
jeus récemment l'occasion de faire chez AAinocorrs albopr- 
losus SIGN. (), espèce de Réduviide fort commune aux environs 
de Bukama et Sankisia, où elle habite les endroits secs et herbeux 
de la savane boisée. 

Le 22 mars de cette année, je trouvai sur la colline de Bukama 
ïne femelle de cet Insecte sur une tige de plante herbacée, à une 
trentaine de centimètres au-dessus du sol. Elle attira mon atten- 
tion parce que, à mon approche, elle se mit sur la défensive, les 
antennes ct la tête relevées. Un examen plus attentif me montra 
que cette femelle était posée sur un paquet d'œufs. 

Ce paquet se compose d’une couche unique de coques ovigères, 
au nombre de quatre-vingts environ, serrées étroitement les unes 


(1) Je dois la détermination de cet Insecte à l’obligeance de mon excellent ami, M. H. 
SCHOUTEDEN, le savant hémiptérologiste, conservateur au Musée de T'ervucren, qui m'en 
gagea à publier cette observation; je tiens à le remercier vivement pour les nombreux 
renseignements qu’il me fournit à mainte reprise. 


20 


— 2% — | 


contre les autres en deux à cinq rangées longitudinales assez irré- 
gulières. Allongé dans le sens de l'axe de la tige, à la surface de 
laquelle il adhère par une large base couvrant sur un des côtés à 
peu près le quart de la circonférence, ce paquet mesure environ 
18 millimètres de long et 3 millimètres de largeur maximale ; son 
épaisseur, correspondant à la plus grande dimension de chaque 
coque ovigère, est de près de 2 millimètres. Ses contours exté- 
rieurs sont irréguliers, le nombre de rangées longitudinales de 
coques variant d'un point à l’autre sans règle apparente. 

Chaque coque ovigère a la forme d'un cylindre de près de 
2 millimètres de haut et o""6 de diamètre, à base (partie adhérente 
à la tige) convexe, à sommet tronqué à angle droit par une surface 
plane; son axe longitudinal est placé perpendiculairement à l'axe 
de la tige. Par suite de la pression réciproque qu'exercent les 
coques des différentes rangées, les cylindres prennent une forme 
légèrement prismatique. [1 s'ensuit que l’ensemble simule grossiè- 
rement la disposition alvéolaire que l’on retrouve dans l’agence- 
ment des cellules de beaucoup de nids d'Hyménoptères. 

La paroi de la coque ovigère est formée à la base et sur les côtés 
par une membrane fine, assez tenace, non élastique, se déformant 
aisément par la pression sans reprendre ensuite sa forme anté- 
rieure ; cette membrane est d'un brun pâle, opaque et mate, sans 
dessins ni ouvertures; on n'y découvre pas de texture fibreuse, 
mais elle semble plutôt produite par la solidification d’un liquide 
homogène ; la matière dont elle se compose est insoluble dans 
l'alcool. Cette paroi membraneuse est recouverte extérieurement 
d'une couche mince d’une matière molle, non compacte, qui sert 
de ciment pour tenir les coques des différentes rangées réunies en 
un paquet; cette matière, de couleur brune plus jaunâtre que la 
membrane qu'elle recouvre, se ramollit sous l’action de l'alcool. 
À la surface plane qui limite le sommet de chaque coque ovigère 
la structure de la paroi est plus compliquée encore : on y trouve 
d'abord extérieurement une mince membrane de couleur blanche, 
continue, sans orifices, de consistance molle, insoluble dans 
l'alcool, qui, sous un fort grossissement, montre une texture alvéo- 
laire. L'ensemble de ces membranes blanches externes des coques 
ovigères forme à la surface externe du paquet une face plane con- 


tinue, parallèle à l’axe de la tige et divisée en une mosaïque irré- 
gulière par les terminaisons brunes, plus où moins polygonales, des 
parois latérales des coques. Immédiatement en dessous de la cou- 
che blanche et en contact avec celle-ci, on rencontre dans chaque 
coque une cupule brune, en forme de Le sphérique très régu- 
lière, à concavité tournée vers /l'intérieur. Cette cupule à paroi 
Chen ÉPARse est beaucoup plus résistante que la paroi 
latérale de lal coque; la matière dont elle se compose est d’un 
brun foncé, insoluble dans l'alcool, et montre sous un fort gTOSSIS- 
sement une fine structure toletce très régulière. Sa surface ne 
présente mi orifices m sculptures. 

Chaque coque ovigère renferme un œuf. La jeune larve sort de 
la coque par le sommet à face plane, en repoussant en son entier, 
à travers une déchirure irrégulière de la membrane molle supé- 
rieure, la calotte résistante. 

Après la ponte, la femelle garde ses œufs en se plaçant au- 
dessus et à peu près vers le milieu du paquet de coques ovigères. 
Comme le montre la figure, elle s'attache avec les tarses à la 
surface libre de la tige, place l'axe lon- 
gitudinal de son corps parallèlement à 
celui de la tige, de façon que sa face 
ventrale entre presque en contact avec 
la face plane externe du paquet. Si l’on 
essaie de toucher les œufs, l’insecte se 
tourne immédiatement vers le côté d'où 
vient le danger, et relève sa tête armée 
d'un rostre puissant. Lorsqu'on tâche 
de capturer cette femelle, elle s'enfuit 
à une faible distance le long de la tige, 
et ne s'envole pas comme font ses con- 
génères dans les circonstances ordinai- Fire. 1.— Rfinocoris albopitosus © 
res; mais elle revient vers ses œufs dès gardant ses œufs. Grossie deux 
que tout danger semble écarté. Cette De 
protection des coques ovigères n'est certainement ni inutile ni 
inefhcace; nous avons, en effet, vu un petit Hyménoptère Chalci- 
dide, du groupe des Ptéromaliens, s'approcher à plusieurs reprises 
du paquet d'œufs, dans le but évident d'y déposer sa progéniture 


— 296 — 


parasite ; mais chaque fois la femelle vigilante se tournant du côté 
de l'ennemi parvint à l'en empêcher. 

L'éclosion des œufs ne semble pas se faire simultanément dans 
tout le paquet. Au moment où nous faisions notre observation, un 
petit nombre d'œufs étaient déjà éclos et nous avons vu les jeunes 
larves se promener paisiblement sur le dos de leur mère, qui con- 
tinuait ainsi son rôle de protectrice même pour sa progéniture lar- 
vaire. Il nous semble probable qu'au moins dans les premiers temps 
de la vie larvaire cette sollicitude maternelle se traduit aussi par la 
capture de proies pour nourrir les jeunes larves. 


Sankisia (Katanga), août ro11. 


N. B. — Les observations de mon ami, M. le Dr BEQUAERT, sont fort intéressantes et 
constituent une contribution importante à la biologie des Hémiptères. Les cas connus de 
« sollicitude maternelle » chez les Hémiptères sont encore peu nombreux et j'ai relevé la 
plupart d’entre eux dans une note parue, sous le titre « La sollicitude maternelle chez les 
Hémiptères », dans la Revue de l'Université de Bruxelles, NII, pp. 771-777 (1903). Quelques 
observations ont été publiées depuis par divers auteurs, mais les notes de M. BEQUAERT 
font voir que chez les Réduviides également la femelle couve » ses œufs. 

En décembre dernier, M. BEQUAERT nr'écrit avoir revu à Sampwe (Katanga) une © de 
Rhinocoris albopilosus gardant ses œufs dans les conditions indiquées ci-dessus. 

Dr H. SCHOUTEDEN. 


NOTES DE ZOOLOGIE ÉCONOMIQUE 


LES HÉMIPTÈRES PARASITES DES COTONNIERS 


EN AFRIQUE 


PAR LE 


D' H. SCHOUTEDEN 


(Musée du Congo Belge, Tervueren). 


(Planches XV-XVI.) 


Les Hémiptères parasites du Cotonnier en Afrique n'ont pas 
jusqu'ici attiré l'attention de facon marquée. Faut-il en conclure 
que leur action n'a pas été nuisible, ou faut-il plutôt penser que 
les planteurs n'ont pas porté suffisamment leur attention sur ces 
Insectes ? Il est difficile de répondre à cette question, étant donné 
surtout qu'un proche BEEN de l’un des Hémiptères vivant en 
Afrique sur le Cotonnier s’est rendu célèbre aux États-Unis par 
les dégâts qu'il a occasionnés. 

Quoi qu'il en soit, les lignes qui suivent auront peut-être pour 
effet d'attirer l'attention sur ces parasites et d'inciter nos lecteurs 
d'Afrique à compléter les données que nous possédons déjà sur ces 
Insectes. 

Les principaux Insectes Hémiptères dont la présence sur le 


— 298 — 


Cotonnier (Gossypium) en Afrique a été signalée jusqu'ici sont les 


suivants (°) : 


Cimicidae : Calidea apicalis ScHour. 
Coreidae : ZLeptoglossus membranaceus FABR. 
Pyrrhocoridae : Dysdercus var. sp. 
Myodochidae : Oxycarenus var. sp. 

Aphidae : Aphis var. sp. 

Coccidae : Divers Coccides. Diverses espèces. 


Nous allons les passer en revue rapidement. 


T1. — CALIDEA APICALIS SCHOUTEDEN. (Planche XV, fig 1.) 


Mon excellent collègue M. THÉO KUHLGATZ a mentionné sous 
le nom Calidea rufopicta Wa1Kx. un Cimicide trouvé par M. le 


F1G. 1. — Calidea apicalis 
SCHOUT. 


Prof Busse sur le Cotonnier à Tabora. Ainsi 
que j'ai pu m'en assurer par l'examen des ma- 
tériaux du Musée royal de Berlin, que j'ai 
actuellement sous les yeux, cet Hémiptère 
n'est autre que le Calidea apicalis ScHour., 
que j'ai décrit en 1903 dans ma « Monographie 
des Scutellérides d'Afrique », sur des exem- 
plaires provenant notamment de l'Afrique 
orientale allemande, où l'espèce est assez 
répandue. Ainsi que je l’ai déjà dit dans cette 
monographie, le Ca/idea rufopicta de War- 
KER, dont j'ai vu le type au British Museum, 
appartient au genre Cryplacrus et constitue 


une variété du Cryptacrus comes FaABr. Le Calidea apicalis en est 


bien différent. 


(*) A Java, les Æelopeltis (dont il a été question dans une note antérieure, sur les Hémi- 
ptères parasites du Cacoyer en Afrique — ce tome de la Revue, p. 61 —) se trouvent parfois 


sur le Kapok. 


— 2099 — 


Parmi les Cimicides, les Calidea sont aisément reconnaissables, 
en tant que Scutellériens, au fort développement de l’écusson qui 
recouvre tout l'abdomen, ne laissant, au repos, apparaître les 
élytres qu'à leur base, ainsi que le montre la figure 1. Leur forme 
allongée et leur taille (9-20 mm.) les feront aisément reconnaître 
parmi leurs congénères. 

Les Calidea ne se trouvent que dans les régions éthiopiennes 
(Madagascar inclus) et j en ai distingué les diverses espèces dans 
ma monographie. Le Calidea apicalis y est traité comme sous- 
espèce du C. z2-punctata FABR., mais je pense qu'il y a lieu de l’en 
séparer spécifiquement. Il n'existe que dans l’Afrique orientale, 
atteignant cependant le Tanganyika. Dans l'Afrique occidentale, et 
notamment au Congo, c'est le C. Dreger GERM. qui est surtout 
abondant; peut-être l'y trouvera-t-on aussi sur le Cotonnier. 
Le C. Dreger se distingue à première vue du C. aprcalis par la 
coloration uniforme pâle des fémurs, qui chez C. apicahs ont la 
partie distale noire (à reflets violets, bleus, etc.). 

Les Calidea, que l'on ne rencontre guère en masse, ne me 
paraissent pas devoir devenir des ennemis sérieux du Cotonnier. 
Et, en cas d’invasion un peu abondante, la récolte et la destruction 
de ces gros Insectes n'offriront pas de difhcultés. 


2. — LEPTOGLOSSUS MEMBRANACEUS FABRICIUS. 
(Planche XV, fig. 25.) 


CoCKERELL a signalé que dans le sud de la Californie le Zepto- 
glossus zonatus DALL. s'était manifesté comme nuisible au Coton- 
nier (ainsi qu'aux Crérus, Musa, ete.). ROSENFELD mentionne dans 
les mêmes conditions le Z. phy/lopus L. en Louisiane. Peut-être 
le Leptoglossus membranaceus, si répandu en Afrique, se trou- 
vera-t-1l également sur les Gossyprur qu'on y cultive. Aussi crois-Je 
utile de figurer ici ce Coréide, d'aspect fort reconnaissable, grâce 
surtout à la forme des tibias postérieurs (fig. 4). 

Au-dessus, l’Insecte adulte est noir, avec les parties suivantes 
d'un jaune orangé : une ligne longitudinale de chaque côté de la 
tête en arrière des yeux, une bande arquée (en avant) sur la partie 


antérieure du pronotum, un point sur le disque de l’élytre, une 
macule au bord interne du tibia postérieur, Les articles des antennes 
en partie. En dessous, le corps est orné de séries longitudinales de 
taches jaune orangé. 


F1G. 2. — Zeptoglossus 
membranaceus F., jeune larve. 


FiG. 3. — Zeptoglossus mem- F1G. 4. — Zeptoglossus membra- 
branaceus F., dernier stade naceus F., adulte. 
larvaire. 


Les larves, non encore décrites. ressemblent déjà, comme forme 
générale et coloration, à leur dernier stade, à l'adulte, dont les 
distingue à première vue l'absence d'ailes (fig. 3). Le pronotum 
offre une large bande transversale jaune orangé, et la tête est 
de même couleur, à l'exception de deux traits noirs divergents 


partant du milieu du bord antérieur du notum vers les yeux. Le 
dos de l’abdomen est noir, avec taches blanches antérieures, et 
les segments offrent en dehors une dent bien nette. 

Les jeunes larves (PI. XV, fig. 2-3) sont de coloration verdâtre 
(blanchâtre en alcool), avec les pièces thoraciques, les pattes, les 
antennes, une macule latérale aux segments abdominaux, portant 
une épine marginale aiguë, deux taches dorsales englobant les 
glandes odorantes (avec deux épines érigées), noires (fig. 2). 


3. — LES DYSDERCUS. (Planche XVI.) 


Les Dysdercus sont des Hémiptères dont un représentant, le 
Dysdercus suturellus, ne s'est rendu que trop célèbre aux États- 
Unis, par les ravages qu'il a causés dans 
les plantations de Cotonniers et d’Oran- 
gers, principalement en Floride, en Géor- 
gie et dans les régions voisines. Dans ces 
pays, les 2ysdercus sont communément 
désignés sous les noms de « red Bug » et 
de « Cotton Stainer » : le premier de ces 
noms (comme aussi celui de « Rotwanz», 
sous lequel les désignent les Allemands) 
est dû à la coloration rouge de l’Insecte, 
à l’état larvaire notamment, tandis que 
celui de « cotton stainer » a pour origine 
les mœurs spéciales dont nous parlerons 
plus loin. 

Ce sont des Insectes de taille déjà appréciable (les espèces afri- 
caines mesurent de 10 à 20 mm., élytre compris), appartenant à la 
famille des Pyrrhocorides, de facies assez typique (fig. 5). Les 
espèces sont diversement colorées, comme le montre la table 
que j'en donne ci-après et qui est surtout basée sur des carac- 
tères de couleur; chez les espèces africaines, la face supérieure 
est en partie ou en entier de coloration jaunâtre, flave, rougeûtre, 
verdâtre même parfois (1. z7elanoderes, à en juger d’après des 
exemplaires reçus peu après avoir été mis en alcool). Presque 


F1G. 5. — Dysdercus 
superstitiosus K. 


toutes ont l'élytre barrée d'une étroite bande noire, et souvent la 
base du pronotum est également ornée d’une bande de même 
couleur. Le ventre est en général de couleur plus vive, orné de 
bandes transversales blanches, noires, rouges (Pi. XVI, fig. 7). En 
tant que Pyrrhocorides, les Dysdercus n’ont pas d'ocelles et ont le 
rostre appliqué contre la poitrine ; l'absence d'’ocelles les distin- 
gue des Myodochides, tandis que le rostre appliqué contre la 
poitrine et non arqué, mince et non robuste (fig. 6), les diffé- 
rencie aisément de certains Réduvüdes, les Ponoctonus (fig. 7), 
avec lesquels on les rencontre assez souvent et dont la coloration 
offre une frappante analogie avec la leur; ceux-ci sont d'ailleurs 
également pourvus d'ocelles. 

Le genre Îysdercus possède une distribution géographique fort 
étendue. On le trouve dans le sud des États-Unis, l'Amérique cen- 


FiG. 6. — Tête de Dysdercus. Fi1G. 7. — Tête de Phonoctonus. 


trale et méridionale (sauf le sud), l'Afrique éthiopienne, l'Asie 
(sauf la zone paléarctique), l'Océanie en majeure partie. Il manque 
donc dans les régions froides et tempérées : l'Europe, le nord de 
l'Afrique, etc. 

Un assez bon nombre d'espèces ont été décrites déjà de l'Afrique 
tropicale. La table que j'en donne ci-après permettra de les 
distinguer. Mais, comme je l’ai fait pour les Æelopeltis, je donne- 
rai en même temps le conseil à tous mes lecteurs qui ont à lutter 
sur place avec les Dysdercus, de ne pas se contenter de la déter- 
mination que leur donnera cette table, et de communiquer des 
exemplaires du parasite à un spécialiste qui les renseignera de 
facon certaine sur l'identité de celui-ci et leur dira de facon 
positive quelle est l'espèce qu'ils lui ont soumise. La plupart des 
espèces citées me sont connues en nature et sont représentées 
dans ma collection. À titre documentaire, j'ai ajouté à la table 


— 303 — 


le Dysdercus suturellus, bien que jusqu'à présent il n’ait pas été 
trouvé en Afrique. 


Table des Dysdercus africains et malgaches. 


(Les espèces marquées d’un astérisque existent dans ma collection.) 


1. à. De coloration rouge (plus ou moins sombre), à l'exception des 


[#2] 


&. 


parties suivantes : la base du pronotum, les élytres, les antennes, 
les tibias et tarses qui sont noirs ou brun foncé. Les nervures de 
la corie jaunâtres. Les segments ventraux à ligne transversale 


jaune. “D. suturellus H.-SCH. 
Coloration toute différente, l’élytre n'étant notamment jamais colo- 

rée en noir ou brun foncé, avec nervures jaunâtres. 2 
Les orifices des glandes métathoraciques ont leur bord noir. 3 
Ces orifices ont leur bord pâle, flave ou testacé, jamais noir. 5 


La corie n'offre pas de bande noire transversale. Espèce de grande 
taille (16.5-20 mm.). “D. melanoderes KARSCH. 


. La corie offre une bande transversale noire. Espèces de taille plus 


petite (12-16 mm.). Dans des cas très rares, la bande est fort 
réduite ou fait défaut. 4 
Le pronotum est orné à sa base d’une ligne ou bande transversale 
noire; en arrière du bord antérieur, il est rougeûtre. 
D. nigrofasciatus ST. 
Le pronotum n'offre aucune bande ni ligne noire à sa base ; mais, 
en arrière du bord antérieur, il présente une bande noire lisse se 
prolongeant vers l’arrière de chaque côté au bord latéral. 
“D. orientalis var. pulchra SCHOUT. 
Les côtés du pronotum sont fortement dilatés, réfléchis nettement 
et ont le bord externe courbé en dehors. Le ventre offre une 
série médiane de taches noires. De Madagascar. 
“D. ruber SIGN. 
Les côtés du pronotum ne sont pas dilatés et leur bord externe est 
droit ou mème sinué, jamais courbé en dehors. 6. 
Tête noire. En mème temps, la corie est ornée d’une bande trans- 
versale noire percurrente, S'élargissant même au bord externe de 
la corie. 7 


. Tête rarement noire (Dysdercus suberstitiosus var. nigriceps 


SCHOUT.). La corie n'offre jamais une bande atteignant les bords 
externe ef interne; si parfois la bande transverse atteint le bord 
externe, elle y est considérablement rétrécie. 8 


ST 


(oe] 


IO. 


IUIES 


T4: 


H 
oi 


SR 


Fémurs antérieurs armés d’épines aiguës et nettes dès la moitié de 
leur longueur, et même avant. Segments ventraux 4 et 5 à facies 
sombres de même coloration que celle des segments 1-3. 

*D. pretiosus DIsT. 


. Fémurs antérieurs n'ayant que les épines apicales habituelles. 


Segments ventraux 4 et 5 à bande fortement rembrunie. 
“D. ugandanus no. sp. 


. Premier article dès antennes plus court que le deuxième. Disque de 


la tête rembruni. D. migratorius DIst. 


. Premier article des antennes jamais plus court que ie suivant. 


Disque de la tête rembruni dans certains cas seulement. (] 


. La zone lisse antérieure du pronotum divisée en deux par un sillon. 


Coloration rouge brique, la corie avec une bande transversale 


noire. D. festivus GERST. 
La zone lisse antérieure du pronotum est intacte. 10 
Premier article des antennes aussi long que le deuxième. II 


. Premier article des antennes plus long que le deuxième. Tête nette- 


ment plus courte que le pronotum. 12 


. Tête à peu près aussi longue ue le pronotum. Celui-ci avec une 


zone noire bien nette à sa base. Coloration rouge, vive. 
D. fasciatus SIGN. 


. Tête nettement plus courte que le pronotum. Celui-ci sans bande 


noire, mais avec une ligne basale noire. Coloration bien moins 

vive, flave sur les exemplaires desséchés. D. irtermedius DIsT. 
Fémurs de coloration pâle ou testacée, les tibias, par contre, noirs, 

de même que les tarses. 19 
Fémurs et tibias de même coloration. 15 


a. Pronotum offrant en arrière du bord antérieur une bande transver- 


sale noire, lisse, se prolongeant latéralement en arrière. Pas de 
ligne ni bande basale. “D. orientalis SCHOUT. 
Pronotum n’offrant jamais de bande noire antérieure (cette région 
habituellement rouge ou testacée), mais offrant, en général, une 
bande ou une ligne noire transversale basale. 14 


. Pronotum orné à sa base d’une ligne ou d’une bande transversale 


noire. D. superstitiosus FABR. et variétés. 


. Pronotum sans aucune bande ni ligne basale. 


“D. superstitiosus var. albicollis KL. 
Les segments ventraux 3 et 4 sont ornés d’une grande tache 
médiane triangulaire rouge, à base située sur la base du segment. 
Pour le reste, ils sont d’un blanc ivoire. “2. cardinalis GERST. 


. Les segments ventraux n'offrent pas cette coloration caractéris- 


tique. 16 


16. a. Pattes entièrement testacées. Corie sans bande transversale. 


De Madagascar. "D. flavidus SIGN. 
b. Pattes norâtres ou d’un testacé sombre. Corie à bande transversale 
noire. “D. haemorrhoidalis SIGN. 


L'habitat de ces diverses espèces, tel qu'il m'est connu, est le 
suivant : 


Habitat des Dysdercus éthiopiens. 


1. — Î). cardinalis GERST. : Afrique orientale anglaise et allemande, 
Zanzibar, Erythrée, Abyssinie, Somaliland. 
2. — D. fasciatus SIGN. : Guinée, Congo, Zanzibar, Madagascar, Afrique 


orientale anglaise. 

— D. festivus GERST. : Afrique orientale allemande. 

— D. jlavidus SIGN. : Madagascar et îles voisines. 

— D. haemorrhoidalis SIGN. : Congo, Guinée. 

— D. intermedius Disr. : Afrique du Sud. 

— D. melanoderes KARSCH : Kamerun, Fernando-Po, Congo. 

— D. migratorius Disr. : Inde anglaise et Afrique orientale anglaise. 

— D. nigrofasciatus ST. : Congo, Gabon, Transvaal, Afrique orien- 
tale jusqu'en Erythrée. 

D. orientalis SCHOUT. : Afrique orientale anglaise et allemande (°). 

D. pretiosus Disr. : Ruwenzori. 

D. ruber SIGN. : Madagascar. 

D. superstitiosus FABR. : Afrique orientale allemande, anglaise, 
portugaise, Afrique occidentale, Congo. ) 

14. — À). ugandanus SCHOUT. nov. sp. : Uganda (°). 

Le Dysdercus suturellus H.-SCH. a pour habitat les Antilles et le Sud des 
Etats-Unis. 


KOMMCOIIMOMUTEN A CUS 


AE HA 
Ù H © 


| 


O. 


De ces espèces, quatre sont actuellement connues avec certitude 
comme vivant sur le Cotonmier, ce sont : les Dysaercus cardinals, 
fasciatus, nigrofasciatus et superstitiosus. 


(!) J'ai reçu récemment un exemplaire de la forme typique de ce Dysdercus qui a été 
recueilli dans l’'Usambara, Dar-es-Salam. Les types que j'ai décrits provenaient de l'Afrique 
orientale anglaise. 

(*) Cette nouvelle espèce ressemble à s’y méprendre au 2. pretiosus Disr., que je possède 
également. Ellc s’en distingue par les caractères indiqués dans la table. 


— 306 — 


BrocoGiE. — La biologie des Zysdercus africains est encore 
relativement peu étudiée. Les détails que je suis à même d'en 
donner sont en grande partie dus aux observations de M. le 
Prof Busse, faites à Togo et au Kamerun, et se rapportent au 
Dysdercus supershtiosus, seule espèce représentée dans les maté- 
riaux que m'a soumis l'éminent professeur de Berlin. Pour les 
détails relatifs aux dégâts des ysdercus, j ai rapporté ce que 
M. Howarp, l'éminent chef du service entomologique des États- 
Unis, dit du 2. suturellus. 


L'œuf d'aucun des Pysdercus africains n'est encore décrit, et 
même celui du 2. suturellus, espèce sur laquelle l'attention des 
planteurs aux États-Unis a cependant été si spécialement attirée, 
n’est encore connu que par la description qu’en a donnée HUBBARD : 
il est ovalaire, de couleur ambrée, à reflets perlés, et offre, vu à la 
loupe, une fine réticulation. 

Celui du 2. cingulatus, des Indes, d’après MaxweLL-LEFROY, 
est ovalaire, d’un blanc jaunûâtre. 

Où sont pondus les œufs? C’est là chose encore mal élucidée. 
D'après HuBBarp, les œufs du 2). suturellus sont abandonnés par 
la femelle, en hiver du moins, sur le sol ou sur les amas de coton 
sur lesquels vit l'Insecte; d'après ScHwaARz, ils sont pondus, aux 
Bahamas, dans les crevasses du roc. D'un travail de DUDGEON, 
il semble, par contre, résulter que les œufs du 2. sigrofasciatus, 
en Afrique occidentale, sont pondus sur les capsules ouvertes du 
Cotonnier. Il n’en peut être toutefois ainsi toujours puisque l'on 
trouve tous les stades durant toute l’année, et que, donc, ily a 
ponte durant toute l’année également. D'après MaxwEeLz-LEFROY, 
les œufs du 2. cingulatus, dans l'Inde anglaise, sont pondus en 
paquets dans les crevasses du sol ou sous les détritus, exception- 
nellement sur les capsules. À Macao, KERsSHAW a eu l’occasion 
d'observer en captivité le développement d’un autre Pyrrhocoride, 
le Dindymus sanguineus F.; les œufs furent pondus par la femelle 
(une seule observation) sur le plancher de la cage d'élevage, bien 
que dans celle-ci il y eût du feuillage frais à la disposition de 
l'Insecte. N'oublions toutefois pas qu'il s'agit d’une obsérvation 
faite dans des circonstances artificielles, et, de plus, qu'il s’agit 
d'un type bien distinct des ysdercus. 


De l'œuf sort une petite larve allongée, d'un beau rouge, à 
pattes et antennes d’un jaune rougeûtre ; à ce stade, comme à tous 
les stades larvaires, les tarses ne comptent que deux articles, 
tandis que ceux de l'adulte en ont trois. (PI. XVI.) 

Cette larve passe par une série de cinq mues qui la trans- 
forment graduellement et l'amènent à l’état adulte. (PI. XVI.) 
A partir du deuxième stade (fig. 8) apparaissent aux angles posté- 
rieurs du méso et du métathorax des lobes qui se développent peu 
à peu. Au quatrième stade, les lobes métathoraciques (les futures 
ailes) sont en partie recouverts par les lobes mésothoraciques iles 
futures élytres) ; au cinquième stade ils le sont en entier (fig. 9). 


F1G. 8. — Dysdercus supersli- F1G. 9. — Dysdercus supersti- 
tiosus F., jeune larve. : tiosus F., dernier stade larvaire. 


Les larves de grande taille ont une coloration fort caractéristique : 
elles sont d'un rouge sang, avec les lobes thoraciques et une macule 
médiane sur les segments abdominaux dorsaux, colorés en brun 
noirâtre ; les pattes et antennes de couleur sombre; le bord anté- 
rieur du pronotum, le bord externe des lobes mésothoraciques et 
une étroite bande cerclant les segments abdominaux (plus large 
en dessous), de couleur blanche. Parfois la tête est également 
sombre / 2. pretiosus), tandis que chez le 2. r7elanoderes la larve 


— 308 — 


est probablement bien moins vivement colorée, verdâtre vraisem- 
blablement. Après la cinquième mue. la transformation est com- 
plète : l'adulte (fig. 5) a toujours des élytres et des ailes bien déve- 
loppés, les premiers dépassant l'extrémité du corps. 

Ces divers stades, décrits chez le Zysdercus suturellus par 
Howarp et chez les 2). cingulalus et sidae par KuxLeaTz, se 
retrouvent aussi chez les Dysdercus africains. KUHLGATZ a décrit 
les deux premiers stades du 2). superstitiosus et du 2). cardinalis, 
et dans le matériel qui m'est passé sous les yeux j'ai vu la suite des 
autres formes larvaires. Leurs caractères différentiels sont ceux 
indiqués pour les 2). suturellus et cingulatus. Sur la planche XVI, 
figures 1-5, je donne le dessin de ces divers stades (fig. 1-3, 1). can- 
gulatus, d'après KUHLGATZ; fig. 4-5, 1). superstitiosus). 

La durée du développement, de la ponte de l'œuf à l’apparition 
de l’insecte parfait, n’a été déterminée pour aucun /)ysdercus. Chez 
Dindymus sanguineus, KERSHAW a constaté qu'elle s'élève à 
81 jours. (dont 25 entre la ponte et l’éclosion) pour atteindre le 
stade larvaire ultime, et probablement à 93 pour l'obtention de 
l’'Insecte adulte. Chez 2. cingulatus, on a constaté que des spé- 
cimens nés le même jour, d'un même paquet d'œufs, mettaient 
de 42 à 82 jours (et même 89!) à atteindre la maturité sexuelle, 
ce qui dénote une variabilité considérable dans la durée de l’évo- 
lution. Choisissant l’un de ces spécimens, nous constatons que la 
durée des divers stades est la suivante (les figures indiquées sont 
celles de la planche XVD) : 

a) De la ponte de l’œuf à l’éclosion (fig. 1) : 8 jours; 

b) De l'éclosion à la première mue de la larve (fig. 2) : 3 jours; 

c) De la première à la deuxième mue (fig. 3) : 11 jours; 

d) De la deuxième à la troisième mue (fig. 4) : 6 jours; 

e) De la troisième à la quatrième mue (fig. 5) : 6 jours; 

f) De la quatrième à la cinquième mue (adulte) (fig. 6) : 16 jours 
(dans certains cas, jusqu'à un mois et demi!) 

La femelle des Dysdercus doit être assez prolifique, étant 
données la rapide multiplication de ces parasites et leur extraordi- 
naire abondance. Que je sache, le chiffre de la descendance des 
Dysdercus africains n'a pas encore été examiné, mais la dissec- 
tion d’une femelle adulte du 2). supershtiosus m'a montré que ses 


ovaires renfermaient environ 30 œufs. En ce qui concerne le 
D. cingulatus, de l'Inde, MaAxweLL-LEFROY signale que la femelle 
pond, en deux fois, environ 150 œufs. Quant au Aeindymus 
sangutineus, observé par KERSHAW, la femelle pond 30 à 40 œufs. 

En comptant, comme le fait KERSHAW, 110 jours du moment de 
la maturité sexuelle (accouplement) d’une génération donnée à la 
même période de la génération qui en est issue (cas du Pindymus 
sangutneus), On aurait annuellement trois générations, dans la 
supposition qu'il n'y ait ni arrêt ni ralentissement dans la reproduc- 
. tion à certaines époques, bien entendu. Mais, comme je l'ai dit, on 
trouve durant toute l’année des Zysdercus à tous les stades de 
leur développement, ce qui semble indiquer qu'il n'y a pas limita- 
tion stricte d’une génération à telle ou telle période de l’année, et 
que l’Insecte se trouve également bien des diverses conditions qui 
lui sont offertes. Supposant alors que tous les œufs pondus par une 
femelle (30) donnent des individus arrivant à mâturité, et que de 
ceux-c1 seulement 50 ‘/, soient des femelles, on obtient les chiffres 
suivants : la femelle de première génération donne 15 femelles de 
deuxième génération, celle-c1 donne ensemble 450 individus, dont 
225 femelles qui, pondant à leur tour, donneront 6,750 individus, 
et 3,375 femelles (quatrième génération); et tous ces individus, 
tant à l’état larvaire qu’à l’état adulte, peuvent s'attaquer au Coton- 
nier | 

Dès leur éclosion, les larves des Dysdercus s'acheminent vers 
les parties tendres des végétaux dont elles se nourrissent. Dans le 
cas des Gossypium où Cotonniers, elles s’attaquent, comme le font 
aussi les adultes, à l'extrémité des rameaux, et notamment aux 
capsules. Tant que celles-ci sont fermées, les parasites se con- 
tentent d'y implanter leur rostre et d'en sucer les sucs; et ces 
succions répétées amènent fréquemment, si pas la mort de la cap- 
sule, du moins une diminution notable dans sa vigueur et dans la 
production de la plante. Une fois les capsules ouvertes, les dégâts 
changent de nature : les Mysdercus S'attaquent en effet aux 
semences elles-mêmes, en aspirant l'huile, affaiblissant leur pou- 
voir germinatif et nuisant aussi par conséquent à la vigueur de la 
plantule qui en naîtra. D'autre part, ils causent des dégâts consi- 
dérables d’une façon plus détournée : installés en effet sur les 


21 


— 310 — 


capsules ouvertes, ils souillent le coton de leurs excréments, qui lui 
impriment une coloration jaune, là où ils entrent en contact avec 
lui. De là le nom anglais donné à l’Insecte : « Cotton-Stainer », qui 
tache le coton. Or, malgré tous les efforts tentés aux États-Unis, 
on n'a pu réussir à effacer ces souillures, indélébiles malheureuse- 
ment (|). Et, par suite, le coton ainsi maculé par les Pysdercus 
perd une partie notable de sa valeur commerciale. Telles sont du 
moins les données bien établies que l’on possède sur le Cotton- 
Stainer des États-Unis. 

Le tort causé à la plante est donc de triple nature : 

1. Les capsules n'arrivent pas à leur complet développement, ou 
du moins elles perdent de leur valeur. 

2. Les semences perdent de leur vigueur. 

3. Le coton est déprécié par les souillures dues aux PDys- 
dercus. 


Les observations faites à Togo et au Kamerun par M. Busse 
sont fort intéressantes et tendent à montrer que les Pysdercus 
africains sont bien moins redoutables pour le Cotonnier que leur 
congénère américain. Ce serait certes chose heureuse et cela 
montrerait, une fois de plus, que des espèces voisines peuvent 
être, l’une fort nuisible, l’autre à peu près indifférente, au point de 
vue humain! C'est là un exemple typique de l'utilité qu'il y a à 
recourir toujours à un spécialiste pour la détermination de para- 
sites : car il est probable que si l'introduction du Pysdercus sutu- 
rellus en Afrique pouvait se réaliser de façon durable, ce serait 
une vraie calamité pour les plantations atteintes. Et l’on conçoit 
dès lors mieux encore combien grave était l'erreur de ROBINSON 
lorsqu'il signala la présence de cet Insecte à Togo. Planteur amé- 
ricain, ROBINSON, trouvant sur ses Cotonniers un Insecte dont le 
facies était fort semblable à celui du Cotton-Stainer des États-Unis, 
l'identifia avec celui-ci, et, comme le dit BUSssE, suggestionné sans 
doute par les souvenirs apportés d'Amérique, il signala que cet 


(1) Aux États-Unis on a même essayé, et avec succès, d'utiliser cette propriété, en 
extrayant du corps des Pysdercus suturellus une teinture jaune. 


Insecte causait de grands dégâts à Togo! On sait à présent qu'il 
s'agit en réalité d'un des Zysdercus africains, et vraisemblable- 
ment du 2). supershtiosus que Busse à observé dans les planta- 
tions mêmes de RoBINsoN : et ce dernier lui-même lui déclara ne 
pas observer de dégâts dus à l'Insecte! Comme l'a montré 
KuxLGATz, malgré la propagation énorme de la culture du coton, 
malgré les transports incessants, les 2ysdercus parasites du Coton- 
nier restent toujours fort localisés : le 2). suturellus ne se trouve 
que dans le sud des États-Unis et les Indes occidentales, le 2. cin- 
gulatus dans le sud de l'Asie, dans les Indes hollandaises, les 
Philippines, la Nouvelle-Guinée, le Queesland, etc., le 22. sidae 
qu'en une partie de l'Australie (nord et ouest), en Nouvelle-Gui- 
née, Nouvelle-Calédonie et autres îles voisines. Il est donc certain 
que dans les contrées où le coton n’est pas indigène, ces /ysder- 
cus vivaient normalement sur d'autres plantes, et que ce n’est 
qu'après l'introduction de la culture du coton qu'ils se sont accli- 
matés à cette plante nourricière nouvelle. C’est là une considéra- 
tion du plus haut intérêt dans la lutte contre ces parasites. 


Voici un apercu des observations de BUSSE, qui ont trait, ainsi 
que je l'ai dit, à la biologie du 2). superstitiosus. 

A Togo, l’'éminent naturaliste a observé les Dysdercus sur les 
plantes /es plus diverses, aussi bien à l'écart des plantations de 
coton que dans leur voisinage. Mais l’une des plantes qu'ils 
recherchent le plus volontiers est l'arbre à Kapok, Cerba pentandra, 
indigène à Togo comme au Kamerun, où M. Busse l’a également 
observé; les fruits mûrs principalement attirent les Insectes. 
Lorsque les capsules éclatent et que le kapok qui s’en échappe est 
emporté par le vent, on en voit couramment sur tous les chemins 
des paquets sur lesquels grouillent littéralement les 2ysdercus. 

Dans les exploitations de Togo, M. Busse a fréquemment vu 
les Cotonniers complètement couverts de Zysdercus, et cepen- 
dant jamais il n'a pu découvrir sur la plante ainsi « favorisée » le 
moindre dégât dû à ces Insectes (*). 


1) Les Dysdercus qui m'ont été envoyés du Congo m'ont cependant été sivnalés comme 
q y £ P S 
tachant le coton, ainsi que je le dis plus loin. 


: 

Les Dysdercus recherchent la face inférieure des feuilles où ils 
opèrent leurs métamorphoses à l'abri des perturbations, et où ils 
abandonnent leurs dépouilles larvaires. L'auteur les a également 
vus par milliers à la face inférieure des nattes, des feuilles 
abattues des Palmiers Borassus, etc., près des stations. À toutes 
les heures du jour, que le ciel fût couvert ou que le soleil fût dans 
toute son ardeur, Cotonniers et nattes hébergaient une aussi abon- 
dante population de Pysdercus. 

Lorsque les Insectes remarquent qu'on les recherche, ils s'em- 
pressent de fuir vers le sol, le long des rameaux. Secoue-t-on 
l’arbuste, ils se laissent tomber à terre. 

Les jeunes larves se trouvent dans les capsules venant de s'ou- 
vrir. Mais c'est par milliards que BussE trouva les larves, à Tove, 
dans les résidus entassés près de la station d’épluchage du coton, 
ét notamment dans les semences. Dans ces résidus, les Insectes 
trouvent évidemment une nourriture abondante et d'un accès 
facile. 

Bien qu'il n'ait pas observé de dégâts dus aux Pysdercus, 
Busse dit, avec éminemment de raison : « Ce sera la tâche d’un 
zoologue établi sous les Tropiques de déterminer par des 
recherches exactes quelle est l’activité du 1). superstihosus et de 
ses alliés. À priori on ne peut guère croire que les Dysdercus 
soient des habitants inoffensifs pour une plante sur laquelle on les 
trouve en masses aussi serrées ». 


Aux renseignements déjà indiqués, j'ajouterai qu'au Congo 
belge un Dysdercus (probablement 2. migrofasciatus Sr.) a été 
observé comme nuisible aux Cotonniers à Kole et que le 2) super- 
séitiosus m'a été envoyé de Kitobola avec des capsules sur 
lesquelles il avait été recueilli. Des indications fournies dans le 
premier cas il résulte que le coton des capsules ouvertes était 
taché par les excréments des Insectes. Cela confirme donc les 
données connues pour le 2). suturellus. 


[#5] 


Chose intéressante à noter, les /ysdercus ne sont pas exclusive- 
ment végétariens. À diverses reprises, en effet, on en a observé 
des spécimens suçant d’autres Insectes. 


MOYENS DE DESTRUCTION. — Pour combattre les 2ysdercus, la 
cueillette des Insectes à la main donnerait certes de bons résul- 
tats déjà; mais ce procédé, fort lent, ne serait pas d'application 
pratique. VOssELER a préconisé une autre méthode, analogue mais 
plus rapide, qui consiste à placer sous les Cotonniers que l’on veut 
débarrasser de leurs ysdercus un drap sur lequel on fait tomber 
ces derniers en secouant l’arbuste ou en en frappant les branches 
avec un bâton. Comme je l'ai dit, les Aysdercus se laissent 
facilement choir lorsqu'on les inquiète. Il suffit alors de réunir 
rapidement en amas les Insectes ainsi rassemblés et de les exter- 
miner, par exemple en versant dessus de l'eau bouillante. 

La connaissance des mœurs des Dysdercus permet d'autre part 
d'y trouver l'indication d’une méthode grâce à laquelle on peut 
détruire sans grand effort des quantités fort considérables de ces 
parasites. Ainsi que nous l'avons vu, les Zysdercus aiment sucer 
les semences du Cotonnier, et d'autre part ils ont une prédilection 
marquée pour les fruits sucrés de l’'Oranger, le Pain-de-Singe, etc. 
On a donc recommandé, aux États-Unis, et ce système a donné de 
fort bons résultats, de placer de loin en loinsurlesol, dans les planta- 
tions, des tas de semences de coton, ou encore des oranges bien mûres, 
des pelures des mêmes fruits, etc. Les 2ysdercus, du moins les 
larves (non ailées) qui cheminent pédestrement entre les plantes, 
s'empressent vers ces appâts et ne tardent pas à les couvrir en 
masse; en arrosant alors les tas au moyen d'eau bouillante ou d’une 
solution de kérosène, on exterminera toute la population qu'ils 
hébergent. 

Dans l'Afrique orientale, VossELER a recommandé l'emploi 
comme appt, des fruits du Baobab (Adansonia digitata) ou Pain- 
de-Singe, et d’autres fruits doux. De préférence il faut avoir soin 
d'ouvrir ces fruits pour en exposer plus facilement l'intérieur à 
l’attaque des Insectes. Une fois ces appâts couverts de parasites, 
on les noie avec ceux-ci ou bien on les asperge comme ci-dessus. 


Dans cette lutte il ne faut évidemment pas s'arrêter après un 
premier essai ou après la destruction apparente du parasite. Comme 
d'ailleurs c'est la règle dans la lutte contre les Insectes parasites, 
il faut ne pas relâcher son attention et arrêter une nouvelle inva- 
sion dès qu’elle s'annonce. Il est en effet souvent plus facile et 
plus utile de combattre le mal dans ses débuts que lorsqu'il a pris 
une extension trop sérieuse. Or la destruction complète des 2ys- 
dercus est, peut-on dire, presque impossible à réaliser, et quelques 
femelles fécondées auront vite fait de repeupler les champs expur- 
gés, si l'on n'y prend pas garde. Les chiffres que j'ai donnés plus 
haut le montrent à l'évidence. 

Comme je l'ai dit, il faudra s'efforcer de rechercher quelles sont 
les plantes sur lesquelles peuvent vivre les 2ysdercus, soit que l'on 
veuille les détruire, soit qu'il y ait avantage (s'il s'agit de plantes 
cultivées) à ne pas les établir au voisinage de champs de coton, 
soit encore qu'on cherche à les utiliser comme plantes-pièges atti- 
rant les parasites. 

Dans le cas de la Floride, par exemple, si les Cotton-Stainers 
ne s'étaient attaqués qu'aux Cotonniers et aux Orangers dont la 
culture remplaçait graduellement celle du Cotonnier, on aurait eu 
un moyen fort simple de supprimer le fléau. Les 2ysdercus n'en- 
vahissaient en effet les Orangers que lors de l'apparition des fruits; 
jusque-là le Cotonnier leur donnait subsistance. Si donc il avait 
suffi de supprimer le Cotonnier pour supprimer l'hôte indispen- 
sable aux parasites avant l'apparition des Orangers, il est clair que 
la lutte eût été fort simplifiée. 

Dans l'Inde anglaise, Maxwerr-LEerRoY conseille d'utiliser, en 
cas de nécessité, le Bhindi (Æ/biscus esculentus) comme plante- 
piège, les Dysdercus le préférant au Cotonnier et s’y installant en 
masse, ce qui facilite la récolte de ces parasites. 


4. — LES OXYCARENUS. (Planche XV, fig. 8.) 
Les Oxycarenus sont de petits Hémiptères (3-6 mm.) appar- 


tenant à la famille des Myodochides, c'est-à-dire des Hémiptères 
à ocelles et à membrane n’offrant que peu de nervures. La 


figure ci-jointe permettra de les reconnaître assez facilement 
(fig. 10). 

Le genre Oxycarenus est répandu dans toute l'Afrique, le sud 
de l’Europe, l'Asie méridionale, Ceylan, la Nouvelle-Calédonie. 


Fi. 10. — Oxycarenus hyalinipennis CosrA. 


En Afrique on en distigue actuellement 12 espèces, qui se diffé- 
rencient comme l'indique la table ci-dessous. 


Table des Oxycarenus d'Afrique éthiopienne. 


1. a. L'extrémité du rostre atteint au moins la moitié du ventre. 2 
b. L'extrémité du rostre ne dépasse que de peu la base du ventre. 3 


Les] 
à 


Tête un peu plus longue que le pronotum. Premier article des 
antennes n’atteignant pas l'extrémité de la tête. Corie noire avec 
une bande basale blanche. . ©. maculatus ST. 

b. Tête plus courte que le pronotum. Premier article des antennes 

atteignant l'extrémité de la tête. Corie hyaline, avec l’extrème 


base et l’angle apical noirs. O. Breddini BERGR. 
3. a. Les deux lobes du pronotum testacés, sauf parfois les bords antérieur 
et postérieur. 4 
b. Au moins le lobe antérieur du pronotum est noir. 6 
4. a. L'Insecte est entièrement d’un testacé pâle. O. tabidus ST. 
b. Au moins les parties suivantes sont noires : la tête, l’écusson, les 
pattes, l'extrémité du ventre. 4 S 


3. a. Les bords antérieur et postérieur du pronotum sont étroitement 
noirs au milieu. Premier article des antennes n’atteignant pas 


— 316 — 


l'extrémité de la tète. Pro- et mésosternum testacés, avec leur 
disque noir, comme le métasternum. ©. gossipinus DIsT. 
b. Les bords antérieur et postérieur du pronotum ne sont pas noirs. 
Le premier article des antennes atteint l'extrémité de la tête. 
Le prosternum d’un rouge testacé, les méso- et métasternum 
noirs. O. rufiventris GERM. 
6. a. Le lobe antérieur du pronotum seul est noir, le lobe postérieur est 
testacé. ©. annulipes GERM. et O. exitiosus DIST 


b. Les deux lobes du pronotum sont noirs. 7 


. &. Corie de coloration rougeâtre ou ocrée, sauf parfois le bord externe 
ou au moins l’angle apical, qui est noir. 8 
b. Corie hyaline, incolore (blanche), l’angle apical noir. 9 
S. a. L'angle apical de la corie est noir. ©. Fieberi ST. 

b. L'angle apical n’est pas noir (du moins la description n'en parle. 
pas). ©. pallidipennis DArL. 

9. a. Le lobe antérieur du pronotum est beaucoup plus court que le posté- 
rieur. ©. Dudgeoni Disr. 
b Non. O. hyalinipennis COSTA. 


I 


La plupart de ces espèces me sont inconnues en nature, et cette 
table est donc surtout basée sur les descriptions, souvent peu 
satisfaisantes, des auteurs. La distinction des espèces est d’ailleurs 
assez délicate, les caractères de coloration étant assez variables, 
semble-t-1l, dans une même espèce, et ici encore l’aide d'un spéceia- 
liste est fort à recommander. D'autant plus que parmi ces petits 
Insectes, assez peu étudiés encore, il se trouvera probablement 
encore des formes nouvelles. 

L'Oxycarenus Germari Fi8. est à ajouter à cette table. 


L'habitat connu des diverses espèces est le suivant : 


1. O. annulipes GERM. : Cap. 

2. O. Breddini BErGr. : Congo belge. 

3. O. Dudgeont Disr. : Sierra-Leone. 

4. O. exitiosus Dist. : Afrique orientale anglaise, Cap. 
5. O. Fieberi ST. : Afrique du Sud. 


6. O. Germart F1E8. : Cap. 

7. O. gossipinus Disr. : Sierra-Leone, Congo belge N.-E. 

8. O. hyalinipennis CosrA : l'Afrique entière, le sud de l'Eu- 
rope. 


9. O. maculatus Sr. : Cap. 
10. O. pallidipennis D'ALx. 
11. ©. rufiventris GERM. : Afrique du Sud. 


12. O. labidus ST. : Cap. 


De ces douze espèces, quatre ont jusqu'ici été signalées comme 
vivant sur le Cotonnier. De celles-ci, une surtout est nuisible, 
semble-t-il : l'Oxycarenus hyalinipennis Costa, auquel KuxL- 
GATZ a rattaché les ©. albidipennis ST., cincticornis WAïK., cru- 
ralis Sr. et leucopterus F1Ee8. L'aire de dispersion de l’espèce ainsi 
comprise est fort étendue et s'étend à toute l'Afrique (y compris 
donc la zone paléarctique) et au sud de l'Europe. 

L'Oxycarenus hyalinipennis a été signalé comme nuisible au 
Cotonnier en Algérie et en gypte depuis plusieurs années déjà. 
Buüsse et VosseLER l'ont observé dans les mêmes conditions dans 
l'Afrique orientale allemande. En ce qui concerne le Congo belge, 
j'ai trouvé parmi les récoltes entomologiques faites par M. WizmiN 
(au Musée de Tervueren) quelques Oxycarenus hyalinipennis avec 
mention : « Trouvés dans le coton indigène», qui avaient été 
recueillis près du poste de Mogandgo, dans l’Aruwimi; d'autres 
exemplaires nous ont été envoyés de Kitobola avec l'indication 
qu'ils vivaient sur le Cotonnier. Ces Insectes étant beaucoup plus 
petits et moins voyants que les ysdercus, il est assez vraisem- 
blable qu'ils ont souvent passé inaperçus. 


BIOLOGIE. — Les mœurs des Oxycarenus sont sensiblement les 
mêmes que celles des 2ysdercus. Comme eux ils s’attaquent aux 
capsules de coton, dont la croissance souffre fort de leur succion. 
Mais tandis que les ysdercus ne s'attaquent au contenu de la 
capsule, aux semences, que lorsque la capsule s’est ouverte, les 
Oxycarenus mettent déjà à profit les galeries creusées dans la 


— 318 — 


capsule par la chenille d'un parasite extrêmement nuisible, 
l'Eartas insulana, dont il sera question dans une autre notice; ou 
encore, si la capsule, à la suite d'humidité trop grande, entre en 
décomposition, l'Oxycarenus parvient à y pénétrer sans trop de 
difficulté. Comme c’est le cas pour les Dysdercus, les Oxycarenus 
sucent le contenu des semences et les rendent impropres à l’utili- 
sation. Quand la capsule est mûre et s'ouvre, les Oxycarenus, 
comme le font les 2ysdercus, maculent le coton de leurs excré- 
ments; on les trouve en masse sur les capsules à cette époque. 

Outre le Cotonmier (Gossypium), les Oxycarenus vivent sur 
diverses autres plantes : dans la région méditerranéenne, l'Ox. ya- 
linipennis vit sur nombre de plantes et de préférence sur les Mal- 
vacées sauvages (MarCHAL); dans le reste de l'Afrique, il est pro- 
bable qu'il en va de même. L'Oxycarenus exitiosus vit dans 
l'Afrique orientale anglaise sur le Cotonnier, tandis qu'au Cap il est 
signalé sur les Pêchers (comme l’Ox. lavaterae à Tunis). L'étude 
des plantes sur lesquelles vivent les Oxycarenus sera fort impor- 
tante pour arriver à combattre de façon rationnelle ces parasites. 

Les larves des Oxycarenus sont fort reconnaissables à leur 
coloration : au-dessus, la tête, le thorax et les rudiments des ailes 
sont d'un brun de cuir; le thorax avec une ligne médiane longitu- 
dinale rouge; l'abdomen d'un rouge de cuir ou rouge cerise; la 
face ventrale d’un rouge sale; pattes rouges ou brun rouge; 
antennes brun rouge, les articles 2 et 3 (dans certains stades au 
moins) blanc jaunâtre. 


MOYENS DE DESTRUCTION. — D'après Busse, il y a lieu d'em- 
ployer vis-à-vis des Oxycarenus les mêmes procédés de récolte 
préconisés pour les Dysdercus : comme eux ils sont attirés par les 
détritus de coton, etc. 

MarCHAL a recommandé, en Algérie, l'emploi des émulsions 
de pétrole. Mais dans l'Afrique tropicale, comme le fait remar- 
quer BUSSE, ce traitement est d'un emploi peu pratique dans les 
plantations indigènes. 

FOADEN, en Égypte, est d'avis que pour combattre ces ennemis 
du Cotonnier, il faut surtout avoir recours à des soins incessants 
pour la plante. 


5. — LES APHIDES. (Planche XV, fig. 7.) 


Les Aphides que m'a envoyés M. le Prof BussE, recueillis à 
Togo, mont paru devoir être identifiés à l'Aphrs gossypii GLOv. 
des auteurs américains (fig. 11-12) (‘). D'autre 
part en Égypte et au Soudan, les Aphides trou- 
vés sur les Cotonniers ont été rapportés par 
THEOBALD à son Aphis sorghi, qui vit, ainsi 
que mon Aphis sorghella, sur la Doura. Enfin 
l'Aphis nalvae KocH a été mentionné égale- 
ment par THEOBALD comme vivant sur le Coton- 
nier. 


FIG. 11. — Aphis gossy- 
Ces divers Pucerons s'attaquent surtout aux pi GLov., Q vivipare 


parties tendres des Cotonniers, à l'extrémité Père. 

des rameaux, aux jeunes pousses, aux feuilles, à la face inférieure 
desquelles ils s’établissent et qu'ils déforment souvent plus ou 
moins. Les dégâts causés par eux en Afrique occidentale semblent 


FIG. 12. — Aphis gossypii GLOV., Q® vivipare ailée. 


jusqu'ici ne pas être très considérables, bien que ces Insectes soient 
parfois excessivement nombreux. En 1903, par contre, certaines 
plantations de Cotonniers de l'Afrique orientale allemande ont 
été à ce point envahies par les parasites que la récolte en fut 


() Aux États-Unis, l’Aphis gossypii vit sur quantité de plantes et cause notamment des 
dégâts sérieux dans les exploitations de Cucurbitacées, d’où son nom vulgaire « Melon 
Aphis ». La coloration de la femelle vivipare aptère varie du vert au vert-noir. 


compromise. De même en Égypte les Pucerons constituent une 
vraie calamité pour les exploitations de coton en août-septembre; 
par suite de l'invasion des parasites, les plantes sont affaiblies 
dans leur croissance; et d'autre part les excréments des Pucerons 
constituent, comme dans nos contrées, un excellent milieu de cul- 
ture pour les Champignons de la rouille; dès que l'air est saturé 
d'humidité (lors des crues du Nil, par exemple), celui-ci apparaît 
et, par son abondance, nuit considérablement à l'assimilation des 
feuilles. 

Pour combattre ces Pucerons, on peut, comme en Égypte, 
employer les aspersions au moyen d'émulsions de kérosène, ou une 
décoction de tabac, dont voici une formule donnée par BUSSE : 
bouillir 2 ‘/, kilogrammes de feuilles de tabac durant une à deux 
heures dans 15 litres d’eau; laisser refroidir et diluer à ‘/,:; d'autre 
part, dissoudre du savon mou dans un poids égal d’eau, et mélanger 
une partie de cette solution à 30 parties de la décoction de tabac; 
arroser avec ce mélange. 

Dans la lutte contre les Pucerons, les parasites de ces derniers 
peuvent jouer un rôle des plus importants, et il y a lieu de les 
étudier avec grand soin. C’est ainsi qu'au Soudan, certains Cocci- 
nellides « Bêtes à bon Dieu» contribuent déjà beaucoup à la 
destruction des Pucerons du Cotonnier, et l’on ne saurait assez 
favoriser leur multiplication. Il en est de même pour l'Aphus 
ZOSSypit aux États-Unis. Il est fort probable qu'au Congo égale- 
ment il se trouvera des Coccinellides qui combattront les Pucerons 
de façon active, et il y aurait lieu de les rechercher soigneu- 
sement. N'oublions pas que c'est en important en Californie 
des Coccinellides recueillis en Australie par une expédition 
spécialement envoyée dans ce but, que l'on est parvenu aux 
États-Unis à tenir en échec le trop fameux Coccide (Zcerya 
Purchasi Mask.) qui avait déjà causé des ravages si étendus dans 
les vergers nord-américains. 


6. — LES COCCIDES. 


Les Coccides vivant sur le Cotonnier en Afrique paraissent 
peu nombreux et ne semblent pas causer de tort sérieux à la plante. 


REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE. Not. I (1912). 


Pr: 


XV 


. SCHOUTEDEN. — INSECTES PARASITES DU COTONNIER. 


— I. 


Pr EXVIT 


REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, Nor. I (1912), 


4. SCHOUTEDEN. — INSECTES PARASITES DU COTONNIER. — IT. 


Nous ne citerons que le seudococcus { Dactylopius) perniciosus 
Newsr. et Wizcc., si nuisible à l'ÆA/bizz1a lebbek au Caire, et le 
Chionaspis aspidistrae var. gossypii NEWST., variété nouvelle 
trouvée à Togo par M. Busse et qui se rapporte à une espèce 
connue de l'Amérique du Nord et du Sud, de l'Inde, de Ceylan, 
du Japon, de l'Australie, etc., et que l’on observe également dans 
nos serres sur diverses plantes. 

Les moyens de destruction indiqués pour les Aphides sont à 
essayer aussi pour les Coccides. La multiplication de leurs para- 
sites doit de même être favorisée. 


EXPLICATION DES PLANCHES. 


PLANCHE XV. 


Fig. 1. — Calidea apicalis ScHour., Insecte parfait. Longueur : 15 mm. 
Fig. 2. — Zeptoglossus membranaceus FABR., larve après la première mue probablement. 
Longueur : 6.5 mm. 
Fig. 3. — Ia. Larve après la deuxième mue. Longueur : 11.5 mm. 
Fig. 4. — © Zd. Larve après la troisième mue. Longueur : 8.5 mm. 
Fig. 5. — Id. Insecte parfait. Longueur : 21 mm. 
Fig. 6. — Oxycarenus hyalinipennis CosrA, Insecte parfait. Longueur : 3.75 mm. 
Fig. 7. — Aphis gossypii GLOv., femelle vivipare ailée. 
PLANCHE XVI. 
Fig. 1. — Pysdercus céngulalus FABR. Larve au premier stade. Longueur : 3.25 mm. 
Fig. 2. — Id. Larve après la premiere mue. Longueur : 4.5 mm. 
Fig. 3. — Id. Larve après la deuxième mue Longueur : 5 mm. 
Fig. 4. — 2. superstitiosuts FABR. Larve après la troisième mue. Longueur : 8 mm. 
Fig. 5. — Id. Larve après la quatrième mue. Longueur : 11.5 mm. 
Fig. 6. — Ta. Insecte parfait, face dorsale. Longueur : 19 mm. 
Fig. 7. — Id. Le même Insecte, face ventrale. 
Fig. 8. — Id. Profil de la tête. 


Fig. 9. — Phonoctonus : V’rofil de la tête. 


DIAGNOSES 


NEW SPECIES OF TERRESTRIAL AND FLUVIATILE SHELL 
BRITISH EAST AFRICA AND UGANDA 


H-°B"PRESTON’'EZ-S- 


(With Plate XVIL.) 


Streptostele exasperata, sp. n. — PI. XVIT, fig. 11. 


Shell subulately fusiform, moderately solid, shining, wax-coloured ; whoris 
10-11, flattish, the earlier whorls nearly smooth, the remainder sculptured 
with regular, closely set, somewhat fine, transverse costulae; suture impress- 
ed; columella thickened, whitish, outwardly expanded, almost vertically 
descending ; labrum thickened, scarcely reflexed, slightly receding above; 
aperture very irregularly subquadrate. 

Alt. 11, diam. maj. 3 mm. 

Aperture : alt. 2.25, diam. 1 mm. 


Hab. — Mount Kenia at an altitude of from 6-9000 it (RoBin 
KEwP). 


Streptostele polymorpha, sp. n. — PI. XVII, fig. 14. 


Shell rimate, subulatelv fusiform, cream coloured; whorls 8 =, flattish, 
the first two and a half smooth, the remaïnder sculptured with rather coarse 
and slightly distant, transverse costulae; suture impressed ; umbilicus narrow, 
concealed in front by the outward expansion of the columella; columella 


DAË EE 
9 


[#2] 


obliquely descending, outwardly thickened and broadly expanded, diffused 
above into a thickish, well defined, rather broad callus which reaches the 
upper margin of the labrum; labrum white, polished, thickened and rather 
narrowly reflexed, receding above to form a shallow sinus; aperture 
irregularly subtruncate. 

Alt. 7.25, diam. maj. 2.25 mm. 

Aperture : alt. 1.25, diam. 1 mm. 


Hab. — Between Entebbe and Mbarara, S. W. Uganda (RoBIN 
KEemep). 


A number of specimens were collected which appear to show 
considerable variation, though with careful comparison, it is poss- 
ible to graduate them all into one species. 


Trachycystis nigrotincta, sp. n. — PI. XVII, fig. 0. 


Shell allied to I. fusco-olivacea (°), SMITH from Nyassaland, but much 
darker in colour, the present species being almost black, it has also a rather 
more elevated spire and possesses half a whorl more, it is also more coarse- 
ly and sparcely hispid. 

Alt. 5, diam. maj. 7.5, diam. min. 6.5 mm. 

Aperture : alt. 3.5, diam. 3.5 mm. 


Hab. — Between Mount Kenia and Eusso Nviro, British East 
Africa (Roi KEmP). 


? Buliminus ugandae, sp. n. — PI. XVII, fig. 13. 


Shell thin, rimate, acutely turbinate, polished, shining, olive brown; 
whorls 6, rapidly increasing, convex, marked with coarse, oblique growth 
lines; suture deeply impressed; perforation very narrow, almost concealed 
by the outward expansion of the columella; columella vertically descending, 
outwardly expanded; labrum simple; aperture ovate. 

Alt 9, diam. maj. 5.5, diam. min. 4 75 mm. 

Aperture : alt. 4.25, diam. 2.75 mm. 


Hab. -- Between Entebbe and Mbarara, S. W. Uganda (RoBIN 
Kemp). 


() Prec. Zoo. Suc., London, 1899, p. s8s. 


Subulina Kempi, sp. n. — PI. XVII, fig. 15. 


Shell subulate with obtuse apex, thin, semitransparent, polished, 
shining, pale straw color; whorls 6, smooth, slightly convex, rather 
rapidly increasing, the last very long : suture impressed; columella del, 
descending in a curve, obliquely truncate below; labrum thin, receding at 
the base; aperture elongately ovate. 

Alt. 6.75, diam. maj. 2 mm. 

Aperture : alt. 1.5, diam. 75 mm. 


Hab. — Between Entebbe and Mbarara, Se Uganda 
(Rogin KEMP). 


Homorus foveolatus, sp. n. — PI. XVII, fig. 17. 


Shell fusiform, polished, shining, rich yellowish brown; whorls 6 :},, the 
last very long; market with cbique. transverse striae which are more 
noticeable on the upper whorls and gradually become obsolete below; suture 
impressed, narrowly margined below; columella rather sharply curved and 
obliquely truncate ; labrum simple, receding towards the base, bent slightly 
inwards over the aperture above; aperture rather co aalele inversely 
auriform. 

Alt. 17.75, diam. maj. 7 mm. 

Aperture : alt. 7, diam. 3.5 mm. 


Hab. — Mount Kenangop, Aberdare Range, British East 
Africa (Rogx KEmP). 


Homorus kenangopensis, sp. n. — PI. XVII, fig. 16. 


Shell differing from 77. foveolatus in its shorter and more ovate form, 
lighter colour and straighter columella which is diffused outwards and above 


into a whitish callus. 
Alt. 15, diam. mai. (nearly) 7 mm. 
Aperture : alt. 7.25, diam. 3.25 mm. 


Hab. — Mount Kenangop, Aberdare Range, British East 
Africa (RoBiN KEMP). 
Curvella entebbeensis, sp. n. — PI. XVII, fig. 5. 


Shell imperforate, fusiformly turbinate with obtuse apex, thin, vitreous, 
polished, shining, pale greenish white; whorls 5, the last proportionately 


— 325 — 


rather long, sculptured with rather fine, distant, arcuate, transverse costulae; 
suture impressed; columella strongly twisted, diffused above into a modera- 
tely thin, well defined, cream coloured callus which reaches the upper 
margin Of the labrum; labrum acute, pivjecting in front, slightly receding 
below, rapidly receding above to form a broad, triangular sinus; aperture 
elongately inversely auriform. 

Alt. 7.75, diam. maj. 4 mm. 

Aperture : alt. 4, diam. 2 mm. 


Hab. — Between Entebbe and Mbarara, S. W. Uganda (RoBIN 
KEMP). 


Curvella mbararaensis, sp: n. — PI. XVII, fig. 6. 


Shell small, scarcely rimate, fusiform with obtuse apex, cream coloured; 
whorls 4 ‘/,, convex, the last long, sculptured throughout with transverse, 
arcuate riblets; columella vertically descending above, somewhat twisted 
and much excavated below, rather outwardly reflexed; labrum simple, 
acute; aperture rather curvedly and elongately inversely auriform 

Alt. 6, diam. maj. 3 mm. 

Aperture : alt. 2.25, diam. 1.25 mm. 


Hab. — Between Entebbe and Mbarara, S. W. Uganda (ROBIN 
KEMP). 


Curvella solidula, sp. n. — PI. XVII, fig. 12. 


Shell perforate, turbinately fusiform, solid, cream coloured, very slightly 
shining; whorls 6, rapidly increasing, the last inflated, marked with very 
coarse, closely set, transverse, arcuate riblets which become straighter and 
almost obsolete on the lower half of the last whorl; suture impressed, some- 
what crenellated by the terminations of the transverse riblets; umbilicus 
rather wide and deep; columella very slightly oblique, thickened, reflexed, 
diffused above into a barely perceptible callus which joins the upper margin 
of the labrum; labrum acute, reflexed, erect above, receding towards the 
upper margin; aperture inversely auriform. 

Alt. 10.25, diam. maj. 6, diam. min. 5 mm. 

Aperture : alt. 5.75, diam. 2.25 mm. 


Hab.— Between Entebbe and Mbarara, S. W. Uganda (ROBIN 
KEMP). 


— 326 — 


Kenia obesa, sp. n. — PI. XVII, fig. 18. 


Shell fusiform with obtuse apex, polished, shining, pale olive; whorls 6, 
the last three rather rapidly increasing, marked with indistinct, transverse 
growth lines; suture lightly impressed, narrowly margined below; colu- 
mella thickened, descending in a curve, obtusely truncate below, diffused 
above into a narrow, restricted, thin but well defined callus which reaches 
the upper margin of the labrum; labrum thin, acute, receding below; aper- 
ture rather elongately, inversely auriform. 

Alt. 15.75, diam. maj. 6 mm. 

Aperture : alt 6 25, diam 3 mm. 


Hab. — Between Entebbe and Mbarara, S. W. Uganda (RoBix 
KE). | 


Distinguished from other members of the groop by its broad and 
proportionately short form. 


Succinea eussoensis, sp. n. — PI. XVII, fig. 7. 


Shell elongately ovate with somewhat exserted spire, vellowish brown ; 
whorls 3, rapidly increasing, the last two rather convex below, marked with 
lines of growth: suture well impressed; columella descending obliquely; 
labrum simple; aperture ovate. 

Alt. 7.5, diam. maj. 4.75, diam. min. 3 mm. 

Aperture : alt. 4.75, diam. 2.75 mm. 


Hab. — Chanler Falls, Eusso Nyiro, British East Africa (Rogin 
KEmL). 


Succinea simplicissima, sp. n. — PI. XVII, fig. 4. 


Shell almost rectangular, very thin, semitransparent, whitish: whorls 
2 ‘/,, very rapidly increasing, the earlier whorl and a quarter minute, the 
last very long; columella descending obliquely,somewhat outwardly bulging 
above, curvedly excavated below; labrum simple, bent slightly inwards 
over the aperture near its point of insertion with the parietal wall; aperture 
ovate, dilated below, contracted above. 

Alt. 0, diam maj. 4.75, diam. min. 3 mm. 

Aperture : alt. 7, diam. 4 mm. 


Hab. — Chanler Falls, Eusso Nviro, British East Africa (RoBin 


KEmwp). 


ep 
Planorbis kisumiensis, sp. n. — PI. XVII, fig. 10. 


Shell small, suborbicular, depressed with concave spire, reddish brown ; 
whorls 3, sculptured with very oblique, arcuate, transverse growth striae and 
microscopic, punctate, spiral striae; suture rather deeply impressed; umbi- 
licus very wide, shallow; labrum acute, greatly receding below, projecting 
in front, the margin somewhat converging ; aperture compressedly sublunate. 

Alt. 1.25, diam. maj. 3.25, diam. min. 2.75 mm. 


Hab. — Kisumi, Lake Victoria Nyanza, British East Africa 
(Rogin KEmr). 


Physa permembranacea, sp. n. — PI. XVII, fig. 8. 


Shell perforate, ovate, very thin, shining, reddish brown; whorls 4, 
rapidly increasing, the last large, moderately inflated, marked with vertical, 
transverse growth lines crossed by microscopic, closely set, spiral, scratch- 
like striae; suture impressed; columella descending in a curve, outwardiy 
expanded over the narrow umbilicus and diffused above into a thin, red, well 
defined, parietal callus which reaches the margin of the labrum; umbilicus 
narrow; labrum thin, erect, membranaceous; aperture large, broadly inver- 
sely auriform. 

Alt. 9, diam. maj. 5.5, diam. min. 4.75 mm. 

Aperture : alt. 6, diam. 3 mm. 


Hab. Abedare Range, British East Africa (RoBin KEemp). 


The extremely thin membranaceous texture of the shell is the 
chief character of the species, in many examples when the animal 
is removed, so thin is the test, that it can be pressed inwards and 
dented at will. F 


Sphaerium congener, sp. n. — PI. XVII, 2. 


Shell closely allied to S. vic/oriæ SMITH (°), but differing from that species 
in its lighter colour, considerably coarser concentric striae and more com- 
pressed sides 

Long. 6.5, lat. 8 mm. 


Hab. — Between Entebbe and Mbarara, S. W. Uganda (Rogin 
KEMP). 


(7) Proc. Zoël. Soc., 1006, p. 186, pl. X, fig. 16. 


Sphaerium Iredatei, sp. n. — PI. XVII, fig. 3. 


Shell roundly ovate, moderately convex, olive green, both valves sculp- 
tured with rather fine, closely set, concentric ridges; umbones somewhat 
large, not prominent; dorsal margin arched; ventral margin very gently 
rounded ; anterior side sloping above, rounded below; posterior side abruptly 
descending; anterior lateral teeth in both valves strong, sloping abruptly 
downwards and then curving upwards again to the margin of the shell ; 
posterior lateral teeth strong in both valves, only very slightly curving 
downwards and upwards, rather sinuous; interior of shell white towards 
the umbonal region, ashen grey, spotted and blotched with white below. 


Long. 6.5, lat. 8.75 mm. 


Hab. — Kisumi, Lake Victoria Nyanza, British East Africa 
(Rogin KEMP). 


Sphaerium naivashaense, sp. n. — PI. XVII, fig. 1. 


Shell ovate, thin, glossy, yellowish brown, both valves rather indistinctly 
and distantly, concentrically striate; umbones large, somewhat flattened ; 
dorsal margin sloping on either side ; ventral margin anteriorly rounded ; 
anterior side abruptly descending in a slight curve ; posterior side somewhat 
produced, rounded; anterior and posterior lateral teeth in both valves weak, 
curving round the margin of the shell, but not sloping upwards or down- 
wards; muscular scars in both valves well marked; interior of shell pale livid 
flesh colour. 

Long. 7.25, lat. o mm. 


Hab. — Lake Naivasha, British East Africa (RoBin KEmp). 


REVUE ZOOLOGIQOUE AFRICAINE. Vox. I (1912). 


FIG. 1. FIG. 2. F1G.-3. 


FIG. 4. 


FIG: 14. 


1. B. PRESTON. — NEW SPECIES OF SHELLS. 


Pr 


>. XVII, 


AMDRORANEID EN DUALONGONEEE (GE 


PAR 


A. d'ORCHYMONT. 


J'ai pu, grâce à l’amabilité de M. SCHOUTEDEN, conservateur 
au Musée du Congo belge de Tervueren, examiner et déterminer 
un petit lot d'Æ/ydrophilides appartenant à ce Musée, et je crois 
intéressant, au point de vue de la connaissance de la zoogéographie 
de notre colonie, de publier la liste des espèces reconnues, en la 
complétant par des indications de capture de certains Insectes 
faisant partie de la collection du Musée d'Histoire naturelle de 
Bruxelles ou de la mienne, et en l’accompagnant des observations 
ou remarques quil m'a été permis de faire. 


HYDROUS Leacx. 
I. Susc. ZEMNOPTERUS Sorrer. 


T. aculeatus Soc. — Boma (Mission DELHez); Kisantu (R. P. 
Goossexs) ; Région de Sassa, 1895-1896 (CocLmantr); Manyema 
(Dupuis). 


T. marginatus Casr. 


Je rapporte à cette espèce deux individus provenant du Tan- 
ganyika (HEco). — Musée du Congo belge de Tervueren et ma 
collection. 

Leur taille est fort grande (38 X 17 et 34X 15 mm.). L'abdomen 
est entièrement lanugineux, même au milieu du 5° arceau ventral, 


où l’on ne remarque pas le petit espace lisse qui caractérise l’acu- 
leatus Sorier. La ponctuation des cuisses intermédiaires et posté- 
rieures est plus éparse que chez cette dernière espèce et plus 
grossière, surtout à l'extrémité. La carène sternale est un peu 
dilatée. Les é/y#res sont faiblement canaliculées en gouttière le 
long des bords, leurs séries systématiques mieux indiquées que 
chez aculeatus, plus enfoncées surtout à l'extrémité où les stries 
accessoires sont bien visibles. La troncature oblique est très faible- 
ment épineuse : ce caractère paraît d’ailleurs assez variable chez 
les Temnopterus. Le rebord antérieur du pronofum ne dépasse 
guère le milieu de l'œil, tandis que chez aculeatus ce rebord est 
continué jusque vers le milieu du pronotum et limité par une fine 
ligne déliée, ainsi que cela a été mis en lumière par BEDEL (). 
Le dessus est olivâtre avec le bord des élytres, du pronotum et du 
labre rougeâtre, mais ce caractère n’est que difficilement visible, à 
un éclairage intense, sous le foyer d'une loupe. Les aculeatus que 
j'ai examinés dans les mêmes conditions, même un individu mani- 
festement immature, ne montrent rien de semblable. On sait que 
cette bordure rouge, dont tous les #1arginatus rapportés jusqu'ici 
du Sénégal sont pourvus d'une facon bien apparente, est considérée 
comme étant caractéristique de l'espèce. L'observation ci-dessus 
tend à prouver que ces exemplaires étaient plus ou moins imma- 
tures, et ceci est d'autant plus probable que dans les deux indi- 
vidus étudiés par moi, les pattes, y compris les tarses, sont entiè- 
rement noires et que le dessous du corps est obscur aussi, sauf un 
large espace ferrugineux en dehors sur chaque arceau ventral, alors 
que les exemplaires examinés par RÉGIMBART (°) avaient le dessous 
du corps et les pattes d’un roux ferrugineux, à l'exception des 
tibias intermédiaires et postérieurs, plus foncés. L'épine métaster- 
nale, d'après cet auteur, atteint presque l'extrémité du 4° arceau 
ventral, mais ce caractère paraît aussi assez variable, car dans les 
deux exemplaires du Tanganyika, cette épine n'atteint que l’extré- 
mité du 3° arceau. 


() BEDEt, Revue d'Entomologie de Caen, 1891, X, p. 309. 
(?) RÉGIMBART, Annales de la Soc. Ent. de France, 1901, LXX, p. 198. 


RMSUBc ADR OUSENSIR! 


H. senegalensis PERCHERON. — Katanga (LEMAIRE). 


HYDROPHILUS LEacx. 
Susc. NEOHYDROPHILUS mr (°). 


N. distinctus Hope. — Kisantu (R. P. GoossENns); région de 
Sassa, 1895-1896 (CoLmanT), belle série; chutes de Samlia, 
Riv. N'Gami (MOCQUEREYS). 


N. spinicollis Escx. — Un individu © de Kisantu (R. P. 
GOOssENS) (*). 


Cet Insecte se rapproche le plus de wfiventris NIETNER, mais 
la forme est plus étroite et plus convexe. Le yrétasternum a 
l'épine moins robuste, plus courte, ne dépassant guère les hanches 
postérieures dans les deux seuls exemplaires que j'ai vus jusque 
maintenant (”). Les pornts systématiques de la tête, du pronotum 


(3) Nouveau sous-genre dont les caractères ont êté établis dans un travail présenté à la 
séance du 2 septembre 1911 de la Société entomologique de Belgique et paru dans le 
tome XIX de ses Mémoires, p. 59. 

(4) On connaît deux autres captures africaines de cet Insecte sud-asiatique et indo- 
malais : V. Rég. : Madivalo (Madagascar-PERRIER), Ann. Soc. Fr., 1903, p. 25, et baie de 
Kavirondo (Lac Victoria-Nyanza-ALLUAUD), Z6ëd., 1906, p. 260. 

(5) Ce second exemplaire est de Mandar (Bengale, R. P. CARDON, 7, 1891), Musée de 
Bruxelles. L’antenne droite de cet échantillon présente un cas de polyarthrie assez curieux 
(fig. 1). Le deuxième article est formé par soudure de deux autres, ce qui le fait paraître 


FIG. 1. — Æydrophilus spinicollis Escu. 
Antenne droite anormale. 


[4 
dilaté en forme de triangle au côté supérieur. A l’article adventice soudé font suite deux 
autres petits articles complètement libres : le premier est allongé et ovoïde à l'extrémité, 
le second est très court et cylindrique. L’antenne gauche ne présente pas cette particularité. 


= 332 = 


et surtout des élytres sont plus gros, plus enfoncés, plus espacés 
aussi et moins confluents. La branche interne de la série systéma- 
tique antéro-latérale de la tête à points dispersés et disposés beau- 
coup plus irrégulièrement. La fé/e n’est pas pourvue en arrière des 
yeux d'une strie imprimée transversale. Rebord antérieur du pro- 
noturr se perdant vers le milieu mais con- 
tinué cependant bien au delà du bord interne 
des yeux; le groupe médio-externe du pro- 
notum occupe un espace irrégulier. Les 
FIG. 2. — Profil transversal l le ; 1 . 
Do TS see palpes maxillaires sont moins allongés et 
les élytres un tant soit peu dilatées le long 
du bord externe, ce qui fait que leur profil vu par derrière forme 
une courbe irrégulière (fig. 2). Enfin le dessus du corps et les 
segments abdominaux sont d’un noir profond. 


N. rufiventris NIEINER. 


Je viens de recevoir de M. Doxckier de Doxceer, de Paris, un 
exemplaire de Majunga (Madagascar), un peu immature, mais pré- 
sentant tous les caractères de cette espèce, connue jusqu'ici seule- 
ment de Sumatra et de l’'Hindoustan (côte de Malabar et Ceylan). 
Il ne serait pas étonnant qu'on la trouve un jour sur le continent 
africain, comme cela a été le cas pour V. spénicollis. Je crois done 
utile d'indiquer ce qui la différencie de cette dernière espèce. La 
forme est en général plus robuste, plus large et moins convexe. 
Le rétasternum a l'épine très courte mais robuste, dépassant tou- 
jours un tant soit peu les hanches postérieures et atteignant ou 
dépassant un peu le milieu du premier arceau ventral. Les points 
systématiques de la tête, du pronotum et 
des élytres sont moins gros, moins enfoncés, 
plus ou moins confluents. La branche interne 
de la série systématique antéro-latérale de la 
tête à points disposés en ligne plus régulière. 
La zête est pourvue en arrière, derrière les 


F1G. 3. — Profil transversal 
de rufiventris NIETN. 


yeux, d’un bourrelet limité en avant par une strie imprimée trans- 
versale assez souvent cachée par le bord antérieur du pronotum, 
lorsque la tête est relevée. Le rebord antérieur du pronotum se 


S580eE 


perd vers l'intérieur à partir du milieu de l'œil environ. Groupe 
médio-externe du pronotum composé d’une ligne de points simple, 
assez régulière en avant et de quelques points épars en arrière de 
cette ligne. Palpes maxillaires relativement plus allongés. Élytres 
vues de profil, offrant transversalement une courbe régulière (fig 3). 
Dessus du corps d’un noir olivâtre brillant, quelquefois métal- 
lique sur les côtés et le dessus (type de NïETNER). Les segments 
abdominaux sont d'une teinte générale rougeâtre obscure. 


N. Wencki PAULINO DE OLIVEIRA. 


Hydrophilus (GEOFFR.) Wencki PAULINO DE OrIvVEIRA, Jornal de Sciencias 
mathematicas, etc. Lisboa, nr XXVII, 1880, p. 156 


Cette espèce fait partie du sous-genre Veokydrophilus dont elle 
présente tous les caractères (clypeus échancré; labre avec deux 
pores sétigères antérieurs; massue des antennes asymétrique, per- 
foliée; palpes maxillaires allongés; ongles des tarses dentés 
d'o; etc.). Les é/yfres sont toutefois plus convexes, moins allon- 
gées que chez les espèces similaires, elles sont visiblement élargies 
en arrière, surtout chez les © ©. Carène prosternale assez variable, 
en lame plus ou moins arrondie en avant, rectiligne ou concave 
en dessous et prolongée en arrière en épine longue et aiguë qui 
vient s'appuyer dans la flexion contre le tubercule échancré, en 
avant de la petite encoche antérieure du mésosternum. Celui-ci en 
forme de lame lisse sans sillon. Carène métasternale également 
lisse, pourvue au milieu d'un léger sillon rectiligne peu enfoncé 
disparaissant même quelquefois, terminée en épine de longueur 
variable, atteignant au moins la suture postérieure du premier 
arceau ventral et parfois celle du second. Cette épine est souvent 
très fortement recourbée et dirigée vers l'abdomen. C?rqurème 
arceau ventral pourvu au milieu d'une plaque lisse subquadrangu- 
laire plus large en arrière qu'en avant. Groupe systématique 
médio-externe du pronotum réduit en général à une série oblique 
presque régulière et presque rectiligne. La série antéro-externe 
est disjointe, les séries partielles ainsi formées largement séparées. 
Taille assez variable, © : longueur 19 à 23 millimètres, largeur 9 à 
11 millimètres; ©‘ : longueur 18 à 19 millimètres, largeur 8 ‘}, à 
9 /, millimètres; ©‘ : ongles des tarses en grappin. 


DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — Angola : Duque de Bragança 
(Bayao- DE OriverrA, Loc. cit). Congo belge : Banana-Boma 
(TSCHOFFEN, 1891); Kisantu (R. P. Goossens); Kinchassa (W AEL- 
BROECK, 24. V. 1899); Région de Sassa (COLMANT, 1895-1896); 
Manyema (Dupuis); Kabambaré (DELHAISE); Tanganyika (HEco); 
Katanga (LEmaIRE). Musée du Congo, Musée de Bruxelles et ma 
collection. 


C'est avec quelque doute que je rapporte à l'espèce de PAULINO 
DE OriverrA les exemplaires que j'ai vus. La taille indiquée par 
cet auteur, qui est aussi celle des plus grands exemplaires 0Q exa- 
minés (23 X 11 mm.), n'est dépassée que par celle du deplanatus 
mihi (RÉG. in litt.) (°) de Dar-es-Salaâm. Les autres caractères 
énumérés dans la très rudimentaire diagnose s'appliquent parfaite- 
ment, bien que ces caractères soient également plus ou moins 
propres à d'autres Zydrophilus d'Afrique. L'examen du seul indi- 
vidu © type, appartenant au Musée de Lisbonne, eût dissipé le 
doute, mais ce type paraît malheureusement devenu introuvable. 
Il est à regretter que RÉGIMBART, qui l’a eu en communication et 
qui a établi qu'il s'agissait d’un Æ/ydrophilus LEACH et non d'un 
ydrous LeaAcH (Æ/ydrophilus GEOFFR.), ne soit pas revenu sur 
ses caractères spécifiques. Quoi qu'il en soit, à en juger par les 
échantillons étudiés, on se trouverait en présence d’une espèce 
assez variable, mais très distincte de deplanatus par sa forme plus 
courte, plus convexe, plus atténuée en avant surtout chez les 09, 
par son épine métasternale plus courte, souvent recourbée vers le 
corps, son groupe systématique médio-externe du pronotum autre- 
ment conformé, les stries des élytres qui sont plus imprimées et 
plus profondes et la plaque lisse plus large du dernier arceau ven- 
tral. La couleur des cuisses et des carènes sternales varie du 
rouge-brun ou noir et le labre est bordé de rouge en avant. Cer- 
taines ©oQ ont les élytres fortement dilatées le long du bord 
externe, dans leur moitié postérieure. 


(6) Diagnose parue dans le tome NIX des Mémoires de la Société entomologique de 
Belgique (1911), p. 68. 


3300 


STERNOLOPHUS Soz. s. str. 


S. angolensis Er. — Banana-Boma (1891, TsCHOFFEN); Région 
de Sassa (1895-1896, CoLMANT); Province orientale (WEyxSs); 
Djabbir (Ouellé, mai-juin 1890, Buzs); Kabambaré (lieut. 
DELHAISE) ; Tanganyika (HEco); chutes de Samlia, Riv. 
N'Gami (MocouEsreys). Cette espèce paraît très répandue au 
Congo. 


S. Solieri Cast. — Kisantu (R. P. Goossens); Région de Sassa 
(1895-1896, CoLManT); Province orientale (WEvxs); Tan- 
ganyika (HECO). 


HELOCHARES Muzs. 


H. ellipticus FA8. RÉG.— Région de Sassa (1895-1896, COLMANT); 
Province orientale (Weyxs); Manyema (Dupuis); Tanganyika 
(Heco),; Chutes de Samlia, Riv. N'Gami (MocouEREYS), 
nombreuse série. Ce curieux Insecte paraît aussi très répandu 
au Congo. 


H. longipalpus Murray. — Kisantu (R. P. Goossens). 


BORKENKAFER (IPIDAE) 


WELCHE IN KAUTSCHUKBAUMEN LEBEN 
VON 
D' Max HAGEDORN (Hamburg). 


(Tafel XVIIL.) 


Es ist mir nicht bekannt geworden, dass Ipiden in Kautschuk- 
pflanzen namhañfte Schäden bereits verursacht hätten. Da es aber 
bei den Schädlingen dieser wichtigen Kulturpflanzen in unseren 
Kolonien ähnlich gehen künnte, wie bei denen der Kaffeebäume, 
dass man nämlich so lange nichts vonihrem Auftreten hôrt, bis eine 
derartige Vermehrung eingetreten ist, dass die Beschädigungen der 
Pflanzen in den Plantagen überhand nehmen, wie es z. B. in 
Tonkin, Java, Uganda und Amani der Fall ist, so scheint es mir 
an der Zeit zu sein, eine Zusammenstellung der in Kautschukbäu- 
men lebenden Ipiden zu geben, damit die Pflanzer auf das Auf- 
treten dieser Schädlinge achten und ihre Vermehrung womôüglich 
verhindern kôünnen. 

Mir sind folgende Ipiden (Borkenkäfer), als Kautschukbäume 
bewohnend, bekannt geworden. 


1. — Diamerus fici BLANDFORD. 


Trans. Entom. Soc. London, 1898, IV, p. 426. 


Ueber dieses Tier habe ich nur die Angabe des Autors, dass es 
in Oestlichen Himalaya, im Tieta Thal in der Hôhe von 1,100 Fuss 
in #rcus elastica lebe und daselbst von E. P. STEBBING gefunden 
sei, in Erfahrung gebracht. Auch Herr STEBBING schreibt nichts 
darüber in seinen forstentomologischen Arbeiten aus Ostindien, 
sodass man nur von seinem Vorhandensein Notiz nehmen kann. 


2. — Phlæotribus puncticollis CHaPuis. 


Synopsis Scolytidaruin, 1873, p. 253. 


Nach CHapuis in Brasilien gefunden. Des Liebenswürdigkeit 
von Herrn Dr. OHaus-Steglitz verdanke ich Exemplare und 
Frassstücke, welche von ihm 1905 in 
Guayaquil in Ecuador in Æevea gesam- 
melt sind. 


Das Tier ist 2 ‘/; mm. lang, kurz eiformig 
und von rostbrauner Farbe ; es zeichnet sich, 
wie seine ganze Gattung, durch die Bildung 
der Fühlerkeule vor allen anderen lpiden aus: 
diese ist nämlich in drei Blätter gespalten, 
erinnert also etwas an die Fühlerkeule der 
Lamellicornier (Maikäfer, ete.) — Cf. Fig. r. 


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Seine Wohnung bildet einen dop- 
pelarmigen Quergang, die Larvengänge 
sind verhältnissmässig kurz, dicht ge- 
drängt, die Puppenwiegen senkrecht 
zur A chse des Baumes im Rindenfleisch. 
Cie -2, Matel XVIIIe 


F1G. 1. — Ph/otribus puncticollis 
CHaP. Long. 2 :|; mm. 
3. — Stephanoderes congonus n. sp. 


Herr Dr. SCHOUTEDEN, vom Congomuseumin Tervueren, sandte 
mir kürzlich freundlichst diese und die beiden folgenden Artenals 


TRS 


Hevea-Schädlinge vom Belgischen Congo. Alle drei Arten sind 
neu ; daher môge ihre Beschreibung hier folgen. 


Oblongus, niger, subnitidus, 
setis brunneis adspersus, anten- 
nis pedibusque testaceis, thorace 
semielliptico, margine apicali tu- 
berculis compluribus minutis no- 
tato, dorso anterius plaga trian- 
gulari tuberculorum fere concen- 
trice positorum scabro, posterius 
rugoso-punCtato ; elytris lineato- 
punctatis interstitiis lævibus,uni- 
seriatim setosis, apice rotundato. 
CFige 


Long. 1.5-2.0 mm. 


Fi1G. 2. — Stephanoderes congonus n. sp. 219/:. 
Patria : Congo, in Aevea brasiliensts. 


4. —- Stephanoderes heveæ n. sp. 


Oblongus, nitidus, sparsim p1lo- 
sus, piceo-niger, antennis pedibus- 
que dilutioribus, caput in thoracem 
retractum ; antennarum funiculis 
5rarticulatis, articulis latitudine 
crescentibus, capitulo ovali suturis 
obsoletis tribus notato; prothorace 
amplo, margine apicali rotundato 
tuberculis complüuribus minutissi- 
mis ornato, basi truncato et subti- 
lissime marginato, dorso anterius 
plaga tuberculorum exasperato, F1G. 3. — Siephanoderes heveæ n. sp. 21/;. 
postice punctato; elytris lineato- 
punctatis, linea suturali unica profunde striata. — Cf. Fig. 3. 

Long. 1.5 mm. 


Patria : Congo, in /7evea brasiliensrs. 


Das Tier, welches sich durch seinen Glanz und seine Schuppen- 
losigkeit von den meisten andern seiner Gattung auffällig unter- 
scheidet, hat seinen nächsten Verwandten in Sfephanoderes lœvi- 


ne Cu 


gatus Brprb. aus Central-Amerika, mit dem es in Bezug auf den 
Glanz, etc., auflällig übereinstimmt. 


5. — Hypothenemus tuberculosus n. sp. 


Elongatus, minutissimus, cylindricus, subnitidus, setis rigidis suberectis 
cinereis adspersus; thorace semielliptico, in margine apicali tuberculis com- 
pluribus minutissimis notato, dorso anterius ele- 
vato et plaga rufa tuberculorum exasperato, 
posterius punctato seu rugoso-punctato, elytris 
transversim rugulosis, striato-punctatis, intersti- 
tiis uniseriatim setulosis. Funiculus antennarum 
triarticulatus, clava oblongo-ovali, suturis tribus 
convexis, pilis longioribus ornatis notata. — 
Ci JR 

Lone. o0.8-1.0 mm. 


FiG. 4. — Stephanoderes tuber- 
Patria : Congo, in Æ7evea brasiliensis. culosus n. Sp. 21/1. 


Herr Dr. SCHOUTEDEN war so liebenswürdig mir Aeste von 
ÆHevea brasiliensis, in welchen die vorherbeschriebenen drei 
Arten gefunden sein sollen, zuzusenden. 

Diese Aeste zeigen an eimzelnen Stellen, wo mehrere Zweig- 
oder Blattansätze nahe beieinander stehen, deutliche Eingangs- 
lôcher von ‘/,-1 mm. Durchmesser. Die grüsseren führen senkrecht 
hinein in das Mark der Zweige, woselbst sie umbiegen und blind 
endigen. Ich fand in diesen grüsseren Gängen weder Käfer, noch 
Larven, noch Excremente oder Frassmehl. Die kleineren Oeff- 
nungen gehen nur durch die Rinde bis auf den Splint, furchen 
beide Teile und verzweigen sich in durchaus unregelmässiger 
Weise, einmal platzfôrmige Stellen bildend, dann wieder geschlän- 
gelte Quergänge, anscheinend Muttergänge mit senkrecht abge- 
henden Larvengängen zeigend. Alle diese Gänge sind mit Bohrmehl 
angefüllt. In ihnen fand'ich 4 Exemplare von Æ/ypothenemus 
tubereulosus, abgestorben, von den anderen Arten keine. Ob diese 
Frassbilder zu einem der beiden Sfepanoderes gehôren, oder ob 
der /7ypothenemus allein sie angefertigt, wage ich micht zu ent- 
scheiden. Für die Auffassung, dass der Æ/ypothenemus sie allein 
bewohnt, scheint mir der Umstand zu sprechen, dass ich in diesen 


— 340 — 


noch unberührten Frassbildern nur den genannten Käfer gefunden 
habe, gegen sie, dass noch Gänge vorhanden sind, welche für den 
winzigen Käfer zu gross erscheinen. Vielleicht schmarotzt der 
ÆHypothenemus bei den Sephanoderes? Da muss reichhaltigeres 
Material erst die nôtige Aufklärung geben. 


6. — Cryptarthrum Walkeri BLANDFORD. 


Trans Entom. Soc. London, 1896 II, p. zo1. 


Ein kleines, den vorigen drei Arten nahe verwandtes und ähnli- 
ches Tier, von dem nur bekannt ist, dass es auf den Damma 
Inseln in UÜrostigma, einer Verwandten von #ïcus, gefunden 
wurde. 


7. — Xyleborus affinis EIcHOrr. 


Berl. Entom. Zeitschrift, XI, 1867, p. 401 
Einer der gewühnlichsten Ipiden in den Tropen. 


Das Weibchen ist 2.4-2.7 mm. lang, fast cylindrisch, heïlbraun, glänzend, 
bis auf den matten Flügeldeckenabsturz, mit spärlichen aber ziemlich 
langen hellgelbbraunen Haaren bekleidet. Beim Weibchen ist der Thorax 
oblong, in der Mitte schwach gebuckelt, vorne mit kleinen Kôrnchen 
besetzt, hinten beinahe glatt. Die Flügeldecken des Weïbchens sind cylin- 
drisch, sehr fein punctirt-gestreift, kein Streifen, auch der Nahtstreif nicht, 
eingedrückt, mit ebenen breiten, einreihig punctirten und ebenso — aber 
sehr schwach — behaarten Zwischenräumen bis zum Absturz. Dieser ist 
ziemlich steil, wenig convex-gerundet, fast ganz #1aft oder kaum glänzend, 
der erste (an der Naht belegene) und dritte Zwischenraum ist mit 
2-3 spitzen Hôckerchen besetzt, der zweite Zwischenraum ist frei davon und 
ein wenig eingedrückt. Das Männchen ist kaum halb so lang als das 
Weïibchen, hat einen Thorax, welcher den Kopf überragt, nur wenig länger 
als breit, nach vorn breit ausgehôhlt, gekôrnt und am Vorderrand in der 
Mitte mit einem nach rückwärts aufgebogenen Hôrnchen versehen ist. 
Sculptur der Flügeldecken wie beim Weïibchen, nur noch schwächer. Farbe 
hellgelbbraun, blass. 


ZIMMERMANN (« Der Pflanzer », 1908, p. 269) teilt mit, dass auf 
Hawaï in einer Pflanzung von Âanthot Glaziovii der Xyleborus, 
affinis Ercux. in derartigen Mengen aufgetreten sei, dass wirkliche 


— 341 — 


Verluste durch ihm zu befürchten gewesen seien. Der Käfer habe 
nur Bäume angenommen, deren klebriger Milchsaft durch Anzapfen 
vermindert worden sel. Es ist sehr erklärlich, dass vollsaftige 
Bäume nicht angegangen werden, weil der Saft in die Bohrlücher 
eindringt und die Käfer tôüdtet. Daher sind auch die von Wurra in 
Salatiga mit Xy/eborus cofeæ WurTH angestellten Experimente, 
um zu sehen, ob dieses Thier auf Kautschukbäumen leben kônne, 
erfolglos ausgefallen, weil vollsaftige Bäume dazu genommen 
wurden : alle Käfer wurden durch den Kautschuksaft getüdtet. 

Ganz in gleichem Sinne schreibt mir der Leiter der Versuchs- 
anstalt für Landeskultur zu Victoria in Kamerun, Herr Dr. Frc- 
KENDEY, dem ich für Uebersendung schôüner Frassstücke von 
ÆHevea brastliensis, welche ausser zahlreichen Xy/. afänis Ercu. 
noch Æy/. camerunus HAGED. und Xy/. ambasius n. sp. enthiel- 
ten, zu besonderem Danke verpflichtet bin : « Gesunde Stämme 
werden im allgemeinen selten befallen. Dagegen sind Stellen, an 
denen in Folge unvorsichtigen Zapfens das Holz freigelegt ist, 
fast immer gefährdet ». Die grossen Abschnitte von //evea brast- 
liensis aus Kamerun waren durchweg fast siebartig durchlôchert, 
von aussen mit weissem Bohrmehl bedeckt und wiesen Gänge von 
dreifach verschiedenem Durchmesser — je nach der Grôsse der 
dre: Käferarten — auf, deren Wandungen von dem Ambrosiapilz 
schwarz gefärbt waren. Viele dieser Gange waren mit Kautschuk- 
abgüssen vollkommen ausgefüllt, wenn der Saft direktin die Lücher 
hineingeflossen war. 

Leider konnten die Ambrosiapilze nicht bestimmt resp. ge- 
züchtet werden. Herr Professor Dr. NEGER in Tharandt, der ver- 
dienstvolle Erforscher der Ambrosiapilze, dem wir die ersten 
sicheren Angaben über die Natur dieser, von den Käfer der Gat- 
tung Xy/eborus und einiger anderen zur Nahrung für sich und ihre 
Larven gezüchteten Pilze verdanken, schreibt mir über diese 
Frassstücke : « Die Pilze sind viel zu alt, um davon Reinkulturen 
anzulegen. Ich habe es längst aufgegeben, den Versuch zu machen, 
den Pilz zu züchten, wenn mir nicht vollkommen frisches Mate- 
rial vorliegt. An den mir freundlichst zugesandten Proben sind die 
Ambrosiazellen kaum mehr zu erkennen und sehr durch andere 
Pilze verunreinigt. » 


Die Gänge von Æy/. afinis Eicx. sind denen von unserem in 
der Eiche lebenden Xy/. dyyographus RATz. so ähnlich, sowohl in 
der Verzweigung, als auch in der Grôsse, — auch die Käfer sind ja 
einander sehr ähnlich, — dass man sie kaum von einander unter- 
scheiden kann. Sie gehen von dem senkrecht zum Baum ge- 
richteten Eingang, welcher verschieden lang sein kann, nach 
beiden Seiten, immer in einer Ebene, ab; manchmal dehnen sie 
sich nach einer Seite viel stärker aus, als nach der anderen, mit- 
unter sind sie auch ziemlich symmetrisch auf beiden Seiten ver- 
laufend. Eigene Puppenwiegen habe ich nicht gesehen : es werden 
die Eier also wohl in gemeinsamen Brut- resp. Familierôhren 
regellos abgelegt. 


8. — Xyleborus ambasius nov. sp. 


Oblongus, niger subnitidus, pilis fulvescentibus parce adspersus; thorace 
gibbo, transversim subquadrato, anterius tuberculis exasperato, posterius 
profunde punctato ; scute!lo triangulari ; elytris valde convexis, lineato- 
punctatis, interstitiis crebre rugoso-punctatis, 1° et 2° a basi, ceteris a decli- 
vitate usque ad apicem uniseriatim remote tuberculatis, declivitate infra ad 
apicem concave rotundata, depressa, opaca. 

Long. 4 mm. 

Locum suum habeat apud Xy/eb. spathipennis Eric. 


Patria : Kamerun, in Æ/evea brasiliensts. 


Ein etwas grüsseres Tier, das dem südamerikanischen X. spa- 
thipennis EicH., der in Castr//oa elastica gefunden ist, sehr nahe 
steht und seiner Kürpergrüsse entsprechend Gänge von erheblich 
grôüsserem Durchmesser macht als Xy/. afnis Eicx. Leider habe 
ich diese bis jetzt noch nicht enträtseln kônnen. 


9. — Xyleborus camerunus HAGEDORN. 
Deutsche Entomol. Zeitschrift, 1910, p. 9. 
Dem vorigen sehr ähnlich, nur kleiner. 
Patria : Kamerun, in Æevea brasi/iensis. 


In den mir von Herrn Dr. FICKENDEY gesendeten Frassstücken 


NS 


[e2) 


habe ich das bisher unbekannte Männchen dieser Art entdeckt, 
dessen Beschreibung hier folgen müge : 


œ. Niger, nitidus, pilosus, thorace antice profunde excavato, dense 
punctato, margine apicali medio elevato reflexo, acuminatim recurvato et 
apice medio cornuto ; elytris breviter ovatis, convexis, apice abrupte decli- 
vibus, supra lineo-punctatis, interstitiis suturæ proximis a basi, ceteris a 
declivitate granulatis. 

Long. 2,2 mm. 


Das Männchen ähnelt etwas dem von Xy/. dispar in der Form 
und Grôsse, ist aber durch den Bau des Halsschildes wohl unter- 
schieden. 


10. — Xyleborus cognatus Bi ANDFORD. 
Ann. Soc. Entomol. France, LXV, 1896 p. 10. 


Im Herbst 1909 erhielt ich von Herrn Pro- 
fessor Dr. Brick von der Station für Pflan- 
zenschutz in Hamburg (durch Herrn Profes- 
sor Dr. NEGER) durch einen Käfer beschä- 
digte Keimlinge von /7evea, welche aus 
Ceylon stammten und für Kamerun bestimmt 
waren. Die Beschädigungen waren durch den 
sub 10 genannten Xy/eborus verursacht, wel- 
cher aus Tonkin beschrieben worden war. Er 
ist dem Xyl. affinrs Erica. sehr ähnlich, aber Fi. 5. — Xyleborus cogna- 
durch die dunklere Färbung des glänzenden ” oi ®+ Long. 
Absturzes der Flügeldecken (bei Xy2. affmis 
ist dieser matt), die kaum sichtbaren Streifen auf denselben und 
durch die längere Behaarung der Zwischenräume wohl unter- 
schieden. — Cf. Fig. 5. 

Er macht in den Æeveakeimlingen senkrecht auf die Axe 
gehende Gänge und bohrt dann das Mark in der Längsrichtung 
aus (Fig. 6). Die jungen //eveapflanzen werden derart durchsetzt, 


F1G. 6. — Xyleborus cognatus BLANDF. in Æ/evea brasiliensis. 


TH — 


dass eine schwere Schädigung unvermeidlich erscheint. In den 
Heveastimmen, die ich aus Kamerun exhiele, habe ich diesen 


Schädling nicht gefunden. 
Unter den Tieren, welche ich untersuchte, befand sich aus das 


bisher unbeschriebene Männchen : 


g. Oblongo-ovalis, pallide testaceus, 
pilosus, subnitidus; thorace pulvinato-con- 
vexo, margine apicali supra caput producto 
et nodulo protuberante mediano ornato ; 
elytris ovatis, dorso pulvinato-convexis, 
supra irregulariter punctatis, longius pilo- 
sis, declivitate interstitis 1° et 3° bi- aut 
trituberculatis, 2° depresso mutico, ceteris 


Fic. 7 — Xy/borus cognatus subtilissime granulatis. — Cf. Fig. 7. 
BLanD. G' Long. 1 :/, mm. Long. 1,5 mm. 
Patria : Ceylon. 
11. — Xyleborus confusus ErCHOrr. 


Berlin. Entomol. Zeitschr., XI, 1867, p. 401. 


Von Herrn Dr. SCHOUTEDEN erhielt 
ich 1910 einen Stammabschmitt von 
Mantihot Glaziovii, welcher durch den 
oben genannten [piden stark beschädigt 
war. Der Käfer ist grüsser als Xy/. aÿi- 


nis Eicx. und zeichnet sich vor allem 

durch den auf jedem Flügeldeckenab- 

sturz im dritten Zwischenraum befind- JE 

lichen spitzen Dorn aus, dann durch den ? 5 : 

glatten hinteren Teil des Halsschildes 029 ' 

und durch die nicht punctirten glatten poesie 

Zwischenräume der Flügeldecken. ba he 
Er ist bisher nur als Schädling an El ° 

Kakaobäumen in Peterhafen auf Neu- 277) \ \ 

Guinea bekannt geworden,; ist übrigens GW | VEN 

im ganzen lropengürtel weit verbreitet, SA D 

auch von mir in Madagaskar- und ÀAk- Le, Ras ous 


krakopal gefunden worden.— Cf. Fig.8. Ercx. © Long. 2 ?/; mm. 


25 en 


Le] 


Seine Gänge ähneln etwas denen von ÆXy/. affnis, sind nur 
stärker, länger und weniger geschwungen als diese. Ueber seine 
Biologie ist nichts bekannt. Auch seinen Ambrosiapilz hat NEGER 
noch nicht feststellen kônnen. — Cf. Fig. 4, Tafel XVIII. 


12. — Xyleborus spathipennis var. Ohausi nov. var. 


Von Herrn Dr. OHaus erhielt ich ein Frassstück von Cas#illoa 
elastica, welches er in 1905 in Pucay in Ecuador gesammelt hatte. 
Es enthielt Larven, Puppen, Weibchen und ein Männchen dieser 
mit Xy/. spathipennis EicH. bis auf die Thoraxbildung des Männ- 
chens übereinstimmenden Varietät, welche ich dem Entdecker zu 


FiG. 9. — Xylcborus spa-  FiG.10. — Xylcborus spatki- FIG. 11. — Xylcborus spa- 
thipennis var. Ohausi n. pennis EicH. f. Long. thipennis Eicx.Q. Long. 
var. Long. 5 mm. s inm. 5 ‘4 mn. 


Ehren benennen môchte. Die Weibchen stimmen bis auf die 
Farbe — alle Tiere sind unausgefärbt daher hellgelb, während die 
reifen Thiere der Stammart schwarz sind — mit der Stammart 
vollkommen überein, das Männchen dagegen weicht von dem der 
Stammart ab, wie folgt : 

dt. Thorace lateribus rectis, apice profunde excavato, marginato, bisi- 
nuato et in processus tres breves producto ; medius carinatus muticus, sed 
non tridenticulatus, supra parce subtiliter punctulatus, antice linea mediana 
longitudinali, postice sulco impresso ornatus. Cf. Fig. 0. — (XyZ. spathipen- 
nis ErcH., Cf. Fig. ro-r1). 

Long. 5 mm. 


Patria : Pucay, Ecuador. 


— F5 — 


Ueber die Lebensweise des Tieres ist noch nichts bekannt. Das 
kleine Frassstück lässt einen horizontalen verlaufenden Gang von 
grôsserem Kaliber erkennen, der nach NEGErs Untersuchung 
schüne Ambrosiazellen enthält, aber reinweiss erscheint und 
nirgends die sonst bei den Pilzzüchtern übliche schwarze Verfär- 
bung der Wandungen aufweist. Cf. Fig. 3, Taf. XVIII. 

Weiteres ist aus dem kleinen Stück des Ganges nicht zu erschlies- 
sen; auch über die Schädlichkeit des Käfers ist mir noch nichts 
bekannt geworden. 


ERKLARUNG DER FIGUREN. 


. — Phlæotribus puncticollis CHAP. Q. 

— Siephanoderes congonus HAGED., Fühler. 

— Siephanoûeres heveæ HAGED., Fühler. 
Hypoihenemus tuberculosus HAGED., Fühler. 
— Xvyleborus cognatus BLANDE. ©. 

— Dito Frassbild in Â/evea brasiliensis. 
_ Dito @ie 

— Xyleborus confusus EICH. Q. 

Xvyleborus shathipennis var Ohausi HAGED. G. 
— Xvleborus spathipennis EICH. GS‘. 

— Dito Q. 


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ERKLARUNG DER TAFEL XVIII. 


g. 1-2. — Phlwotribus puncticollis, Frassbïlder in Æevea brasiliensis. 
— 3. — Xvyleborus spathipennis var. Ohausi HAGED., Frassbild in 

[Castilloa elashca. 
— 4. — Xyleborus confusus, Frassbild in Wanihot Glaziovir. 


Die Photographieen der Frassstücke sind von Herrn Dr. L. REH 
in Hamburg nach Präparaten des Verfassers hergestellt worden ; 
die übrigen Figuren vom Verfasser mittels eines Lerrz'schen 
Zeichenprismas in den Vergrôsserungen von ?/, und © °/, ge- 
zeichnet. 


REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE. Vo. I (19r2). PL. XVIII. 


FiG. 3. — Xyleborus spathipennis RICH. 
in Castilloa elastica. 


FiG. 2. — Phlæotribus puncticollis 
CHap. in /evea sp. 


FiG. 1. — Phlæotribus puncticollis 
CHap. in Æevea sp. 


F1G. 4. — Xylcborus confusus E1cH. in Manihot Glatiouii. 


M. HAGEDORN. — BORKENKAFER (IPIDAE). 


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PÉRBABAENIER ES ENOI 


PAR LE 


D' H. SCHOUTEDEN 


(Musée du Congo Belge, Tervueren). 


(Planches XIX-XX.) 


Parmi les Oiseaux d'Afrique, le Balaeniceps rex GOULD est 
certes l'un des types les plus curieux et en même temps les plus 
rares dans les collections. 

C'est un Oiseau étrange, empruntant un aspect presque fantas- 
tique à son bec extraordinaire, qui lui a valu les noms vulgaires de 
Bec-en-sabot, de « Schuhschnabel », de « Whale-beak », etc. Ce 
bec, ainsi que le montre la photographie reproduite sur la 
planche XIX, est de dimensions inusitées, fort large. La mandi- 
bule supérieure se termine par une sorte de crochet puissant et 
pointu, tandis que la mandibule inférieure est arrondie à l’extré- 
mité. À lui seul, ce bec permet de reconnaître indiscutablement le 
Balaeniceps, tant il est spécial à cet animal! 

Le PBalaeniceps est l'unique représentant de la famille des 
Balaenicipidae. Haut sur pattes, 1l a cependant l'aspect pesant et, 
d'ailleurs, il ne fait de ses ailes qu'un usage restreint, s’élevant 
peu au-dessus du sol. Durant le vol, son cou est courbé en S; au 
repos, ou bien l'Oiseau a le bec pendant sur le cou, à la façon des 
Pélicans, comme le montre la figure 1, ou bien, ainsi que le repré- 
sente la planche XIX, le cou est comme affaissé et le bec repose 
sur lui : cela surtout après le repas. Le plumage du Balaeniceps est 
d'un gris ardoise, plus ou moins foncé, avec un léger éclat métal- 


me à 


lique vert sur les plumes du dos et de la base de l'aile au moins; les 
côtés de la tête et le cou, et le dessous du corps gris brunâtre, le 
ventre blanchâtre. La coloration du bec varie du jaune brun au gris 
olive, avec taches et raies transversales d’un brun noir. Chez les 
jeunes, les parties gris ardoise chez l'adulte sont d'un gris brun. 

D'observations diverses il semble résulter que le Balaeniceps 
est un Oiseau morose et solitaire. Il est rare qu'en en trouve plus 
de 2-3 exemplaires en un même endroit, et encore, de facon géné- 
rale, ces 2-3 individus se tiennent-ils isolés l’un de l’autre. Mon 
ami M. le D° Daxis, qui a eu l'occasion, en compagnie de 
M. A. Sorvay, d'en observer plus de six couples dans la région 
de Lado, me dit que jamais il ne vit ensemble le mâle et la 
femelle : on les voyait toujours isolés, le mâle se tenant à une 
centaine de mètres de la femelle. 

Les Balaeniceps habitent la région des papyrus près du fleuve 
(pl. XX). Ils recherchent les éminences du terrain, les termitières 
à l'occasion; mais ce n'est qu'exceptionnellement, après avoir été 
forcés au vol par le chasseur, par exemple, qu'on les voit se poser sur 
les arbres. Perchés sur une patte, l’autre patte étant repliée sous le 
corps, et comme plongés dans de profondes réflexions, ils restent 
parfois immobiles pendant plus de deux à trois heures sur l’obser- 
vatoire qu'ils ont ainsi choisi. À ce que me dit M. Daxis, lorsqu'ils 
entendent les détonations des fusils, ils inspectent d'abord avec 
tranquillité l'horizon, avant d’abaisser la patte qu'ils tenaient repliée 
sous eux; puis ils prennent leur vol. 

Leur nidification est fort rudimentaire. Recherchant une dépres- 
sion du sol, ils y amassent des roseaux, des débris végétaux divers, 
assemblés sans ordre ni consistance, et y déposent leurs œufs. La 
couvaison à lieu de juin à août, durant la saison des pluies. L'œuf, 
d'après vox HEuUGLIX, est blanc, tirant au bleuâtre, souvent sale; 
il mesure 80 millimètres sur 56. 

Les jeunes, dont M. Daxis a pu observer deux exemplaires 
recueillis dans un nid et élevés à bord du bateau, sont d'humeur 
querelleuse, comme aussi l'adulte, et tâchent de porter des coups 
de bec aux importuns. En quinze jours, ces deux jeunes doublè- 
rent presque de volume. Leur nourriture consistait en poisson 


frais. 


L'Oiseau se nourrit, en effet, principalement de Poissons. Pour 
pêcher, il recherche une éclaircie dans les fourrés de roseaux ou de 
papyrus et, installés dans cette petite mare, il capture sa proie 
au passage en projetant brusquement vers elle son bec formidable. 
Ce bec si extraordinaire semble excellemment adapté à cette nour- 
riture spéciale, et le puissant crochet qui termine la mandibule 
supérieure rend sans doute à l'Oiseau des services tout particuliers. 
Le Poisson capturé est englouti en entier; d'après BurLer, le 
Balaeniceps capture surtout des Po/ypterus senegalus. 

D'après certaines données, il absorbe aussi, occasionnellement, 
des Serpents, des Grenouilles, ou même il se nourrit de cadavres. 
En captivité, on peut l’habituer à la nourriture carnée. 


FIG, 1. 


La figure 1 représente un Pa/aeniceps apprivoisé, vivant dans le 
jardin du Gouverneur à Khartoum, et reproduit une photographie 
prise par l'éminent sportsman francfortois, M.R.vox Gor.psCHMIDT- 
ROTHSCHILD, qui fit récemment don au Senckenbergisches Museum 


de Francfort-sur-Main d'un bel exemplaire de l’Oiseau, tué par 
lui sur le Bahr-el-Ghazal. Je dois à l’obligeance de la Direction de 
la Senckenbergische Naturforschende Gesellschaft, et spécialement 
de M. le Prof" D' KNoBLaucH, que je tiens à remercier tout parti- 
culièrement, de pouvoir reproduire ici ce cliché ainsi que la 
planche XX, qui montre l'aspect du pays habité par le Balaeniceps. 
Ces figures sont extraites d'une note récente publiée par 
M. A. CNyriM dans le « 42° Bericht » de cette association. 

Les chasseurs qui jadis ont observé le Balaeniceps, le long du 
Nil, ont signalé que c'était un Oiseau timide et fort farouche. 
M. R. vox GoLpsCHMIDT-ROTHSCHILD, qui l’a récemment revu dans 
ces mêmes régions, le dit au contraire peu farouche et — avec 
raison, semble-t-il — il attribue ce changement dans les mœurs 
de l’'Oiseau à la protection générale dont il jouit actuellement et 
aussi à l’accoutumance au passage des steamers et autres bateaux 
sur le Nil. 


Jusqu'en ces dernières années, le Balaeniceps n'était connu que 
de la région du Nil blanc supérieur. C’est de là que provenaient 
les exemplaires, fort rares d’ailleurs, que l'on en trouve dans les 
Musées. C'est également de cette région qu'est originaire le bel 
individu femelle que représente la planche XIX, exécutée d'après 
une photographie que je dois à mon ami le D' Desxeux. Ce bel 
exemplaire fut généreusement offert au Musée du Congo belge par 
M. A. Sorvay, à qui notre Musée doit divers spécimens si inté- 
ressants. 

Cependant ScHALOw a signalé la découverte, lors de l’explora- 
tion de tombeaux égyptiens, à 100 kilomètres du Caire, de plaques 
datant de la première dynastie, soit environ trois mille cinq cents 
ans avant Jésus-Christ, sur lesquelles on reconnaît distinctement le 
Balaeniceps. Or, on doit admettre qu'un animal choisi comme 
modèle par les auteurs de ces plaques ne pouvait être un animal 
qui n'existait pas dans la région même et qui ny était pas 
assez fréquent. Il y a cinq mille cinq cents ans donc, Île 
Balaeniceps existait jusqu'à 100 kilomètres du Caire, ce qui 
concorde d’ailleurs avec la répartition des papyrus à cette époque. 
L'aire de dispersion du Balaeniceps a donc reculé devant l'homme 


en Égypte, puisqu'on ne le trouve plus que dans le Nil supé- 
rieur. 

D'autre part, JOHNSTON, en 1902, a signalé la découverte du 
Balaeniceps sur les bords du lae Victoria, et un sportsman anglais 
m'a assuré l'avoir trouvé dans l'Afrique orientale anglaise. 
JonnsroN mentionne également qu'il a vu le Balaeniceps dans 
l'Angola et rappelle que STANLEY l'avait apercu dans le Haut- 
Congo. 

Ces indications restaient isolées. Mais, l’an dernier, mon excel- 
lent ami M. le D' BEQUAERT, entomologiste attaché à la Mission 
de la maladie du sommeil au Katanga, m'écrivit que M. le 
D' RopHaix, chef de la Mission, venait de tuer un Balaeniceps 
aux environs de leur station de Bukama, sur la Fungwe, affluent 
du Haut-Lualaba. Cette découverte était tout à fait inattendue, 
reportant l'aire de dispersion de l'Oiseau bien loin vers le sud. 
Et cependant elle n'est pas fortuite, car, par une curieuse coïnei- 
dence, la revue bis, en son numéro de juillet dernier, publie une 
note de M. HELrLMAYR signalant que le Musée zoologique de 
Munich vient de recevoir du Katanga un Pa/aeniceps mâle, tué, 
en juillet 1909, dans les papyrus du lac Kisale, sur le Haut-Lua- 
laba, un degré plus haut que Bukama. — L'Oiseau y est connu sous 
le nom de « Mututa » ou « Motuta » par les indigènes, ce qui 
montre bien qu'il s'agit d'une espèce qui n'est pas accidentelle 
(les Arabes du Nil appellent le Balaeniceps du nom de « Abu- 
Merkeb »). — Ces deux découvertes se confirment donc mutuelle- 
ment, et il est hors de doute que l'habitat du Balaeniceps s'étend 
jusque dans le sud du Katanga! C'est un cas typique de l'ignorance 
où l’on est souvent de l'aire de dispersion exacte d'espèces cepen- 
dant extrêmement caractéristiques (un autre cas est celui du 
Rhinocéros blanc, dont j'ai parlé dans une note antérieure !). Dans 
le catalogue qu'a publié l'an dernier M. le D' S.-A. NEaveE de la 
collection si importante d'Oiseaux formée par lui dans le Katanga, 
le Balaeniceps n’est pas mentionné; mais il faut noter que M. NEAVE 
n'a pas dépassé vers le nord le 10° degré de latitude S., ainsi que 
le montre la carte jointe à son travail, et il est certain que l’exis- 
tence du Balaeniceps dans les parages qu'il a visités n'eût pas 
échappé à cet excellent naturaliste. M. BEQUAERT m'écrit d’ailleurs 


052) œn 


que l’Oiseau est fort rare dans la région de Bukama. Il serait fort 
intéressant de connaître d’autres localités de capture du Balaeniceps 
dans l’Afrique centrale et notamment au Congo, et je serais fort 
heureux de recevoir des indications à ce sujet. 

Le Musée du Congo vient d'entrer en possession du Balaeni- 
ceps récolté par MM. BEQUAERT et RODHAIN, qui ont bien voulu 
lui envoyer la dépouille et le squelette de ce bel Oiseau. C’est là 
une précieuse acquisition pour nos collections congolaises qui ren- 
fermaient déjà, je l'ai dit, un exemplaire © du Balaeniceps, offert 
par M. Sozvay et provenant du Nil supérieur. 

Ainsi que je l'ai dit plus haut, la planche XX montre l'aspect 
typique du pays marécageux fréquenté, dans le Nil supérieur, par 
le Balaeniceps. Cette photographie fut prise par M. KR. von 
Gorpscamipr-ROTHSCHILD, à l'endroit même où il tua l’exemplaire 
offert par lui au Musée de Francfort. 


REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE. NVoL. 1 (19r2). Pr: XTX: 


H. SCHOUTEDEN. — LE BALAENICEPS ROI. — I. 
(Balaeniceps rex GOULD.) 


(‘a1909) w74 sdonuovyvg ) 
MOSS IOINEA VEN AT RAT TO OHO SET 


NX ‘Id ‘(2161) 1 ‘I0A ‘ZNIFI1YAV 4NO019O07007Z TINATY 


18510 


lateralibus pone medium disci alte elevatis, angustis, cochleiformibus et 
postice cum vesicula postica fere totis connatis. Elytra abdomine multo 
longiora, parum valvantia, apice divaricata, spatis discoidali et lateral 
conjunctim elevatis, postice vesicularibus, membrana costae uniseriatim 
areolata. Pedes longiusculi, graciles. 


Genre à ranger auprès de Galeatus Curt. dont il se distingue 
par les lames rostrales très réduites et rudimentaires, les marges 
du pronotum prolongées en avant non en angle, mais sous forme 
d'un lobe arrondi au sommet, les carènes latérales du pronotum 
soudées presque dans toute leur longueur avec l’ampoule posté- 
rieure et par les élytres divergentes et moins élargies vers l’extré- 
mité. à 


Habrochila placida n. sp. 


Capite, pronoto et pectore fusco-ferrugineis, abdomine flavo-testaceo ; 
partibus hyalinis pronoti et elytris fusco- et nigro-reticulatis; spinis capitis 
nigris, horizontalibus, apicem capitis vix superantibus ; antennis latitudini 
maximae pronoti aequilongis, flavo-testaceis, parce griseo-pilosulis, articulis 
primo et quarto nigris, articulo primo capite duplo longiore, articulo secundo 
brevissimo, diametro suo vix plus quam duplo longiore, articulo tertio 
omnium longissimo et articulo primo duplo longiore, articulo quarto articulo 
praecedente fere dimidio breviore ; pronoto disco laevigato,membranis margi- 
nalibus foliaceis latis, nonnihil oblique erectis, areolis sex — quatuor majo- 
ribus usque ad basin membranae extensis et duabus (secunda et quinta) 
minoribus, triangularibus, in dimidio exteriore membranae sitis — instructis, 
extus et antice fortiter rotundatis, vesicula antica latissime ovali, a latere 
visa fere globosa, valde elevata, antrorsum ultra apicem capitis et lobos 
anticos pronoti extensa, fusco-umbrata, tantum basi et apice decolore, 
vesicula postica quam antica paullo altiore, superne fusco-umbrata, inferne 
decolore, carinis lateralibus quam vesiculis minus alte elevatis et vena longi- 
tudinali in areolas duas elongatas divisis ; elytris abdomine duplo longiori- 
bus, in triente basali retrorsum sensim ampliatis, dein parallelis, apice sat 
anguste rotundatis, membrana costae latiuscula, basin versus paullo angu- 
stiore,per totam longitudinem areolis transversis, quadrangularibus instructa, 
vesicula discoidalhi sat elevata, fusca vel fusco-migra, antrorsum fortiter, 
postice abrupte declivi, areolis spatii apicalis magnis, hexagonalibus; femori- 
bus flavo-testaceis, apicem versus nigricantibus, tibiis albidis, tarsis nigris. 
GQ. Long. 4-4.25 mill. 


Kasaï : Kondué (LuyaA). 


me NON 


Copium stolidum n. sp. 


Ovale, fulvum, glabrum ; capite supra fusco, spinis duabus basalibus 
verticis adpressis, gracilibus, albidis, anterius leviter divergentibus et ante 
medium oculorum extensis, tuberculo medio obsoleto margineque elevato 
antico pone basin antennarum pallidis ; antennis fusco-testaceis, capiti et 
pronoto simul sumtis fere aequilongis, articulo primo articulo secundo paullo 
minus quam dimidio longiore et distincte crassiore, articulo tertio articulo 
quarto 3/5 longiore, apicem versus sensim leviter incrassato et plus minusve 
nigricante, articulo quarto nigro, apici articulii tertii aeque crasso, diametro 
suo triplo longiore, basi vix curvato ; pronoto disco leviter convexo, dense et 
subtiliter punctato, pone limbum apicalem reticulatum utrinque anguste 
nigro-fasciato, carinis longitudinalibus humulibus, parte apicali carinae 
medianae elevata, sed quam disco humiliore, a latere visa superne subhori- 
zontali, carinis duabus lateralibus parallelis, antice leviter introrsum curvatis 
et tantum usque ad fasciam anteapicalem nigram extensis, membranis mar- 
ginalibus subrectis, angustis, uniseriatim areolatis, venulis transversis 
obsoletis fuscis praeditis, processu postico dense reticulato; elytris apicem 
abdominis superantibus, spatiis discoidali et laterali dense reticulatis, spatio 
laterali irregulariter triseriatim areolato, basin versus angustiore, membrana 
costae sat angusta, uniseriatim areolata, areolis magnitudine variabilibus, 
spatio apicali grosse fusco-reticulato ; pedibus flavo-testaceis. © Long. 
4.25 mill. 


Léopoldville (D! J. BrouAERT). 


Extrêmement voisin du C. #oricola Horv. de l'Afrique orien- 
tale, mais en diffère par la taille un peu plus courte, les deux épines 
couchées de la tête plus longues et plus grêles, les antennes noires 
vers l'extrémité avec le troisième article moins que deux fois aussi 
long que le quatrième, la partie apicale de la carène médiane du 
pronotum moins élevée que le disque-et par les élytres moins 
allongées, uniformément pâles sans taches obscures. La carène 
médiane du pronotum, vue de côté, est sinuée en dessus devant le 
disque, tandis que chez C. foricola elle est tout à fait droite, hori- 
zontale et aussi haute que le disque. 

Les trois exemplaires qui m'ont servi à la description sont évi- 
demment un peu immatures. 


BEITRAG 
KENNTNIS DER HOMOPTEREN-FAUNA AFRIKAS 


Edmund SCHMIDT (in Stettin). 


Herr Dr. H. ScHOUTEDEN, Custos am « Musée du Congo belge, 
Tervueren », hatte die Freundlichkeit, mir eine Collection central- 
afrikanischer Fulgoriden zur Bestimmung zu übersenden. Unter 
dem Material befanden sich einige neue Arten und auch eine neue 
Gattung, deren Diagnosen in diesem kleinen Artikel gegeben 
werden. 


Fay. FULGORIDÆ. 
Subfam. EURYPBRACHIN Æ. 
Tribus Platybrachini. 


Genus Mesonitys ScaminT. — Zoolog. Anzeiger, Bd. XXXII, 
18 (1908), p. 513. Tvpus : Mesonitys laeniata ScaMwDT. 
- Mesonitys membranipicta n. sp. 


©. Basal-Dreifünftel der Deckflügel, Kopf, Pronotum, Schildchen, Beine, 
Rostrum, Brust und Hinterleib kastanienbraun; Apical-Zweifünftel der 


OUEST 


Deckflügel bräunlich ockergelb, mit vielen schwarzen Punktflecken ge- 
schmückt, welche über die Fliche verstreut stehen und stellenweise zusam- 
menfliessen und Gruppen bilden; die Clavusaussen- und -Mittelzelle sind 
bis zur Schildchenspitze schwarz gefärbt, ferner sind ein kurzer Längsfleck 
auf dem Radius an der Basalzelle und eine in der Mitte eingeschnürte 
Querbinde durch die Deckflügelmitte schwarz gefärbt, die Binde erreicht 
nicht den Costalrand, ist an der Clavuscoriumnaht unterbrochen und wird 
im Clavus aus Flecken gebildet; hin und wieder treten in der schwarzen 
Binde kastanienbraune Flecke auf. Flügel schwärzlich mit schwarzen 
Nerven, im Basalteile strahlig durchscheinend. Die Apicalhälfte des Hinter- 
leibes ist oben mit dickem Wachssekret dicht belegt. Augen grau, braun 
gefleckt. Die Kanten der Schienen, die Spitzen der Krallen und die Spitzen 
der Dornen der Hinterschienen und Tarsen sind pechbraun gefärbt. Letztes 
Bauchsegment vor den beiden weit nach hinten ragenden Mittellappen 
(Scheidenpolster) in der Mitte etwas vorgezogen, der Hinterrand dieses 
Lappens ist gestutzt und rundlich ausgeschnitten. Die Scheidenpolster sind 
grob längsgerieft und apicalwärts nach unten abgebogen, die Innenränder 
schliessen aneinander und die Aussenränder verlaufen nach hinten conver- 
gierend, sodass jedes Scheidenpolster hinten abgerundet spitz ist. Die 
Kôrpergestalt und Flügelform sind nicht auffallend verschieden von den 
anderen Arten. 

Länge mit den Deckflügeln 17 mm; Kôrperlänge 14 mm; Deckflügellänge 
14 ‘}, mm, grôsste Breite 6 mm. 


Benguela. 


Dieses © unterscheidet sich von den © von {æntata SCHMIDT 
durch die nach hinten spitzzulaufenden Scheidenpolster, bei 4- 
niata sind die Scheidenpolster hinten breit abgerundet. 


Subfam. LOPHOPIN Æ. 


Genus Brixioides KirBy. — J. Linn. Soc. Zool., XXIV (1891), 
p. 139. Typus : Brrxroides carinatus KirBY. 


Nach der mir zugänglichen Literatur ist diese Gattung und Art 
nur von Ceylon bekannt. Das mir vorliegende Material stammt 
von Java, Sumatra, Borneo, Ostafrika und Westafrika. (Leider 
fehlt mir Material von Ceylon.) Das Material der verschiedenen 
Lokalitäten vergleichend, finde ich, dass die Westafrikaner von 
den Asiaten und dem einzelnen Stück von Ostafrika (1 ©', San- 

24 


“0 es 


sibar) verschieden sind, und als besondere Art aufgefasst werden 
künnen, da die Gonapophvsen der ©‘ verschieden sind. Die West- 
afrikaner, die Exemplare der neuen Art, sind in Färbung und 
Grôsse von der bekannten Art wenig unterschieden, sie erscheinen 
etwas grôsser und im Farbentone heller. Nach dem vorliegenden 
Material scheint Pr. carinatus K7rby um den indischen Ocean 
verbreitet zu sein und 27. africanus n. sp. in Westafrika am 
atlantischen Ocean vorzukommen. 


Brixioides carinatus KirBy. — J. Linn. Soc. Zool., XXIV 
(1891), p. 140, t. V, fig. 9; MericHAR, Hom. Faun. Ceylon, 
(1903), p. 35; DisranT, The Fauna of British India, Ceylon 
and Burma, Rhynchota, vol. IIT (1906), p. 328, fig. 162. 


Brixioides africanus n. sp. 


G ©. Diese Art ist in der Form und Farbe der B7. carinatus 
KirBy zum verwechseln ähnlich, sie ist jedoch etwas grüsser und 
zeiot einen helleren, ockergelben Ton in der Grundfärbung. Die 
Gonapophysen der S'sind an der oberen Apicalecke rundlicher und 
der Apicalrand gerade, bei Pr. carinatus ist er leicht einge- 
drückt. 

Länge mit den Deckflügeln 10-11 mm. 


Busira, 12.X.1905 (W AELBROECK). 
Kamerun : Barombi (L. CoNRADT S$.). 
Kamerun : Jaunde Stat (ZENKER $S.). 
Togo : Bismarckburg (L. CoNRADT S.). 


Typen im Musée du Congo belge, im.Stettiner Museum und im 
Kôünigl. Zoolog. Museum zu Berlin. 

In einem späteren Artikel werde ich mich mit dieser Gattung 
und Art nochmals und ausführlicher beschäftigen. 


Subfam. ZÀZCANIIN Æ. 


Genus Epitemna MericHar. — Monogr. Ricaniüd. (1898), 
p. 247. — Typus : Æpitemna retracta W A1x. 


ÉD NE 
Epitemna vitrinervis n. sp. 


d. Deckflügelform wie bei carbonaria WALK. und duplicata MEL., in der 
Färbung der duplicata MEL. nahestehend. 


Deckflügel stark glänzend, schwarzbraun, im Apicaldrittel lichter mit 
rôtlich violettem Schiller, einem dreieckigen, hyalinen, gelblich getrübten 
Costalfleck vor der Apicalspitze und einer hyalinen, schrägen Ouerbinde, 
welche vom Clavushinterrand in das Corium hineinzieht, bis zum 1. Radial- 
nerv hinter dem Costalfleck reicht, aber nicht mit letzterem verbunden ist 
und das Mitteldrittel der Deckflügel einnimmt; in diesem hvalinen Binden- 
fleck sind die Längsnerven und mehrere Quernerven gelblichweiss gefärbt. 
Flügel hyalin mit breitem, rauchbraunem Hinterrandsaume und gelblichen 
und bräunlichen Nerven. Pronotum, Schildchen und Deckschuppen schwarz- 
braun und stark glänzend. Stirnfläche glänzend dunkelbraun. Kopfseiten, 
Clipeus, Rostrum, Beine, Brust und Hinterleib schwach bräunlich ockergelb. 
Die Spitzen der Krallen und der Dornen der Hinterschienen und Tarsen 
sind pechbraun gefärbt. Augen gelbbraun, braun gefleckt; Ocellen glashell 
mit rôtlichem, basalen Ring; Fühler gelbbraun. Von der Seite betrachtet, 
sind die Gonapophysen ungefähr 3 ‘/, mal so lang als breit, am Hinterrande 
schräg nach oben und vorn gestutzt, mit abgerundeten unteren Hinterecken, 
die oberen Hinterecken sind in dornähnliche Verlängerungen vorgezogen 
und nach vorn und oben gerichtet. 

Kôrperlänge 7 mm; Länge mit den Deckflügeln 9 mm; Deckflügellänge 
9 ‘/. mm, grôsste Breite 8 mm. 


Mayumbe (CABRA). 


Type im Musée du Congo belge. 


Diese Art steht der oben erwähnten Æ. duplicata Merrcx., 
welche von den bis jetzt bekannten Arten dieser Gattung den 
grôssten hyalinen Fleck im Corium hat, sehr nahe, ist jedoch 
dadurch verschieden, dass in dem hyalinen Teile der Deckflügel 
Quernerven vorhanden sind, was bei Æ. duplicata Mericx. nicht 
der Fall ist. 


Subfam. FLATINÆ. 


Genus Phromnia STAL. — Rio Jan. Hem., IT (1858), p. 68. — 
Typus : PAromnia pallida Oxiv. 


— 360 — 


Phromnia SrÂz — Flata Mericn. — Mericn., Monographie der 
Acanaloniden und Flatiden, « Ann. Hofmus. Wien », XVI 
HOON) Di A IUTAONT EE sé d, vols S(G010), D. 209. 


Die in Afrika vorkommenden Arten dieser Gattung sind, nach 
den Publicationen zu schliessen, in den meisten Sammlungen 
spärlich vertreten und zwar sind es vorwiegend ©. Obwohl mir 
ausser /#r. angolensis Disr. sämtliche Arten vorliegen, befinden 
sich nur 2 G' darunter, 1 © von Pr. superba MEL. und 1 S von 
Phr. rubra SiGx. Es hält daher sehr schwer die Arten gut zu 
trennen und auseinander zu halten, da das wichtigste Merkmal, die 
Copulationsorgane der 6‘, so gut wie garnicht hat berücksichtigt 
werden künnen. Besonders erschwert wird die Artunterscheidung 
in der 1. Gruppe, wozu Pr. pallida, hmbata und superba gehôren, 
weil die Arten in der Färbung sich sehr ähneln und die Varia- 
bilitiät der einzelnen Art ganz bedeutend ist. Da mir aber kein 
genügendes Vergleichsmaterial von den genannten Arten vor- 
liegt, — es fehlen mir die S' von P#r. pallida O1iv. und Pr. lim- 
bata FABR., — so lasse ich vorläufig die Arten bestehen, bis an der 
Hand genauer Untersuchungen klar gelegt ist, dass sie nicht 
selbständige Arten sind. SrÂL und DisranT (loc. cit.) stellen zum 
Beispiel Pr. limbata FABR. synonym zu Pr. pallida Ox1v. und 
zwar als Varietät. Ich lasse hier eine Aufzählung der Arten von 
Afrika und Madagascar folgen; ferner gebe ich eine Uebersicht, 
woran sich die Beschreibung einer neuen Art anschliesst. 


1. Phromnia pallida Orxv. 


D » limbata FABR. 

a » superba MELICH. 

A » Neavet Disr. 

5. » bimaculata SCHMIDT. 
6 » angolensis Disr. 

7 » malgacha GUÉR. 

8 » rubra SIGN. 


[#2] 


. Grôssere Arten, Länge mit den Deckflügeln 28-30 mm. 


— 361 — 


UEBERSICHT DER ARTEN. 


. Deckflügel mit Zeichnung, der Apicalrand stets schwarz gerandet. 2 


Deckflügel ohne Zeichnung, einfarbig, der Apicalrand nicht schwarz 
gerandet. fl 


. Der innere Clavusnerv (Axillaris) von der Clavusspitze bis zur Biegung, 


in der Nähe der Schildchenspitze, schwarz, mit oder ohne anliegenden 

schwarzen Flecken. 3 
Der innere Clavusnerv nicht schwarz gefärbt, Clavus einfarbig oder nur 

ein schwarzer Fleck am Schildchenrande. 6 


. Der innere Clavusnerv schwarz mit anliecenden, schwarzen Flecken 


und einem schwarzen Fleck am Schildchenrande. 4 


Die schwarze Färbung des Clavusnerven und des Clavushinterrandes 
setzt sich am Clavushinterrande bis zur Schildchenmitte fort, die 
schwarzen Flecke am Clavusnerv und im Clavus am Schildchenrande 
fehlen. 4. Phr. Neavei Disr. 


OUT 


Kleinere Art, Länge mit den Deckflügeln 22-25 mm. 
3. Phr. superba MELICH. 


Deckflügel grün, grünlichgelb, strohgelb oder blassgelb; der Costal- 
rand von der Grundfarbe der Deckflügel, nicht anders gefärbt, der 
Apicalrand schwarz gerandet; zuweilen tritt eine rôtliche Zone vor 
dem Rande auf. 1. Phr. pallida OLIV. 


Deckflügel grün oder gelbgrün; ein blutrotes oder orangerotes Band 
zieht von der Clavusspitze, vor dem schwarzen Apicalrande, den 
Costalrand färbend fast bis zur Basis des Costalrandes; hinter dem 
roten Costalstreifen befindet sich eine breite, blasserüne oder bläulich 


grüne Zone. 2. Phr. limbata FABR. 
. In der Clavusaussenzelle, am Schildchenseitenrande ein rundlicher, 
schwarzer Fleck. 5. Phr. bimaculata SCHMIDT. 
Clavus von der Grundfarbe der Deckflügel, ohne Zeichnung und ohne 
schwarzen Fleck. 6. Phr. angolensis DIST. 
Deckflügel grün oder gelbgrün. 7. Phr. malgacha GUÉR. 


Deckflügel scharlachrot zuweilen rosenrot und safrangelb. 
8. Phr.rubra SIGN. 


Phromnia bimaculata n. spec. 


©. In der Grôsse und Gestalt der superba MEL., Veavei und angolensis 
DisT. sehr ähnlich. 


I 


Deckflügel gut 1 ‘/, mal so lang als an der breitesten Stelle breit, am 
breitesten hinter der Deckflügelmitte, mit abgerundetem Apicalrande und 
deutlicher, abgesetzter Subapicallinie, welche 2 mm vom Apicalrande ent- 
fernt verläuft und undeutlich in den Nodus costalis übergeht. Schildchen 
gewolbt mit 3 scharfen Längskielen, die Seitenkiele sind vorn und der 
Mittelkiel vor der gefurchten Schildchenspitze abgekürzt. Pronotum mit 
drei Längskielen und einem dreieckigen Eindruck in der Mitte des Vorder- 
randes, der Mittelkiel verläuft überall gleich scharf vom Hinterrande bis 
zur hinteren Ecke des Vorderrandeindruckes, die Seitenkiele verlaufen 
divergierend nach hinten und erlôschen kurz hinter der Pronotummitte. 
Stirnfliche lang und schmal, überall gleich breit, mit erhabenen und scharfen 
Seitenrändern, und ist nicht gekielt. Zweites Fühlerglied 1 ‘/, mal so lang 
als das 1. Glied. Rostrum bis zu den Hintercoxen reichend, Endglied kaum 
halb s0 lang als das Basalglied. Die Hinterschienen tragen 2 kräftige Dorne 
in der Apicalhälfte. 

Brust und Hinterleib ockergelb, Hinterbeine mit Ausschluss des Kral- 
lengliedes blass gelb, blass grünlich gelb; Vorder- und Mittelschenkel und 
Mittelschienen rot, Vorderschienen rotbraun; braun gefärbt sind die Tarsen 
der vier Vorderbeine und die Krallenglieder der Hinterbeine, ferner das 
Apicaldrittel der Mittelschienen; die Spitzen der Dornen der Hinterschienen 
sind pechbraun. Kopf, Pronotum, Schildchen und Deckflügel schwach grün- 
lich ockerfarbig oder bräunlich ockergelb, bei frischen Exemplaren dürite 
die Farbe grün sein. Augen und Fühler braun, Basalglied an der Wurzel 
lichter. Costalrand der Deckflügel bis zum Apicalrande rot gesäumt, Apical- 
rand bis zur Clavusspitze schmal dunkelbraun gerandet, im Clavus am 
Hinterrande liegt auf jeder Seite des Schildchens, wo die Schildchenseiten- 
kiele den Hinterrand erreichen, ein dunkelbrauner Fleck. Flügel milchweiss 
mit gelben Nerven. 

Länge 21 mm; Korperlänge 11 mm; Deckflügellänge 18 ‘/, mm, grôsste 
Breite 11 mm; Flügellänge 17 mm. 


Typen : 1 © Bumputu, 6.X.1905 (WAELBROECK). Im Musée 
du Congo belge. — 1 © Kassai, Lodima, 10.VIIT.1906 (WaAEL- 
BROECK). Im Stettiner Museum. 


Genus Conflata n. GEN. 


Verwandt mit P#romnia STÂL, Flatina und Paraflata MELICH., 
aber von. den 3 genannten Gattungen dadurch ganz auffallend 


verschieden, dass die Deckflügel keine Subapicallinie besitzen, die 
bei den genannten Gattungen stets vorhanden ist. 


Deckflügel um eine Wenigheit mehr als 1 ‘}, mal so lang als an der 
breitesten Stelle breit, am breitesten hinter der Deckflügelmitte; der Costal- 
rand ist stark gewôlbt und der Apicalrand ist gleichmässig abgerundet; 
Costalmembran überall gleich breit, so breit wie die Costalzelle in der Mitte:; 
das Corium ist, wie bei den oben genannten Gattungen, von vielen Quer- 
nerven besetzt, welche die Längsnerven verbinden und vor dem Apical- 
rande aufhôren, ohne eine Subapicallinie zu bilden. Flügel wie bei den 
verwandten Gattungen und Arten gebildet. Stirnfläche glatt, doppelt so 
lang als an der breitesten Stelle breit, am breitesten in der Hôhe des 
unteren Augenrandes, vor den Fühlerwurzeln gebuchtet und am Clipeus so 
breit, wie am Scheitelrande zwischen den Augen, mit erhabenen und 
geschärften Seitenrändern und einem zarten Mittelkiel in der oberen Hälfte. 
Die Fühlerglieder sind seitlich flachgedrückt, Glied 2 steht im rechten 
Winkel nach aussen zu Glied 1 und ist so lang wie Glied 1. Pronotum oben 
flach, mit einem Mittelkiel, der zum Hinterrande sehr zart verläuft und 
einem dreieckigen Eindruck in der Mitte des Vorderrandes; die Seitenkiele 
verlaufen divergierend nach hinten bis zur Pronotummitte, der Pronotum- 
vorderrand ist vorgezogen und gestutzt, der Hinterrand flachbogig ausge- 
schnitten. Schildchen gewôlbt mit drei Längskielen, der Mittelkiel ist vor 
der Schildchenspitze und die Seitenkiele sind am Vorderrande abgekürzt. 
Rostrum bis zur Mitte der Hintercoxen reichend, Endglied etwas kürzer als 
das Basalglied. Die Hinterschienen tragen 2 Dorne in der Apicalhälfte. 


Typus : Conflata viridis n. sp. 


Abgesehen von dem schon oben erwähnten Merkmal, unter- 
scheidet sich diese Gattung von ?#romnia STÂL durch die Stirn- 
bildung, von Æ/atina Mericx. durch den breit abgerundeten 
Apicalrand der Deckflügel, der bei Æ/atina MELicx. gestutzt ist, 
und von Paraflata Mericx. durch die Stirnbildung und die 
2 Dornen an den Hinterschienen. Paraflata Mericu. hat nur 
1 Dorn an den Hinterschienen. MELICHAR sagt in seiner Gattungs- 
diagnose : « Die übrigen Merkmale wie bei Æ/ata.» Das Genus ?#r0- 
mnia STAL — Ælata MEricH. (« Monographie der Flatiden », Seite 
218, 1901) hat aber 2 Dorne. Mir liegt die Type Parafl. nigricornis 
STAL von Madagascar vor, die 1 Dorn an jeder Hinterschiene 
besitzt, was STÂL auch in seiner Beschreibung angiebt (« Hem. 
Afric. », IV, 1866, p. 240). 


Conflata viridis n. sp. 


&. Deckflügel hyalin, blassgrün. Flügel hyalin, schwach milchweiss 
getrübt mit gelben Nerven. Kopf, Pronotum, Schildchen, Beine und das 
Basalglied der Fühler blass grünlich gelb; Brust und Hinterleib blassgelb. 
Die Tarsen und die zweiten Fühlerglieder sind braun. Augen rotbraun. Die 
Spitzen der Dornen der Hinterschienen sind schwarzbraun. Von der Seite 
betrachtet, sind die Gonapophysen so lang wie das vorhergehende Bauch- 
segment, doppelt so lang als breit, am Unterrande in der Mitte leicht 
gebuchtet und am Hinterrande senkrecht gestutzt; die obere Ecke des 
Hinterrandes ist bei jeder Gonapophyse in einen längeren, sich verjüngen- 
den, leicht nach vorn gebogenen und in eine dornähnliche Spitze endenden 
Fortsatz verlängert; das letzte Rückensegment ist lang, rôhrenfôrmig, 
schliesst die Afterrdhre ein und verlängert sich nach hinten und unten, 
ausserhalb der Gonapophysenverlängerungen bis zur Mitte der Gonapo- 
physenhinterränder. 

Länge des Korpers 10 mm; Deckflügellinge 16 mm, grosste Breite 
10 mm; Spannweite 34 mm. 


Mayumbe (CABRA). 


Type im Musée du Congo belge. 


SUR DEUX ŒSTRIDES NOUVEAUX 


PARASITES 
DU POTAMOCHÈRE ET DE L'ANTILOPE CHEVALINE 


AU. CONGONBELGE 


PAR 


les D' J. RODHAIN et J. BEQUAERT 


(Mission scientifique du Katanga.) 


Nous savions depuis longtemps, d'après les dires de certains 
chefs de poste et de chasseurs noirs, que les sinus des os du crâne 
du Cochon sauvage roux ordinaire ou Potamochère des forêts 
équatoriales du Congo (Potamochærus chœropotamus) renfermaient 
des larves qui devaient appartenir à un (Æstride. Les circon- 
stances toutefois nous avaient, jusqu’à présent, empêchés d'obtenir 
ces Animaux. Récemment, M. NivarLer, chef de poste à Yon- 
gama, auquel nous avions envoyé les indications pour la récolte et 
l'élevage de ces parasites, nous en procura plusieurs spécimens à 
l’état de larves et de pupes. 

Nous avons, en outre, récolté et pu élever des larves d'Œstrides 
que l’on rencontre fréquemment au Katanga, dans les sinus des os 
du crâne de l’Antilope chevaline ordinaire (Æ/1ppotragus equinus). 

Nous décrirons successivement les larves, les pupes et l’Insecte 
parfait de ces deux Œstrides, qui constituent des espèces jusqu'ici 
inconnues. Ce travail, fait avec les ressources bibliographiques 
limitées que permet tout voyage aux tropiques, aurait été bien 


24% 


incomplet, si nous n'avions pu nous aider des conseils autorisés de 
M. le Prof® GEDOELST, qui a bien voulu nous éclairer sur plusieurs 
points douteux; c’est pour nous un devoir bien agréable de lui en 
exprimer ici toute notre reconnaissance. Nous adressons aussi nos 
vifs remerciements à M. H. SCHOUTEDEN, conservateur au Musée 
du Congo, à Tervueren, qui nous a notamment accordé l'hospitalité 
de sa « Revue zoologique africaine ». 


I. — ŒSTRIDE DU POTAMOCHÈRE. 


Nous avons disposé, pour l'étude des premiers stades de cette 
espèce, de 2 pupes écloses et de 2 autres n'ayant pas donné 
d'imago, de 3 larves arrivées au 3° stade de leur développement et 
de 4 larves plus petites que nous rapportons au 2° stade (°). 


Pupes. — Les pupes non écloses mesurent respectivement 
15 et 14 millimètres de long sur 7 millimètres et 6°*5 de plus 
grande largeur. Celles qui ont donné un Insecte parfait mesurent, 
l'une 14 millimètres de long sur 7 millimètres de large, l’autre 
148 sur 6"*5. Toutes ressemblent, comme forme générale, à celles 
que nous avons vues de ÆArnœstrus hippopotamt et ne méritent 
donc pas de description spéciale; leur spinulation est celle des 
larves arrivées au 3° stade. L'imago s’est échappé en faisant sauter 
l'enveloppe de la pupe à la partie dorsale des 4 segments anté- 
rieurs. La fente de la coque se fait en haut et en arrière, au 
niveau du sillon dorsal séparant le 4° segment du 5°, se prolonge en 
bas jusqu’au sillon latéral, où elle se continue en avant, le long de 
ce sillon jusqu'à l'extrémité antérieure du 1° segment. 


Larves au 3° stade. — Les larves arrivées au 3° stade de leur 
développement que nous avons pu examiner n'étaient pas complè- 
tement adultes; leurs dimensions atteignent 11 et 12 millimètres 


(:) Afin d'éviter des redites, nous ferons remarquer que nous envisageons une larve 
d'Œstride comme formée de 12 segments, l'anneau portant la tète comptant pour deux. 


de long et 5 millimètres de plus grande largeur au niveau du 
7° segment. 

Ces larves ressemblent parfaitement, comme conformation 
générale, à celles de ÆAinæstrus hippopotami dont la description 
a été faite par GRüNBERG ('). Nous ne nous attarderons donc pas 
à les décrire encore en détail et nous donnerons seulement les 
caractères spécifiques qui concernent les champs intermédiaires, 
la spinulation et les plaques stigmatiques. 

1. Champs intermédiaires. — Il existe des champs intermé- 
diaires à la face dorsale au nombre de 4, à partir du bord posté- 
rieur du 5° segment jusqu'au 8°. A la face ventrale, ils sont très 
peu développés, et nous n’en avons reconnu, d’une façon indu- 
bitable, qu'un seul, situé entre le 9° et le 10° segment ; les bords 
postérieurs des 7° et 8° segments présentent, il est vrai, des sillons 
transversaux peu profonds, mais, d'après nous, ils ne délimitent 
pas de véritables champs intermédiaires. 

2. Spinulation. — Les épines ont la forme d’un cône régulier, 
très allongé, à base circulaire, de couleur pâle, à pointe tentée, 
droite et très effilée. 

a. Face dorsale. — Seuls le segment céphalique et les 3°, 4°, 5° 
et 6° segments y portent des épines. 

Le bourrelet situé en arrière des renflements antennaires porte 
3 rangées d'épines. 

Au bord antérieur des 3°, 4° et 5° anneaux, existe une ceinture 
formée de 3 à 4 rangées d’épines, légèrement moins épaisse sur la 
ligne médiane et se continuant sur les bourrelets latéraux dorsaux. 

Le 6° segment porte latéralement, près de son bord antérieur, à 
droite et à gauche du bourrelet intermédiaire dorsal, 4 épines dont 
la pointe est également dirigée en arrière. 

b. Face ventrale. — Là tous les segments sont pourvus d'épines 
à l'exception des deux anneaux céphaliques. 

Sur le bord antérieur du 3° segment sont implantées deux à trois 
rangées d'épines à pointes dirigées vers le bas. 


() D'après J. Surcour et L. GEpogLsr. Description d'un Œstride nouveau parasite de 
l'Hippopotame. (Bulletin de la Sociélé de pathologie exotique, t. TI, 1909, n° 10, p. 615.) 


00e 


Une triple rangée borde en avant le 4° segment; les pointes du 
1° rang sont dirigées en avant, celles du 2° en arrière. Le 5° seg- 
ment en porte trois à quatre rangées. 

Sur les segments suivants, du 6° au 11° inclus, la spinulation 
est beaucoup plus abondante, couvrant sur le 6° le tiers antérieur, 
sur les suivants, la moitié antérieure de la surface. 

Les ceintures épineuses ventrales comportent 5 rangées sur le 
6° segment, 6 rangées sur les 7° à 1o° segments, 3 à 4 rangées sur 
le 11° segment et 1 à 2 rangées seulement sur le 12° segment. 
Toutes ces ceintures sont légèrement moins épaisses sur la ligne 
médiane et vont en s’amincissant vers les bourrelets latéraux ven- 
traux, de telle sorte que les bords antérieurs et postérieurs de 
chacun de ceux-ci sont chargés d’épines, plus nombreuses cepen- 
dant au bord antérieur qu’au bord postérieur; en outre, on trouve 
également un groupe d’épines vers le bord postérieur du 12° seg- 
ment, couvrant la face supérieure du bourrelet médian post-anal; en 
outre on trouve un groupe d'épines vers le 
bord postérieur du 12° segment, couvrant la 
face supérieure du bourrelet médian post- 
anal. 

Comme on le voit, 1l y a des différences 
marquées entre cette spinulation et celle 
des larves de RAinœstrus hippopotamt arri- 
vées au même stade ('). 


. IL —S t terminal o 
ee on SA 3. Stigmates. — Nous n'avons pas trouvé 


varleti au 3e stade. Grossi de traces extérieurement visibles des ori- 

10 “OE fices stigmatiques antérieurs et nous n'avons 

pu recourir à la dissection. 

Quant aux plaques stigmatiques postérieures, elles sont absolu- 
ment analogues à celles de Æ%. hippopotami. La seule différence 
qu'on puisse relever entre les deux espèces réside dans la position 
de l’encoche profonde à col étroit qui renferme la cicatrice de 
l’orifice des stigmates du stade antérieur. Chez Æ%. Mippopotami, 


(1) Comme élément de comparaison, nous avons eu à notre disposition une larve de 
Rh. hippopotæmi au 3° stade. ais non encore adulte. 


cette incurvation a une direction générale inféro-interne, de telle 
sorte que les axes longitudinaux des encoches prolongés se ren- 
contrent sur la ligne médiane à l'intérieur de l’aire stigmatique, à 
peu près au niveau du bord inférieur des plaques. Chez la larve 
qui nous occupe, les échancrures ont leur col dirigé plus vers le 
bas et vers le dehors, et s'ouvrent à peu près à l’angle inféro- 
interne de la plaque; leurs axes longitudinaux prolongés se croisent 
bien en dehors de l'aire stigmatique. La figure 1 reproduit cette 
disposition. On y remarquera que le col des encoches est sensible- 
ment plus large que dans le dessin donné par SURCOUF et GEDOELST 
pour l'Œstre de l’Hippopotame; mais ceci peut résulter de ce que 
nos larves n'ont pas encore atteint leur complet développement. 


Larves au 2° stade. — Les 3 petites larves que nous rapportons 
au 2° stade avaient respectivement 6, 8 et 9 millimètres de long, 
25, 3""25 et 3°%5 de large. Voici en quels points essentiels elles 
diffèrent de celles qui ont subi déjà leur deuxième mue : 

Spinulation. — Les épines que porte leur tégument unifor- 
mément pâle affectent à la face ventrale plutôt la forme d'’écailles 
semi-circulaires, dont le bord arrondi libre très aplati offre une 
mince bande de chitine brun noirâtre parfois finement denticulée. 
À la face dorsale, les épines affectent la forme caractéristique 
décrite chez la larve du 3° stade. 

a) Face dorsale. — La spinulation dorsale est sensiblement la 
même que chez la larve du 3° stade, sauf pour le 6° segment où 
l’on ne trouve qu'un groupe d'épines sur les champs latéraux 
dorsaux. 

b) Face ventrale. — La disposition des rudiments d’épines sur 
les segments ventraux est distincte de celle qui existe chez la 
larve adulte. Les segments 3 à 11 sont pourvus, sur leur bord 
antérieur, d’une armature composée de 4 rangées d'écailles chiti- 
neuses, sauf au niveau du 11° segment où l’on observe 5 rangées de 
ces formations tégumentaires. 

. Champs intermédiaires. — La face dorsale ne diffère e pas, 
à ce point de vue, de celle d’une larve adulte. Par contre, on ne 
découvre pas à la face ventrale d'indication nette de champs inter- 
médiaires. 


3. Plaques stigmatiques postérieures. — Le segment anal porte 
deux plaques stigmatiques, proportionnellement beaucoup plus 
petites que chez la larve adulte. Examinée sous un fort grossisse- 
ment, chacune d'elles affecte la forme d’une plaque de chitine 
brun jaunâtre, irrégulièrement arrondie et présentant près de son 
angle inféro-interne une très légère incurvation. La surface de la 
plaque est semée de dépressions irrégulières, au nombre de 37 
à 40, qui offrent l'aspect de taches blanches disposées sans ordre 
apparent. Sur une plaque montée dans le baume du Canada, on 
peut s'assurer que ces taches blanches correspondent à autant 
d'orifices creusés dans la chitine. Dans la légère 
échancrure de l'angle inféro-interne se trouve 
une tache de chitine beaucoup plus claire et 
qui paraît elle-même perforée en son centre. La 
figure 2 représente une plaque vue par la face 
externe. 

4. Segment céphalique. — Les bourrelets 
FIG. 2. — Plaque st antennaires du 3° stade sont déjà indiqués, mais 

matique postérieure nous n'avons pu y découvrir la trace de points 
d’une larve de À. Vi- © É 
ocellaires. Par contre, les crochets buccaux 


varleti au 2° stade. à 
Grossie 150 fois. sont déjà bien développés. 


Jmago. — Les pupes qui nous avaient été envoyées nous ont 
donné deux Mouches mâles, de sorte que la femelle nous est encore 
inconnue. 

Nous nous faisons un plaisir de dédier cette espèce nouvelle à 
M. NIvaRLET, qui a eu l’amabilité de nous envoyer les matériaux 
que nous venons de décrire. D’après ce qu'il nous écrit, les larves 
furent recueillies aux environs de son poste Vongama, situé sous 
l'Équateur, entre le Lomami et le Lualaba; les larves adultes 
qui se sont empupées ont été mises en terre le 4 janvier 1911. 
Nous en avons obtenu les Mouches les 1‘ et 2 février suivants. 


RhinϾstrus Nivarleti n. sp. 


cg Couleur générale brun acajou, relevée de quelques taches miroitantes 
argentées. 
Tête à peu près circulaire vue de face. Yeux relativement grands, séparés 


1 


par une bande frontale qui atteint environ ‘; de la largeur de la tête au 
sommet, à bords internes régulièrement convergents vers les ocelles, à la 
hauteur desquels ces bords sont à peu près parallèles. Front d’un brun 
acajou, couvert d’une très faible pruinosité à reflet doré, surtout développée 
contre le bord interne de l’œil et au niveau du ptilidium. Le front porte en 
son milieu un large sillon longitudinal peu profond, dont la surface est 
couverte de nombreuses et fines stries longitudinales confluentes. Le reste 
de la bande frontale jusqu'au niveau des antennes présente d'assez nom- 
breuses petites papules brun noirâtre, donnant chacune naissance à un poil 
noir. Joues d’un brun jaunâtre clair, sans pruinosité, faiblement rugueuses, 
avec quelques rares poils. Ptilidium d'un blanc jaunâtre sale. Face de même 
coloration, parfois à taches plus sombres, surtout à la partie supérieure vers 
la base des antennes, sans tubercules, lisse et luisante à l'œil nu. Bord 
externe de l'œil très peu marqué, diminuant de largeur de l’angle postéro- 
inférieur de l’œil au vertex, couvert d'une fine pruinosité blanche argentée, 
sans tubercules. Les palpes rudimentaires sont d’un brun très pâle. 
Antennes entièrement d’un brun jaunâtre très pâle, la soie dorsale du 
troisième article de mème couleur. 

Thorax : Face dorsale d’un brun acajou foncé, couverte d’une très légère 
pruinosité miroitante jaune dorée, avec de-ci de-là quelques reflets violacés; 
elle porte, en outre, de nombreux poils noirs issus chacun d’une faible papule 
noire; ces papules pilifères sont moins nombreuses sur le parcours de deux 
bandes longitudinales qui traversent le milieu du dorsulum en divergeant de 
la tête vers le scutellum; tout à fait en arrière de la tête, la surface de ces 
bandes est à peu près lisse et même luisante. Scutellum d’un brun acajou, 
avec quelques rares papules noires pilifères dispersées uniformément, 
couvert en outre d’une pruinosité à léger reflet jaunâtre doré. Face ventrale 
entièrement d’un noir brunâtre très foncé, à fine pubescence noire. 

Abdomen : Coloration foncière d’un brun acajou pâle, plus foncée vers la 
base de l'abdomen. A la face dorsale, cette couleur foncière est très impar- 
faitement cachée par une pruinosité blanche argentée miroitante, qui se 
résoud en taches assez peu distinctes. La surface des segments dorsaux 
porte, en outre, de nombreuses petites papules pilifères noires dispersées; 
sur la ligne médiane, on observe une bande très étroite, dépourvue de 
papules et de poils, surtout nette sur les segments antérieurs, où elle est 
luisante et couverte de fines stries longitudinales. À la face ventrale, les 
bords repliés des segments dorsaux ont le même aspect général que la face 
dorsale, mais leur coloration foncière est un peu plus foncée. La bande 
médiane, composée des segments ventraux proprement dits, présente sur la 
ligne médiane une série de légers enfoncements largement cupuliformes, 
d'un brun noirâtre foncé et couverts d’une pilosité noire éparse; à droite et 
à gauche, chacune de ces cupules est encadrée d'un espace couvert d’un 
feutrage de poils couchés très serrés, d’un blanc jaunâtre, sans reflets. 


— 573 — 


Pattes : Hanches et fémurs d'un brun noir très foncé; genoux, tibias et 
tarses d’un jaune brunâtre pâle. Pilosité noire. Fémurs renflés dans leur 
moitié basilaire, surtout ceux des pattes postérieures. 

Ailes complètement hyalines. Nervures d’un jaune brunâtre très pâle; la 
nervure costale porte de nombreuses épines noires très courtes. Balanciers 
d'un blanc sale, à massue tronquée. Cuillerons très grands, d'un blanc 
de lait. 

La figure 3 reproduit la nervation alaïire, qui s’écarte en plusieurs points 
de celle de l’espèce suivante. La nervure transverse antérieure est simple et 
de mème coloration que les autres nervures. La transverse apicale (rameau 
de la médiane qui ferme l'extrémité apicale de la 1" cellule marginale 
postérieure) est coudée un peu avant son milieu, de sorte que ses deux 
tronçons ont à peu près la mème longueur. 

Longueur : 11 millimètres. 


F1G. 3. — Nervation de l'aile de XZ. Nivarleti. 
Grossie 10 fois. 


Le type fait partie des collections entomologiques du Musée du 
Congo belge, à Tervueren. 

Dans la littérature, nous n'avons trouvé qu'une unique mention 
d'un CŒÆstride recueilli chez un Suidé. C'est celle d’une larve 
recueillie dans les narines d’un Sanglier (sans doute un Phaco- 
chère) au Congo français et décrite par R. BLANCHARD (1). La 
description est un peu sommaire, mais elle est accompagnée de 
figures fort claires qui permettent de conclure qu'il s'agit en réalité 
d'un ÀArinœstrus, mais d'une espèce différente de À%. Nrvarletr. 


(1) BLANCHARD, R., Contribution à l'étude des Diptères parasites, XIII. Sur un Œstre du 
Congo. (ANN. DE LA SOC. ENTOMOL. DE FRANCE, t. LXV, 1896, p. 668.) 


MOTO ar 


II. — ŒSTRIDE DE L’ANTILOPE CHEVALINE. 


La larve de cet CŒstride habite au Katanga communément les 
sinus des os du crâne de l’Antilope chevaline. Sur six de ces 
Animaux que nous avons pu examiner jusqu'ici, nous en avons 
trouvé cinq parasités; ces derniers provenaient des collines à 
savane boisée de Bukama et Sankisia, des plaines herbeuses du lac 
Kabwé et de la vallée de la Fungwé, au sud du lac Upemba. Nous 
avons donc eu à notre disposition un matériel assez riche com- 
prenant de nombreux spécimens de larves au 3° stade, 4 larves 
beaucoup plus petites que nous croyons devoir rapporter au 2° stade 
et enfin une dépouille de pupe ayant donné naissance à une Mouche. 


Pupe. — La dépouille de pupe ayant donné naissance à l’imago 
que nous décrivons plus loin mesure 17 millimètres de long sur 
8""5 de plus grande largeur. Ses deux faces sont bombées, mais 
la convexité de la face dorsale est de beaucoup la plus accusée. 
Rétrécie régulièrement en avant, la coque s’élargit en arrière 
jusqu'au niveau du 9° et 10° anneau. Le dernier segment de la larve 
s'est fortement rétracté vers l’intérieur, fermant à peu près com- 
plètement les deux rebords de l'aire stigmatique, il s'ensuit que la 
partie dorsale du 11° anneau est entraînée en bas et en arrière. 

La pupe présente à l'extrémité dorsale antérieure l'ouverture 
par où s'est échappé l’imago. La coque s’est brisée le long d’une 
fente qui court à la face dorsale entre le 4° et 5° anneau jusqu'au 
sillon latéral, où elle se prolonge en avant le long de ce sillon 
jusqu’à l'extrémité antérieure du premier segment. On a vu qu'il 
en est de même chez Æ%. Nrvarletr. 


Larves au 3° stade. — Parmi les larves adultes que nous avons 
vues, les plus grandes mesuraient 20 et 18 millimètres de long sur 
8 de large, les anneaux n'étant pas en extension. Le segment 
céphalique a 4 millimètres de large au bord antérieur, l'anal 
atteint 6 millimètres au bord postérieur; les anneaux vont en 
s'élargissant progressivement d'avant en arrière jusqu'au 6° seg- 
ment ; les 7°, 8°, 9° et 10° anneaux ont sensiblement la même largeur, 
les 11° et 12° sont un peu plus étroits. La larve présente ainsi 


25 


ne 


l'aspect d'un ver en ovale allongé, s'élargissant insensiblement 
jusque vers son milieu, puis se rétrécissant légèrement vers son 
extrémité postérieure. La face dorsale est fortement bombée, la 
face ventrale est légèrement convexe vers le bas. À l'intersection 
des deux faces existe de chaque côté un sillon profond irrégulier 
séparant la série des bourrelets latéraux ventraux de la série 
des bourrelets latéraux dorsaux. Profond et sinueux en arrière, ce 
sillon devient superficiel au niveau des 3° et 4° segments, où les 
._ bourrelets latéraux s’écartent et s’effacent. Chez la larve adulte 
en extension on y trouve, occupant la place du sillon, deux plis 
longitudinaux superficiels, délimitant un petit champ latéral inter- 
médiaire. 

Les larves, dont la longueur ne dépasse guère 10 millimètres, 
ont en général le técument pâle. À mesure que leurs dimensions 
augmentent, la coloration devient plus foncée, d’un jaune de paille 
et, même chez quelques adultes, d’un brun très pâle. 

La couche cuticulaire du tégument, observée à un faible grossis- 
sement, accuse une structure spéciale : au lieu d'être constituée 
par un revêtement chitineux homogène, elle est marquetée par 
des épaississements en forme de plaques plus ou moins régulière- 
ment pentagonales ou hexagonales qui lui donnent un aspect cha- 
griné. Ce caractère, qui est fort accusé chez les larves âgées, 
s'observe déjà chez les individus jeunes de ce stade et se remarque 
plus intensément à la face dorsale qu'à la face ventrale. 

1. Champs intermédiaires. — Dans les sillons transversaux qui 
séparent les anneaux à la face dorsale existent des bourrelets 
intermédiaires au nombre de 8. On les observe à partir du bord 
postérieur du 3° jusqu'au bord antérieur du 11° segment. Les deux 
champs intermédiaires situés entre les 8° et 9° et les 9° et 
10° anneaux sont les plus développés; les antérieurs diminuent 
d'importance vers l'extrémité céphalique. 

A la face ventrale on trouve, près du bord postérieur des 5° et 
6° segments, deux plis transversaux peu profonds; mais il n'y a pas, 
à proprement parler, de champs intermédiaires ventraux. 

2. Segment céphalique. — Le segment céphalique présente 
sur sa face dorsale un sillon médian transversal, auquel vient 
aboutir un deuxième sillon longitudinal divisant la partie antérieure 


FST = 


[82] 


de la face dorsale en deux moitiés symétriques; ce sillon longitu- 
dinal se termine en avant, au niveau des deux bourrelets anten- 
naires, dans le pli profond qui sépare latéralement et au milieu la 
face dorsale de la face ventrale. De part et d'autre de la ligne 


FIG. 4. — Segments antérieurs de larve adulte de @. aurco-argentatus, 
vus de face, partiellement rétractés. Grossis 10 fois. 


médiane, la face ventrale porte en avant les deux forts crochets 
buccaux, à pointes recourbées en bas et en dehors, à bases pro- 
longées en arrière en une puissante armature chitineuse. En avant 
et en dehors des crochets s'élèvent les deux bourrelets antennaires ; 


FIG. 5. — Segment anal de larve de Œ. aureo-argentatus 
au 3° stade Grossi 10 fois 


sur chacun d'entre eux on trouve deux pointes ocellaires, sous 
forme de deux petits cercles d’un brun jaunâtre, très rapprochés et 
situés l’un au-dessus et en dedans de l’autre (fig. 4). 

3. Segment anal (fig. 5). — Le 12° segment porte l'ouverture 
anale et, au-dessus et en dehors de cet orifice, les deux plaques 


AT ONE 


stigmatiques postérieures. La partie ventrale du 12° segment pré- 
sente, à son bord postérieur, un sillon profond transversal, au fond 
duquel s'ouvre l’anus sous forme de fente horizontale. 

Le sillon transversal est limité en bas par un volumineux bour- 
relet médian post-anal, portant à sa face supérieure, en arrière de 
l'anus, un groupe d’'épines. Sur les côtés de ce bourrelet s’im- 
plantent obliquement deux tubercules, à sommets arrondis, dirigés 
vers le haut et en dedans. Enfin, la limite inférieure de l’aire stigma- 
tique est formée par deux autres bourrelets transversaux, séparés 
par up petit pli médian et qui vont en s'épaississant vers les côtés. 

La limite supérieure de l'aire déprimée, semi-circulaire des 
stigmates postérieurs, est constituée par un gros repli, concave 
vers le bas, du dernier anneau dorsal. 

4. Spinulation. — a. Face dorsale. Le segment céphalique 
porte, en arrière des bourrelets antennaires, une double rangée de 
petites épines le plus souvent géminées, disposée en demi-cercle. 
Le 3° segment présente, à droite et à gauche, un certain nombre 
de plaques chitineuses plus développées et légèrement saillantes, 
se terminant en arrière par une petite pointe brun foncé qui leur 
donne l'apparence d’écailles épineuses implantées par une large 
base; de semblables formations chitineuses s'observent sur les 
bourrelets latéraux dorsaux correspondants. Sur les segments 
4 à 11, on peut constater une spinulation de même nature sur les 
larves les plus âgées, mais d'autant moins abondante qu'on examine 
un segment plus postérieur. Sur des larves plus jeunes, ces pro- 
ductions ne se retrouvent que sur les segments antérieurs, et, sur les 
larves qui viennent d'effectuer leur mue, elles font totalement 
défaut et toute la spinulation dorsale se réduit à la double rangée 
du segment céphalique. 

b. Face ventrale. — Le tégument de la face ventrale des anneaux 
est très épineux. Tous les segments, à partir du 3°, y portent, près 
de leur bord antérieur, de fortes épines à base triangulaire élargie 
d’un jaune brunâtre et terminées en une pointe noire, courte, 
souvent un peu recourbée. 

La spinulation du segment céphalique se réduit à deux ou trois 
rangées de minuscules épines à peine visibles, insérées en dessous 
de la fente buccale. 


Gent 07. One 


Sur le 3° segment, on trouve une ou deux rangées d'épines 
très espacées, au fond du sillon transversal qui le sépare de la 
tête. Sur le 4°, le tiers antérieur porte deux à trois rangées plus 
serTées. 

Les segments 5, 6, 7 et 8 sont recouverts, sur leur moitié anté- 
rieure, par des rangées multiples d’épines, trois à quatre sur le 5’, 
quatre à cinq sur le 6° et cinq sur les 7° et 8° segments. Cette arma- 
ture chitineuse acquiert son maximum de développement sur les 
9° et 10° segments, dont les deux tiers sont recouverts respective- 
ment par six et cinq rangées. Sur le 11°, on ne constate plus que 
trois à quatre rangées occupant la moitié du segment et sur le 12° 
deux à trois rangées recouvrant le huitième antérieur du segment. 
Toutes ces ceintures épineuses ventrales sont légèrement plus 
étroites sur la ligne médiane que sur les parties latérales des 
segments. 

Enfin, le dernier anneau porte encore une armature épineuse 
sur la face supérieure du bourrelet médian post-anal. 

Toutes les épines implantées sur la face ventrale ont leurs 
pointes dirigées en arrière. 

5. Stigmates. — L'orifice tégumentaire des stigmates antérieurs 
n’est pas extérieurement visible. Une dissection rapide nous a per- 
mis de constater que ces stigmates existent pourtant et occupent 
une situation profonde assez analogue à celle décrite par SURCOUF 
et GEDOELST pour la larve de À. kippopotams. 

Les plaques stigmatiques postérieures méritent de retenir un 
peu plus longtemps notre attention. Chez la larve adulte, elles se 
présentent sous l'aspect de plaques chitineuses d’un noir mat, à 
contours externes irrégulièrement arrondis. Leurs bords internes 
sont presque droits et convergent légèrement vers le bas. 

Vers le centre de chaque plaque stigmatique, un peu plus rap- 
prochée des bords inférieur et interne, se trouve la cicatrice de 
l'orifice stigmatique du stade antérieur. Contrairement à ce qui 
existe pour les larves adultes de #4. purpureus, Rh. hppopotamx 
et RAA. Nivarleti, cétte cicatrice est ici complètement incluse dans 
la plaque stigmatique. Elle forme une légère dépression ronde ou 
ovale, au centre d’un cercle irrégulier de chitine très épaisse; la 
surface de ce cercle de chitine montre de fines stries radiaires 


me 


obliques, qui rayonnent de la cicatrice centrale vers un anneau 
périphérique saillant. 

En dehors de cette tache cicatricielle, on distingue, sur la plaque 
stigmatique proprement dite, des séries de petites dépressions 
ovales séparées par des travées de chitine qui rayonnent en se 
ramifiant de la tache cicatricielle vers la périphérie. Au fond de 
ces dépressions, qui dans l'épaisseur de la chitine ont un parcours 
oblique, viennent s'ouvrir les fentes linéaires très petites par où 
la trachée communique avec l'air extérieur. Pour se rendre 
compte de ce dernier fait, il est nécessaire, vu l'épaisseur de la 
plaque chitineuse, de la décolorer au chlore avant de la monter 
dans le baume du Canada. i 

Chez les larves les plus jeunes du 3° stade, la coloration des 
plaques est beaucoup plus claire, d’un brun jaunâtre; la structure 
criblée apparaît beaucoup plus nettement. La tache cicatricielle 
de l'orifice stigmatique du stade précédent ressort vivement par 
sa couleur jaune pâle; elle commence seulement à se chitiniser. 


Larves au 2° stade. — Les jeunes larves que nous rapportons à . 
ce stade mesurent, les plus petites, 5 à 6 millimètres de long sur 
à peine 2 à 3 millimètres de large, les plus grandes, 8 à 10 milli 
mètres sur 2°°5 à 3°°5. Leur tégument est uniformément pâle. 

La forme générale du corps reproduit déjà celle de la larve para- 
site adulte. 

1. Spinulation. — Le tégument est dépourvu d’épines, sauf au 
niveau du bourrelet ventral qui termine inférieurement et posté- 
rieurement le 12° segment. Le tégument de la face ventrale est 
couvert par des productions cuticulaires blanches, qui constituent 
de véritables lamelles transversales et occupent en rangées varia- 
bles en nombre la presque totalité des segments ventraux, à l'excep- 
tion des bords postérieurs. 

Nous n'avons pas observé ces productions sur la face dorsale des 
anneaux. À 

2. Champs intermédiaires. — I] n'existe pas de champ intermé- 
diaire ventral distinct. 

Les bourrelets intermédiaires dorsaux, au contraire, sont bien 
développés et s'observent au nombre de sept à partir du bord pos- 


mon) 


térieur du 4° segment jusqu'au bord antérieur du 11°. L'antérieur 
est très petit et à peine indiqué, les suivants sont bien développés 
et, comme chez la larve au 3° stade, augmentent de volume jusqu'au 
5°, qui est le plus large. 

3. Stigmates. — Les deux plaques stigmatiques postérieures se 
présentent à l'œil nu sous forme de deux petits points brun noir 
qui ressortent vivement sur le fond 
blanchâtre de l'air qui les porte. 

Ces plaques sont bien différentes 
de celles de la larve qui a effectué sa 
deuxième mue. Elles sont relativement 
beaucoup moins grandes Celles que 
nous avons mesurées au micromètre 
avaient o""3 de plus grand diamètre et 
provenaient d’une larve ayant déjà 
7 millimètres de longueur; tandis que 
celles d'une larve adulte atteignaient 


ns CE 10) F1G. 6. — Plaque stigmatique pos- 
Peurtormesventralenrappelle cellemmténeurednnetnedelc 
RECD EO : argentatus au 2° stade. Grossie 
des plaques épaissies du dernier stade : 
F 150 fois. 
larvaire. 

Au centre de la plaque apparaît un cercle clair entouré d’une 
zone plus sombre, autour de laquelle rayonnent un grand nombre 
de petites taches blanchâtres irrégulièrement arrondies et disposées 

le) 
sans ordre apparent. 

Montée dans le baume du Canada et examinée sous un fort gros- 
sissement, la plaque stigmatique présente la structure reproduite 
par le dessin de la figure 6. 

Rapproché du bord interne et au niveau d’une légère échancrure 
que présente parfois celui-ci, on remarque un orifice entouré d'une 
zone claire et occupant le centre d’un anneau de chitine plus 
épaisse. 

De ce dernier anneau chitineux central partent, vers la périphérie 
de la plaque stigmatique, des travées chitineuses qui se ramifient 
et s'anastomosent. Entre ces ramifications sont creusés un grand 
nombre d'orifices irréguliers qui correspondent aux taches blan- 
châtres qu’on observe sur la plaque à sa face externe. 


— 380 — 


Perpendiculairement à la légère échancrure que montre le bord 
interne de la plaque, aboutit une bande chitineuse rectiligne mieux 
développée, qui rejoint en dedans l'anneau chitineux central. 

La structure générale criblée de la plaque stigmatique reproduit 
donc déjà celle qu'on trouve chez les larves du 3° stade; mais les 
orifices percés dans la plaque sont plus grands et moins nombreux. 

Nous trouvons ainsi déjà, au 2° stade larvaire, la disposition que 
nous avons signalée au 3° stade, que le pseudo-stigmate est renfermé 
complètement dans la plaque stigmatique. 

4. Segment céphalique. — Il est déjà muni, au 2° stade, des deux 
crochets buccaux; mais les proéminences latérales qui représentent 
les bourrelets antennaires ne montrent pas de points ocellaires 
visibles. 


Si, en nous basant sur les caractères de ces larves, nous cherchons 
à déterminer le genre auquel elles appartiennent, nous reconnais- 
sons sans difhculté que par leurs stigmates postérieurs elles appar- 
tiennent non au genre Æhiënœstrus, mais bien plutôt au genre 
Œstrus; à l’état de complet développement, elles se différencient 
cependant de ce dernier genre par les caractères de leur spinula- 
tion dorsale, et l’on serait en droit de se demander s'il n'y aurait 
pas lieu de créer pour elles un nouveau genre d'Œstride. Nous ne 
le croyons pas; nous avons signalé en effet que cette spinulation 
dorsale n'existe pas chez les exemplaires au sortir de la mue qui 
les a amenés au 3° stade et nous savons que la spinulation possède 
d'emblée ses caractères génériques. Nous sommes ainsi amenés à 
considérer la spinulation dorsale spéciale que nous avons décrite 
chez nos larves âgées comme n'ayant qu'une valeur purement spé- 
cifique et la spinulation des larves jeunes comme représentant 
seule la spinulation générique. Or celle-ci possède tous les carac- 
tères de la spinulation du genre Œstrus, et nous n'hésitons pas à 
ranger nos larves dans ce dernier genre et à les désigner sous le 
nom de (Æsérus aureo-argentatus n. sp. 

Zmago.— Nous n'avons pu obtenir jusqu'ici qu'une seule Mouche 
femelle; le mâle est donc encore inconnu. Notre exemplaire est 
sorti d'une larve qui s'était enfoncée en terre le 11 juin dermier et 
donna l'Insecte parfait le 24 juillet suivant. 


— 381 — 


Œstrus aureo-argentatus n. sp. 


Q Couleur générale brun très foncé, relevée de nombreuses taches miroi- 
tantes argentées et dorées. 

Tête, vue de face, un peu plus large que haute (4mm5 X 4mm). Veux 
petits, séparés au sommet de la tête par une large bande frontale, à bords 
internes nettement convergents sur la face, parallèles au niveau du ptili- 
dium, très légèrement divergents au vertex. Front d'un brun noir très foncé 
uniforme, avec quelques rares reflets argentés contre le bord interne des 
yeux au niveau du ptilidium. Cette bande frontale est munie en son milieu 
d'un large sillon longitudinal peu profond, presque noir, couvert de fines 
stries longitudinales confluentes, qui descend en s’élargissant progressive- 
ment des ocelles jusqu'au ptilidium. Toute la surface restante de la bande 
frontale est fortement rugueuse par suite de la présence d’un petit nombre de 
cupules circulaires dispersées, portant chacune au centre une légère papule 
d’où sort un court poil noir et entremélées de nombreux sillons irréguliers, 
moins profonds, tordus et anastomosés. Ptilidium d’un blanc jaunâtre sale. 
Joues (entre le ptilidium et le bord inféro-interne de l'œil) couvertes entiè- 
rement d’une pruinosité à reflets argentés. portant en outre une rangée 
longitudinale de 4 à 5 papules noires pilifères très espacées. Face (en dessous 
des antennes d'un blanc jaunâtre sale, passant par endroits au brun pâle, 
sans tubercules ni pubescence, lisse à l'œil nu, très faiblement striée sous la 
loupe. Bord externe de l’œil bordé d’une large bande continue, couverte 
d’une pruinosité à reflets argentés et portant en outre une rangée de 4 à 
5 papules pilifères d’un brun noir; un petit groupe circulaire de 6 à 3 
papules noires analogues se trouve en arrière des ocelles et se relie par 
quelques papules isolées à la rangée du bord externe de l'œil. La bande 
argentée se prolonge encore sur une faible longueur vers le bas, au delà de 
l'angle inférieur de l'œil et y porte en outre une légère pilosité jaunâtre. 
Nuque (face postérieure de la tête) couverte uniformément d'une pruinosité 
à reflets argentés. Au milieu du bord inférieur de la face on voit les palpes 
rudimentaires sous la forme de deux gros tubercules noirs. Antennes : les 
deux articles basilaires d’un brun jaunâtre très pâle; le dernier article noir, 
à soie dorsale d’un jaune cuir. 

Thorax : couleur générale d’un brun très foncé, presque noir. Face 
dorsale parsemée de très nombreux tubercules noirs, portant chacun un 
court poil noir; elle est traversée par cinq bandes longitudinales couvertes 
de pruinosité jaune à reflets dorés, trois médianes et deux latérales au-dessus 
de la base des aïles; ces cinq bandes miroitantes dorées sont à peu près 
équidistantes et séparées par des bandes mates, d’un brun noir, de même 
largeur. Sur la surface des bandes dorées, les tubercules pilifères noirs sont 
plus gros, moins nombreux et plus espacés que sur les bandes mates inter- 
médiaires; en avant de la suture transverse dorsale et de la suture praescu- 


— 382 — 


tellaire on trouve une zone transversale à pruinosité dorée et à tubercules 
plus gros et moins nombreux, analogue aux bandes longitudinales miroïi- 
tantes. En avant du scutellum on trouve même quelques taches à reflets 
argentés. Bosses de l'épaule couvertes de pruinosité blanche argentée et 
d'une fine pilosité brune. Scutellum d’un brun pâle, finement rugueux, 
avec des tubercules noirs pilifères, petits et nombreux au bord antérieur, 
plus gros et plus espacés au milieu; en arrière sa surface est légèrement 
relevée en un rebord semi-circulaire terminal, couvert d’une pruinosité 
argentée, d'une série de petites papules noires pilifères sur les côtés et d'une 
_paire de gros tubercules à poil noir au milieu. Face ventrale d'un brun 
sombre uniforme, sans tubercules, couverte d’une pruinosité à reflets dorés 
et argentés, et d’une courte et fine pilosité d’un brun pâle qui remonte sur 
les côtés du thorax entre l'épaule et la base de l'aile. 

Abdomen d’un brun noir foncé, la coloration foncière complètement 
cachée par la pruinosité. Face dorsale couverte d’une pruinosité à reflets 
dorés et argentés, produisant des taches chatoyantes brunes, jaunes dorées 
et blanches argentées, dont les contours se modifient suivant la position de 
l’Insecte. La zone médiane de chaque segment dorsal porte en outre un 
certain nombre de tubercules noirs pilifères, qui, très peu nombreux sur le 


FiG. 7. — Nervation de l'aile de Œ. aureo-argentatus. 
Grossie 10 fois. 


premier segment, deviennent plus serrés sur les segments suivants, où l'on 
peut même en rencontrer quelques-uns sur les côtés. Vers leur bord posté- 
rieur, les segments 3, 4 et 5 portent quelques poils noirs plus longs. Face 
ventrale couverte uni‘ormément de pruinosité blanche argentée miroitante 
et portant en outre une pilosité jaunâtre peu dense, dont chaque poil sort 
d'une très légère papule noire. La faible cupule allongée qui se trouve sur 
le milieu de chaque segment ventral est concolore, traversée en son milieu 
par une fine bande transversale noire, produite par une série de petits tuber- 
cules serrés de cette couleur. 

Pattes d’un jaune brunâtre sale à peu près uniforme, un peu plus foncées 
vers leur base, à pilosité courte, d’un brun noirâtre. Fémurs, surtout ceux 
des pattes postérieures, légèrement renflés dans leur moitié basilaire. 


Ailes hyalines, très faiblement enfumées contre la base. Nervures d’un 
jaune brunâtre pâle, d’un brun plus foncé vers la base de l'aile. Nervure 
costale portant une série de courtes épines noires. Balanciers d’un blanc 
sale, à massue tronquée. Cuillerons très grands, d’un jaune pâle. La nervure 
transverse antérieure est noire, fortement épaissie et pourvue d’un appendice 
qui, près de son extrémité inféro-externe, fait saillie dans la première cellule 
marginale postérieure. Celle-ci est fermée à son extrémité par une transverse 
apicale coudée bien avant son milieu, de sorte que son tronçon terminal 
relevé a plus de trois fois la longueur de son tronçon basal (fig. 7). 

Longueur : 12 millimètres. 


Le type est déposé au Musée du Congo belge, à Tervueren. 


Laboratoire de la Mission scientifique du Katanga. 


NOTE SUR LE GENRE CYCLOSOMUS 


(COLEOPT. CARABIDÆ) 


PAR 


le Capitaine DUPUIS (Bruxelles). 


Le genre Cyclosomus LATREILLE, de la tribu des 7étragonodé- 
rides, est si semblable par le facies aux Orophron que FABRICIUS 
les avait réunis dans son genre Sco/ytus. Cette ressemblance est, 
d’ailleurs, absolument superficielle. 

Les espèces décrites sont très peu nombreuses. Le C. Zexuosus 
Fa. (— sufuralis WiEp.) se rencontre du Bengale à Hong- 
Kong: le C. dyticoïdes N1ETx. est de Cevlon; le C. w1argtinatus 
Morscx. est des Indes orientales. 

A Madagascar se trouve le C. r7adecassus Faïrm. Enfin le 
continent africain nous a donné le C. Buqueti DEj. (— equestris 
Box.), à aire de dispersion très vaste (Nubie, Mozambique, Natal, 
Sénégal), le C. Basalis KoLBE (Zambèze) et l'espèce nouvelle 
que je vais décrire, le C. Rousseaur avec sa variété deshitutus. 

Toutes ces espèces ont sur les élytres des bandes ou taches de 
couleur différente de la teinte fondamentale des élytres. Celle-ci 
varie du brun foncé au testacé très clair. 

Le petit tableau suivant permettra de séparer aisément les 
quelques espèces de Cyclosomus connues. 


ESPÈCES ASIATIQUES. 


a) Corselet brun de poix foncé; élytres brun roussâtre clair. 
C. Jlexuosus FABR. 
b) Corselet brunâtre clair, à bords latéraux largement testacé pâle; 
élytres jaune très clair. C. marginatus MOTSCH. 
c) Corselet brun noisette, bordé de clair; élytres plus foncées, brun 
marron. C. dyticoïdes NIEIN. 


ESPÈCES AFRICAINES. 


a) Espèces présentant en dessus des teintes bronzées ou d’un vert métal- 
lique sur la tête, le corselet ou les élytres : 


d) Outre la bande basilaire élytrale, une bande métallique foncée, post- 
médiane, sinueuse. C. Buqueti DEJT. 


b') Seulement une bande élytrale basilaire et quelques points post- 
. médians foncés. C. basalis KOLB. 


a!) Espèces brunâtres et testacées, sans reflets métalliques : 


c) Strie scutellaire courte; une tache scutellaire transversale foncée. 
C. madecassus FAIRM. 
c') Strie scutellaire longue; pas de tache basilaire élytrale foncée : 


d) Outre le dessin du disque élytral, une tache foncée subapicale sur 
chaque élytre. C. Rousseaui n. Sp. 


d') Tache subapicale absente. var. destitutus n. Var. 


Cyclosomus Rousseaui nov. spec. 


Tête, corselet, écusson, rebord élytral basilaire brun rougeûtre clair; sur 
certains exemplaires, les côtés du corselet plus clairs. Élytres d’un jaune 
brunâtre, les stries d’un brun assez foncé. 

Les élytres portent un dessin brun foncé consistant en taches : 

1° Une tache transversale irrégulière, postmédiane, s'étendant sur les 
interstries 5 et 6; 

2° Immédiatement en dessous, une autre tache sur les intervalles 7 et 8; 

3° Plus bas, trois taches disposées en chevron, la supérieure sur le 3°, les 
deux inférieures respectivement sur le 2° et sur le 4° intervalles. 


— 386 — 


Ce système de taches est ordinairement réuni par des lignes foncées 
obliques et forme ainsi un dessin transversal en Zigzag. 

Une dernière tache apicale occupe l'extrémité des intervalles 4, 5 et 6, 
isolée des autres et n’atteignant pas le rebord élytral. 

Les antennes sont d’un roux ferrugineux comme le corselet et la tête, le 
premier article un peu plus clair. Les palpes sont de la même teinte, ainsi 
que les mandibules, celles-ci brun plus foncé à l'extrémité. 

Tout le dessous, pattes comprises, est ferrugineux ; les côtés du corselet 
plus pâles (les */; terminaux du dernier article des tarses postérieurs sur le 
seul exemplaire qui les possède encore sont brun foncé; cela n'existe pas 
dans la variété destilutus). 

Téte.— Les antennes ont le premier article cylindrique, assez épais, presque 
aussi long que les deux suivants réunis; le second est plus court, les articles 
suivants décroissant insensiblement jusqu'au dernier, qui est en ovale 
allongé, atténué et arrondi à l'extrémité. 

Les trois premiers articles sont glabres; les autres pubescents d’un côté, 
en dehors, et également mais beaucoup moins en dedans. 

Les antennes, comme longueur, dépassent légèrement la base du cor- 
selet. 

Le labre est transversal, environ deux fois aussi large que haut, réguliè- 
rement et faiblement élargi en arrière, échancré en avant en arc de cercle. 
Le clypeus est trapézoïdal et porte une petite carène arrondie, d’un brun 
foncé, de chaque côté contre la suture postérieure qui le sépare très nette- 
ment du front. La tète n'est pas ponctuée (ou plutôt pas visiblement 
ponctuée, car tout le corps de l’Insecte, vu au microscope, est couvert d’une 
ponctuation extraordinairement fine et dense). 

Les yeux sont gros et saillants; leur marge interne se continue en léger 
rebord frontal au-dessus de l'insertion antennaire. 

Mandibules assez fortes, arquées, peu aiguës au sommet. Palpes maxil- 
laires à antépénultième article assez fort et un peu courbé, les deux derniers 
subégaux et plus courts, le pénultième conique allongé, le dernier cylindrico- 
ovale, tronqué à l'extrémité. 

Palpes labiaux plus grèles, à dermier article également tronqué à l’extré- 
mité. 

Ligule élargie en avant, en triangle renversé, portant deux longues soies; 
paraglosses arrondis à l'extrémité. 

Menton échancré; dent médiane large, à côtés convergents, à sommet 
légèrement émarginé. Suture du menton élevée en légère carène. 

Prothorax. — Plus de deux fois aussi large que haut, fortement échancré 
en avant; angles antérieurs aigus, enchâssant la tête, dont ils s’écartent un 
peu, jusqu’à la hauteur du milieu des yeux. 

Côtés du corselet régulièrement arrondis d'avant en arrière; base du 
corselet notablement plus large que l'avant. Comme sculpture, une ligne 


longitudinale médiane enfoncée, une fossette de chaque côté à égale dis- 
tance des côtés et de la ligne médiane, des stries enfoncées le long de la 
région suprascutellaire et, sur les bords latéraux, quelques gros points 
malléolés. 

Dessous à bords latéraux largement étalés, aplatis, concaves; le proster- 
num convexe, allongé en arrière en fer de lance à milieu convexe, à côtés 
creusés et relevés en gouttière. Hanches antérieures globuleuses, écartées 
par la partie la moins large du prosternum. 

Mésosternum concave, enfoncé entre le métasternum et la pointe du 
prosternum. Hanches moyennes globuleuses. 

Métasternum en plaque transversale large, à pointe médiane obtuse en 
avant, à côtés échancrés en arc de cercle vers l'arrière, remontant latéra- 
lement jusqu'à la hauteur de la pointe, puis descendant en courbe vers les 
côtés du corps; bord postérieur presque droit, transversal, sauf au milieu où 
il s’'avance à angle aigu vers l'arrière. Une ligne longitudinale médiane 
enfoncée, n’atteignant pas les extrémités et croisée vers l'arrière par une fine 
ligne transverse. 

Hanches postérieures épaisses, anguleuses, à face supérieure en croissant 
à extrémité arrondie d’un côté (vers le milieu du corps), l’autre très allongée 
et effilée (vers les côtés). 

De longs poils clairs et rares se trouvent sur le prosternum, les hanches et 
l'abdomen, surtout latéralement sur ce dernier. 

Pattes antérieures. — Cuisses épaisses, plus ou moins trigones, un peu 
recourbées au bout, à cils raides et assez longs. 

Tibia en triangle allongé, à condyle globuleux, à deux éperons, l’un 
au-dessus de l’échancrure, l’autre à l'extrémité, qui est obliquement pro- 
longée en dehors. 

Arètes du tibia spinuleuses. 

Tarses caractéristiques des Cyclosomus, à premiers articles aplatis, le 
premier plus grand et excessivement prolongé vers le dehors, le dernier 
long et grêle. 

Pattes moyennes. — Fémurs ciliés, rectangulaires, à une extrémité 
arrondie. Tibias à deux éperons, l’un plus long. 

Tarses diminuant de longueur, sauf le dernier des articles, qui est aussi 
long que les deux précédents. Ongles longs. 

Pattes postérieures. — Trochanters volumineux, en ovale très allongé, 
plus grands que la moitié du fémur et portant quelques cils raides. 

Fémurs épais, en massue, ciliés, à extrémité amincie et un peu recourbée. 

Tibias plus longs que les fémurs, spinuleux sur les arêtes. L'un des deux 
éperons, très long, est plus de deux fois aussi long que l’autre. Les éperons 
sont finement dentés en scie. 

Le premier article des tarses est très long, égal aux quatre suivants réunis; 
ceux-ci vont en diminuant jusqu’au dernier, qui est un peu plus long. 


388 — 


Les ongles sont longs. 

Tous les tarses portent, vers le dessous, d'assez longues soies spinuleuses. 

Elvtres. — La partie visible de l’écusson est en triangle aplati, large et 
peu haut, à côtés légèrement bisinués. 

Base de l’élytre rebordée, rebord assez large, sinueux, se terminant à la 


striole préscutellaire qui est longue, arquée, ponctuée. 
Les élytres présentent neufstries, ponctuées, les points formés parfois de 


petits plis enfoncés transversaux. 
La strie suturale, parallèle à la suture, s'en écarte vers le haut pour se 


joindre à la 2° strie. 
Les 2°, 3°, 4°, 5° intervalles, plus ou moins sinueux, sont plus larges vers le 
haut. Le 6° l’est encore beaucoup plus, autant que les deux précédents réumis. 
Vers le bas, la 1"° strie rejoint ordinairement la 2°, la 3° rejoint la 4°, 
la 5° rejoint la 6° à des hauteurs de plus en plus grandes par rapport au 
sommet de l’élytre. Les stries suivantes s’infléchissent sous les autres pour 


atteindre ce sommet. 
Les extrémités des deux élytres sont légèrement écartées l’une de l’autre. 


Les élytres sont bordés de longs cils espacés, étalés. 


Je dédie cette espèce à mon ami le D' E. Rousseau, dans la 
collection duquel elle se trouvait. Elle provient du Congo et a été 
récoltée par le commandant HENNEBERT. La localité n'est pas 
précisée. 

La variété destitutus ne présente que les différences indiquées 
plus haut. Les spécimens sont étiquetés : Haut-Ogoué et Lualaba. 

Les dimensions sont les suivantes : 

Longueur : 8 ‘/, millimètres. Élytres : 5 millimètres. 

Largeur : 5 millimètres. 


RHOPALOCÈRES 


RECUEILLIS DANS LE HAUT-ITURI PAR LE D' BAYER 


PAR 


le D' H. SCHOUTEDEN 


(Musée du Congo belge, Tervueren). 


Au cours d’un voyage de chasse dans l'Afrique orientale et 
centrale anglaise, mon ami M. le D' BAYER fit une rapide excur- 
sion dans le nord du district de Stanleyville du Congo, et 
notamment dans le Haut-Ituri, entre Fort-Portal, Kwesi et Kilo. 
Au cours de cette excursion, M. BAYER recueillit une petite 
collection d'Insectes qu'il a bien voulu offrir au Musée du Congo 
belge et qui est fort intéressante, la région où elle a été formée 
étant encore bien peu connue au point de vue entomologique. 
Parmi les Lépidoptères Rhopalocères qu’elle comprend, il se 
trouve un bon nombre d'espèces qui n'étaient pas encore 
représentées dans nos collections congolaises, et plusieurs même 
n'avaient pas encore été signalées du territoire du Congo 
belge. Bien que la collection ne soit pas très grande, j'ai donc 
pensé qu'il était intéressant de donner ici la liste des espèces 
(Lycænides exceptés) qu'elle renferme. J'y ai joint l'indication de 
quelques espèces recueillies par M. BAYER dans la région voisine 
de l'Uganda. 


26 


Les diverses localités d'où proviennent ces Lépidoptères sont 
les suivantes : Msisi, III-1011; Toro Forest, fin III; Semliki, 8 et 
9-IV ; Kwesi, 10-IV; Bilinyama, 12-IV ; Kamango, 13-IV; Kilo, 
15 à 19-IV ; Tale, 20-IV. 

Dans la liste qui suit, je donne simplement l'indication des 
localités de capture, renvoyant pour les dates aux notes ci-dessus. 


FATILLE DANAIDIDÆ:. 
1. — Danaida chrysippus L. : Semliki, Kilo et Msisi. 


Ia. — À). chrysippus var. alcippus Cr. : Semliki et Kilo. 


[e] 


. — D. limniace var. petiverana D. et H. 


. — D. mercedonia KaRrsce : Külo. 


[#2] 


Cette superbe espèce n'avait pas encore été signalée du Congo 
belge. Elle n’était connue que de l'Afrique orientale allemande et 
de l'Uganda (et Toro). 


4. — Am. damocles BEAUV. : Toro Forest. 
5. — Amauris hecate BurL. : Külo. 


Se trouve dans la grande forêt westafricaine de Sierra-Leone, au 
Congo et à l'Uganda. 


6. — Am. Facksont E. Su. : Kilo. 
Non encore signalé du Congo belge. N'était connu que de 
l’Abyssinie, de l'Afrique orientale et de l'Uganda. 
FATIILLE SATYRIDÆ. 
1. — Melanitis leda fulvescens Aur. : Toro Forest. 


2. — Mycalesis phalanthus STauD. : Semliki. 


. — M. mandanes HEw. : Tale. 


[e2) 


4. — M. mollitia Karscux : Kiülo. 


5. — M. ? angulosa Burt. : Msist. 


FAMILLE ACRÆIDÆ. 


. — Acræa humilis E. Su. : Kilo. 


ee 


Cette rare espèce n’était encore connue que de l’Uganda. 


LS] 


. — A. admatha var. leucographa Ris. : Msisi. 


Un unique exemplaire, très frais, de ce bel Acræa, que je 
rapporte à la var. /eucographa, bien que seul le champ Îc des ailes 
postérieures porte une tache blanche, fort marquée, et qui se 
continue indistinctement sur le champ 2. De la var. /eucographa 
typique, le Musée du Congo possède deux spécimens recueillis, 
dans la région de Sassa, par le commandant COLMANT. 


3. — À. asboloplintha Karscx : Toro Forest. 
4. — À. getes L. : Kwesi. 
5. — À. perenna D. et H. : Kilo. 
6. — A. terpsichore L. : Semliki. 
7. — À. vinidia HEw.: Kiülo. 
8. — A. bonasia FABr.: Kilo. 
9. — À. viviana Sraubp.: Kiüle. 
Le Musée ne possédait cette espèce, décrite du Congo, que de 


la région de Sassa (Cormanr). Cette nouvelle localité est, Je pense, 
la plus orientale d'où l’'Insecte soit connu. 


Fe 00 ep 
10. — À. rowena ELTRINGHAM 1913: Bilinyama. 


Cettenouvelle espèce du groupe softkensis-praeponina-supponina 
n'est représentée dans la collection du D' BAYER que par un 
unique exemplaire. Au-dessus, les bandes de la cellule de l'aile 
antérieure sont rouges, la bande postérieure de 
l’aile est d'un rouge orange, la bande subapicale 
jaune. À l'aile postérieure, la bande est d'un 
rouge orange en avant, jusquà la nervure 4; 
en arrière, elle est jaune jusquà la nervure 3, 
mais avec suflusion de rouge dans la partie distale 
F1G. 1. = deræ Qu Champ 2; dans le champ 3, la coloration est 

rowena ELTR. transitoire. 


11. — À. pharsalus WarD: Tale, Kilo. 


12. — À. encedon var. alcipporides AUr.: Tale. 
13. — À. l/ycoa Gop.: Bilinyama, Külo. 
14. — À. 1odutta FABR.: Bilinyama. 


FATNILLE NYMPHALIDÆ. 


1. — Afella phalantha Dr.: Toro Forest, Kamango, Kilo, Tale. 


[ee] 


. — Precis orithya var. madagascariensis GUEN.: Kwesi, Sem- 


liki, Msisi. 


. — Py. Westermanni WesTw.: Toro Forest, Tale. 


(®S) 


4. — Pr. sophia FaBr.: Kilo, Tore Forest. 
5. — Pr. leodice Cr.: Msisi. 
6. — Pr. terea Dr.: Tale. 

7. — Pr. stygia Aur.: Kilo, Tale. 

8. — Salamis temora FEeLp.: Kilo. 


9. — Æypolimnas misippus L.: Semliki. 


03000 
10. — À. dinarcha HEw.: Semliki. 
11. — 77. salmacis Dr. : Msisi et Semliki. 
12. — Kallima rumia D. et H.: Bilinyama, Tale. 
13. — Æurytela hiarbas Dr.: Toro Forest. 
14. — Ærgolis enotrea Cr.: Tale. 
15. — Ærg. ? achsanes HEw.: Bilinyama. 
16. — Biblia ilythyia Dr.: Semliki. 


Cette espèce n'avait pas encore été signalée du Congo belge, où 
l’on trouve assez communément le P. güézrus. 


17. — Crenis occidentalium MA8.: Kamango. 
18. — Cr. natalensis Bois». : Kamango, Tale. 
19. — MVeptis melicerta DR.: Kilo. 

20. — N. agatha SToLL : Msisi. 

21. — Pseudacræa lucretia Cr.: Toro Forest. 
22. — Catuna angustata FErp.: Kilo. 

23. — Hamanumida dædalus FABr.: Kwesi. 
24. — Euphedra medon L.: Tale. 

25. — E. spatiosa Mas8.: Bilinyama. 

26. — Euryphene rubricostata AUr.: Kilo 


Cette espèce fut d'abord décrite de Bena-Bendi sur le Sankuru. 
Le Musée la possède aussi de la région de Sassa (CoLmanr) et du 
Lac Albert (MONHONVAL). 


27. — Eur. Wilverthi Aur., variété: Kilo. 
28. — Eur. iturina Karscx: Kilo, Tale. 


Connue de l'Ubanghi et de l’Ituri. 


220 
29. — Diestogyna ? albopunctata Aur.: Tale. 


Ce n’est qu'avec doute que je rapporte à a/bopunctata le spéci- 
men rapporté par le D' Bayer. 


30. — Cymothoe theobene D. et H.: Msisi, Tale. 
31. — C. Butleri GRüNS. var. dubia n. var. 


En 1908, M. GRüNBERG a décrit et figuré sous le nom de PBur- 
leri un Cymothoe qui répond bien à cinq spécimens, 46‘et19, 
que j'ai sous les yeux et que M. BAYER a capturés sur la Msisi 
et à Kwesi, tandis que les types de M. GRüNBERG provenaient de 
l'Uganda et de Mukenge. Cependant d'après cet auteur la colo- 
ration foncière du dessus est celle de /urida, alors que celle de 
mes spécimens mâles est celle de Co/manti, qui est toutefois plus 
grand, avec les points blancs marginaux bien nets (et non indis- 


tincts) et le dessous différent. Je donne à cette forme le nom de 
dubia. 


31a. — C. sassiana n. sp. 


Je mentionnerai également ici un spéci- 
men mâle recueilli par le commandant Cot- 
MANT dans la région de Sassa et que je n'ai 
pas signalé dans la liste que j'ai publiée de 
ses Rhopalocères.Ce spécimen se rapproche 
beaucoup de cycladina Grüns. tel que le 
décrit et figure M. GRüNBERG, mais à l'aile 
postérieure c’est à peine si l’on devine une 
traînée d’écailles marquant l'emplacement 
de la ligne noire que porte cyc/adina; en 
outre, il y a une macule noire à la base de 

cette aile, contre la nervure précostale, et 

er eh 4S#%# eux taches noires ou noirâtres dans le 
(Dessous.) champ 7, qu’elles coupent, formant comme 

des débuts de bandes, l’interne plus noire. En dessous, les 
dessins de la base du champ 2 de l’aile antérieure sont envahis par 
une coloration brun noirâtre; en outre la ligne qui coupe les deux 


Tan 0S Mer 


ailes chez cycladina est remplacée par une bande étroite brun 
noirâtre allant en se dégradant latéralement. Je crois devoir 
séparer ce Cymothoe du C. cycladina et je l'ai appelé C. sassiana. 
Le C. cyclades offre à l’aile postérieure une bande noire, coupée 
en taches en avant, qui fait songer aux taches que j'ai signalée 
chez sassiana. Mais cette espèce, dont le Musée du Congo 
possède une série d'exemplaires mâles et femelles recueillis à 
Stanleyville par M. VERMEULEN et dans la région de Sassa par 
M. CoLManT. est certes différente. 


32. — C, herminia Su. : Kilo. 

33. — C. coccinata HEw.: Kilo. 

34. — C. sangaris Gop.: Tale. 

35. — Charaxes etheocles CR. : Semliki. 
36. — Ch. paphianus WARD: Tale. 


37. — Ch. eupale Dr.: Bilinyama. 


A la liste des Lépidoptères recueillis dans la région de Sassa 
par M. CoLManT Jj'ajouterai encore le Charaxes Kahldeni How. 
et DEw., que RorscxiLp et JoRDAN ont déjà signalé du Congo 
belge. 


FATILLE PIERIDÆ. 


1. — Pseudopontia paradoxa Fervp.: Kilo, Msisi. 


(B) 


. — Leptosia alcesta Cr.: Msisi. 


. — Appias sabina FELb.: Tale. 


3 


4. — Pieris mesentina CR.: Semliki. 


Un mâle et deux femelles dont l’une a le dessus à peu près 
complètement envahi par la coloration noire. 


5. — P. calypso Dr.: Tale. 


6 


— É — 


. — Teracolus aurigineus Burz.: Semliki. 


N'était connu que de la région s'étendant du Nyassaland au 


So 


O0 


9 


I1O 
II 


II 


maliland et à l’enclave de Lado à l’ouest. 

. — T. sp.: Toro Forest. 

. — T. omphale Gov.: Toro Forest. 

. — ÆErontia pharis BoïsD.: Bilinyama, Kïlo, Msisi. 
. — Er. thalasssina Boiïs»p.: Kilo, Msisi. 

. — Terias brenda LD. et H.: Kwesi, Kilo, Msisi. 
a.— 7. brenda var. maculata : Kilo. 

. — T. Desjardins Marshall Buri.: Msisi. 


. — ZT. brigitta zoë HoPpr.: Msisi. 


FAMILLE PAPILIONIDÆ. 


. — Papilio dar danus BRrowN: Tale. — © kippocoon F. : Msis:. 
. — P. cynorta Fagr.: Msisi. 

. — P. menestheus Lormiert Disr.: Msisi. 

. — P. phorcas Cr.: Msisi. 

. — P. sosia R. et J.: Bilinyama, Kilo, Msisi. 


. — P. demodocus Esp. : Semliki. 


LES DÉCOUVERTES 


DE 


SAURTENSSROSSIEESAGICANNESOUES 


DANS 


L'AFRIQUE ORIENTALE ALLEMANDE (1909-1912) 


PAR 


le D' Hans RECK 


(Institut géologique de l’Université de Berlin). 


Il y a trois ans, M. le Prof D' BrancaA, Directeur de l’Institut 
et du Musée géologique et paléontologique de Berlin, apprit la 
découverte d’ossements fossiles gigantesques dans l'Afrique orien- 
tale allemande, aux environs de Lindi. 

Deux membres de l'Institut, MM. les D W. JANENSCH et 
HENNIG, reçurent mission de recueillir ces ossements pour le 
Musée de Berlin. Grâce à diverses associations scientifiques, grâce 
surtout à l'intervention de quelques particuliers généreux qui 
prirent un grand intérêt à cette expédition, il fut possible de réunir 
les fonds nécessaires pour entreprendre les fouilles. 

L'abondance et l'intérêt des découvertes que l’on fit, l'excellente 
conservation des spécimens dépassèrent toute espérance, et, grâce 
aux généreux bienfaiteurs dont nous venons de parler, il fut pos- 
sible de continuer les recherches durant une deuxième, puis une 
troisième année. 

Mais même à la fin de cette troisième année, les fouilles étaient 
loin d'être terminées. L'expédition ayant presque épuisé les res- 


sources mises à sa disposition (plus de 180,000 Mark avaient déjà 
été dépensés), le Gouvernement prussien s'intéressa directement 
aux recherches et alloua 50,000 Mark pour couvrir les frais de 
l'exploitation définitive du gisement. 

C'est avec cette somme que nous préparons la quatrième année 
d'activité de l'exploitation. Dès la saison des pluies passée, les 
travaux seront repris dans l'Afrique orientale. La nouvelle expé- 
dition, qui quittera l’Europe en mars, est placée sous la direction 
de l’auteur de ces lignes. 


Le succès scientifique des fouilles faites en Afrique est énorme. 
Elles nous ont non seulement fait découvrir en Afrique une faune 
encore inconnue, mais surtout elles nous ont fait connaître des 
formes dont l'existence était tout à fait insoupçonnée. 

Ces animaux que nos ouvriers noirs dégagent aujourd'hui ont 
vécu, il y a des millions d'années, dans le Crétacé inférieur. 

En Amérique, on a exhumé des restes d'animaux analogues à 
ceux que nous retrouvons en Afrique, et probablement originaires 
de la même période géologique. 

C'étaient des Reptiles, de grands Lézards, à cou très allongé, 
tête fort petite et queue mesurant plusieurs mètres de longueur. 
Souvent leur corps était couvert d'écailles et d’épines aiguës. 

Les plus grands de ces fossiles américains, découverts il y a 
déjà longtemps, atteignaient une longueur de 30 mètres. Or les 
squelettes africains dépassent de loin en grandeur ceux que l’on 
a découverts en Amérique. La dimension de leurs ossements com- 
parée à celle des mêmes parties des Sauriens américains montre 
qu'ils devaient atteindre une taille double! 

C'est ainsi que le 2rzplodocus comptait jusqu'ici pour l’une des 
formes les plus gigantesques. Or, son humérus avait une longueur 
de 95 centimètres, tandis que les plus grands humérus de nos spé- 
cimens africains mesurent jusqu'à 2"15! De même on a trouvé au 
Tendaguru une série de vertèbres cervicales mesurant de 1 mètre à 
120 de longueur; de même encore des parties de colonnes verté- 
brales plus ou moins cohérentes de 8 à 15 mètres de long. Et de 
fragments de colonnes vertébrales trouvés, il résulte à toute évi- 


FO) 


dence que les individus dont ils proviennent étaient plus grands 
encore! 

On a déterré des côtes mesurant 15 centimètres de largeur et 
2"50 de longueur; de même une paire d'omoplates hautes de plus 
de 2 mètres. 

Quelques animaux de moindre taille avaient la peau aussi épaisse 
que celle des Armadilles, armée d’aiguillons puissants. De ceux-ci 
on a trouvé une série d'exemplaires dont le plus grand mesure plus 
de 1 mètre de long. Les têtes de tous ces animaux sont toujours 
petites. 


La masse et le poids des ossements recueillis sont vraiment 
étonnants. L'expédition a découvert des Dinosauriens, des Stégo- 
sauriens, des Iguanodontides, des Ptérosauriens, et autres Reptiles, 
sans parler de la faune d'animaux invertébrés des différentes for- 
mations géologiques. 

Le campement de l'expédition se trouve au pied du mont Ten- 
daguru, à l’ouest de Lindi (de quatre à cinq journées de marche), 
d'où le nom donné à la mission : « Tendaguru-Expedition ». 

Durant la première année de fouilles on a occupé à celles-ci 
d’abord 100, puis 200 ouvriers nègres, qui se montrent très adroits 
et lestes et s’habituent vite à cette occupation nouvelle. 

Ces premières recherches donnèrent 500 charges d'ossements 
fossiles qui furent portées à Lindi, où se fit l'emballage des 
22,000 kilogrammes envoyés à Berlin, en 108 grandes caisses. 

Au début, la récolte des ossements se fit fort aisément, les osse- 
ments se trouvant à la surface même du sol, où il sufhsait de les 
enlever. Mais, naturellement, ces exemplaires n'étaient pas en bon 
état de conservation en général. Lorsqu'on se mit à creuser, les 
ossements recueillis se montrèrent en excellente conservation. 

La deuxième année, on augmenta considérablement le nombre 
des ouvriers noirs, car l'exploration des gisements primitifs néces- 
sita le déplacement de grandes masses de terre, et le champ 
d'activité s’élargit également. En 1910, on expédia 1,500 charges. 

La troisième année, les recherches reçurent un nouveau déve- 
loppement, et cette année 1911don na 2,500 charges d'ossements 
fossiles portées à la côte. 


— 400 — 


Jusqu'à présent 150,000 kilos de matériaux fossiles ont été 
envoyés à Lindi et emballés en 850 grandes caisses. La plupart 
d'entre elles sont déjà arrivées, en excellente condition, au Musée 
géologique de Berlin. 

Ici s'ouvre une ère d'activité nouvelle. Il s’agit de déballer et 
de préparer avec soin les ossements, de les réunir, de monter les 
squelettes. Trois préparateurs sont à l'ouvrage de façon ininter- 
rompue, et malgré cela il s'écoulera des années avant que les 
dernières pièces soient débarrassées de la pierre et de la gangue 
plâtrée qui les englobent. 

Entretemps les recherches se poursuivent sans relâche dans les 
terres africaines brûlées par le soleil et elles continueront à nous 
apporter les chroniques pétrifiées et les restes d'animaux antiques 
que ces terres récèlent. 

Il serait d'une grande importance pour la science, et spéciale- 
ment pour le développement de nos connaissances sur la faune 
africaine fossile, que dans d’autres colonies encore du vaste conti- 
nent noir on recherche également ces documents cachés et que 
l'on arrache à la terre ces trésors si précieux pour les progrès des 
sciences paléontologiques. 


N. B. — En ce qui concerne plus spécialement le Congo, le Musée de Tervueren rece- 
wrait ayec reconnaissance tous les matériaux fossiles tels que Reptiles. Poissons Mol- 
lusques, etc, qu'on voudrait bien lui faire parvenir. De même il serait très heureux de 
recevoir éventuellement des indications sur l'existence, en des points bien déterminés, de 
gisements de fossiles toujours intéressants. Dr H. SCHOUTEDEN. 


NOTES 


SUR QUELQUES NÉVROPTÈÉRES 
D'AFRIQUE 


PAR LE 


R. P. Longin NAVAS, S. J. 


re) 
Famiice EPHEMERIDÆ. 


I. — Polymitarcys Savignyi Ear. 

Congo belge, Stanley Falls, 1* février 1905; Kwamouth, 
1° février 1906, WAELBROECK. Deux échantillons au Musée du 
Congo. 

2. — Ephemera Schoutedeni Nav., Ann. Soc. scientif. de 
Bruxelles, 1911, p.222, fig. 3. 
Il faut ajouter à la description : 


g' subimago. Ala anterior areis costali et subcostali levissime fusco tinctis. 
Cerci longi, articulo 2° longiore. Lamina subgenitalis biloba. 


Tam (@) 
>» 


Longit. corp. È 
» AlaAnte Er ER ENENIT MNUEELRETE 


» D'DOSUERS 5 oo et bte Le 6 » 


() Voir Rev. Zoo. Af., I, pp. 230 (1911). 
(2) Par erreur typographique on a imprimé (1. c.) 26 mm. pour la longueur de la ©, au 


lieu de 16. 


3. — Povilla gen. nov. 


Similis Camnpsuro. 

Pedes debiles, parum evoluti. 

Abdomen forte, crassum, cercis tribus, medio breviore. 

Alæ dense reticulatæ, multis venis venulisque. 

Ala anterior (fig. 1) grandis, subtriangularis, vena subcostali bene evoluta: 
sectore radii (4 EATON) multis ramis; procubito (6 EAT.) duobus ramis; 
cubito (7 EAT.) cum postcubito (8) 
et axillaribus basi conjuncto; uno 
ramo cubiti et postcubiti; alis 
duabus venis interjectis inter post- 
cubitum et axillarem primam (0! 
EAT.). Venulæ copiosæ, rectæ. 

Ala posterior multo minor, mar- 
gine costali ad basim in lobum- 
rotundatum prominente; reticula- 
tione densa. 


HR a : ee NAY: Le type du genre est l'espèce 
décrite ci-dessous. 

Il est très voisin (ou identique) au genre non décrit par EATON 
et figuré sur sa planche VI, figure 8'5. Il en diffère par le nombre 
des cerci et la forme de la réticulation à l'espace postérieur de 
l’aile antérieure. | 


Povilla adusta sp. nov. (fig. 1). 


Fusco-violacea. 

Caput oculis nigris. 

Thorax pallidior, lævis. Prothorax transversus. 

Abdomen sordide fusco-violaceum, obscurum. Cerci tres, corpore multo 
breviores, medio lateralibus dimidio breviore, albidi. 

Alæ hyalinæ, immaculatæ, reticulatione densa, fusco-violacea; areis costali 
et subcostali leviter fusco-violaceo tinctis. . 

In ala anteriore (fig. 1) sector radii pluribus ramis successivis, ultimo 
ramoso. Procubitus duobus ramis longis indivisis. Cubitus uno ramo alium 
ramum emittente. Postcubitus basi parum curvatus, inter ipsum et axillarem 
primam 3 venis interjectis, quarum prima a postcubito emissa. Axillares 


d 

fortes, pluribus venulis conjunctis. 
Longit. corp. Q CR RO EE Rte LT ARIANE 
SALAIRES MEME NT ET SE D 
OR 


» » poster. 


Patrie : Congo belge, Lalongo, 18 octobre 1905, WAELBROECK 
(Musée du Congo). 


Famiire PERLIDÆ. 


IL — Octhopetina camerunensis ENDERL., Stett. entomol. 
PE ROOO D 40 2 Net227: 


Un échantillon ©‘ que je rapporte à cette espèce. 
La description originale étant 


basée sur la ©, il faudra ajouter 
les particularités de l’autre sexe. 
gd. Apex abdominis testaceus, sive 


ochraceus, obscurior quam reliquum 
abdominis; 7° tergito postice in den- 
tem acutum producto, 10° valde emar- 
ginato, marginibus incrassatis. 

Pedes fortes, longi, femoribus com- 
pressis, tibiis dilatatis, compressis. 

Ala anterior purpureo iridea, mem- FIG. 2. — Octhopetina camerunensis Œ 
brana leviter ochraceo-fusco tincta. ENDERL. Ailes de gauche. 

Ala posterior flavo et viridi iridea, pallida. 


ÉONPAACOND NON ST ET me 
DR RANCE ET EN PR INOEET ONCE 
» D PEE : 50 à 0 6 © à 1 » 


Patrie : Congo belge, Kitobola, 1911, D' Rovere (Musée du 
Congo). 


FamizzE ASCALAPHID Æ. 


1. — Helicomitus festivus Rams. 
Kibombo, 6 novembre 1910, D' BEQUAERT. 


Espèce très répandue en Afrique; je la crois nouvelle pour le 
Congo belge. 


2. — Dicolpus volucris GERST. 
Un 6‘, Nyangwe, 10 décembre 1910, D’ BEQUAERT. 


Connu du Congo français, Nigritie, Libérie, etc., inconnu aupa- 
ravant du Congo belge. 


3. — Allocormodes intractabilis WaLkeRr. 


Kas=Kondué EU Une 


4. — Suphalacsa Haullevillei sp. n. (pl. XXI, fig. 1). 


Caput thorace multo latius, facie testaceo-flava, mandibulis nigris, palpis 
testaceis, vertice et occipite fusco-rufis, fusco-rufo pilosis; antennis ferru- 
gineis, ad */; longitudinis alæ anterioris pertingentibus, clava fusca, dilatata, 
apice obtusa, subtruncata ; oculis fusco-rufis, divisionibus subæqualibus. 

Thorax superne fuscus, ferrugineo variegatus, pilis griseis; mesonoto 
antice in duos tuberculos elevato ; inferne flavo pallidus, albo pilosus. 

Abdomen fuscum, superne singulis segmentis macula testacea vaga insi- 
gnitis. 

Pedes testaceo-pallidi, tibiis inferne fuscis ; calcaribus fuscis, anterioribus 
primum tarsorum articulum longe superantibus, secundum subæquantibus; 
tarsis testaceis, articulis apice fuscis, pilis fuscis densis; unguibus fuscis. 

Alæ hyalinæ, area subcostali in tertio apicali levissime flavo tincta; reti- 
culatione fusco-ferruginea ; longæ, apice subrotundatæ; stigmate fusco rufo, 
altiore quam latiore, in ala anteriore subtriangulari, tres cellulas haud 
implente. 

Ala anterior area apicali triareolata; 8 venulis radialibus internis, seu ante 
sectorem; 4 cubitalibus internis seu ante ramum obliquum ; margine interno 
rotundato, prominulo, vena ipsa in margine incrassata. 

Ala posterior brevior, angustior, area apicali bi-, ad medium triareolata; 
area radiali 6 venulis internis, area cubitali 5 venulis ante ramum obliquum. 


Longit. corp. Q PCT I SET 
D'RMSAPANTETTENANEAECNT A TENEE NE EEE 0 SRE) 
» DD oo di où atout, 5 
»  antenn. : 29  Ÿ 
D NA DA MANN ENTRANTS 2 ES 


Patrie : Congo belge : Dima, 14 septembre 1908, A. KOILER 
(Musée du Congo). 


Je me fais un plaisir de dédier cette espèce à M. le baron DE 
HAULLEVILLE, directeur du Musée du Congo belge. 


4. — Suphalacsa subcostalis sp. nov. (pl. XXI, fig. 3). 


Similis S. Æaulleviller. 

Caput cum oculis thorace multo latius; facie testacea, ad medium flaves- 
cente, fulvo pilosa; palpis flavidis; vertice rufo, pilis fulvis : oculis grandibus, 
globosis, rufis; antennis ferrugineis, ultra ‘/; longitudinis alæ anterioris 
extensis, clava pyriformi, superne fuscescente, inferne rufescente. 

Thorax griseo pilosus, superne fuscus, rufo varius, inferne rufus. 

Abdomen fuscum, superne flavido tinctum. 

Alæ longæ, membrana levissime flavo tincta, area subcostali tota, costali 
juxta subcostalem in medio apicali densius ; stigmate rufo-fusco, tres cellulas 
implente, 3-5 venulis comprehenso. 

Ala anterior area apicali triareolata; area radiali lata, o venulis ante 
sectorem, area cubitali 4 venulis internis ; angulo interno rotundato obtuso, 
vix prominulo, vena haud incrassata. 

Ala posterior area apicali bi-, ad medium triareolata; area radiali lata, 
5 venulis radialibus et cubitalibus internis. 

Pedes testaceo-pallidi, calcaribus fuscis, duos primos tarsorum articulos 
subæquantibus ; articulis tarsorum vix fusco annulatis apice; unguibus 
nigTis. 


Longit. corp. Q () 


> : AL AM 6 loto of lae ba HB8 im 
» DDOSUE Tee EE ME TR ONDES 
» antenn. 22100) 


Patrie : Congo belge, Dima, 23 septembre 1908, A. KoLLER 
(Musée du Congo). 


Famiize MYRMELEONIDÆ. 


1. — Mossa externa Nav., Revue Zool. africaine, I, 1971, 
p243 ie 00e 


Congo belge, Bukama, 18 avril 1911 (D' BEouarr). 


(:) Une partie de l’abdomen manque. 


— 406 — 


2. — Myrmeleon obscurus RAMB. 


Congo belge : Bukama, 21 mars 1911, D' BEQUAERT; Kibombo, 
6 novembre 1910, D' BEQuAERT. Ce sont de nouvelles localités 
congolaises de cette espèce africaine à aire de dispersion très 
étendue. 


3. — Hagenomryia tristis Warx. 
Kongolo, 9 février 1911, D' BEQUAERT. 


Dans ma note antérieure, j'avais cité cette espèce sous le nom 
de Welees tristis, en faisant remarquer que le genre nouveau Velees, 
dont #istrs était le type, devait se publier dans la revue portugaise 
« Broteria » (« Revue Zool. africaine », 1911, p. 244, en note), 
dont la publication a été interrompue par la révolution du Portu- 
gal. Mais en même temps M. Banks a créé le genre Zagenomy1ia 
(« Ann. of the Entom. Soc. of America », 1911, p. 8), en prenant 
pour type la même espèce. 

A ce même genre il faut rapporter l'espèce suivante. 


4. — Hagenomyia [Iyncea Fagr. 


Cité dans ma première note sous le nom générique de Welees. 


5. — Creagris nubifer KOLBE. 


Cité dans ma note antérieure comme synonyme de Creagris afri- 
canus RamB. C'est M. VAN DER WEELE qui a établi cette syno- 
nymie (« Bull. scientif. de la France et de la Belgique », 1907, 
p- 293), et je l’ai suivi. Ayant eu postérieurement l'occasion de 
voir le vrai africanus RAMB., je suis persuadé que M. VAN DER 
WEELE s'était trompé en établissant la dite synonymie. M. Banks 
admet aussi la validité de l'espèce zwbrfer (« Ann. of the Entom. 


Soc. of. America >», I0IL, p.14): 
5. — Creagris latens Nav. (« Rev. Zool. Africaine », 1911, 
De 240) NE 7) 


Congo : Léopoldville, 18 septembre 1910, D' BEquaERT; Kito- 
bola, 1911, D' ROVERE. 


6. — Macroleon polyzonus GErsr. (Myr/»eleon polyzonus 
GERSTAECKER, « Mitt. naturw. Neu-Vorpomm. », 1885, p. 21). 


Pour Van DER WEELE (« Bull. scient. de la France et de la 
Belgique », 1907, p. 273), il est synonyme de 5-waculatus Ha. 

Je pense pourtant qu'on peut conserver le po/yzonus comme 
espèce distincte du 5-»aculatus HaG. ou du moins comme 
variété 

Les différences de coloration sont assez remarquables, particu- 
lièrement en ce qui concerne le prothorax, qui n'offre pas les cinq 
taches caractéristiques; l'abdomen très nettement annelé de brun 
et de fauve ferrugineux, les ailes plus rougeûtres, le stigma moins 
blanc, un peu rougeûtre, plus petit, etc. 

En outre la réticulation des ailes est plus serrée; il y a plus de 
vénules en gradins au champ costal avant le stigma (8-10 au lieu de 
2-3); également au champ radial, avant le secteur, il y a plus de 
vénules (11 au lieu de 8) au champ cubital (5 au lieu de 2). Au 
contraire, au champ post-cubital ou postérieur, il y a moins de 
vénules en gradins (3-4 au lieu de 5). 


Congo belge : Busira, 23 octobre 1905, WAELBROECK. 


7. — Formicaleo recurvus sp. nov. (fig 3). 


Similis #. Persephonæ BANKS. 

Fuscus, fulvo maculatus. : 

Caput facie fulvo-straminea, fascia trans- 
versa ante antennas nigra, palpis fulvo- 
stramineis, articulo ultimo labialium fusifor- 
mi, parum dilatato; vertice subtoto nigro; 
antennis 1° articulo testaceo. 

Prothorax paulo latior quam longior, 
fuscus, linea media longitudinali parum 
distincta et alia laterali fulvis. Meso- et metathorax fusci, fulvo maculati. 
Pectus totum fulvum. 

Abdomen breve, tenue, cylindricum, fuscum, aliquot segmentis inter- 
mediis macula dorsali et laterali fulvis. 

Pedes straminei, nigro punctati, femoribus anterioribus dorso fuscis; 
übiüis apice fuscis; calcaribus robustis, ferrugineis, quatuor primos tarsorum 
articulos æquantibus, apice curvis; tarsorum articulis apice fuscis; unguibus 
CUT VIS. 


F1G. 3. — Formicaleo recurvus NA. 
Base de l'aile antérieure. 


— 408 — 


Alæ membrana hyalina, reticulatione subtota fusca, venulis aliquot 
pallidis; stigmate albido, interne macula fusca diluta limitato. Sector 
radii 8 ramis. 

Ala anterior (fig. 3) subcosta albida, ad venularum insertionem fusca; 
radio albido, strüis nigris longis 9-10 ante stigma. Postcubitus ad anasto- 
mosim antrorsum curvatus. Aliquot venulæ anguste fusco limbatæ in tertio 
apicali, axillis furcularum, ad anastomosim. Area radialis 7 venulis internis 
seu ante sectorem. 

Ala posterior penitus immaculata. 


ÉCRIT ICOLP EE TNT. 
SA ADTOMES EU Te ei ce nee CD 
» Al AD TER RE CR EP 0 

JEANS SU 6 >» 


Patrie : Congo belge, Lodima, 6 août 1906, WAELBROECK. 


Un échantillon au Musée du Congo. Il ressemble au Æ. Per- 
sephone BAXKS, d'après la description, surtout par les dessins du 
thorax et de la forme des éperons, mais il en diffère par la largeur 
plus grande des ailes, leurs dessins, etc. 


8. — Sogra rufescens GERST. 


Lac Albert, 1910, M. Moxoxvai. 


9. — Palpares ictericus sp. nov. (pl. XXI, fig. 2). 


Similis ægroto GERST. 

Caput flavum, facie flava, clypeo fusco, labro antice fusco; palpis testaceis, 
maxillaribus articulo ultimo fusco, labialibus duplo longioribus, articulo 
ultimo clava terminali, brevi, parum inflata, fusca; vertice fascia transversa 
pone antennas et longitudinali media fusco-nigris; antennis articulo basilari 
flavo, reliquis nigris, clava dilatata, obtusa et quasi truncata. 

Thorax flavus, superne tribus lineis longitudinalibus serratis fuscis, 
inferne ad coxas fuscus. Lineola in mesonoto inter lineas mediam et late- 
ralem interjecta, vel obsoleta. Pili flavi, breves, rari, aliquot fusci. 

Abdomen fuscum, flavo et fusco pilosum, ad basim densius, superne in 
multis segmentis linea media longitudinali flavescente; cercis G‘ flavis, 
nigro pilosis, sursum arcuatis, cylindricis, apicem versus modice incrassatis, 
obtusis. 


Pedes testaceo-rubri, nigro pilosi; femoribus basi, tibiis tarsisque totis 
nigris; Calcaribus ferrugineis, subrectis, anterioribus duos primos tarsorum 
articulos superantibus; unguibus ferrugineis. 

Alæ membrana leviter flavo tincta, reticulatione flava, inter maculas fusca, 
excepto tertio apicali; stigmate citrino, elongato; apice acuto; margine 
posteriore a medio alæ ad apicem fusco limbato. Radius medio basilari 
fuscus. 

Ala anterior area costali venulis plerisque late fusco marginatis, prope 
stigma in maculas fere continuatis; in area radiali aliquot venulis ad basim, 
in area intercubitali plerisque in medio interno totis, in area cubitali ad 
basim, in posteubitali ad apicem seu marginem fusco limbatis. Tres fasciæ 
transversæ obliquæ incompletæ fuscæ : 1° ante medium pone cubitum, 
tessellata, oblonga, nec marginem attigens; 2‘ ante stigma, tessellata, 
subinterrupta, a sectore radii ultra cubitum, retrorsum attenuata ; 3* subapi- 
calis sinuosa, angulo externo stria longitudinali cum limbo apicali continuata. 
Atomi aliquot pauci fusci respersi in quarto posteriore. 

Ala posterior venulis costalibus in medio interno fusco limbatis, nullis 
præterea. Tres fasciæ transversæ incompletæ : 1° media a radio ad tertium 
posterius alæ; 22 stigmalis a costa ad quartum posterius, interne concava ; 
3° anteapicalis in duas divisa, anteriorem ad costam, posteriorem longitudi- 
nalem cum fascia apicali conjuncta. Guttæ ad anastomosim rami obliqui et ad 
ejus apicem. Cubitus et postcubitus in tertio basilari fusci. 


S © 
ILOMEE COR. Le 0 à COUT CN Bin, 47 mm. 
SA ANterE MS MENT ARC ARTE ES 
» D DOME 2205 9 6 © ASE 55 » 
» CERCLE CN ENT ETAT 4,4 » 


Patrie : Congo belge, Kitobola, 1911, D' Rovere (Musée du 
Congo). 


Famizze CHRYSOPIDÆ. 


1. — Chrysopa Bequaerti sp. nov. (fig. 4). 


Viridis, haud punctata, alis immaculatis. 

Sinulis CA. vulgari SCHN. 

Caput flavum, facie sine ulla macula fusca aut rubra; palpis parum infus- 
catis; antenmis flavis, primo articulo grandi; oculis in sicco nigris, globosis; 
vertice deplanato, sulco transverso. 

Prothorax latior quam longior, viridis, fascia dorsali media flava, angulis 


anticis truncatis. Meso- et metanotum viridia, fascia dorsali media in 
mesonoto manifesta. 

Abdomen viridi-flavum. 

Pedes virides, tarsis flavescen- 
tibus. 

Alæ (fig. 4) angustæ, longæ, 
apice acutæ, irideæ, reticulatione 
et stigmate viridibus, sine ullis 
punctis aut lituris obscuris. 

Ala anterior area costali parum 
ampliata; venulis radialibus 0-11; 
venulis intermediis seu inter secto- 
rem et procubitum 5, gradatis 5/6; 
cellula procubitali typica angusta, 
elongata, ante venulam primam intermediam de sinente. 

Ala posterior ultra medium ampliata, venulis gradatis 4 5. 


FiG. 4 — Chrysopa Bequaert: NA. 
Aïles de droite, 5/1. 


HOnGit CODE RER Ur $ mm. 
SR AAl ANT EEE ER T2 pe) 
ADO ES M MTS 60e © à OS 


Patrie : Congo belge : Kitobola, 1911, D' Rovere; Kongolo, 
9 février 1911, D' BEOUAERT (Musée du Congo). 


Voici les différences plus saillantes entre cette espèce et la 
vulgaris SCEN. 

La tête est sans aucune tache. 

Le prothorax est plus large et plus court. 

Les pattes plus vertes et en général le corps avec moins de 
jaune. 

Les ailes sont plus étroites et plus longues, plus aiguës, les poils 
plus courts, la couleur d'un vert plus franc, les vénules en gradins 
moins nombreuses. 

A l'aile antérieure, la cellule procubitale typique visiblement 
plus étroite à la base, plus allongée. 

A l’aile postérieure, la marge postérieure plus courbe ou convexe 
dès le commencement. 


REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, No. L (1912) PL. XXI. 


FiG. 1. — Suphalacsa Haullevillei n. sp. 


Fi. 3. — Suphalacsa subcostalis n. sp. 


L NAVAS. — NÉVROPTÈRES D'AFRIQUE. 


FEe 


QUpIL 


\ 
NEDRE 


BAUER 


COCCINEPENBESENOUNIE AUX 


DIMCONCOBSEEGE 


PAR 


le D' A. SICARD 


Chilocorus stillatus n. sp. — Zate ovatus,; ruber, pubescens, 
Thorace nigro antice exigue rufo-limbato. Elytris nigris, pubes- 
centibus, guttis tribus parvis rubris (I, Z, Z, collocatis) notatrs. 


Longueur : 65. 

En ovale large, pubescent. Tête d’un jaune roux, à pubescence très courte, 
à ponctuation fine et peu dense; côtés du canthus largement arrondis, 
antennes et palpe roux, avec le dernier article des palpes maxillaires rem- 
bruni au sommet. Corselet noir, très finement rebordé de roux en avant et 
jusqu'au milieu des lobes antérieurs qui sont arrondis, base en ogive large, 
légèrement sinuée de chaque côté de la partie médiane; à pubescence 
courte, fournie, rousse, dirigée en avant; à ponctuation nette, bien marquée, 
non étoilée, peu dense sur le disque, plus serrée sur les Bords Écusson noir. 
Élytres à à pubescence semblable à celle du corselet, dirifée en arrière; très 
convexes, à côtés tombant droit, non explanés; ponctuation smile à à 
celle du disque du corselet; noirs, avec trois petites taches d’un jaune rouge 
situées sur une ligne légèrement courbe partant des deux cinquièmes internes 
de la base pour rejoindre le septième postérieur de la suture : tache r. petite, 
en ovale allongé, éloignée de la base d’une distance égale à la moitié de sa 
longueur située en dedans du calus huméral; tache 2, petite, à peu près 
carrée, à la même distance de la suture que la tache 1 et près de deux fois 


plus éloignée du bord latéral, située à peu près &u milieu de la longueur de 
l’élytre; tache 3, en triangle arrondi, petite, déux fois plus rapprochée de 
la suture que du bord latéral, environ au sixième de la longueur. 

Dessous roux à pubescence jaunâtre; épipleures noires, impressionnées 
au niveau des genoux postérieurs; plaques abdominales concaves. Dent des 
tibias très accusée, aiguë et, surtout pour les postérieurs, légèrement 
recourbée en dedans 

Pieds roux, comme le dessous du corps. 


Un exemplaire Tanganyika (HEco). — Musée du Congo belge. 
Bien reconnaissable à sa couleur et à la pubescence uniforme 
du dessus. 


Caria Schoutedeni n. sp. — //emisphærica convexa, glabra, 
capite rufo, mandibulis nigris, antennis palpisque ruñfis; thorace 
nigro latera versus exigue rufo limbato; elytris rubris, lœvibus, 
lateribus late irregulariterque nigris; subtus rufo-brunnea, epi- 
pleuris externe nigrolimbatrs ; pedibus rubris. 


Longueur : 8mms, 

Presque hémisphérique, très convexe. Tête d'un roux brunâtre clair, 
glabre; à ponctuation fine et assez dense; mandibules noires, antennes et 
palpes roux. Corselet noir avec les angles antérieurs roux, à côtés légère- 
ment sinués près du bord antérieur, finement rebordés et marqués en dedans 
du rebord d’une ligne enfoncée plus profonde postérieurement et qui 
n’atteint pas tout à fait la base; angles postérieurs arrondis, base en arc de 
cercle large, non sinuée, ponctuation fine, nette, médiocrement dense. 
Écusson noir. Élytres très convexes, presque imponctués, sauf sur les côtés 
à partir de l'angle huméral jusqu’à la suture où ils présentent des points 
enfoncés, peu serrés et devenant de plus en plus superficiels à mesure qu'on 
approche de la suture; d’un rouge cerise vif sur le disque avec une large 
bordure noire, cette bordure couvrant les deux cinquièmes externes de la 
base, rétrécie vers le quart ‘de la longueur, puis progressivement élargie 
jusqu'à la suture dont elle couvre le cinquième postérieur. Dessous d’un 
roux brunâtre avec le bord externe des épipleures noir. Plaques abdominales 
touchant le bord postérieur de l’arceau, peu anguleuses, concaves en dehors. 
Pieds rougeûtres. 


Région de Sassa (C' CoLmanT). — Musée du Congo belge. 


J'ai dédié cette belle espèce à M. SCHOUTEDEN qui m'en a com- 
muniqué deux exemplaires. 


SUR 


DEUX ESPÈCES ET UNE VARIÉTÉ NOUVELLES 


DU 


GENRE PALAEMON FABR. 


PROVENANT DU CONGO BELGE 


PAR 


le Dr J.-G. de MAN (lerseke, Hollande). 


Une petite collection de Palaemonidæ, dont l'étude me fut 
confiée, il y a quelque temps, par M. le D' H. SCHOUTEDEN, con- 
servateur au Musée du Congo belge, à Tervueren ('), contenait 
deux espèces et une variété nouvelles, dont je donne ici les princi- 
paux caractères. Une description plus détaillée et illustrée de 
figures en paraîtra plus tard. 


Palaemon (Eupalaemon) Sollaudii n. sp. 


Syn. : Palaemon {[Eupalaemon) Foai, J.-G. De MAN, dans 
« The Transactions Linnean Soc. London », 2nd ser., Zoology, 
vol: TX, part 8, 1004, p. 306, pl. XIX,, figs. 30-37. 


(‘) Je saisis cette occasion pour engager tous ceux qui, au Congo belge, auraient l’occasion 
de recueillir des Palaemonides (vulgairement appelés « Crevettes d’eau douce »), à en faire 
parvenir au Musée du Congo, à Tervueren, des exemplaires, aussi nombreux que possible, 
conservés dans l’alcool ou le formol à 5 °/o. H. SCHOUTEDEN. 


Syn. : Palaemon { Eupalaemon) Foaï, H. LEnZ, dans : « Wissens. 
Ergebnisse der Deutschen Zentral-Afrika-Expedition 1907-1908 », 
BAM Zoo lepase mono SP Ma SPA 


Quatre femelles sans œufs, encore jeunes, recueillies le 10 fé- 
vrier 1900 dans la rivière Ottenge près de Banzyville, dans le 
Congo belge. 

Ayant été mis en état, grâce à la bienveillance de M. le Prof 
H. LEZ, de Lübeck, et de la Direction du Musée zoologique de 
Berlin, d'étudier les seize exemplaires, provenant du Caméron et 
de la Guinée espagnole, qui ont été décrits par M. LENZ, en 1910 
{loc. cit.), sous le nom de Pal. (Eupalaemon) Foai Cour., j'ai pu 
constater que ces exemplaires appartiennent à la même espèce que 
les quatre femelles capturées près de Banzyville et que cette espèce 
est nouvelle. 

Le Palaemon Sollaudii, que j'ai l'honneur de dédier au jeune 
savant du Musée de Paris, qui vient de publier déjà des recherches 
intéressantes sur les Palaemonidæ, appartient au sous-genre 
Eupalaemon et bien à la section chez laquelle le carpe des pattes 
de la 2° paire est toujours distinctement plus long que la paume. 
Cette espèce paraît donc voisine du al. macrobrachion 
HErkLoTs, du Pal. Foar Cour. et du Pal. niloticus Roux, mais 
elle se distingue du premier par les doigts des pinces de la 2° paire, 
qui ne sont pas entourés d’un duvet serré, par la spinulation diffé- 
rente de ces pattes ainsi que par les caractères différents du rostre 
et du telson. Tandis que les pattes de la 2° paire du Pal. Sollaudir 
sont couvertes de spinules bien développées, aiguës et disposées 
plus ou moins distinctement en rangées longitudinales, celles du 
Pal. Foar sont couvertes de petites granulations éparses, non pas 
aiguës, qui, à un fort grossissement, apparaissent comme des tuber- 
cules arrondis, surbaissés, pas plus hauts que larges. Aussi, dans le 
Pal. Foar, les deux paires d'épines du telson sont invisibles à l'œil 
nu et contenues dans le tiers postérieur, tandis que chez le Pal. 
So/laudii la paire antérieure est située à peu près au milieu. Chez le 
Pal. Sollaudii, aussi bien que chez le Pal. Foaï, les doigts des pinces 
de la 2° paire sont beaucoup plus courts que la paume, mais chez 
le Pal. niloticus Roux les doigts ont à peu près la même longueur 


— 415 — 


que la portion palmaire; le Pal. nrloticus se distingue, en outre, 
par sa petite taille, par le carpe des pattes de la 2° paire étant aussi 
long ou légèrement plus long que la pince et par la forme très 
rétrécie du telson, où la paire antérieure d'épines est située un 
peu en arrière du milieu. 

Le mâle du Pal. Sollaudir atteint la longueur de 95 millimètres, 
la femelle pourvue d'œufs paraît longue de 72 millimètres. Œufs 
peu nombreux, très larges, longs de 3""5-3""75. Le rostre, qui 
s'étend en général jusqu'à mi-chemin entre l'extrémité du pédon- 
cule antennulaire et celle des scaphocérites, porte en dessus 
7-10 dents, plus rarement 6, dont une ou deux sont situées sur 
la carapace; 3, 4 ou 5 dents, plus rarement 2, en dessous. Bord 
supérieur du rostre plus ou moins convexe. 

Dans les pattes de la 2° paire, les spinules du bord externe de la 
paume sont arrangées dans une seule série longitudinale assez 
serrée et caractéristique ; ces spinules sont aussi longues que celles 
du bord interne, mais leur forme est plus trapue et, chez le mâle 
adulte, elles sont placées perpendiculairement à l'axe longitudinal 
de la pince. 


Palaemon (Eupalaemon) Lujæ n. sp. 


Six mâles recueillis par M. LuyA, à Kondué, dans le district du 
Kasaï, sur la rivière Sankuru, dans les parages de Lusambo. 
Cette jolie espèce, que j'ai l'honneur de dédier à M. LuJa, 
.appartiènt, comme la précédente, au sous-genre Æwpalaemon, 
mais à la deuxième section, chez laquelle le carpe des pattes de la 
2° paire présente au premier coup d'œtl la même longueur que la 
paume. Elle se rapproche donc le plus du Pa/. Lenzii DE MAN, 
mais elle s’en distingue par la forme p/us gréle des pattes de la 
2° paire, ainsi que par les caractères différents du rostre et du 
 telson. 

Longueur du mâle, 86""5. Le rostre, qui ressemble à celui du 
Pal. Weber: DE Man, de l'île de Célèbes, dépasse toujours plus ou 
moins distinctement les scaphocérites; il paraît assez fortement 
convexe au-dessus des yeux, à ce niveau-ci la portion située 
au-dessus de la crête latérale paraît beaucoup plus haute que la 


— 416 — 


portion située au-dessous, et la partie terminale du rostre est tou- 
jours plus ou moins distinctement relevée. Le rostre porte en 
dessus 9 ou 10 dents, dont toujours la première est sew/e située sur 
la carapace; 5-7 dents en dessous. Telson assez fortement rétréci, 
neuf fois aussi long que son bord postérieur est large, sa largeur à 
la base mesurant à peine plus qu'un tiers de sa longueur; comme 
chez le Pal. Foai, les épines du telson sont situées #rès en arrière, 
la paire antérieure immédiatement en avant du tiers postérieur. 

Carpe des pattes de la 2° paire d’un tiers ou d’un quart plus long 
que le mérus et paraissant sept fois aussi long que large à son 
extrémité distale; chez le mâle adulte, la portion palmaire de la 
pince est 9,5 fois aussi longue que large et les doigts qui joignent 
exactement à peu près moitié aussi longs que la paume. Comme 
chez le Pal. dux LENZ, on observe, de part et d'autre de la crête 
tranchante qui s'étend depuis les dents jusqu'à l'extrémité des 
doigts, une douzaine d’épines beaucoup plus grosses que les autres 
spinules dont celles de la face inférieure sont assez obtuses et 
placées perpendiculairement à l'axe longitudinal des doigts. Sauf 
ces épines digitales, les spinules dont ces pattes sont couvertes 
sont toutes dirigées obliquement en avant, celles du bord interne 
sont un peu plus grandes que les autres et elles ne sont pas dispo- 
sées distinctement en rangées longitudinales, excepté les spinules 
au bord interne du mérus. 


Palaemon (Eupalaemon) dux LENZ var. congoensis n. 
Confer : H. Lewz, loco citato, 1910, S. 9, Taf. IL, Fig. 2-5. 


Un mâle provenant de la rivière Kole, affluent du Lohali (Aru- 
wimi), dans le nord-est du Congo belge (leg. DELHAIZE). 

Longueur 111 millimètres. Rostre ressemblant parfaitement à 
celui de l'espèce typique, mais ne dépassant que légèrement le 
pédoncule antennulaire, aussi des neuf dents du bord supérieur la 
troisième est placée au-dessus du bord de l'orbite, de sorte que 
les deux premières sont situées sur la carapace; quatre dents au 
bord inférieur. 

Chez l'espèce typique, la troisième dent est située devant le 


bord de l'orbite. Carapace et abdomen comme dans l'espèce 
typique, mais l'extrémité distale du scaphocérite présente une 
forme plus tronquée. 

Pattes de la 2° paire subégales; la droite un peu plus grande que 
l’autre et longue de 115 millimètres, paraissant beaucoup plus 
courte, par rapport à la longueur du corps, que dans le mâle 
typique. Le mérus de la patte droite n’est que d’un quart plus long 
que l’ischium, tandis que chez le mâle typique le mérus paraît une 
fois et demie aussi long que l’article précédent. Le carpe n’est que 
d’un cinquième plus long que le mérus, non pas d’un tiers comme 
dans le mâle typique. Comme chez celui-ci, la pince est à peu près 
deux fois aussi longue que le carpe, mais les doigts sont à peine 
plus courts que la paume (proportion 23 : 27) et sont aussi longs 
que le carpe. Quant à la spinulation, la variété ressemble beaucoup 
à l'espèce typique et, comme chez celle-ci, le bord externe de la 
paume porte une série longitudinale de spinules, mais, au lieu 
d’être placées perpendiculairement à l'axe de la pince, ces spinules 
sont toutes dirigées obliquement en avant et elles sont plus poin- 
tues, moins émoussées. 


7 


CORÉIDES NOUVEAUX DU CONGO 


PAR 


le D' H. SCHOUTEDEN 


(Musée du Congo belge, Tervueren). 


Je décris ici quelques types inédits de Coréides provenant du 
Congo belge, du Congo français et du Congo portugais, en y 
joignant l'indication de localités intéressantes de captures pour des 


espèces déjà décrites. 


1. — Cipia dilatata Si. : Lac Victoria et Congo belge. 


2. — Murtula nov. gen. (J/zctaria). 


Corps allongé, ressemblant un peu aux Cÿpra. Tête petite, à lobe 
médian proéminent au-devant des lobes latéraux ; yeux petits. Pronotum 
déclive, à bords antéro-latéraux presque droits (à peine sinués) et garnis 
de petites dents mousses ou plutôt de petits tubercules lisses; les angles 
latéraux débordant un peu la corie. Ecusson subéquilatéral; à la base un pli 
plus ou moins accentué (davantage chez le mâle que j'ai sous les yeux). 
Corie à angle apical aigu, bord apical légèrement ondulé. Membrane 
dépassant l’extrémité de l'abdomen; les nervures (au moins 12) avec quel- 
ques anastomoses. Antennes à 1‘et 2° articles subégaux, 4° à peine plus 
petit, 3° nettement le plus court. Rostre atteignant la moitié du méso- 


sternum, 2 subégal à 3, 4 nettement plus long. Mésosternum à sillon 


percurrent mais s’'approfondissant vers l'avant, où les bords s’en relèvent en 


— 419 — 


lames lisses, entre la base des hanches antérieures. Métasternum assez 
relevé, à bords formant lames entre les hanches intermédiaires; entre les 
hanches intermédiaires et postérieures, il se prolonge latéralement en une 
sorte de lame relevée, et en avant des hanches postérieures le bord se relève 
également légèrement, Hanches intermédiaires et postérieures assez large- 
ment séparées, ces dernières à peu près également séparées entre elles et du 
bord latéral de la poitrine. Fémurs antérieurs et intermédiaires avec 
distalement deux séries d’épines courtes, les extrêmes bien prononcées; 
tibias des mèmes pattes simples dans les deux sexes. Chez le mâle, les 
fémurs postérieurs sont courbés anguleusement vers le milieu, avec en 
dessus, à l’angle, une saillie obtuse; en dessous, à l'extrémité, des épines 
similaires à celles des autres pattes, mais plus fortes (à l’un des fémurs du 
type, ces épines sont mal développées, par anomalie), surtout une épine 
placée sur la tranche postérieure ; les tibias postérieurs du mâle ne sont pas 
dilatés; en dessus, leur bord est un peu courbé, en dessous, il y a près de la 
base une dent nette; entre celle-ci et une saillie située peu après le milieu, 
une courbe nette, puis le tibia se retrécit graduellement jusqu’à l’apex, avec 
sur la tranche une série de petites dents dirigées vers la base. Chez la 
femelle, les fémurs postérieurs ont la même structure que les autres, mais 
à épines plus fortes; les tibias sont simples. Tarses à 1* article plus court 
que les deux derniers réunis. Trochanters du mäle offrant en arrière une 
saillie tuberculée mousse fort accentuée. 

Chez le mâle, le ventre offre de chaque côté du disque du segment 3 une 
forte saillie en épine dirigée en dehors et en arrière; le bord latéral des 
segments est fort nettement denticulé, et à la base du 6° segment il yaun 
tubercule marginal fort net, dirigé en dehors et échancré au sommet. Chez 
la femelle, le bord latéral des segments est moins nettement denticulé, et il 
n'y a pas de saillie marginale au segment 6. Les stigmates sont elliptiques, 
dirigés obliquement d'avant en arrière, plus rapprochés du bord antérieur 
des segments que de leur bord externe. 


Type : 7. bentensis nov. spec. 


M. beniensis nov. spec. 


D'un noir brillant (tendant parfois au noir poix en dessous), la membrane 
d'un vert bleu métallique brillant, l’extrème apex des tibias et les tarses 
flaves, les ongles brun noir. 

Pronotum comme corrodé, fortement ponctué-chagriné, à rides trans- 
versales; la zone antérieure (cicatricielle) n'offre toutefois que quelques 
petits tubercules. Écusson à ponctuation éparse. Élytres à ponctuation 
bien prononcée, mais non corrodées comme le pronotum. En dessous, 
pronotum ponctué-ridé, sauf une tache antéro-externe; mésosternum et 


métasternum lisses, avec quelques fins granules, les acetabula ponctuées ainsi 
que la région postéro-externe. 
Longueur (c° Q) 29-30 millimètres. 


Ce magnifique Coréide a été recueilli en trois exemplaires (1 &, 
2 à) dans les environs de Beni (Congo) par M. le D' MURTULA, qui 
a bien voulu offrir ces spécimens intéressants au Musée du Congo. 
Je suis heureux de pouvoir lui dédier ce nouveau genre. 


3. — Odontobola bellicosa Fagr. : Kamerun et Lukungu (Congo 
belge). 


4. — Fumua nov. gen. (Wrctaria). 


Corps allongé, d'aspect rappelant Odontobola. Tête à partie antéoculaire 
transversale, subégale en longueur à l'œil. Pronotum allant en s’élargissant 
du bord antérieur (où il est égal à la tete avec les yeux) aux angles latéraux, 
ceux-ci légèrement prolongés en dehors et en arrière. Écusson non élevé à 
la base. Élytres atteignant à peu près l'extrémité de l'abdomen chez le mâle. 
Trochanters postérieurs offrant en arrière deux épines assez fortes dirigées 
en arrière, un peu courbes, l’interne offrant une sorte de tubérosité ou dent 
supplémentaire à sa base. Fémurs postérieurs du mâle fortement renflés, 
allant en se dilatant jusqu'au delà du milieu, puis décroissant avec une 
courte dent au delà du milieu de la descente. Tibias postérieurs comprimés, 
avec en dessus, partant de la base et dépassant légèrement la moitié, une 
dilatation ou lobule; l’apex en dessous à dent aiguë. Les fémurs antérieurs 
et intermédiaires avec une dent antéapicale; tibias simples. Le ventre du 
mâle a le 2° segment prolongé au milieu du bord distal en un petit processus 
ou étroite languette empiétant sur la base du 3° segment. Stigmates situés 
dans la moitié basale des segments, plus rapprochés du bord externe que de 
la base. Les angles apicaux des segments 4 et (principalement) 5 légèrement 
épineux. Rostre atteignant les hanches intermédiaires, le 1% article 
atteignant à peu près les hanches antérieures, le 2° à peine plus long que 
le 4°, celui-ci plus de deux fois plus long que 3. Antennes à 4° article le plus 
long, plus long que les 2° et 3° réunis, ceux-ci subégaux; 1* plus long que 
chacun d'eux, mais notablement plus court que le 4°. 


F. centralis nov. spec. 


En dessus, d’un brun très foncé, presque noir, surtout sur le pronotum, 
légèrement teinté de vert métallique, la membrane nettement métallique; 
l’apex de l’écusson blanchâtre. En dessous, plus clair, notamment le ventre 
qui est d’un brun chocolat, ainsi que les pattes antérieures et intermédiaires. 


Les fémurs postérieurs d’un brun noir, les tibias brun foncé avec la partie 
apicale noirâtre mais précédée d’une étroite zone plus claire. Antennes brun 
foncé, la base et l’extrème apex de 1, l’apex de 2 et 3, et 4 en entier (sauf 
l’extrème bout) noirs. En dessus, couvert d’une ponctuation dense assez 
fine, ridée faiblement sur le pronotum. 

Ailes transparentes, à peine enfumées, à nervures brun foncé. Les bords 
des orifices métasternaux et des stigmates flavescents ; le segment genital 
mâle rougeûtre. 

Longueur 195 à 20 millimètres. 


J'ai vu de cette espèce intéressante deux specimens mâles (l’un 
privé de l'abdomen) provenant l’un du Congo français : Lambarem, 
l’autre du Congo belge, localité précise inconnue. 

Le facies de ce Coréide rappelle étrangement celui de l'Odon- 
fobola bellicosa K., dont j'ai vu des spécimens provenant de 
Lukungu, dans le Congo belge (au Musée d'Histoire naturelle de 
Bruxelles), et du Kamerun, comme indiqué ci-dessus. 


5. — Carlisis Wahlbergr Sr. : Bas-Congo. 
6. — C. serrabilis Disr. : Katanga. 


. — Zenkeria tarsalis nov. spec. 


Si 


Semble voisin du Z 77embranipicta KArsCH, dont 1l a notam- 
ment la membrane tachetée, mais en diffère par quelques carac- 
tères. 


Coloration brun noir, avec le disque du pronotum et les fémurs moins 
sombres, le ventre testacé roussâtre, tacheté et marbré de noir, les côtés et 
la ligne médiane noirs ou noirâtres; les segments abdominaux avec une 
tache marginale basale flave. Antennes noires (le 4° article manque au type). 
Tarses antérieurs et intermédiaires à 2° et 3° articles noirs, le 1“ flave 
en dessus, sombre en dessous; tarses postérieurs flave orangé, les 2° et 
3° articles légèrement brunâtres, le 3° assombri distalement. En dessus et 
en dessous, le corps est couvert d’une pubescence très courte, dorée, plus 
dense en dessous (perdue peut-être partiellement en dessus pour le type), 
formant sur la poitrine des marbrures. Membrane brun foncé, maculée de 
flave terne. 

Longueur (Q) 21mm. 

Fémurs postérieurs renflés modérément, avec subapicalement deux 
épines robustes (à petite épine supplémentaire), et entre celles-ci et la 

28 


moitié, de chaque côté du léger sillon inférieur, deux épines plus courtes, 
alternant entre elles; tibias postérieurs assez grêles, un peu comprimés et 
courbés en S, notamment à la base, denticulés de la base à l’apex en dessous, 
mais moins nettement à la base. 


Ce nouveau Zenkeria m'a jadis été envoyé du Congo français : 
Lambarem. Je n'en ai vu qu'un exemplaire femelle. 


8. — Aurivilliana Bayeri nov. spec. 


Espèce bien distincte de l’Aurrvilhana lurida Disr., dont je 
possède un exemplaire provenant du Natal, Pietermaritzburg. 


De même coloration foncière, bien qu'un peu plus chaude. Tête et 
pronotum jaunes, élytres brunâtres; antennes noires, le 4° article flave, sauf 
la- base. 

Pronotum plus transversal que chez A. lurida, les angles latéraux étant 
davantage prolongés en dehors en une épine aiguë assez longue; en arrière 
de ces épines, les bords latéro-postérieurs dessinent un angle net qui dépasse 
le bord costal de la corie bien plus que chez À. lurida. Les bords antéro- 
latéraux offrent des tubercules moins nombreux et le disque du pronotum 
présente de chaque côté une petite tubercule, peu en avant de la ligne 
unissant les épines latérales. Sur le disque du pronotum, les raies transver- 
sales sont noires, tandis que la région latérale de celui-ci (en arrière) est 
concolore; les raies discales sont interrompues au milieu. L’écusson est 
noir, à l'exception d’une macule latérale flave de chaque côté et de l’apex, 
blanchâtres. Corie à taches nombreuses noires, dont l’une, assez grande, 
remplace la macule discale de l’A. /urida. Membrane à macules sombres, 
plus grandes également; la base assombrie (sur le type, il y a démarcation 
entre deux zones de coloration à la membrane, maïs c’est dû évidemment 
à un accident). Connexivum noir, la moitié basale des segments flave, les 
angles apicaux nettement proéminents tuberculés. 

En dessous, flavescent, marbré et taché de noir, avec, à la poitrine, une 
bande flave encore assez nette au long des acetabula. Le ventre brunâtre 
rougeâtre, à taches noires plus ou moins régulièrement disposées en 
séries; les côtés des segments noir brun avec une tache subbasale marginale 
flave. 

Fémurs antérieurs et intermédiaires avec l’apex flave; les postérieurs 
brun noir, variés de clair, l’apex partiellement flave brunâtre. Tibias 
antérieurs et intermédiaires noirs, sauf un peu plus de la moitié basale; 
tibias postérieurs à ligne supérieure flave, de même qu’un anneau vers la base 
de la dilatation; tarses en dessus flavescents. 

Longueur : 25 millimètres. 


Je n'ai vu qu'un unique exemplaire (5°) de cette belle espèce, 
appartenant à ce genre si rare. Il a été capturé entre Kwesi et 
Kilo (Congo belge) par mon ami le D' BAYER, qui l’a offerte au 
Musée du Congo et à qui j'ai le plaisir de la dédier. 


9. — Elasmogaster niamensis nov. spec. 


Cette nouvelle espèce paraît différer assez considérablement des 
Elasmogaster décrits, et notamment de l'Æ7. africana Darx. 
(runnescens Sr.). J'ai sous les yeux un exemplaire de brunnescens 
appartenant au Musée de Bruxelles et provenant de Cafrerie 
(ex. STAL!). 


Les côtés antéro-latéraux du pronotum sont, non pas droits, maïs dilatés 
en dehors comme chez Daladeropsis. Les antennes ont le 2° article à peine 
comprimé, mais le 3° est nettement comprimé, fusiforme à sillon net 
(4 manque). L’abdomen est dilaté en dehors comme chez brunnescens, mais 
le contour externe n’est pas arrondi régulièrement, mais bien rhombique 
(comme Æ/ormambogaster). D'un brun roussâtre, plus brun sur le connexi- 
vum, à revêtement gris blanchâtre sur la tête, le 1°" article des antennes, le 
pronotum en avant du moins. En dessous d’un blanc ivoire grisâtre, légère- 
ment rosé sur le ventre, à ponctuation brunâtre, plus forte sur la poitrine, 
fine sur le ventre, celui-ci avec en région médiane quelques macules plus 
grandes; stigmates pâles, le centre noirâtre. Fémurs gris brun sale, enduit 
de gris blanchâtre ; les tibias plus pâles, avec quelques marbrures sombres. 
Membrane brun foncé. 

Longueur 19 millimètres. 


Je ne connais de cette espèce nouvelle qu'une femelle prove- 
nant de la région des Niam-Niam (Congo). Peut-être faudra-t-il 
créer pour elle un genre nouveau? 


10. — Æomæocerus Verburyt Dist. : Afrique orientale Nord (von 
ERLANGER !). Décrit d’Aden. 


-1. — 7. trimaculatus Disr. : Afrique orientale anglaise. 
12. — 1. virescens Darz. : Delagoa Bay. 
13. — 77. dilutus Sr. : Zululand. 


14. — Dasynus linea DaArz. : Congo belge. 


15. — ), fimbriatus Disr. : Transvaal. 


16. — Acanthocoris Callewaerti nov. spec. 


Le KR. P. CALLEWAERT a envoyé au Musée du Congo, parmi 
d’autres Insectes, un exemplaire d'un Acanthocoris extrêmement 
voisin de l’Ac. Delevali que j'ai décrit en 1910 sur des spécimens 
recueillis dans le Mayumbe par M. DErEvar. Voici les caractères 
qui l’en séparent. 


De même taille et de même aspect général, cet Acanthocoris a toutefois 
les côtés antérolatéraux du pronotum plus largement dilatés-foliacés, le lobe 
ainsi formé relevé vers le haut et dépassant en avant l'œil, ce qui n’est pas 
le cas chez Delevali. Entre ce lobe et l’angle antérieur, une épine bien nette 
et aiguë. Les tubercules marginaux de l’abdomen sont remplacés par de 
courtes épines bien nettement tranchées, et l'angle apical du 6° segment est 
bien plus prononcé et saillant en dehors. Les fémurs postérieurs ont une 
épine terminale en dessus. Les tibias postérieurs sont très nettement courbés 
à la base, la ligne inférieure étant donc ondulée et non pas presque droite; 
l’épine de la tranche inférieure est située avant le milieu de la longueur et 
non vers le milieu. 

Longueur (o‘) 165. 


. Je n'ai vu de cette espèce nouvelle qu'un unique exemplaire 
mâle, recueilli à Hemptinne-Saint-Benoit par le R. P. Cazre- 
WAERT, à qui J'ai dédié ce nouvel Acanthocortis. 


17. — Euthetus Wellmani nov. spec. 


M. le D' WELLMAN m'a envoyé un spécimen femelle d’un inté- 
ressant Æuthetus recueilli par lui près de Benguela, dans le Congo 
portugais, et que je signale brièvement ici, en le dédiant à celui 
qui l’a découvert et à qui l’on doit des trouvailles si nombreuses. 


Voisin de l'Euth. leucostictus ST., mais s’en distingue facilement par la 
coloration uniforme noire du dessus du corps, à l’exception de deux traits 
blanchâtres au bord apical de la corie; et surtout par la structure des 
antennes, dont le 3° article est fort nettement comprimé-dilaté, fusiforme, 
plus de deux fois aussi long que le 2°; les articles 1 et 2 flavescents 
brunâtres, la partie distale brun noirâtre; le 3° noirâtre, sauf l’extrème base; 
4 manque. Le pronotum montre une étroite bande longitudinale subopaque 
médiane; de chaque côté deux fins traits guère distincts. 


— 425 — 


De l'Euthetus leucostictus Sr. on rencontre des exemplaires 
dont les segments ventraux 4 et 5 offrent à leur base, près du bord 
externe, une macule flave supplémentaire. 


18. — T'upalus maculatus Disr. : Sénégal. 


Norte : Dans une note précédente, j'ai créé le genre Dima (Réduv.) pour un Insecte 
recueilli à Dima par M. KoLLEr (Æev. Zoo. Afr., 1, p. 261). Ce nom étant précccupé 
(EscascxoLTz, 1836, Coléoptères), je le remplace par £udima n. nom. 


CONTRIBUTION 


At HAUINIE : DIS (CRS INRNIDIES 


D'UNMCONCONEEECE 


PAR 


L. GEDOELST 


Professeur à l’École de médecine vétérinaire. 


Dans un lot de parasites recueillis au Katanga par M. Donarp 
MACDONALD, et que M. SCHOUTEDEN, conservateur au Musée du 
Congo belge, nous avait remis pour détermination, nous avons 
trouvé les larves de deux espèces nouvelles d'Œstrides, l’une 
appartenant au genre Gastrophilus, l'autre au genre Œsérus. 


1. — Gastrophilus ternicinctus sp. n. 


Æôte : Un Zèbre, âgé de 3 ans environ, tué par latitude 10°, 
6 milles W. du Luapula. L'espèce de Zèbre n’a pas été déterminée 
par MacponaLp; il s'agit vraisemblablement de l'Equus Burchelli 
Crawshayi, comme nous le suggère M. SCHOUTEDEN d’après la 
région où l’animal a été rencontré. 


Dimensions : longueur maximum 17"%5-18 millimètres; largeur maxi- 
mum 6-7 millimètres. 

La forme du corps reproduit la forme caractéristique du corps des Gastro- 
philes, c’est-à-dire une forme cylindrique à extrémité antérieure conique et à 
extrémité postérieure obtuse. 


— 427 — 


Les anneaux 6 à 11 sont de largeur sensiblement égale et forment la partie 
cylindrique du corps qui mesure 12 millimètres de long, tandis que les anneaux 
1 à 5 diminuent rapidement de largeur d’arrière en avant pour former 
l'extrémité antérieure conique du corps qui mesure 5 millimètres de long; 
l’anneau anal est entièrement circonscrit par le onzième, au delà duquel il 
se projette d’un demi-millimètre du côté de la face dorsale. 

Le profil ventral est sensiblement rectiligne, tandis que le profil dorsal 
est convexe. 

Les anneaux du corps augmentent de longueur du 1° au 5°, sont sensible- 
ment égaux du 6° au 11° et présentent les mêmes dimensions à la face 


AATAAAA AT AE EN ETES AAAMNTENNE 


OLALLHG ‘ 


DATE 


a ë 


F1G. 1. — Gastrophilus ternicinctus n. sp. (Larve) 
a. Face ventrale. — &#. Face dorsale. 


dorsale qu’à la face ventrale, à l'exception des 10° et 11° anneaux qui sont 
plus courts ventralement que dorsalement; il en résulte que l’anneau anal 
est légèrement oblique de haut en bas et d’arrière en avant. 

Le segment céphalique vu de dos affecte une forme trapézoïdale allongée, 
débordée sur les côtés par la face ventrale. 

Les bourrelets latéraux sont faiblement accusés. 

Couleur du corps : Le tégument présente une teinte jaune de cire pâle; les 
épines ont le corps légèrement plus foncé que le tégument et la pointe brun 
foncé. 

Spinulation : Le seoment céphalique porte une couronne épineuse plus 
épaisse sur la face ventrale que sur les faces latérale ou dorsale. Cette cou- 
ronne est composée de petites épines disposées sur plusieurs rangées et déli- 


— 428 — 


mitent une aire trapézoïdale à large base inférieure, renfermant les pièces 
buccales; les renflements antennaires en occupent ies angles supérieurs. 
Ces renflements sont circonscrits à leur base par un cercle chitineux brun 
foncé et portent à leur sommet deux’petits cercles de même nature (taches 
ocellaires). Ils sont séparés des crochets buccaux par un bourrelet transversal 
qui porte sur ses parties latérales de minuscules épines brunâtres formant 
deux groupes peu serrés. 

Face ventrale : Au bord antérieur des segments 3-11 s'observe une arma- 
ture épineuse dont le développement augmente des 3° au 7° anneau, se 
maintient ensuite jusqu’au 10° et se réduit considérablement sur le 11°. Sur 
les anneaux 3 et 4, les épines sont disposées sur deux rangées alternantes. 
Sur les anneaux ; à 10, les couronnes sont formées de trois rangées alternes 
d’épines. Sur le 11° anneau, la couronne est simple ou double et dans le pre- 
mier cas plus ou moins largement interrompue sur la ligne médiane. 

Sur toutes ces couronnes la taille des épines diminue de la rangée 
antérieure à la rangée ou aux rangées suivantes. 

Face dorsale : Les rangées d’épines s’observent au bord antérieur des 
anneaux 3 à 10; leur développement est symétrique de celui des rangées 
ventrales correspondantes; elles sont séparées de celles-ci au niveau des 
lignes latérales et sont interrompues au niveau de la ligne médiane dorsale; 
cette interruption atteint son maximum sur le 3° anneau et diminue de 
largeur sur les 4° et 5° anneaux; sur les &°, 7° et 8°, les deux moitiés sont 
presque contiguës et s’écartent à nouveau sur les 0° et 10° anneaux; Sur ce 
dernier anneau, l'écart mesure à peu près ie quart de la face dorsale. 

Sur les anneaux 3, 4 et 10, les couronnes comportent deux rangées, et sur 
les anneaux 5 à 0, trois rangées; sur les anneaux 8 et o les petites épines de 
la 3° rangée sont assez régulièrement géminées, c’est-à-dire que deux petites 
épines correspondent à une épine de la première rangée; le même fait 
s’observe parfois sur les couronnes antérieures, mais avec une régularité 
variable. 


La disposition le plus caractéristique de la spinulation de cet 
Œstride consiste dans les triples rangées d'épines qui s'obser- 
vent au niveau de certains anneaux, et c'est ce caractère que nous 
avons voulu rappeler dans le nom spécifique que nous proposons 
pour cette espèce : Gastrophilus ternicinctus. C'est par là qu'elle 
se différencie de toutes les autres espèces de Gasérophilus actuel- 
lement connues. BRAUER (‘) avait déjà réparti celles-ci en deux 


() BRaAUER, F., Béiträge sur Kenniniss aussereuropäischer Œstriden und parasitischer 
Muscarien. (DENESCHRIFTEN D. MATH.-NATURw. CL. D. K. AxaD. D». Wiss., Wien 1806, 
P- 270.) 


groupes : un premier groupe caractérisé par une rangée unique 
d'épines au bord antérieur des anneaux 6 à 10, et un deuxième 
groupe caractérisé par deux rangées alternes d’épines sur les 
anneaux 4 à 10. Nous pouvons y ajouter un troisième groupe carac- 
térisé par la présence de trois rangées alternes d’épines sur les 
anneaux 5 à 10 et ne renfermant encore qu'une seule espèce : le 
Gastrophilus ternicinctus. 

La présence de Gastrophiles a été signalée déjà à plusieurs 
reprises chez différentes espèces de Zèbres. La première mention 
en a été faite par Karscx (‘), qui a observé des larves recueillies 
par P. ReicHarD à Katai Mbuga, Kawende (Afrique orientale), 
chez une espèce de Zèbre non déterminée. Bien que sa description 
soit des plus sommaires, on y reconnaît qu'il s’agit de larves appar- 
tenant à deux espèces différentes de Gastrophile et non à deux 
stades d'une même espèce, comme le pense KARSCH : l’une mesure 
11 millimètres de long et présente deux rangées d’épines au bord 
antérieur des 3°-11° anneaux du corps ; l’autre atteint une longueur 
de 17 millimètres et ne possède qu'une unique rangée d’épines sur 
les mêmes anneaux. 

En 1896, BRAUER (°) décrit trois espèces différentes de Gastro- 
philes recueillies par O. NEUMANN chez Æquus Bühmr dans la 
région du Bubu supérieur, au nord de Irangi, et les désigne sous les 
MES 114 DEC 

Plus récemment, SJüsrepr (°) a décrit deux larves de Gastro- 
phile recueillies chez la même espèce de Zèbre, ÆEquus Bühmi, 
dans la région du Kilimandjaro. Il les désigne sous les n* 1 et 2 et 
rapproche sa larve n° 1 de la larve n° 1 de BRAUER, et sa larve n° 2 
de la larve n° 3 de ce dernier auteur. Il différencie ses larves de 
celles de BRAUER par des caractères dont une étude comparative 
des types démontrerait vraisemblablement l'insuffisance pour une 
différenciation spécifique. 


() KARSCH, Berliner Entomologische Zeitschrift, XXXI, 1887; Sitzungsber., p. XXI. 

(2) BRAUER, Loc. cit. 

() Srôsrepr, Y., Œstridæ : Wissenschaftliche Ergebnisse der Schwedischen soologischen 
Expedition nach dem Kilimandjaro, dem Meru und der umgebenden Massaistcppen Deutsch- 
Ostafrikas, 1905-1906, Bd. Il, Abt. 10, 2. Stockholm, 1910. 


Quoi qu'il ensoit, cesdonnées établissent très nettement la multi- 
plicité des larves d'ŒÆstrides qui parasitent chez les différentes 
espèces de Zèbres ; elles se répartissent de la manière suivante : 

A. Espèces à rangée simple d’épines au bord antérieur des 
anneaux 6 à 10 : grande larve de KarscH, espèce n° 2 et 3 de 
BRAUER et espèce n° 2 de SIÜSTEDT; 

B. Espèces à rangée double d'épines sur les anneaux 4 à 10: 
petite larve de KarsCH, espèce n° r de BRAUER et espèce n° 1 de 
S'JOSTEDT ; 

C. Espèce à rangée triple d’épines sur les anneaux 5 à 10: 
Gastrophilus ternicinctus. 

Le type de cette nouvelle espèce est déposé dans les collections 
du Musée de Tervueren. 


2. — Œstrus Macdonaldi sp. n. 


Æôte : Dans les narines d'un Pwbalis mâle tué par latitude 
10°, 6 milles W. du Lupula. L'espèce de Bubalis n'ayant pas été 
déterminée, nous ne pouvons, avec M. SCHOUTEDEN, que donner 
comme vraisemblable la désignation Pubalis lelwel Facksonr. 


Dimensions : Les exemplaires les plus grands atteignent, l’un 26%; de 
long sur 9"m5 de large, l’autre 23°»5 de long sur 9 millimètres de large. 

La forme du corps est celle d’un ovoïde allongé; la face ventrale est plus 
ou moins plane, tandis que la face dorsale est nettement convexe. Les 
anneaux du corps augmentent de largeur du 1% au 7:-8°, conservent leur 
diamètre transversal maximum sur les 9° et 10° et diminuent rapidement de 
dimension sur les 11° et 12°. La longueur des anneaux augmente du 3° au 10°, 
le 11° n'étant guère inférieur au précédent et le 12° un peu moins long que 
le 11°. L’anneau terminal se prolonge ventralement en un bourrelet proé- 
minent au delà du plan de l'aire stigmatique postérieure. 

A la face dorsale, on observe des champs intermédiaires au nombre de 
huit interposés entre les anneaux 3 et 11; à la face ventrale, ces champs sont 
absents ou faiblement accusés. La face ventrale des anneaux est dépourvue 
aussi des tubercules qui sont décrits dans les genres Œstrus et Rhinœæstrus. 

Couleur du corps : Le tégument est de coloration blanche chez les larves 
jeunes, d'un blanc sale à gris jaunâtre chez les exemplaires plus avancés. 

Spinulation : L'anneau céphalique présente une double rangée de petites 
épines disposées en demi-cercle en arrière des renflements antennaires; le 
bourrelet labial inférieur, qui limite l’atrium buccal, porte en outre de 
minuscules épines insérées sur quatre à cinq rangées. 


on 


Tous les autres anneaux du corps sont totalement inermes à la face 
dorsale et portent ventralement à leur bord antérieur une armature épineuse 
qui augmente en épaisseur du 3° au 10° anneau et se réduit sur les deux der- 
niers. Cette armature comporte trois rangées sur le 3° anneau, trois à quatre 
rangées sur le 4°, quatre à cinq rangées sur le 5°, six rangées sur le 6°, six à 
sept rangées sur les 7°, 8 et 9°, sept rangées sur le 10°, six rangées sur le 11° 
et trois à quatre rangées sur le 12°. Les épines sont à base incolore et à 
extrémité noire; sur un même anneau elles sont d'autant plus développées 
qu'elles appartiennent à une rangée plus antérieure. 

Le bourrelet qui déborde inférieurement 
l'aire stigmatique postérieure porte aussi quel- 
ques petites épines disposées’sur quatre à cinq 
rangées. 

Les plaques stigmatiques postérieures ont 
la forme arrondie à bords internes parallèles; 
les pseudo-stigmates sont renfermés à l'inté- 
rieur des plaques et plus rapprochés du bord 
interne que du bord externe. 


Les caractères que nous avons recon- 
nus à cette larve d'ŒÆstride nous permet- 
tent de la ranger dans le genre ήstrus, 
dont le type est ŒÆsérus ovis. Notre larve 
diffère cependant de ce type par deux 
caractères : la spinulation du segment 
céphalique, qui est inerme chez Œsérus 
ovis, et l'absence des tubercules décrits 
sur la face ventrale des anneaux chez er ne 
cette dernière espèce. Comme la pré- n. 68 (LRO) 
sence ou l'absence de ces caractères sont 
signalées chez d'autres larves d'ŒÆstrus, on peut se demander 
s'il n'y aurait pas lieu d'établir dans le genre (Æsérus deux sous- 
genres caractérisés comme il suit : 

1. Sous-genre (Æstrus sensu stricto : anneau céphalique inerme ; 
tubercules sur la face ventrale des anneaux probablement toujours 
présents. Dans ce sous-genre se rangent l'Œs#rus ovis L., la larve 
n° 1 de BRAUER recueillie chez A/celaphus Coker et la larve n° 1 de 
SJÔSTEDT provenant de Connochætes albojubatus. 

2. Sous-genre (Æstroides n. subgen. : anneau céphalique armé 
d'épines en arrière des renflements antennaires et sur le bourrelet 


mo 


en dessous des crochets buccaux; tubercules sur la face ventrale 
des anneaux probablement toujours absents. À ce sous-genre appar- 
tiendraient la larve n° 2 de BRAUER recueillie chez A/celaphus 
Coket, la larve n° 2 de SJÔSTEDT provenant de Connochætes albo- 
Jubatus, VŒEstrus aureo-argentatus de RODHAIN et BEQUAERT et 
la larve du Bubalis décrite dans cette note. 

Si aux différences des larves de ces deux groupes correspon- 
daient des différences chez les imagos, il y aurait lieu d'examiner 
si ces deux sous-genres ne devraient pas être élevés à la dignité de 
genres. 

Notre larve du Pubalrs se différencie nettement par l'importance 
de la spinulation de toutes les larves d'(Æstrus décrites jusqu'ici. 
En l'absence de l’imago, on pourrait se demander si elle ne se rap- 
porte pas à l'Œsérus variolosus Læœw. La larve de cette espèce 
n'a pas encore été décrite et nous ne la connaissons que par une 
figure qui vient d'être publiée (‘) et qui démontre que cette larve 
ne saurait être confondue avec celle du Æubalis, bien qu’elle 
semble appartenir au même sous-genre (Œstroides. Dans ces condi- 
tions, il n’est pas douteux que notre espèce est nouvelle, et nous 
nous croyons autorisé à lui donner le nom d'Œsérus (Œstroides) 
Macdonaldi, en hommage à celui qui l’a recueillie. 

Le type de cette espèce nouvelle fait partie des collections du 
Musée de Tervueren. 


(1) Fourth Report ofthe Wellcome Tropical Research Laboratories at the Gordon Memorial 
College Khartoum, vol. B. (GENERAL SCIENCE, 1911, p. 127.) 


BESCHREIBUNGEN 


BNC RNIEIUIE RAIN ER EN 


DES « MUSÉE DU CONGO BELGE » 
VON 


Paul MATSCHIE 


Einen Teil der hier behandelten Formen hat Herr Prof. 
Dr. Dugors schon vor längerer Zeit als neu erkannt; seine hand- 
schriftlichen Mitteilungen sind hier benutzt worden. 


Cercopithecus (Erythrocebus) patas albosignatus subsp. 
nov. — Fig. 1. : 


Q ad. Nr. 15 des « Musée du Congo », 
Mbomu-Fluss im Uelle-Becken, Cot.- 
MANT coll. 

Abbildung : « Guide illustré pour les 
recherches scientifiques à faire en fa- 
veur du Musée du Congo », 1903, 20 als 


C. patas. 


Nase schwarz mit einem kleinen 
weissbehaarten Fleck jederseits und 
einer zwischen 1hnen beginnenden, nach 
vorn gegen die Nasenspitze verschmälerten, aus weissen Haaren 
bestehenden Längsbinde. 


Fig. 1. — Cercopithecus patas 
albosignatus M'TrsCH. 


re 4 


Die Wangen, die Lippen, die Innenseite der Gliedmassen und 
die ganze Unterseite sind weiss, ebenso die Hände, Füsse, die 
Hinterseite der Unterarme, die langen Haare der Innenseite des 
Ohres und die Unterseite des Schwanzes. Auf dem Scheitel hebt 
sich ein glänzend braunrotes, schwach schwärzlich umrahmtes 
Feld ab. Von der einfarbig schwarzen Stirnbinde zieht sich ein 
schwarzer Strich zu dem Obhr, dessen Rand mit weissen und 
rotbraunen Haaren besetzt ist. 

Der Rücken ist heller als die Stirnplatte, aber dunkler als der 
Schwanz, aus roten, gelben und grauen Tüônen gemischt. Die 
Oberarme, ein schmales Feld auf der Vorderseite der Unterarme, 
die Oberschenkel, die Aussenseite der Unterschenkel und die 
Oberseite des Schwanzes sind graugelblich mit etwas rotem Anflug. 


Eine durch die merkwürdige Nasenzeichnung, die weissen Wan- 
gen und Lippen und die schwärzlich umrahmte Scheitelplatte 
ausgezeichnete Rasse. 


Cercopithecus (Erythrocebus) patas poliomystax subsp. 
nov. 


Sad. Nr. 568 Oberer-Kongo. Genauer Fundort nicht zu ermit- 
teln. 


Dem Æ. zechi ähnlich, aber durch schwarz und weiss gemischte 
Stirnbinde, dunkleren, schôn braunroten Schwanz und durch die 
mit dem Rücken gleichgefärbte Stirn, von a/bigenus durch dun- 
klere, graue Wangen, die stark mit schwarz gemischt sind und 
den aus schwarzen und weissen Haaren gemischten Schnurrbart 
leicht zu unterscheiden. 

Der Unterarm, Unterschenkel, das Kinn, die ganze Unterseite, 
die Innenseite der Gliedmassen, die langen Haare der Ohren 
und die Unterseite des Schwanzes bis ungefähr zur Mitte der 
Länge sind grau weiss, die Oberseite des Kopfes, Rückens und 
die Aussenseite der Oberschenkel ist gelblichrot, spärlich mit 
grau und schwarz gemischt. Der Scheitel ist fast ebenso gefärbt, 
nur ohne so starke Beimischung schwarzer und grauer Tüne. Die 
Stirnbinde ist schwarz mit vielen grauen Haaren gemischt; sie 


.# 


A — 


reicht bis fast zu den Ohren, also nicht um den Scheitel herum. 
Die Nase ist schwarzbehaart. Die Wangen sind weissgrau, ziem- 

° lich dunkel und mit vielen schwarzen Haarspitzen getônt. Schnurr- 
bart aus schwarz und weiss gemischt, die Schultern sind von 
langen aus schwarz und grau gemischten Haaren bedeckt. Die 
Oberseite des Schwanzes ist schôn braunrot. 

Der Schädel hat eine grôüsste Länge von 150 mm., eine grôüsste 
Breite am Jochbogen von 93 mm, an der Aussenseite der Alveole 
des Caninus von 41 mm., an der Aussenseite der Alveole des vor- 
letzten Molaren von 41 mm., die geringste Breite hinter der 
Orbita von 53 mm., die grüsste Schädelbreite über dem Meatus 
auditorius externus von 73 mim., neben der Orbita von 75 mm. 
Die’ Molarenreihe ist 35 mm. lang, die Breite der Nasalia am 
vorderen Ende ist 10 mm., die Entfernung vom Nasion bis zum 
vorletzten Molar 38 mm., bis zum Gnathion 68""5. Die Länge 
-der Nasalen ist 31 mm. an dem Aussenrande gemessen, 27°"5 an 
der Sutura nasalis gemessen. Die Länge des Frontale ist 62 mm. 


Cercopithecus (Chlorocebus) cynosurus weynsi Dugois 
und Mrscx. subsp. nov. 


o' ad. Nr. 168 Kakongo zwischen Boma and Banana, CABRA 
coll. Fell mit Schädel. 

SG ad. Nr. 126 Banana, Kongo-Mündung, WEyns coll. auf- 
gestellt. Typus der Rasse. 
Abbildung von Nr. 126 in « Guide illustré », Seite 16 als 
C. sabaeus. (Leider ist der schwärzliche Ton an den Gliedmassen 

und der Schwanzmitte nicht genügend herausgekommen.) 


Die Binde über den Augen ist ziemlich schmal, kaum 2 em. breit, 
und besteht aus weissen Haaren. Die ganze Oberseite, vom Schei- 
tel bis zur Schwanzwurzel, die Oberarme und die Kôürperseiten 
sind schamoisbraun und dunkelbraun gesprenkelt. Die Grundfär- 
bung erinnert an Tafel 325, Figur 3 des « Répertoire de couleurs » 
von R.OBErTHürR und H. DAUTHENAY. Dicht vor der Schwanz- 
wurzel wird die Färbung grauer. Die Oberseite des Schwanzes ist 
aus weisgrau und schwarzbraun gemischt, ohne Hervortreten eines 
grünlichen Tones. Die Schwanzspitze ist schwarz. Die Unter- 


ASS 


seite des Schwanzes ist schmutzig grau, gegen die Spitze hin 
dunkler. 

Der Backenbart ist kurz und bedeckt nicht die Ohren, er ist bis 
zur Ohrwurzel grau und dunkelbraun gesprenkelt, auf dem untern 
Teil der Wangen weissgrau. Das Kïinn ist weiss, die Lippen sind 
schmutzig weisserau, das Gesicht auf hellen Grunde mit grau- 
weissen und schwarzbraunen Haaren von ungefähr gleicher Menge 
besetzt. ; 

Die Oberschenkel, Unterarme und Unterschenkel sind auf der 
Aussenseite grau mit schwarzbraun gemischt, etwas heller als die 
Oberseite des Schwanzes, die Hände und Füsse fast schwarz mit 
geringer grauer Beimischung. 

Unter der Schwanzwurzel ist ein schmales Feld rotbrauner 
Haare sichtbar. 

Länge von der Nasenspitze bis zur Schwanzwurzel : 59 cm. 

Länge des Schwanzes bis zur Spitze der längste Haare : 55 cm. 

Diese Rasse des Malbruck-Affen ist an dem kurzen Schwanz, 
der schwarzen Schwanzspitze, den sehr stark, schwarz getünten 
Händen und Füssen und dem kurzen Backenbart leicht zu 
erkennen. 

Herr Prof. Dr. Dugois hatte schon vermutet, dass es sich um 
eine neue noch unbeschriebene Rasse handelt; er set also hier als 
Autor genannt. 

Von dem echten Szy1a cynosurus SCOPOLI (« Deliciæ Faunæ et 
Floræ Insubricæ, I, 44, Taf. XIX, 1768 ») wird gesagt : « Frons 
fastigiata, rufo-nigroque variegata. Dorsum et latera fusco-rufes- 
centia. Cauda corpori subæqualis. Pedes exteriore fusco-cinereoque 
varii, interiore cani. Palmæ et plantæ fuscæ ». Er ist nach 
einem lebenden Affen ohne Herkunfstangabe beschrieben wor- 
den. Auf der Abbildung ist eine schwarze Schwanzspitze nicht 
sichtbar. 

Cercopithecus tephrops BENNET (« Proc. Zool. Soc. London », 
1833, 109) ist « supra fusco-virescens, infra albidus; artubus externe 
grisescentibus, facie pallide carnea, naso, genis, labiorumque 
marginibus pilis brevibus fuliginosis conspersis . Die Haare des 
Rückens sind schwarz und gelbgeringeli. Der Schwanz ist etwas 
kürzer als der übrige Kôrper. 


USE 


Die Sczädelmaasse sind folgende : Die grôsste Länge, vom Gna- 
thion gemessen, ist 109""3; die grüsste Breite am Jochbogen : 
74 mm.; an der Aussenseite der Alveole des Caninus : 29 mm.; 
jan der Aussenseite der Alveole des vorletzten Molaren : 33""2: 
die Einschnürung hinter der Orbita : 47 mm.; die grôsste Schädel- 
breite über dem Meatus auditorius externus : 61 mm.; neben der 
Orbita : 63""8. Die Molarenreihe ist 25"°8 lang. Die Breite der 
Nasalen aus vordern Ende der Sutura nasomaxillaris ist 11"%8; 
die Entfernung vom Nasion bis zum vorletzten Molar : 413; 


bis zum Gnathion : 47°"8. 


Cercopithecus (Chlorocebus) cynosurus itimbiriensis Du- 
Bois und MrscH. subsp. nov. 


© juv. Nr. 306. [timbiri, WEyxs coll., aufgestellt. Schädel unter 
gleicher Nummer. 

Die weisse Binde über den Augen ist sehr schmal. Der Rücken 
ist gelbbraun, dunkelbraun gesprenkelt. DuBois nennt die Färbung 
«cendré roussâtre; le poil étant d'un cendré brunâtre, clair à la base, 
brun et annelé de jaune roussâtre dans le reste de son étendue ». 
Die Schwanzwurzel ist grauer, die Oberseite des Schwanzes dun- 
kelgrau und weissgrau gesprenkelt, seine Unterseite weiss, seine 
Spitze offenbar schwärzlich; die äusserste Spitze des Schwanzes 
fehlt. Die Oberarme, die Oberschenkel sind wie die Schwanz- 
wurzel grau, strohfarbig gestrichelt. Die Unterarme haben eine 
graue, mit dunkelgrau gemischte Färbung und sind etwas heller 
als die Schwanzoberseite. 

Die Finger sind nicht wesentlich dunkler. Die Unterschenkel 
und Füsse sind weissgrau, auf den Fingern etwas dunkel getônt. 
Der kurze, abstehende Bart ist schmutzig grau mit vielen langen, 
schwarzen Haarspitzen. Die Kôürperseiten sind mehr strohfarbig, 
gelbbrauner als der Rücken. Das Kinn ist weiss. Rotbraune Steiss- 
haare fehlen. Das Gesicht ist mit dunkelbraunen und weissgrauen 
Haaren bedeckt. 

Eine ähnliche, von THOLLON gesammelte Meerkatze hat Dr. Pou- 
SARGUES in den « Ann. Sc. Nat. », (8), III, 223-224, 1896 vom lin- 
ken Ufer des Kongo bei Brazzaville beschrieben; sie unterscheidet 


29 


sich aber durch rôtlichere Grundfärbung; die Rückenhaare sind 
« annelés de noir et de jaune roussâtre » und die Oberseite des 
Schwanzes ist « gris tiqueté de blanc jaunâtre ». Das Gesicht ist 
mit schwarzen, dünn gesäeten Haaren bedeckt. 

Da bei den grünen Meerkatzen derselben Rasse, soweit die im 
Berliner Museum befindlichen Felle es erkennen lassen, niemals 
der Farbenton abändert, sondern nur nach dem Geschlecht und 
Alter bald heller bald dunkler erscheint, so muss man annehmen, 
dass alle grünen Meerkatzen der Umgegend von Brazzaville den 
gelbrôtlichen, schwarz gesprenkelten Rücken und den grau und 
gelbweiss gesprenkelten Schwanz haben. 

Für diese Rasse schlage ich den Namen Cercopithecus (Chlo= 
rocebus) cynosurus tholloni subsp. nov. vor, um den Sammler 
zu ehren. 


Cercopithecus (Chlorocebus) aethiops lukonzolwæ subsp. 
nov. — Fig. 2. 


S'juv. ad. Nr. 516 Lukonzolwa am Moëro-See, Weyxs coll., 
aufgestellt. 


Eine Meerkatze mit langem abstehenden 
grauweissen dunkel gespitzten Backenbarte, 
breiter weisser Stirnbinde, schmutzig braun- 
grauen Händen und Füssen und schwarzer 
Schwanzspitze. 

Der Rücken und die Oberarme sind 
fahlbraun mit grober dunkelgrauer Bei- 
# mischung. Die Schwanzwurzel und die Ober- 

Fig. 2. — Cercopithecus  schenkel sind olivengrau mit dunkelbraun 
Re gesprenkelt; die Oberseite des Schwanzes 
ist grau mit vielen schwarzen Spitzen, seine Unterseite schmutzig 
grau, seine Spitze schwarz. Die Unterarme und Unterschenkel 
sind fast rein dunkelaschgrau, mit geringem olivenfarbigen Anflug; 
die Kôrperseiten wenig heller als der Rücken ohne rostgraue 
Haarwurzeln. Das Kinn ist weiss, neben dem After stehen rôtliche 
Haare. 


49 


Cercopithecus (Otopithecus) denti liebrechtsi Dugois und 
Mrscx. subsp. nov. — Fig. 3. 


G'ad. Nr. 245, Stanley Falls, Weyxs coll., aufgestellt. Schädel 
unter gleicher Nummer. 

Breite Stirnbinde gelblichweiss; sie reicht nicht bis zum Ohre, 
sondern ist von diesem durch die dunkle Färbung der Schläfen 
geschieden. Die Wangen sind strohgelb mit schwarzer Sprenke- 


Fig. 3. — Cercopithecus denti liebrechtsi Du. 
et Mrscx. 


lung, jedes Haar blass gelbbraun mit breiter schwarzer Binde. Die 
Oberlippe ist mit spärlichen weissen Haaren besetzt, das Kinn ist 
schwärzlich mit einigen weissen und einigen schwarzen Haaren. 
Der Oberkopf und der Nacken sind schwarz mit gelbbrauner Spren- 
kelung, der Rücken und der Oberarm schwarz mit kastanienbraun 
bestäubt; der Ober- und Unterschenkel schwarz mit gelbbrauner 
Bestäubung, alles ungefähr zu gleichen Teilen gemischt etwas 
heller als der Rücken. Der Unterarm ist schwarz fast ohne jeg- 


> 


AO — 


liche Sprenkelung. Die Haare des Rückens sind an der Wurzel 
grau. Die Oberseite des Schwanzes ist an der Wurzel aschgrau, in 
dem hinteren Drittel schwarz, seine Unterseite ist etwas heller, 
weissgrau, im hinteren Drittel schwarz. 

Der obere Ohrrand ist durch ein spitzes Büschel weisser Haare 
ausgezeichnet. Die ganze Unterseite, die Innenseite der Glied- 
massen und der untere Teil der Kôrperseiten sind weiss; diese 
Färbung ist scharf abgesetzt. 

Länge des Rumpfes von der Nasenspitze bis zur Schwanzwurzel : 
58 cm. Länge des Schwanzes bis zur Spitze der längsten Haare : 
72 Cm: 


Schädel : Grôsste Länge vom Gnathion gemessen : 99 mm.; die 
Basilarlänge ist nicht sicher zu ermitteln, weil am Basion der 
Schädel etwas verletzt ist. 

Die grüsste Breite am Jochbogen ist 66"*2; an der Aussenseite 
der Alveole des Caninus : 277"2; der vorletzten Molaren : 30"; 
die Einschnürung hinter der Orbita hat eine Breite von 41°"3; 
die grôsste Schädelbreite über dem Meatus auditorius externus 
beträgt 58 mm.; neben der Orbita : 58"*2. Die Molarenreïihe ist 
21°%2 lang; die Breite der Nasalen am vorderen Ende der Sutura 
naso-maxillaris ist 8 mm.; die Entfernung vom Nasion bis zum 
vorletzten Molaren : 41°%6 ; bis zum Gnathion : 43°%"3, die Gesichts- 
linge vom Aussenrande der Sutura zygomatico-frontalis bis zum 
Gnathion gemessen : 53°"1, die Hinterhauptslänge vom Nasion bis 
zur Protuberantia occipitalis externa : 74**7; dieselbe im Bogen 
gemessen : 89 mm. 

Von C. denti, welchem diese Form am ähnlichsten ist, unter- 
scheidet sie sich durch sehr deutliche Stirnbinde, schwarzen, 
gelbbraun gesprenkelten Oberkopf und Nacken, viel dunkleren 
Rücken, dunklere Hinterbeine und verhältnismässig kürzeren 
Schwanz. 


Cercopithecus (Otopithecus) elegans Düugois und Mrscx. 
spec. nov. — Fig. 4. 


Sad. Nr. 346, wahrscheïinlich vom Lomahi, aufgestellt. Schädel 
unter gleicher Nummer. Typus. — Fig. 4. 


nr 


© pull. Nr. 308, Aruwimi, WeEyxs coll., aufgestellt. Schädel 
unter gleicher Nummer. | 

Abbildung im « Guide illustré » von 1903 als Cerc. Martini auf 
Seltebn7e 

Durch die scharfe Abgrenzung der weissen Unterseite dem 
vorigen ähnlich, aber mit weissem Vorderteil der Wangen, schwar- 
zer Schläfenbinde, hell aschgrauen Ober- und Unterschenkeln und 


schwarzen Füssen. 


Fig. 4. — Cercopithecus clegans Du. et Mrscx. 


Der Oberkopf ist schwarz mit spärlicher weisslich gelbbrauner 
Sprenkelung, der Rücken ist tief grauschwarz, die Haare an der 
Wurzel grau und auf dem Vorderteil des Rückens gelblich weiss, 
auf dem Hinterrücken aber schôün gelbbraun gebändert, so dass 
der Rücken vorn fahlbraun, hinten schôn braun gesprenkelt 
erscheint. Die Oberseite des Schwanzes ist wie die Seiten des 
Kôrpers schwarzgrau mit weisslicher Sprenkelung, im letzten 
Drittel schwarz, die Unterseite des Schwanzes ist aschgrau bis zu 
der etwa ein Drittel der Länge einnehmenden schwarzen Spitze. 


A2 


Der Oberrand des Obhres ist durch lange weissé Haare, die 
einen Pinsel bilden, ausgezeichnet. Weiss sind ausserdem eine 
breite etwas dunkel gesprenkelte Stirnbinde, die in einem etwas 
dunkler gesprenkelten Strich bis zum Ohre sich erstreckt, die 
Unterseite des Kôrpers, die Innenseite der Gliedmassen, die 
vordere Hälfte der Wangen, deren hintere Hälfte stark dunkel 
gesprenkelt ist. Eine Schläfenbinde zwischen dem Auge und Obhr, 
die nach oben scharf abgeschnitten ist und nach unten allmählich 
in die gesprenkelte Wangenfärbung übergeht, ist schwarz. 

Die Aussenseite der Vorderbeine ist schwarz, diejenige des 
Oberarmes schwarz mit geringer heller Sprenkelung; die Hände 
sind rein schwarz. Auch die Füsse haben diese Färbung. Die 
Ober- und Unterschenkel sind hell aschgrau mit geringer dunkler 
und graugelber Beimischung; die Wurzeln der Haare sind dort 
bleigrau. 

Die grüsste Länge des Schädels beträgt nur 957, die Basilar- 
länge : 64""7; die grôsste Breite am Jochbogen : 69°"4; an der 
Aussenseite der Alveole des Caninus : 25"%5; des vorletzten 
Molaren : 30""4; die Einschnürung hinter der Orbita beträgt 
413°%3; die grôüsste Schädelbreite gerade über dem Meatus audito- 
rius externus beträgt 60 mm.; neben der Orbita : 56"*8. Die 
Molarenreihe ist 21""9 lang; die Breite der Nasalen am vor- 
deren Ende der Sutura naso-maxillaris ist 7°”"8; die Entfernung 
vom Nasion zum vorletzten Molaren : 37"*3; zum Gnathion 

39 mm.; die Gesichtslänge vom Aussenrande der Sutura zygoma- 
Hanoi bis zum Gnathion gemessen : 48 mm.; die Hinter- 
hauptslänge vom Nasion bis zur Protuberantia occipitalis externa : 
74°*1; dieselbe im Bogen gemessen : 94 mm. 


Das ganz junge Q© vom Aruwimi Nr. 308 mit reinem DTIERSS 
ist genau s0 gefärbt wie das alte ©. 


ÉCOLE DE MÉDECINE TROPICALE (BRUXELLES) 


NOTES 


BPESMINSE CRÉES SIDCEURSADELSANIE 


DURCONGORPELCE 


Nous avons l'intention de publier plus ou moins régulièrement 
sous la rubrique ci-dessus les observations faites par les corres- 
pondants de l'École de médecine tropicale : médecins, phar- 
maciens, vétérinaires, missionnaires, etc., au cours de leur séjour 
en Afrique. 

Nous recevons souvent des Insectes pathogènes ayant servi à des 
observations et des expériences et dont la détermination est néces- 
saire et l'étude intéressante; d’autres fois 1l nous arrive des Insectes 
piqueurs recueillis en des stations variées ; puis ce sont les rapports 
de médecins qui nous communiquent des traits de mœurs de cer- 
tains Insectes suceurs, qui signalent la présence ou l'absence des 
Glossines ou des Moustiques dans certaines stations, etc. 

Nous avons pensé qu'il serait d’une haute utilité de réunir ces 
données éparses et de leur donner une certaine cohésion en vue de 
faciliter les recherches de ceux qui feront un jour des travaux 
d'ensemble. Nous porterons notre attention surtout sur les notes 


— i4à — 


relatives à certaines espèces ayant une importance pathologique 
notable, comme les Ixodes, les Culex, les Anopheles, les Tsé-tsé, 
les Taons, etc. 

Nous assisterons, par l'envoi de matériel de recherche, de 
conservation et d'expédition, tous ceux qui voudront nous aider 
dans notre tâche et plus particulièrement les médecins et les mis- 
sionnaires qui ont passé par l'École de médecine. Il va sans dire 
que : 1° toute communication, note ou observation sera publiée 
sous le nom et sous la responsabilité de celui qui nous l'aura 
transmise; 2° que toutes les déterminations d’'Insectes seront faites 
par les meilleurs spécialistes. 

Notre tâche consistera donc simplement à rendre aisément 
accessibles à tous les observations intéressantes que nous ne 
cessons de recevoir, et, d'autre part, à assurer aux auteurs la 
paternité de leurs découvertes, qui jusqu'ici couraient trop souvent 
le risque de passer inaperçues. 


G. SEVERIN. 


= is — 


G. SEVERIN 


Conservateur au Musée royal d’histoire naturelle. 


LA NÉCESSITÉ 
D'ÉTUDIER LES MŒURS ET LES HABITUDES DES GLOSSINES 
POUR LUTTER CONTRE LA MALADIE DU SOMMEIL 


Sir RUBERT BoyceE, dans un excellent livre : Mosquito or Man? 
formule l’angoissante question qui se pose ou se posera pour 
toute colonie tropicale ou intertropicale : « Lequel des deux vaincra; 
sera-ce l’homme, sera-ce le moustique! » 

La cohabitation n’est pas possible. L'homme doit supprimer 
radicalement l’insecte ou abandonner la partie et renoncer à colo- 
niser. La lutte continuelle contre les maladies provoquées par 
l’insecte lui coûte trop cher et finira par lasser son énergie et son 
courage. Il ne pourra subsister que lorsqu'il saura empêcher la 
maladie de se produire, et cela n’est possible qu’à la condition de 
détruire ou de rendre inoffensif le transporteur du virus. 

Ce que Sir R. BovcE se demande pour le moustique, le 
D' RAPHAEL BLANCHARD, dans une excellente conférence, donnée 
lors du premier Congrès international d'entomologie à Bruxelles, 
le fait pour les Tsé-tsé : Æ/y or Man? « Victoire de la mouche 
ou de l'homme?» telle est la question capitale qui domine l'avenir 
économique du centre de l'Afrique. 

Depuis des années, les médecins consacrent leurs efforts à cher- 
cher des remèdes pour combattre cette maladie. Ils essaient les 
moyens préventifs et curatifs; ils étudient tous les produits capables 
d'apporter un soulagement ou de produire une guérison nette et 
durable; mais, il faut bien le dire, malgré de nombreuses missions 
d’études, malgré l'énergie et l'argent dépensés, le mal reste aussi 
terrible et sa suppression paraît aussi éloignée qu'au début de la 
lutte. Des régions entières du centre de l'Afrique sont atteintes, et 


0 — 


toute population, sur des étendues énormes, y a disparu ou est en 
voie de disparition. Certes, 1l y a parfois des améliorations en cer- 
tains points de notre colonie, mais le mal est comme un feu qui 
couve dans les tourbières : il éclate parfois avec violence dans une 
partie donnée, où l’on se hâte d’aller l’éteindre; il disparaît mais 
il reparaît presque aussitôt en d’autres points. 

Cette lutte ressemble à celle que l’on a soutenue si longtemps 
contre la malaria. Elle était ardente et cependant aussi peu décisive 
au début que celle que l’on poursuit actuellement contre la maladie 
du sommeil. L'insecte l’emportait! Mais les rôles se renversèrent 
dès qu'on se décida à attaquer les auteurs du mal, les transporteurs 
du virus, c'est-à-dire les moustiques eux-mêmes. 

Il fallait pour cela étudier leurs mœurs, leur mode de vie, 
scruter avec précision tous les stades de leur évolution afin d’en 
découvrir les phases critiques, c’est-à-dire celles où l’homme peut 
intervenir pratiquement par quelque artifice en vue de détruire les 
moustiques ou de leur rendre l'existence impossible. Il fallut 
ensuite aussi chercher l'outillage économique nécessaire pour 
organiser industriellement l’extermination. 

Le problème est compliqué et difhcile, mais il est presque tou- 
jours possible de le résoudre comme le démontrent des centaines 
de cas semblables qui se sont présentés dans d’autres domaines et 
particulièrement dans celui de l’entomologie agricole. 

Les entomologistes économistes ont, en effet, {owyours trouvé le 
moyen de combattre les insectes nuisibles aux plantes ou aux ani- 
maux. 

Certes toutes les méthodes en vigueur aujourd’hui ne présentent 
pas une perfection définitive; bien des procédés doivent encore 
être améliorés avant de donner des résultats complets; dans la plu- 
part des cas cependant la destruction bien dirigée peut être totale. 

Il en fut ainsi pour les moustiques transporteurs de la fièvre 
jaune, et à ce propos l’histoire de Cuba est et restera toujours un 
exemple admirable de ce que peut l’homme averti et armé des 
méthodes scientifiques. 

Pourquoi n’en serait-il pas de même pour la maladie du sommeil? 

Pourquoi ne trouverait-on pas aussi le moyen de combattre la 
Glossine, de la détruire ou de réduire sa nocivité à un minimum, 


AT = 


et de la traquer au point d’en arriver à réduire la maladie à des cas 
isolés faciles à supprimer ? 

I] faudra pour cela que des entomologistes économistes, habitués 
à ces travaux d'observation précise, étudient l’éthologie des Tsé-tsé, 
et U faudra que ces entomologistes soient maintenus en action jus- 
qu'au moment où ils connaîtront les mœurs de ces muscides avec 
une précision extrême qui leur permettra de tenter des moyens 
de destruction, comme cela s'est fait pour tous les autres insectes. 
Entretemps, il va de soi que les recherches médicales, cliniques et 
thérapeutiques poursuivront leur cours. 

Les Américains, gens pratiques, ont compris l'importance de 
l'étude des mœurs poussée à fond, et leur Ministère de l’Agricul- 
ture comprend un service entomologique comptant quatre cents 
fonctionnaires dont plus de deux cents sont des hommes de 
science. 

Le travail de ces agents se porte uniquement sur l'étude étholo- 
gique des insectes nuisibles, et cette organisation scientifique se 
retrouve dans tous les autres services de ce gigantesque ministère. 

La sylviculture, la zootechnie, etc., comptent de nombreux 
savants étudiant les maladies des plantes, aussi bien que celles 
du bétail, qu’elles soient provoquées par des insectes ou par des 
acariens. 

Les Américains évaluent à plusieurs milliards de francs par an les 
pertes dues à ces parasites et que subit l’agriculture, et ils estiment 
que leur Service entomologique doit pouvoir faire face à ces ques- 
tions économiques d’une si grande importance matérielle parce que 
l'extension du fléau, suivant le développement de la culture, pou- 
vait rendre tout travail inutile. 

Certaines questions neuves ou renfermant des facteurs com- 
plexes, exigent des années d'études sur place, accompagnées de 
nombreuses et absorbantes expérimentations. Il faut pour cela des 
hommes spéciaux, et ces hommes doivent disposer d’un outillage 
spécial. Aussi les grands pays colonisateurs ont-ils créé des services 
spéciaux, indépendants, dégagés de toute entrave administrative et 
chargés de l’étude d’une question unique. 

Ces services pourvus des moyens d'action les plus complets sont 
dirigés par un ou plusieurs savants, entourés d’assistants et aides 


mi — 


nombreux, dont l'attention est dirigée uniquement vers les ques- 
tions à résoudre et les remèdes à trouver. | 

De là aussi la création de laboratoires volants pouvant être aisé- 
ment déplacés, mais pourvus cependant de tout l'outillage et de tout 
le confort nécessaires à l'étude et à la vie matérielle. Le spécialiste 
appelé à résoudre la question y dispose de tout ce qui lui est néces- 
saire ou utile. Il est largement rémunéré et peut s'attendre à des 
récompenses magnifiques le jour où il aura résolu la question qui 
lui est confiée. 

Il s’agit, en effet, d'un danger public qui peut s'étendre et 
menacer de plus en plus la richesse nationale. Aucun sacrifice n’est 
trop élevé pour l'arrêter. 

Tout cela se fait pour les maladies des plantes, des animaux et 
pour la malaria. Et c'est parfait. Mais combien de raisons n’avons- 
nous pas d'appliquer ces méthodes à la lutte contre la plus meur- 
trière des maladies modernes : la maladie du sommeil ! 

Même si des intérêts matériels n'étaient pas en jeu, ce serait 
un devoir social pour la nation de faire l'impossible pour sauver la 
colonie et préserver ses habitants de la misère et de la mort. 

Nous concluons donc en affirmant qu'il est plus que temps 
d'installer, sur divers points du Congo, des entomologistes étholo- 
gistes, pourvus de tous les moyens d'investigation, avec la mission 
unique d'étudier les mœurs des glossines. Plus tard les moyens 
de destruction se présenteront aisément, lorsque l’on saura à quel 
moment de son évolution l’insecte est le moins bien défendu 
contre les actions extérieures, contre les causes de destruction qui 
règnent dans son milieu naturel, et lorsque nous aurons découvert 
la phase critique à laquelle il est le plus accessible aux moyens 
d'attaque que l’homme peut pratiquement mettre en œuvre. 


Notre connaissance des Tsé-tsé est encore bien défectueuse et 
réclame d’actives recherches. 

Non seulement nous devons étudier leurs mœurs et leurs habi- 
tudes, mais, chose stupéfiante, nous ne savons même pas encore 
exactement à combien d'espèces différentes nous avons affaire. II 
y a quelques années, on en connaissait cinq espèces, maintenant 
il en existe quatorze différentes ainsi que des variétés locales. La 


crao 


chose paraîtra peu importante aux non-initiés; plusieurs hausse- 
ront les épaules et diront que le nom d’un insecte importe peu, 
qu'on ne demande pas à une mouche son nom avant de l’attra- 
per ! etc. Les naturalistes sont accoutumés à ces critiques et à ces 
plaisanteries ! Les éthologistes comprendront, au contraire, l’im- 
portance primordiale du nom, de l’exacte détermination, car cette 
détermination doit être à la base de toute recherche biologique ou 
médicale sous peine de la voir exposée aux plus absurdes bévues. 

On voit en effet que, parmi les insectes, des espèces extrêmement 
voisines, ne différant que par des détails infimes, ont parfois un 
mode de vie totalement différent. Et qui saura différencier une 
espèce d’une autre, sinon un entomologiste consommé ? 

Que dirait-on du médecin qui soignerait un patient sans con- 
naître avec exactitude la maladie dont il souffre et qui lui appli- 
querait des remèdes destinés à guérir un mal très voisin mais à 
évolution et effet différents ? 

Il nous faut donc envoyer en mission spéciale des entomologistes 
qui soient en même temps les éthologistes capables de démêler le 
développement des diverses espèces de glossines, et non point des 
hommes ayant acquis leurs connaissances uniquement dans les 
laboratoires ou les cabinets de travail. Et s'il faut chercher ce 
naturaliste rare jusqu'en Amérique, nous ne devons pas hésiter un 
instant à le faire, quel que soit le prix qu'il exigera pour ses 
services. De plus, nous devons l’outiller de façon complète, lui 
prescrire et même réserver son champ de recherches en concen- 
trant son activité sur des questions précises; puis il faudra lui 
donner toute liberté d'action. Et nous pourrons enfin entrevoir 
le moment où 1l nous sera possible de combattre avec eflicacité 
la terrible maladie du sommeil, le plus grand fléau de notre temps. 


— 450 — 


IT 
D: J. RODHAIN 


Mission scientifique du Katanga. 


NOTE PRÉLIMINAIRE 
SUR LA DÉCOUVERTE DE GITES DE PUPES 
DE GLOSSINA PALPALIS 


Nous avons jusqu'à présent découvert près de Bukama deux 
endroits où ces Glossines viennent régulièrement déposer leurs 
larves. Dans un seul de ces lieux de ponte, situé dans une petite île 
en amont de Bukama, nous avons pu récolter, depuis le commen- 
cement de mai jusqu au milieu de septembre, 777 pupes. 

Un deuxième nid a été trouvé à Kalengwe. Le premier surtout 
a pu être bien étudié; un sol sablonneux suffisamment ombragé à 
proximité de l'eau semble être la seule condition absolument 
requise pour que la palpalis vienne y pondre. Une seule des 
pupes récoltées a été trouvée parasitée par un insecte hyménoptère 
de la famille des Proctotrupides. 


III 
D: J. RODHAIN 


Mission scientifique du Katanga. 


DÉCOUVERTE D'UNE PUPE DE GLOSSINA MORSITANS 


Une seule pupe (la deuxième que renseignera la littérature) de 
cette espèce de Glossine a été découverte dans la nature par M. le 
D° BeouaERT. Elle se trouvait mélangée à des pupes de pa/palis 
récoltées à Kalengwe. 


nl A SE 


IV 
D' J. SCHWETZ 


NOTE PRÉLIMINAIRE 
SUR LA DISTRIBUTION DES GLOSSINES 
AU LAC TANGANYIKA 


A. — Topographie du lac. 


En voyageant en steamer sur le lac, à une certaine distance de 
la rive, on voit que le Tanganyika est une vallée remplie d’eau, 
allongée et relativement étroite, entourée d'une haute muraille 
presque verticale, à surface irrégulière, formant des terrasses et 
tombant presque à pic dans le lac. 

La muraille s'éloigne cependant, par-ci par-là, de la rive, lais- 
sant place à des plateaux bas. D'autres fois elle s'ouvre sur des 
vallées latérales, larges à leur embouchure, formant parfois des 
plaines dont le sol, constitué par les alluvions de la rivière qui 
parcourent ces vallées, est, en général, très fertile. 

La rive anglaise, depuis Kituta jusqu'à la frontière du Congo 
belge, est très accidentée et coupée de nombreuses baies. Celle 
du Sumbu (baie de Cameron) est aussi grande que celle de Burton 
à Baraka. 

Mais l'aspect change depuis la frontière belge. Après le plateau 
de Moliro, la muraille commence. La jolie, profonde et étroite 
baie de Vua est presque complètement invisible quand on se trouve 
à plusieurs kilomètres de la rive, et la même chose se présente pour 
la baie de Mpota, un peu plus au nord. Vient ensuite une fente 
profonde, mais étroite pour la rivière Lunangwa, puis le mur 
continue en s’écartant légèrement à Kapampa et à Meurasi jusqu'à 
Turupa près de Baudouinville. Il est absolument impossible de 
longer la rive de Baudouinville à Moliro par voie de terre, sauf en 
quelques petites parties. À Tumpa (Saint-Léon), le mur s’abaisse 
subitement jusqu'au cap de Kapawke et se transforme en une ter- 


ma 


rasse formant la grande plaine de Saint-Louis avec celle de Tumpa, 
en bas, et le grand plateau de Baudouinville, en haut. 

Le mur recommence à Kapawke et continue jusqu'après le cap 
de Nzawa pour s'écarter de la rive, à l'embouchure du Lukufu, et 
former la fertile et riante plaine de Mpala. 

D'ici jusqu'à Toa, le mur perd sa régularité et est souvent rem- 
placé par de larges plaines et même par des marais (celui de 
Rutuku notamment). Mais depuis Albertville la muraille reprend 
ses droits non seulement jusqu'au majestueux montSimba(s°par.S.), 
mais jusqu'à la baie de Burton, ne laissant plus place qu'à une seule 
baie et un seul plateau insignifiant, Kibanga. 

Depuis Baraka jusqu'à Uvira, le mur s’écarte légèrement de la 
rive, le long de laquelle il y a des villages assez nombreux. Il existe 
même une route des caravanes le long de la rive, depuis Baraka 
jusqu’à Uvira, ce qui est impossible entre Baraka et Albertville. 

Je dirai, en passant, que la rive allemande ressemble beaucoup à 
la rive congolaise. La première est cependant beaucoup moins 
sauvage, les montagnes riveraines y sont, en général, plus basses 
et présentent de nombreux plateaux-collines verdoyants et culti- 
vables. 

Cette muraille est coupée par-ci par-là de fentes, de vallées 
étroites et sinueuses, donnant passage aux torrents, ruisseaux et 
rivières afluents du lac. 


B. — Distribution générale des Tsé-Tsé. 


Je ne dirai rien de nouveau sur la distribution générale des 
Tsé-Tsé, et mes observations confirmeront les constatations faites 
par d’autres observateurs, relatées dans la littérature spéciale et 
surtout dans les Bulletins du « S/eeping Sickness Bureau ». 

Il est utile cependant d'examiner de près parfois les choses les 
plus connues; il arrive alors de constater des détails très inté- 
ressants. 


1° RÉPARTITION NUMÉRIQUE DES TSÉ-TSÉ. 


1. On peut dire qu'en règle générale les Tsé-tsé sont moins 
nombreuses sur la rive du lac que sur les rives du fleuve ou des 


LS es 


grandes rivières. Par exemple, à Mpala, on ne rencontre pas de 
Tsé-tsé (pa/palis) sur la rive du lac, mais on est assailli (ou plutôt 
on l'était, avant que l’on n'ait débroussé cette rivière) par ces 
mouches du moment où l’on s'engage dans l'embouchure du 
Lufuku. J'ai fait la même constatation pour d'autres grands 
afluents du lac et surtout pour la Lukufa. 

Est-ce l'influence de la différence de l’eau stagnante et de l'eau 
courante? Je ne veux pas me prononcer catégoriquement, mais je 
ne le pense pas. Je crois que c'est tout simplement parce que les 
rives des rivières sont couvertes, en général, d'une végétation plus 
abondante et plus ombrageuse que celles du lac et qu’elles sont 
plus humides. 

On trouve très souvent la palpalis en des endroits où des 
recherches faites à un autre moment n'ont pas permis d'en trouver. 

La différence saisonnière, qui joue un grand rôle pour la 
présence ou l'absence de la palpalis sur de petits cours d’eau 
pouvant se dessécher, na aucune importance ou, au moins, 
presque aucune importance pour la rive du lac, ce qui est facile à 
comprendre. 

4. On est très souvent frappé du fait que deux parties de la rive 
du lac, ayant le même aspect et les mêmes propriétés géologiques 
et botaniques, peuvent offrir l’une des palpalis, parfois en grand 
nombre, alors que sur l’autre elle manque totalement. 


2° GÎTES. 


Quel genre de rive, c'est-à-dire quel genre de végétation rive- 
raine faut-1l donc pour permettre la présence de la pal/palis? 

On parle très souvent de hautes herbes : on dit que les hautes 
herbes favorisent la présence de la palpalis, mais non pas les 
arbres. Ce n'est pas très exact. Il y a herbes et herbes et il ya 
arbres et arbres. On sait que c’est surtout l'humidité qui favorise la 
présence de la palpalis, mais il faut mieux préciser également ce 
point-c1. 

Je ne serai pas catégorique dans mes conclusions, — il faut 
toujours être prudent, — mais je veux cependant noter mes obser- 
vations personnelles. 


30 


= A5 — 


Ceux qui ont voyagé dans la région où existe la #10orsitans, 
c'est-à-dire, en outre des rivières, sur les plateaux d’une certaine 
altitude, savent que cette espèce de Glossine se trouve surtout 
et même exclusivement dans des endroits boisés, situés entre la 
forêt et la steppe, dans des bosquets, endroits désignés en géogra- 
phie sous le nom de parcs. Ce sont des arbrisseaux, plus hauts que 
des buissons et plus bas que des arbres proprement dits, et qui 
donnent un ombrage parfait, convenant à la #orsifans. 

La palpalis a les mêmes goûts que sa proche parente, à condi- 
tion que ces arbrisseaux se trouvent à proximité d'un réservoir 
d'eau, lac, rivière ou fleuve, de préférence à une altitude plus basse 
que celle que fréquente la z7orsitans. 


3° CONDITIONS NÉCESSAIRES AUX GÎTES. 


La rive du Tanganyika peut être divisée, d’après ses caractères 
géologiques et botaniques, en un certain nombre de catégories : 

1. Aive rocheuse, pierreuse, ordinairement élevée (la muraille 
et ses contreforts), couverte d’arbrisseaux. 

2. Rive sablonneuse (ou, par place, alluvion durcie) sèche, nue 
(là où le mur s'écarte du lac). À un certain nombre de mètres de la 
rive commencent les herbes plus ou moins hautes, mais il n'y a 
pas d'arbres, c'est donc la brousse proprement dite, ou plutôt la 
steppe. 

3. Embouchures des rivières plus ou moins grandes, encombrées 
régulièrement de roseaux, de très hautes herbes épaisses et de 
buissons. 

4. Rive marécageuse avec de hautes herbes et beaucoup d’eau 
(jusqu'aux genoux et davantage) même en saison sèche. 

En règle générale (sans être absolu), on peut dire que la 
palpalis se trouve toujours sur les rives de la catégorie n° 1 (rive 
pierreuse couverte d’arbrisseaux) et n° 3 (embouchures des rivières). 
Elle ne se rencontre pas sur les rives de la catégorie n° 2 (rive 
sablonneuse) et n° 4 (marais). 

J'ai constaté ces faits quantité de fois, comme le montrent quel- 
ques exemples : 

a) La rive de la grande plaine de Saint-Louis est sablonneuse, 


FR ASS 


et il ny a pas de pa/palis. Mais cette plaine est coupée par trois 
rivières : Moba, Mlobosi et Sambala. A l'embouchure (comme du 
reste le long des rivières), ainsi qu’à une certaine distance de 
chaque côté, la palpalis réapparaît ; 

b) La rive du plateau-plaine de Moliro. La plaine de Saint-Louis 
se termine, au nord, par le cap de Kopakwe, très pierreux et cou- 
vert d’arbrisseaux, et dès qu'on arrive à ce cap, à pied ou en pirogue, 
on retrouve la palpalrs ; 

c) J'ai constaté, sous ce rapport, un fait très intéressant à Albert- 
ville. 

Un peu au sud de ce poste, à la rive, se trouve un rocher for- 
mant cap, le mont Kilindi (voir la carte d’Albertville); au nord de 
ce cap se trouve un petit lac très marécageux, au sud, par contre, 
une plaine sablonneuse précédant une plaine herbeuse. 

Le mont lui-même (100 mètres environ de hauteur) est couvert 
d'une végétation très abondante : buissons, lianes, arbres, etc., mais 
descend vers le lac par une paroi verticale complètement aride. 

En longeant le cap, en pirogue, je n'ai jamais rencontré de pa/- 
palis; en suivant la plage sablonneuse, ou en l’abordant, non plus, 
bien entendu. Mais j'ai visité à deux reprises le mont lui-même, 
et, chaque fois que j'arrivais à une certaine hauteur, là où commen- 
çaient les arbres et les lianes, j'étais assailli par de nombreuses 
palpalis. 

Elles existent à la descente opposée du mont, jusqu'aux roseaux 
du petit lac. 

d) Les palpalis sont spécialement abondantes dans les baies de 
Vua, de Kavala, etc., probablement parce que celles-ci ont, en 
général, une végétation très touffue et sont protégées contre les 
vents. Ce fait a une grande importance au point de vue pratique, 
parce que les baies sont nécessaires, comme abri de steamers, 
comme postes de bois, etc., et ne peuvent, par conséquent, pas 
être abandonnées, quoique leur débroussement soit (ou plutôt sera) 
difcile et très coûteux. 


4° DÉLIMITATION DES GÎTES. 


S1 ces quatre espèces de rives étaient plus ou moins nettement 
délimitées, la prophylaxie aurait été assez facile. Il eût sufh d’aban- 


—= LE — 


donner les rives défavorables et de conserver les autres, mais toutes 
ces catégories de rives se combinent et alternent continuellement, 
de sorte qu'un bon endroit est mauvais à cause de la proximité 
d'une rivière, par exemple, ou d’un cap rocheux, mais, par contre, 
un mauvais endroit devient ou peut devenir bon, si l’on n'en 
débrousse un point restreint. Cette variation est infinie, et ce n'est, 
par conséquent, que sur place qu'on peut prendre telle ou telle 
résolution nécessitée pour la suppression des Tsé-tsé. 

Ces combinaisons infinies de rives sablonneuses, marécageuses, 
rocheuses, etc. rendent absolument impossible l'exécution d’une 
carte exacte et détaillée de la répartition des palpals. Sur 1 kilo- 
mètre de rive, on trouve parfois divers points avec ou sans 
palpalis. 

Dans un opuscule du « Sleeping Sickness Bureau » (S£e/eton 
Maps, Tropical Africa, showing the distribution of Tsé-isé flies 
and Sleeping Sickness, octobre 1909), la distribution des Tsé-tsé 
sur les rives du Tanganvika est indiquée d'une façon très simple 
mais pas précise. Tout le lac est entouré d'une bande bleue 
continue... Cette bande n'est interrompue que sur une distance de 
quelques centaines de kilomètres, depuis la frontière de la Rho- 
désie — côté ouest du lac — jusqu'au 5° parallèle $S., c'est-à-dire 
sur cette partie de la rive qui est comprise dans le Katanga et que 
je viens d'examiner pour la première fois dans ces notes et d’après 
lesquelles on peut proposer au « Sleeping Sickness Bureau » de 
continuer partout la bande bleue, dans une nouvelle édition de la 
carte. Sur cette carte à petite échelle, la bande bleue entourera 
donc le Tanganyika tout entier, tandis que sur des cartes locales 
la distribution plus détaillée et plus précise indiquera souvent des 
solutions de continuité. 

Quant à la 10rs1tans, elle existe sur le plateau de Baudouinville 
jusqu'au commencement du Haut-Marungu et à un jour de Vua, 
vers l'intérieur et, du côté opposé, au sud, jusqu'au commencement 
du Haut-Marungu. 

J'ai trouvé une f”sca au lazaret même. M. R. SCHMITZ, ancien 
chef de secteur d’'Albertville, a trouvé une fsca à Albertville, 
sur une génisse. 


RO Dome 
5° ALTITUDE DES RÉGIONS A MOUSTIQUES. 


En allant à Baudouinville; à Vua par l’intérieur et par les mon- 
tagnes Marungu; du Tanganyika au lac Moéro (Pweto), etc., j'ai pu 
diviser les régions à altitudes diverses en trois régions : 1° région à 
palpalis; 2° région à #10orsitans ; 3° régions sans Tsé-tsé. 

N'ayant malheureusement pas en ce moment de baromètre alti- 
métrique avec moi, je n'ai pu définir l'altitude de ces régions avec 
exactitude. 

Si le temps me permet de le faire, j'ai l'intention, avant mon 
retour en Europe, d'étudier à quelles altitudes correspondent les 
habitats ordinaires de palpalis et de morsitans. 


C. — Piqüûre. 


Quelques mots à propos de la piqûre de la pa/palis. J'ai lu dans 
quelques brochures, et surtout dans les comptes rendus des confé- 
rences sur la maladie du sommeil, que la piqûre infectante de la 
palpalrs est suivie de certains signes d’un processus inflammatoire : 
gonflement, douleur, etc. 

Je ne crois pas qu'on puisse distinguer d’après ces symptômes 
une piqûre infectante d’une piqûre simple. 

Pendant mes longs et nombreux voyages le long du Tanganvyika, 
en pirogue ou à pied, J'ai été piqué des dizaines de fois par la pal- 
palis et j'ai constaté que la piqûre de la pa/palis est douloureuse, 
beaucoup plus douloureuse que celle d’un moustique. Elle est 
aussi beaucoup plus rapide, plus subite, la pa/palis n'ayant pas 
besoin des longs préparatifs du moustique pour enfoncer sa 
trompe. 

Après la piqûre de la palpalis, on sent non pas une déman- 
geaison, mais une vraie douleur. 

Quelques minutes après la piqûre, apparaît une petite plaque 
gonflée, grande comme une lentille ou une papule, très pâle, avec 
une auréole rouge, ressemblant tout à fait à une plaque d'urti- 
caire. 

On a, de plus, non seulement une sensation de douleur, mais 
aussi celle d’une brûlure. Dix à quinze minutes plus tard, ces 
symptômes objectifs et subjectifs disparaissent. 


AD — 


J'ai constaté ces phénomènes sur moi-même chaque fois que 
j'étais piqué par la palpalis, sauf dans les cas où il m'était possible 
de la chasser rapidement. 

Les symptômes décrits ci-dessus s’observent, du reste, dans le cas 
de piqûre par d’autres insectes qui ne transportent pas de maladies 
infectieuses. Ils dépendent sans doute d’une propriété irritante, 
toxique, de la salive de l’insecte et non pas d’une zufection. Du 
reste, théoriquement, on ne peut pas admettre qu'un micro- 
organisme puisse provoquer une réaction si rapide entraînant une 
douleur spéciale. 


D. — Débroussement. 


Quand, avant d'arriver au Congo, j'étudiais la maladie du som- 
meil dans les livres et à l'École de médecine tropicale, j'ai appris 
que les Tsé-tsé avaient besoin d'ombre et que le débroussement 
d’un endroit les éloignait. 

A Léopoldville, le D' BRODEN, si compétent pour la maladie 
du sommeil, m'a raconté le fait suivant, très typique sous ce 
rapport : 

Le D' BRODEN avait constaté plusieurs cas de maladie du som- 
meil parmi les travailleurs de l'atelier de Léo, situé près du débar- 
cadère. Or, il existait un peu de brousse (avec palpalis) sur les 
chemins que parcouraient ces travailleurs. Le distingué praticien 
fit disparaître ce coin de brousse, la pa/palis disparut également, 
et l’on ne constata plus de nouveaux cas d'infection. 

Les fonctionnaires allemands que j'ai rencontrés dans mes tour- 
nées sur le Tanganyika me parlaient également du débroussement 
et témoignaient beaucoup de satisfaction des résultats obtenus. 

N'ayant pas d'expérience personnelle alors, j'ai voulu me rendre 
compte par moi-même de l'efficacité des moyens employés jusqu à 
ce jour et qui ne donnaient pas toujours des résultats aussi satisfai- 
sants que ceux que d’aucuns affirmaient d’avoir obtenus, et Je me 
suis donc occupé beaucoup de la question, ce qui me permet 
d'émettre à ce sujet mon avis également, que je résume comme suit: 

Le débroussement rationnel fait complètement, mais pas de 
suite, disparaître la palpalis. 


ASE 


C'est ainsi qu'aux environs de Mpala la palpalis était très 
abondante, notamment sur la rivière Lufuku ; elle a complètement 
disparu après le débroussement d’une partie de cette rivière, 
tandis qu’en d’autres parties où le débroussement n'a pas été fait 
la palpalis abonde comme auparavant. 

Je viens de débrousser l'embouchure de la rivière Mlobosi 
(débarcadère de Baudouinville). 7/7 #'y a plus de palpalis. Mais il a 
fallu quelques jours, après l'achèvement du débroussement, avant 
que la dernière pa/palis ne disparaisse. 

Des faits semblables m'ont été confirmés par le D' Kocx, 
d'Udjidji. Ce collègue affirme également qu'il n’a plus trouvé de 
palpalis, après le débroussement, là où il y en avait beaucoup 
avant cette opération. Toutefois, ce n'est qu'un mois environ après 
la fin du débroussement qu'on peut enregistrer la disparition com- 
plète de la Tsé-tsé. 

Cela se comprend du reste. Le débroussement ordinaire ne 
supprime que les endroits ombrés où se complaît la pa/palis; leur 
suppression l’éloigne tout simplement, mais ne la tue pas. 

Il est donc téméraire de se prononcer contre le débroussement 
en se basant sur le fait que là où il est effectué, il ne fait pas dispa- 
raître immédiatement toutes les pa/palis. 

Il existe une autre objection sérieuse contre le débroussement. 
C'est que c'est chose à recommencer continuellement, surtout 
pendant la saison des pluies, quand la croissance des herbes et des 
roseaux est très rapide. Le débroussement est donc une mesure 
très coûteuse et très fatigante, et ne doit être appliquée que 
lorsqu'on est absolument certain de son efficacité sur la disparition 
des Tsé-tsé adultes. 

Mais il y a débroussement et débroussement. Il faut 07ex 
débrousser, et cela n’est pas du tout chose simple. Pour que le 
débroussement soit rationnel et radicalement effectué, il faut que 
celui qui dirige ce travail se rende bien compte du but que ce tra- 
vail doit atteindre. Il est évident que si l'on débrousse dans le 
sens littéral du mot, c'est-à-dire que si l’on se borne à couper les 
herbes et les roseaux, ce sera un travail à recommencer à bref 
délai et qui n'aura servi qu’à éloigner momentanément les pa/pals 
privées de cachettes. 


— 460 — 


Un confrère allemand m'a affirmé cependant que, après une 
certaine série de séances de débroussement, l'herbe cesse de 
repousser aussi vite qu'auparavant. Je n'ai pu vérifier cette asser- 
tion. 

J'ai fait débrousser l'année passée l'embouchure de la Mlobosi, 
et deux à trois mois plus tard la brousse était si bien revenue, 
qu'on n'aurait même pas pu supposer un débroussement. Ce fait 
m'a fait réfléchir. La brousse revient parce qu'on se contente de 
couper les roseaux dont les racines sont restées dans l’alluvion 
fertile, baignées par l’eau de la rivière ou du lac. Ils repoussent 
aisément dans ces conditions. Il faut donc, au lieu de couper les 
roseaux, les déraciner. 

Ce qui est vrai pour les roseaux l’est également pour les herbes 
et les buissons. Il faut déraciner ou débrousser et ensuite /abourer 
les endroits débroussés. Il faut employer la pioche et la houe, et 
non point la machette, et, comme les racines, même enlevées de la 
terre, recommencent à pousser au moindre contact avec elle, il 
faut les ramasser et les brûler après les avoir séchées. 

Cela constitue un travail souvent pénible, surtout quand il faut 
travailler dans l’eau, mais mieux vaut faire une fois un travail 
difhcile et même coûteux, que de recommencer continuellement 
des travaux mal faits. 

La terre, quoique labourée, est petit à petit envahie de nouveau 
par la brousse dès qu'on l’abandonne à elle-même. Il faut donc la 
cultiver. J'avais déjà entendu dire par les Allemands qu'ils faisaient 
cultiver les endroits débroussés et j'ai trouvé cette idée très bonne, 
d'autant plus qu'il s'agissait presque toujours d'un terrain extrême- 
ment fertile. 

Il faut procéder de la façon suivante : Débrousser et labourer 
pendant la saison sèche et semer au commencement de la saison 
des pluies. S'il s’agit d'un terrain très humide, on peut le cultiver, 
bien entendu, même pendant la saison sèche. 

Pour en finir avec la question du débroussement, je dirai qu'il 
faut détruire tout : herbes, roseaux, buissons et même arbrisseaux. 
On peut cependant laisser les hauts arbres. En fait de cultures, il 
faut employer le riz, les arachides, les patates douces et même le 
maïs, mais je ne conseillerais pas l'emploi du manioc. Celui-ci 


donne assez d'ombre, et j'ai trouvé deux fois des pa/palis dans les 
plantations de manioc. 

Je dirai enfin que j'ai la conviction que le labourage tel que je 
viens de l'exposer n'est pas seulement un palliatif destiné à 
éloigner momentanément des Tsé-tsé qui ne trouvent plus l’ombre 
nécessaire à leur repos, mais qu’il atteint les pupes enfoncées dans 
la terre ombragée afin de procéder à leur évolution en insecte 
parfait. 

Ce point est de la plus haute importance, car, lorsqu'on aura 
réussi à rendre impropre le milieu où ces insectes se transforment, 
nécessairement on aura supprimé aussi les cachettes où se réfu- 
geaient les adultes; il est certain que l'existence de la mouche 
sera devenue impossible sous les deux formes où l'on ne peut la 
poursuivre. 


BIBLIOGRAPHIE 


A Handbook of the Tsetse-Flies (Genus Glossina), par E.-E. AUSTEN. — Londres 
(BririsH MUSEUM). 1911, x + 110 pages, in-8, 10 planches. Prix : 5 sh. 6. 


Lorsqu’en 1903 M. AUSTEN publia son livre si utile : « Monograph of the Tsetse-Flies », 
les recherches systématiques faites sur les Glossines, leur biologie, leur habitat. leur impor- 
tance économique, étaient encore à leur début. Depuis lors, nos connaissances en ce domaine 
se sont considérablement développées, maintes découvertes de la plus haute importance ont 
été faites, notamment en ce qui concerne la G/ossina palpalis. Aussi l’auteur s'est-il proposé 
de reprendre sa monographie, de la remanier, de nous donner, en un mot. un ouvrage con- 
densant les faits actuellement établis et pouvant servir de base sûre aux études qui se pour- 
suivent avec ténacité en Afrique. 

Ainsi que ce fut le cas pour son premier ouvrage, M. AUSTEN a réalisé de façon remar- 
quable le plan qu'il s'était tracé, et son « Handbook » rendra certes les services les plus 
grands à tous ceux qui s’attachent à la lutte contre la maladie du sommeil. 

Après avoir donné les caractères du genre G/ossina et'un aperçu général sur sa répartition 
et les particularités de sa reproduction, l’auteur donne un tableau dichotomique permettant 
la détermination des espèces, réparties entre quatre groupes : alors que sept espèces étaient 
connues lors de la publication de la « Monograph»,le présent «Handbook» en décrit quinze. 
Or, dans la lutte contre la maladie du sommeil il est de la plus haute importance que les 
Glossines soient toujours identifiées avec le plus grand soin. Pour chaque espèce, M. AUSTEN 
donne une description étendue, accompagnée souvent de figures, puis il en indique la répar- 
tition géographique connue actuellement et résume les faits déjà connus de sa biologie, de 
ses mœurs, de son habitat. C’est dire l'importance de ce Manuel, dont la nécessité était si 
vivement ressentie et pour la publication duquel il y a lieu de féliciter vivement M. AUSTEN, 
ainsi que les autorités du British Museum. 


A Revision of the Tsetse-Flies (Glossina), based on a study of the male genital 
armature, par R. NEWSTEAD. — Londres, 1911; extrait du Buzz. ENT. REs., II, 


PP. 9-36. 


La publication du « Handbook » de M. AUSTEN a été précédée par celle d’une revision des 
Glossines due à M. NEWSTEAD, de l’École de médecine tropicale de Liverpool, qui, se basant 
sur l’étude des organes génitaux mâles, a pu établir des caractères fort nets séparant les 
diverses espèces, et notamment des Glossines qu’à première vue on était enclin à confondre 
entre elles. Se basant à la fois sur ces caractères anatomiques et sur les caractères de la 
coloration, il donne également une table dichotomique des Tsé-tsé, comprenant quatorze 
espèces, puis une description détaillée et illustrée des organes génitaux mâles des diverses 


espèces. — Ce travail est fort intéressant et, dans les cas douteux, il permettra de décider de 
façon certaine de la détermination des Glossines mâles, par l'examen des genitalia, Les 
espèces nouvelles décrites par M. NEWSTEAD, en 1910, et analysées en détail dans le présent 
travail, sont toutes comprises dans le « Handbook» de M. AUSTEN, qui toutefois n’a pas 
repris la description d'organes internes. 


RÉSUMÉ DES TRAVAUX PUBLIÉS DANS LE 3 FASCICULE 
DE LA REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE 


J. BEQUAERT. L’instinct maternel chez RAinocoris albopilosus SIGN. (pp. 293-296). 


M. BEQUAERT a observé, dans le Katanga, que la femelle de cet Hémiptère Réduviide 
protège ses œufs en les couvrant de son corps et en menaçant l’importun de son rostre. 


H. ScHOUTEDEN. Les Hémiptères parasites des Cotonniers en Afrique 
(pp. 297-321, pl. XV-XVI). 


Étude des divers Hémiptères signalés sur le Cotonnier dans l'Afrique tropicale, et spé- 
cialement des Dysdercus et Oxycarenus. Biologie, dégâts et moyens de destruction préco- 
nisés contre ces parasites. 


/ 


H. B. PRESTON. Diagnoses of new species of terrestrial and fluviatile Shells 
from British East Africa and Uganda (pp. 322-328, pl. XVII). 


Description de coquilles nouvelles de l'Afrique orientale anglaise et de l’'Uganda. 


A. D'OrRCHYMONT. Hydrophilidæ du Congo belge (pp: 329-335). 


Notes sur les Hydrophilides (Coléoptères aquatiques) du Musée du Congo. 
M. HAGED»oR\. Borkenkäfer (Ipidæ) welche in Kautschukbäumen leben 
(pp- 336-346, pl. XVIII). 


Études sur les Ipides (Coléoptères) connus à l’auteur comme vivant dans les arbres à 
caoutchouc (Afrique, Asie, Amérique du Sud). avec note sur les figures tracées dans le bois 
par ces Insectes. 


H. ScaouTEDEN. Le Balaeniceps Roi (pp. 347-352 pl. XIX-XX). 


Note sur la répartition géographique et les mœurs de cet Oiseau et sur sa découverte au 
Katanga. 


J. HorvaTH. Deux Tingitides nouveaux du Congo belge (pp. 353-355). 


Description d'Hémiptères inédits. 


E. Scamipt. Beitrag zur Kenntnis der Homopteren-Fauna Afrikas 
(PP. 356-364). 
Fulgorides nouveaux du Congo. 


J. RODHAIN et J. BEQUAERT. Sur deux Œstrides nouveaux parasites de Potamo- 
chère et de l’Antilope chevaline au Congo belge (pp. 365-383). 


Étude descriptive des divers stades larvaires et de l’imago de ces deux espèces nouvelles. 


P. Dupuis. Note sur le genre Cyc/osomus (pp. 384-388). 


Tableau des espèces de ce genre de Carabides, et description d’une espèce nouvelle du 
Congo. 


H. SCHOUTEDEX. Rhopalocères recueillis dans le Haut-Ituri par le D: Bayer 
(pp. 389-397). 


Liste des Papillons recueillis, avec description des formes nouvelles. 


H. Recx. Les découvertes de Sauriens fossiles gigantesques dans l’Afrique 
orientale allemande (pp. 398-400). 


Note sur les recherches faites dans l'Afrique allemande pour la récolte des ossements 
ces Sauriens. 


L. Navas. Note sur quelques Névroptères d’Afrique, IL (pp. 401-410, pl. XXI. 


Descriptions d'espèces nouvelles et notes diverses. 


A. SicarD. Deux Coccinellides nouveaux du Congo belge (pp. 441-412). 


Descriptions d'espèces nouvelles. 


J.-G. DE MAN. Sur deux espèces et une variété nouvelles du genre Pz/zemon FABR. 
provenant du Congo belge (pp. 313-417). 


Nouvelles « Crevettes d’eau douce » du Congo. 


H. SCHOUTEDEN. Coréides nouveaux du Congo (pp. 418-425). 


Espèces nouvelles ou rares d'Hémiptères Coréides. 


L. GEpoecst. Contribution à la jaune des Œstrides du Congo belge (pp. 326-432). 


Œstrides parasites du Zèbre et du Bubale au Katanga. Description des larves. 


P. MarscHie. Beschreibungen einiger neuer Meerkatzen des « Musée du Congo 
belge » (pp. 433-442). 

Descriptions de Singes Cercopithèques nouveaux du Congo. 

G. SEvERIN. Notes sur les Insectes suceurs de sang du Congo belge. — Sur la 
nécessité d’étudier les mœurs et les habitudes des Glossines (pp. 443 et 444). 

Se propose de publier ici les notes de correspondants de l’École de Médecine tropicale 
de Bruxelles. Insiste sur l'importance de l'étude de la biologie des Glossines, 
J. Ronan. Note préliminaire sur la découverte de gîtes de pupes de Gossina 

palpalis (p. 450). 


Signale la découverte, au Katanga, de gîtes nombreux. 


J. RopHAIN. Découverte d’une pupe de Glossina morsitans (p. 450). 
Mentionne la découverte, au Katanga, de la seconde pupe connue. 
Scxwerz. Note préliminaire sur la distribution des Glossines au lac Tanganyika 
(PP. 451-467). 


Exposé des observations faites par l’auteur sur la côte du Tanganyika. Notes sur le 
débrous:ement. 


TABLE DES MATIÈRES 


PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE DES NOMS D'AUTEURS 


BEQUAERT, J. — Découverte d’un Hyménoptère endoparasite 
des pupes de Glossina palpalis . 


IDEM. — L'instinct maternel chez Rhinocoris nbnihee GER, 
Hémiptère Réduviide 


IDEM. — Voir RODHAIN et BEQUAERT 


BOULENGER, G.-O. — L'état présent de nos connaissances sur la 
faune ichtyologique du bassin du Congo . 


COART, ÉM. — La Section des sciences naturelles du Musée du 
Congo belge 


DE MAN, J.-G. — Sur deux espèces et une variété nouvelles du 
genre Palaemon FABR. provenant du Congo belge . 


D'ORCHYMONT, À. — Hydrophilidæ du Congo belge 
Dupuis, P. — Notes de conchyliologie 
IDEM. — Note sur le genre Cyclosomus. 


FOREL, A. — Fourmis d'Afrique et d'Asie. — I. Fourmis 
d'Afrique, surtout du Musée du Congo belge. — IT. Quel- 
ques Fourmis d'Asie. SR Es ne 


GEDOELST, L. — Contribution à la faune des Œstrides du Congo 
belge . 


GRUVEL, A. — Les Langoustes de la côte occidentale d'Afrique. 


HAGEDORN, M. — Borkenkäfer (Ipidæ) welche in Kautschuk- 
bäumen leben. (PI. XVIIL.) . 


HORVATH, G. — Deux Tingitides nouveaux du Congo belge. 


Pages. 


272 


293 


. 245 et 365 


12 


er — 


LERICHE, M. — Les Poissons des couches du Lualaba (Congo 
belge). (PI. IX-X..) 


MATSCHIE, P. — Beschreibungen einiger neuen Meerkatzen des 
« Musée du Congo belge ». 


MEUNIER, À. — Note préliminaire sur le microplankton de 
Banana . 
MOsER, J. — Neue Cetoniden vom Belgischen Congo . 


Navas, L. — Notes sur ne NE Ar PA US Q 
QE AY) € Re l 
IDEM. — Ibidem (Il). (PI. XXL). 


Poppius, B. — Die afrikanischen Arten der Miridengattung 
Helopeltis SIGN. . 


PRESTON, H. B. — Descriptions of nine new species of terrestrial 
Mollusca from Naïvasha, British East Africa. (PI. XI.) . 


IDEM. — Diagnoses of new species of terrestrial and fluviatile 
Shells from British East Africa und Uganda. (PI. XVIL.) . 
RECK, H. — Les découvertes de Sauriens fossiles gigantesques 


dans l'Afrique orientale allemande (r909-1912). 
Ris, F. — Zwei neue afrikanische Arten der Libellulinengattung 
Orthetrum . 3 + 
RODHAIN, J. — Note préliminaire sur la découverte de gîtes de 
pupes de Glossina palpalis FEU 
IDEM. — Découverte d'une pupe de Glossina morsitans . 
RODHAIN, J., et BEQUAERT, J. — Sur la ponte de la Cordylobia 
anthr Poñrene (ÉRUNB) NPA ETUEEE EN ET SRE 
IDEM et IDEM. — Sur deux (Œstrides nouveaux parasites du 
Potamochère et de l’Antilope chevaline au Congo belge 
SANTSCHI, F. — Nouvelles Fourmis du Congo et du Benguela . 
SCHMIDT, E. — Beitrag zur Kenntnis der Homopterenfauna 
Aka PE enter NS ee AUS La PCs 
SCHOUTEDEN, H. — Les Haies parasites du Cacaoyer en 
Afrique. (PI. I-IT.) te PRE 
IDEM. — Le Rhinocéros blanc (bas Simus Coton) 
(PIE) 
IDEM. — Cimicidæ et Cote ere Guns Be a. ke 
Kasai et du Kwango par MM. CARLIER, KOLLER et LUJA. 


IDEM. — L'Éléphant nain du Congo. (PI. XII-XIIL.). 


245 


179 
222 


— 469 — 


+ H. — Reduviidæ et Pyrrhocoridæ recueillis dans 4 
les districts du Kasai et du Fo par MM. ne. 

KOLLER et LUJA. 261 
IDEM. — Note complémentaire sur r Bee me nain Ù 287 
IDEM. — Les Hémiptères ue des Cotonniers en Afrique. 

(PI: XV-XVI.). 3 297 
IDEM. — Le Balaeniceps Roi. (PI. XIX-XX.) à 347 
IDEM. — DS à recueillis dans le Haut-Ituri par le 

D:' BAYER . 389 
IDEM. — Coréides nouveaux : Conce. RUE 418 

SCHWETZ, J. — Note préliminaire sur la distribution des Giles 

sines au lac Tanganyika STE IS ue he 451 
SEVERIN, G. — Notes sur les Insectes suceurs de sang du ce. go 

Rec — Sur la nécessité d'étudier les mœurs et les habi- 

tudes des Glossines . : : . 443 
SHELFORD, R. — New Blattidæ eee n. Dr. Shane 

NEAVE i in the Katanga region of Congo . 198 
SICARD, À. — Deux Coccinellides nouveaux du Congo Dale. 4Il 
STRAND, EMBR. — Neue afrikanische Arten der Bienengattun- 

gen Melecta, Crocisa und Megachile . : 78 
IDEM. — Striphnopterygidæ aus Deutsch-Ostafrika Sc ncle 

von Herrn Dr. REUSS . ï 269 

SURCOUF, J.-R.-M. — Note sur les ie de i Éoneo Fe 
des Musées de Bruxelles et de Tervueren 22 
IDEM. — Deuxième note sur les Diptères piqueurs du Musée 
du Congo belge : AV DATE A VMS 86 
ULMER, G. — Zwei neue Arten der ne attung Dipseu- 

dopsis aus Afrika . AE CE RER Te 253 
WAGNER, H. — Zur Kenntnis dc Apionfauna des Conee. 

gebietes . 0 : c : PAS TA TEE MEGA ILE 256 
WASMANN, E. — Zur Roue dr demie und Termitengäste 

vom Belgischen Congo. (PI. III-IV, VII-VIIL.). OI, I45 
IBIBLIO GRAPRETE NE ER TE EME RE Er GE ES 262 | 
RÉSUMESSDESÉRR AVAUSILUR PIES RE T6 2807100 


Le fascicule 1 (pp. 1-140, pl. I-VT) a paru le 10 avril 1911. 
Le fascicule 2 (pp. 141-291, pl. VII-XIV), le 3r août rorr. 
Le fascicule 3 (pp. 293-477, pl. XV-XXT), le 31 mars 1912. 


31 


TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES 


GÉNÉRALITÉS. 


COART, ÉM. — La Section des sciences naturelles du Musée 
du Congo belge . 


ZOOLOGIE ÉCONOMIQUE. 


GRUVEL, À. — Les Langoustes de la côte occidentale 
d'Afrique . 


HAGEDORN, M. — Borkenkäfer (Ipidæ) welche in Kaut- 
schukbäumen leben LR APE 
SCHOUTEDEN, À. — Les Hémiptères parasites des Cacaoyers 
en Afrique. MA MS Re fe D IL 
IDEM. — Les Hémiptères parasites des Cotonniers en 
Afrique. 


ZOOLOGIE MÉDICALE. 


RODHAIN, J. — Note préliminaire sur la découverte de gîtes 

de pupes de Glossina palpalis . ne 
IDEM. — Découverte d’une pupe de Glossina morsitans 

RODHAIN, J., et BEQUAERT, J. — Sur la ponte de la Cordy- 
lobia anthropophaga (GRUNB.). Se 

ScHWETZ, D: J. — Note préliminaire sur la distri bution des 
Glossines au lac Tanganyika 

SEVERIN, G. — Notes sur les Insectes suceurs de sang du 


Congo belge. — Sur la nécessité d'étudier les mœurs 
et les habitudes des Glossines . 


Pages. 


450 
450 


245 


451 


443 


mie 
BIOLOGIE. 


HAGEDORN, M. — Borkenkäfer (Ipidæ) welche in Kaut- 
schukbäumen leben. 
BEQUAERT, J. — Découverte d'un Hyménoptère endopara- 
site des pupes de Glossina palpalis RATS 
IDEM. — L'instinct maternel chez Rhinocoris albopilosus 
SIGN., Hémiptère Réduvide 
RODHAIN, J., et BEQUAERT, J. — Sur la ponte de la Cordy- 
lobia anthropophaga (GRUNB.). 
SCHOUTEDEN, H. — Les Hémiptères parasites du Cacaoyer 
COPIES 
IDEM. — Le Rhinocéros blanc 
IDEM. — L’'Eléphant nain du Congo al: 
IDEM. — Les Hémiptères parasites des Cotonniers en 
ATIQUE MTS M MERE 
IDEM. — Le Balaeniceps Roi 
SCHWETZ, J. — Note préliminaire sur la distribution des 
Glossines au lac Tanganyika 


WASMANN, E. — Zur Kenntnis der Termiten und Termiten- 
gäste vom Belgischen Congo 


PALÉONTOLOGIE. 


LERICHE, M. — Les Poissons des couches du Lualaba 


RECK, H. — Les découvertes de Sauriens fossiles gigan- 
tesques dans l'Afrique orientale allemande. 


PLANCTON. 
MEUNIER, A. — Note préliminaire sur le microplancton de 
Banana. 
CONCHYLIOLOGIE. 
PRESTON, H. B. — Descriptions of nine new species of 


terrestrial Mollusca from Naivasha, British East Africa. 
IDEM. — Diagnoses of new species of terrestrial and flu- 
viatile Shells from British East Africa and Uganda. 


Dupuis. — Notes de conchyliologie . 


97, 


46 


ACARIENS. 
MEUNIER, A. — Note préliminaire sur le microplancton de 
Banana. 
CRUSTACÉS. 
DE MAN, J.-G. — Sur deux espèces et une variété nouvelles 
du genre Palaemon FABR. provenant du Congo belge. 
GRUVEL, A. — Les Langoustes de la côte occidentale 
d'Afrique . 
: TERMITES. 
WASMANN, E. — Zur Kenntnis der Termiten vom Belgi- 


schen Congo . 


ORTHOPTÈRES. 


SHELFORD, R. — New Blattidæ collected by Dr. SHEF- 
FIELD NEAVE in the Katanga region of Congo . 


NÉVROPTÈRES ET PSEUDO-NÉVROPTÈRES. 


Navas, L. — Notes sur quelques Névroptères d'Afrique. 


Ris, F. — Zwei neue afrikanische Arten der Libellulinen- 
gattung Orthetrum. 


ULMER, G. — Zwei neue Arten der Trichopterengattung 
Dipseudopsis aus Afrika . 


HÉMIPTÈRES. 
BEQUAERT, ]J. — L'instinct maternel chez Rhinocoris albo- 
pilosus SIGN... 
HORVATH, G. — Deux Tingitides nouveaux du Congo belge. 


Poppius, B. — Die afrikanischen Arten der Miridengattung 
Ielopeltis SIGN. 


SCHMIDT, E. — Beitrag zur Kenntnis der Homopteren- 
fauna Afrikas. 


SCHOUTEDEN, H — Les Hémiptères parasites du Cacaoyer 
en Afrique. 


Pages. 


46 


413 


141 


OT, 145 


Ur 


SCHOUTEDEN, H. — Cimicidæ et Coreidæ recueillis dans 
les districts du Kasai et du Kwango, par MM. CAR- 
LIER, KOLLER et LUJA . 


IDEM. — Reduviidæ et Pyrrhocoridæ recueillis dans les 
districts du Kasai et du Kwango, par MM. CARLIER, 
KOLLER et LUJA 


IDEM. — Les Hémiptères parasites des Cotonniers en 
Afrique. 


IDEM. — Coréides nouveaux du Congo 


COLÉOPTÈRES. 
D'ORCHYMONT, À. — Hydrophilidæ du Congo belge . 


HAGEDORN, M. — Borkenkäfer (Ipidæ) welche in Kaut- 
schukbäumen leben 


MOSsER, J. — Neue Cetoniden vom Belgischen Congo. 
SICARD, À.— Deux Coccinellides nouveaux du Congo belge. 


WAGNER, H. — Zur Kenntnis der Apionfauna des Congo- 
gebietes 


W ASMANN, E. — In : Zur Kenntnis der Termiten . 


DIPTÈRES. 
GEDOELST, J. — Contribution à la faune des Œstrides du 
Congo belge . 


RODHAIN, J., et BEQUAERT, J. — Sur la ponte de la Cor- 
dylobia anthropohhaga (GRÜNB3.) . 


IDEM. — Sur deux (Æstrides nouveaux parasites du Pota- 
mochère et de l’Antilope chevaline au Congo belge 


SURCOUF, J.-R.-M. — Note sur les Tabanides du Congo 
belge des Musées de Bruxelles et de Tervueren. 


IDEM. — Deuxième note sur les Diptères piqueurs du 
Musée du Congo belge . 


HYMÉNOPTÈRES. 


BEQUAERT, J. — Découverte d'un Hyménoptère endopara- 
site des pupes de G/ossina palpalis 


FOREL, A. — Fourmis d'Afrique et d'Asie. 


31* 


Pages. 


179 


261 


297 


1 
St 
LS] 


— AA 


SANTSCHI, F. — Nouvelles Fourmis du Congo et du Ben- 
guela 


STRAND, E. — Neue afrikanische Arten der Bienengat- 
tungen Welecta, Crocisa und Megachile 


WASMANN, E. — In : Zur Kenntnis der Termiten . 


LÉPIDOPTÈRES. 


SCHOUTEDEN, H. — Rhopalocères recueillis dans le Haut- 
Ituri par le Dr BAYER 


STRAND, E. — Striphnopteryeidæ aus Deutsch-Ostafrika 
gesammelt von Herrn Dr. REUSS. 


REPTILES. 


RECK, H. — Sur les découvertes de Sauriens fossiles gigan- 
tesques dans l'Afrique orientale allemande 


POISSONS. 


BOULENGER, G.-O. — L'état présent de nos connaissances 
sur la faune ichtyologique du bassin du Congo 


LERICHE, M. — Les Poissons des couches du Lualaba 


OISEAUX. 


SCHOUTEDEN, H. — Le Balaeniceps Roi . 


MANMNIFÈRES. 
MATSCHIE, P. — Beschreibungen einiger neuen Meerkatzen 
des « Musée du Congo belge ». 


SCHOUTEDEN, H. — Le Rhinocéros blanc (Rhinoceros simus 
COLL07) NANTERRE EEE 
IDEM. — L'Éléphant nain du Congo . ee 
IDEM. — Note complémentaire sur l'Éléphant nain . 


Pages. 


190 


347 


BIBLIOGRAPHIE NON CNE SC 


ANIMAUX NOUVEAUX DÉCRITS DANS LE TOME lI* 
DE LA REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE 


MOLLUSQUES 
Buliminus ugandae PREST. . . . : 323 Planorbis hisumiensis PREST. . . . 327 
Curvella alabastrina PREST. . . . 221 Pseudoglessula pusilla PREST. . . . 220 
CNertebDenSISRBRES TE NN NE 24 Shhaeriurm congener PREST. . . . 327 
CPC TALENSIPREST SN TE T2 SD ne Q Ie RP REST (0) Ne RS 28 
CRSORAUITIÈRES TEEN RE 25 Sph. naivashaense PREST. . . . . 328 
nine lreaulePREST NC ONZE Streptostele exasperata PREST. . . . 322 
PTT CUNCERESTI ENT" C2 LS SÉ7. POLYINOPPRGPREST. ON ON 3 22 
ÆE. naïvashaensis PREST. . . . . 219 Subulina tribulationis PREST. . . . 220 
PET IR APREST NEC AE T0 SAULONERE ST 2 20) 
Homorus foveolatus PREST. . . . . 324 SÉXCAPABREST ENS ST ER EE ZA 
Æ. kenangopensis PREST. . . . . 32 Succinea eussoensis PREST. . Vr320 
Kenia obesa PREST. . . oh ot 0 S. stmplicissima PREST.. . . 0326 
Physa permembranacea Pr. NE Trachycystès nigrotincta PREST. . + 323 
CRUSTACÉS 
Palaemon dux var.congoensis DE MAN. 416 PARSOLIGUATIDENNTANENE EE ET TT 
ENS eRDRMANEE RER AS 
TERMITES 
Acanthotermes spiniger Kohli WASM. . 103 ÆE. Lujae WNASM. . . 15 ICE 
Cubitermes cristifrons WASM. . . . 153 Microcerotermes Meter AG à os 
C:sankurensis NASM. . . . . . 155 Microtermes alboniger WASM. . . . 103 
CSI 701 SANN IA SM M RTS 6 Thoracotermes WASM. . . . . . 146 
Eutermes Ferranti NAsSM. . . : . 167 
ORTHOPTÈRES 

Bantua valide SHELF. : . . . . 203 Loboptera unicolor SHELF. . . . . 200 
Blatit barbara SHELE NU 202 dose congoensis SHELF. +. . . Z2OI 
BCE NETUeASHELE OR T0 À . ÂVenvei SHELF. . . US 2 OT 
Zschnoptera bisignata SHELF. . . . 199 . ganopleryx obscura Sn, s à © 


Zschn.bisignala var.microptera SHELF. 200 


(°) A la page 328, il a èté imprimé par erreur Zredateë. Ce nom est donc à modifier en /redalei. 


PSEUDO-NÉVROPTÈRES 
Orthetrum ÆAristenseni Ris. 126 Povilla nov. gen. adusta NA. . 
©. microstigma Ris. 128 
HÉMIPTÈRES 

Acanthocoris Carlieri SCHOUT. 188 Gonopsis hasaicus SCHOUT. . L 
Ac. Callewaerti SCHOUT. 424 Habrochila n. gen. placida HERY. 
Afrius Kolleri SCHOUT. . 180 .Æelopeltis Labaumei Popr. 
Aurivilliana Bayeri SCHOUT. 422 Æ1. plebejus Popr. 
Authenta Ferranti SCHOUT. 267 1. sanguineus Popr. 
Brixioides africanus SCHMIDT 358 Latimbus Kolleri SCHOUT. 
Cantharodes Lujai ScCHOUT. 184 Luja n. gen. Æerranti SCHOUT. 
Cipia dilatata var. pallida ScHoUT. 185 Mesonitys membranipicta SCHMIDT. 
Copium stolidurr HORY. 355 Murtula n.gen. beniensis SCHOUT. . 
Conflata n. gen. viridis SCHMIDT 362 Odontogonus Sjüstedti var. dimensis 
Dima n. gen. dentata SCHOUT. 261 SCHOUR Ne SR MONTS 
Dysdercus ugandanus SCHOUT. 304 ® Peprius lujanus So, ARR EE 
Erasmogaster niamensis SCHOUT. 423 Phyomnia bimaculata SCHMIDT. 
Epitemna vitrinervis SCHMIDI. . 359 Puppeia superba SCHOUT. o 
ÆEudima n. gen. SCHOUT. 425 P. superba var. pallidipes Scrcun. 
Euthetus Wellmani SCHOUT. 424 Sphedanolestes Kolleri Scxour. 
Fumua n. gen. centralis SCHOUT. . 420 Zenkeria tarsalis SCHOUT. . : 

NÉVROPTÈRES 
Chrysopa Bequaerti NA. 409 Nemopistha eretmoptera NAY. 
Creagris latens NAY. . 242 Nosa n. gen. /conina NA. 
Dipseudopsis angusta ULM. . 254 Palpares normalis NAY. . 
D. lata Ui. 253 P. nyassanus NA. 
Formicaleo recurvus Na. 407 P. latro NAY. . 
Lertha nasuta NAY. 230 P. ictericus NA. . : 
Lysmus leucomatodes NA. 232 Sogra n. gen. perversa NA. 
Mossa n. gen. externa NA. 243 Suphalacsa Haullevillei Nav. 
MNelees n. gen. NAv. 244 S. subcostalis NAV. . . . 

COLÉOPTÈRES 
Amaurina brunneipennis Mos. 132 Paëederus termaitophilus WAsM. . 0 
Apion carbonicolor WAGN. 257 Pygostenus termitophilus Was. 
Ap. compressipenne WAGN. 258 Stephanoderes congonus HAGED. 
Ap. confine WAGN. o 258 St. heveze HAGED. 
Ap. subcatenulatum WAGN. 256 Teranitella n. gen. Lujae ASE 
Cyclosomus Rousseaui Dur. 385 Termitolinus n. g. natalensis Was". 
C. Rousseaui Var. destètutus Dur. 386 Termitopaedia n. gen. Xoh/i Was. 
Gnathocera trivittata sericea Mos. . 132 Termitusa hystrix Was. 
Hypothenemus tuberculosus HAGED. 339 T. Lujae NWaAsM. 9 : 
Incala nioromaculatus Mos. 134 Xyleborus ambasius AG, 
Macromina tuberculata Mos. 133 X. spathipennis var Ohausi HAGED. 


= 4ô — 


OT 
160 
337 
338 
170 

97 
I15 
164 
164 
342 


345 


DIPTÈRES 
Chrysosona Schoutedeni SURC. . : . 89 Rhinæstrus Nivarleti Rob. et BEQ. 
Gastrophilus ternicinctus GED . . 426 Tabanus Gedoelsti Surc. 
Œstrus aureo-argentatus RoD. et BEQ. 381 T. nilidus SURC. 
Œstr. Macdonaldi GED. . . . . . 430 
LÉPIDOPTÈRES 


Cymothoe Butleri var. dubia SCHOUT. 394 
CPSASSLANAISCHOUR EE EN NN 301 
Phiala bistrigata var. curvistriga STR. 270 


Ph. cubicularis STRAND 
Ph. Marshalli ab. Reussi STRAND . 


HYMÉNOPTÈRES 


Aenictus rixvator var. angolensis SISCH. 207 


Cr. pica STRAND … … . SELS 


Camponotus Buchholsi var. furva Cr. somalice STRAND 

SANTSCH. De TT STE "14 Cr. transvaalica STRAND. 
CNCALOIOSES NE ORNE 28 Cr. ukerewensis STRAND . Ne 
C. foraminosus benguelensis Gares 213 Dolichoderus taprobanes var. siamensis 
C. maculatus cavallus SANTSCH. . . 211 For. OP CU LE 
C. Perrisi Crucheti SANTSCH. IS Dorylus Kohli var. minor SANTSCH. 
C. Perrisi jucundus SANTSCH. . FNe210 D. segmnentarius WASM. . 6 
C. rufoglaucus flavomarginatus var. Zridomyrimex cordatus var. Waldoi For. 

paucipubens SANTSCH. . . 202 Megachile garua STRAND 
C. rufoglaucus vestitus var. pectita Melecta mauretanica STRAND 

SANIRS CHR ET LATE De ni 212 Ocymyrmex Weitzecheri fortior SrecH. 
C. Schoutedeni FOR. . … - 281 Oc. transversus SANTSCH. è 
_ ematognster africana var. theta FOR. 278 Pheidole Aurivillii kasaïensis For. 

. Egidyi var. Jngvei FOR. : : : 284 Plagiolepis tenella SANTSCH. 
e GRAND FlPORAOICUE NN NES NT fr) Platythyrea Crucheti SANTSCH 
Cr. Rogenhoferi Kerri FOR. D Lo AV Polyrhachis acantha var. Kerri For. 
Cr. sordidula natalensis Xar. Braunsi P. Maynéi For. È 

ORAN UN NL AU ENT RTE RIRE Prenolepis Weissi SANTSCH. 
Cr. striatula Var. obstinata SANTSCH. 207 Pseudolasius Emeryi For. 
Cr. Wilverthi var confusa SANTSCH. 208 Sima Oberbecki For. È 
Crocisa ammanica STRAND. . : 8 Solenopsis pylades var. itinerans ROR. 
Cr. kilimandjarica STRAND 070 Tetramorium caespitum Davidi For. 
Cr. panganica STRAND OL 

MAMMIFÈRES 

Cercopithecus  aethiops  lukonzo/wæ C. cynosurus Weynsi Dus. et MATsCH. 

MATsCH : RUE 438 C. Denti Licbrechtsi Dus. et MarscH. 
C. cynosurus itimbiriensis Du. et C. elegans Dus. et MarTscx. 

MATSCHE Nr : 437 C. patas albosignatus MATSCH. 
C. cynosurus Their Macon. AS °C. patas poliomystax MaArscH. 


370 
32 
87 


270 
269 


10 AVRIL ro. VOL, I. FASC. 1. 


Pages 1 à 140 


| Revue 
 Zoologique 
_ Africaine 


- Publiée sous la direction 
du 
D' H. SCHOUTEDEN 


(Bruxelles) 


BRUXELLES 


HAYEZ, Imprimeur des Académies royales 
Rue de Louvain, 112 


IQ 


11. 


12 


. 


13. 
14. 
15. 


. SURCOUF, J.-R.-M. (Paris). — Deuxième note sur les Diptères piqueurs du 


SOMMAIRE 


. INTRODUCTION. 


. Coarr, Ém. (Tervueren). — La Section des Sciences naturelles du Musée du 


Conporbelpe se" See To ere 


+ . . 


. BouLENGER, G. A. (Londres). — L'état présent de nos connaissances sur la 


faune ichthyologique du bassin du Congo : . .:: .. . . . . 


. SURCOUF, J.-R.-M. (Paris). — Note sur les Tabanides du Congo a des 


Musées de Bruxelles et de Tervueren. .° . 


x PoPPIUS, B. (Helsingfors). — Die afrikanischen Arten der Miriden-Gattung 


Helopeltis Sign. PE PRE M LS AMOR dE 
. MEUNIER, A. (Louvain). — Note préliminaire sur le microplankton de k 
Banana. . . ER 


_ 


. SCHOUTEDEN, H. (Bruxelles). — Les Insectes nuisibles aux plantations en 


Afrique. — I. Les Hémiptères parasites du Cacaoyer en Afrique. (PI. I-IL.) 


. STRAND, Embr. (Berlin). — Neue afrikanische Arten der Bienengattungen 


Melecte, Crocisa und Megachile . . . 


Musée du Congo belre res 


. . 


. WASMANN, E. (Valkenburg). — Zur Kenntnis der Termiten und Termiten- 


gäste vom Belgischen Congo. (PI. III-V.) . . 


SCHOUTEDEN, H. (Bruxelles). — Le Rhinocéros blanc (ÆAinoceros simus 
Cobiona}e (PLV) Ten aps 


Ris, F. (Rheïnau). — Zwei neue afrikanische Arten der Libellulinen-Gattung 
Orthetrum  . rap [re 


. . . . e 


Moser, J. (Berlin). — Neue Cetoniden vom Belgischen Congo . 


Bibliographie. 


Résumé des travaux publiés dans le premier fascicule 


: Pages. 


86-90 


91-117 ; 


117-124 


125-131 


132-135 


136-138 
138-140 


Les fascicules suivants, en préparation déjà, renfermeront notamment des travaux 
sur des Mammifères nouveaux du Congo, des Vers parasites de l'Afrique anglaise, ñes 
Mollusques, des Poissons fossiles et divers mémoires d'Entomologie. 


31 AOÛT 911. VOL. I. FASC. 2. 


Pages 141 à 291. 


NÈ 


… Revue 
_ Zoologique 
Alricaine 


Publiée sous la direction 
du | 
D' H. SCHOUTEDEN 


(Bruxelles) 


BRUXELLES 


HAYEZ, Imprimeur des Académies royales 
Rue de Louvain, 112 


\OI1 


LAS 


SOMMAIRE 


: GRUVEL, À. (Paris). — Les Langoustes de la côte occidentale d'Afrique 


. Wasmann, E. (Valkenburg). — Zur Kenntnis der Termiten und Termiten- 


gäste vom belgischen Congo (PI. VIEV ID) RENE 


. Dupuis (Bruxelles). — Notes de conchyliologie . 


. ScxourTepen, H. (Tervueren). — Cimicidæ et Coreidæ recueillis dans les 
districts du Kasai et du Kwango par MM. Carlier, Koller et Luja. 

. Lericme, M. (Bruxelles). — Les Poissons des couches du Lualaba (Congo 
belge) (PL-TRE KR) AQU Sen Re ER ere. Re 


. SaeLrorD, R. (Oxford). — New Blattidæ collected by Dr Sheffield Neave in 


the Katanga region of Congo . . . . . . . . RSR RE 


7. SANTSCHI, F. (Kairouan). — Nouvelles Fourmis du Congo et du Benguela . 


8. PResTON, H.-B. (London). — Descriptions of nine new species of terrestrial 


10. 


IT. 


12: 


Mollusca from Naivasha, British East Africa (PI. XI) . . . - . 

. SCHOUTEDEN, H. (Tervueren). — L'Éléphant nain du Congo (PI. XII-XIII) 
Navas, L. te — Notes sur quelques Névroptères d'Afrique 
(PI. XIV). : LUS OR TRS NE OT te er Lille Ses 
RopHaIn, J., et BEQUAERT, Jos. (Bukama). — Sur la ponte de la Cordylobia 
anthropophaga (Grünberg). . . . «4 . . . . - . + + . 
Urmer, G. (Hamburg). — Zwei neue Arten der Trichopterengattung 
Dipseudopsis aus Afrika. + . . MES TE TR NE Ted ere 
. WAGneR, H. (Berlin). — Zur Kenntnis der Apionfauna des Con cle 


. ScaouTEDEN, H. (Tervueren). — Reduviidæ et Pyrrhocoridæ recueillis dans 


les districts du Kasai et du Kwango par MM. Carlier, Koller et Luja . . 


. STrAnD, E. (Berlin). — Striphnopterygidæ aus Deutsch-Ostafrika gesammelt 


von Herrn Dr Reuss. . . . . 


. BEQUAERT, J. (Bukama). — Décoi .erte d'un Hyménoptère endoparasite des 


pupes de Glossina palpalis + 2 +. - . + + . + -+ 


. Forez, A. (Yvorne). — Fourmis d'Afrique et d'Asie : I. Fourmis d'Afrique, 


surtout du Musée du Congo belge. — Il. Quelques Fourmis d'Asie. - . 


. SCHOUTEDEN, H. (Tervueren).— Note complémentaire sur l'Éléphant nain . 
. Bibliographie . : . . . . POS AE 


. Résumé des travaux publiés dans le deuxième fascicule : . - . : 


Pages. 
IAI-144 


145-176 
177-178 


179-189 
190-197 


198-203 


204-217 


218-221 


222-229 
230244 


245-252 


258-255. 


256-260 
261-268 
269-271 
272-273 


274-286 
287 

288-289 

289-291 


31 MARS 1912. VOL. I. FASC. 3. 
- Pages 293 à 477. 


Revue 
_ Zoologique 
Alricaine 


Publiée sous la direction 
du 


D' H. SCHOUTEDEN 


(Bruxelles) 


BRUXELLES 


HAYEZ, Imprimeur des Académies royales 
Rue de Louvain, 112 


19012 


IZ. 


21. 


SOMMAIRE 
. BEQUAERT, J. (Bukama). — L'instinct maternel chez X#ënocoris albopilosus 
Sign., Hémiptère Réduviide . 
. ScHouTEDEN, H. (Tervueren). — Les Hémiptères parasites des cotonniers 
en Afrique (PIX V-X VTC) PUR SN UNE SENS ES ER EnQE 
. Preston, H. B. (London) — Diagnoses of new Species of terrestrial and 
fuviatile Shells from British East Africa and Uganda. (PI. XVII.) 
. D'ORCHYMONT, À. (Menin). — Hydrophilidæ du Congo belge 
. HaGeporwN, M. (Hamburg). — Borkenkäfer , welche in one 
bäumen leben. (PI. XVIII.) ee 
. SCHOUTEDEN, H. (Tervueren). —Le RAS Roi. @L. XIX-XX.). re 
. Horvata, G. (Budapest). — Deux Tingitides nouveaux du Congo belge . 
. ScamT, E. (Stettin). — Beitrag zur Kenntnis der Homopteren-Fauna, 
Afrikas. ARRETE EE FEU MISES : 
. RopHAIN, J., et BEQUAERT, J. (Bukama). — Sur deux Œstrides nouveaux 
parasites du Potamochère et de l'Antilope chevaline au Congo belge. 
. Dupuis P. (Bruxelles). — Note sur le genre Cyc/osomus (Coleopt. Carabidæ). 
. ScHOUTEDEN, H. (Tervueren). — Rhopalocères recueillis dans le Haut-Ituri 
par le D: Bayer . > : COURSE SRE 
Recx, H. (Berlin). — Les découvertes de Sauriens fossiles gigantesques dans 
l'Afrique orientale allemande (1909-1912) - . . . ARE pe 
. Navas, L. (Zaragoza). — Notes sur quelques Névroptères d'Afrique. II. 
(PL XXI.). À LT AND RER AE EE MARS T AE 
. SicarD, A. (Saint-Malo). — Deux Coccinellides nouveaux du Congo belge. . 
. DE MAN, J de. (Ierseke). — Sur deux espèces et une variété nouvelles du 
£ genre Palaemon Fabr. provenant du Congo belge. 
. ScHouTEDEN, H. (Tervueren). — Coréides nouveaux du Congo. : 
. GepoELsT, L. (Bruxelles). — Contribution à la Faune des Œstrides du 
Congo belge . SE ; APANOUEN ET OEE 
. MATSCHE, P. (Berlin). — Beschreibungen, einiger neuer Meerkatzen des 
« Musée du Congo belge». . SS MR nee 
. SEVERIN, G. (Bruxelles). — Notes sur les Insectes suceurs de sang du Congo 
belge. — Sur la nécessité d'étudier les mœurs et les habitudes des Glossines. 
. RoDHAIN, J. (Bukama). — Note préliminaire sur la découverte de gîtes de 
pupes de Glossine palpalis. — Découverte d’une pupe de G/ossina morsitans. 
Scawerz, J. (Mpala). — Note préliminaire sur la distribution des Glossines 
au lac Tanganyika 
. Bibliographie 
. Résumé des travaux publiés dans le troisième fascicule. 
. Table des matières par ordre alphabétique des noms d'auteurs 
. Table analytique des matières : £ L 
. Animaux nouveaux décrits dans le tome Ier de la Revue Zoologique Africaine 


Pages, 


293-296 
297-321 


322-328 
329-335 


336-346 
347-352 
353-355 
356-364 


305-383 
384-388 


389-396 


397-400 


401-410 


411-412 


413-417 
418-425 


426-432 
433-442 
443-449 

450 


451-461 
462-463 
463-405 
467-469 
470-474 
475-477 


\ 


La Bevue zoologique afrienine est consacrée à l'étude de la faune 


éthiopienne, et plus spécialement de la faune de l'Afrique centrale, envisagée 
sous tous ses aspects. Les questions de systématique, de biologie, de distri- 
bution géographique des Animaux, tant Vertébrés qu’Invertébrés, y rece- 


vront un développement particulier, et l'étude du plancton des lacs et cours 


d'eau y sera également abordée. En outre, la Revue publiera des notes de 
zoologie économique, traitant des Animaux utiles et nuisibles, ainsi que des 


études plus générales sur les Animaux supérieurs, destinées plusspécialement 


aux agents séjournant en Afrique. Sous une rubrique spéciale il sera rendu 
compte tout au moins des principaux mémoires relatifs à la faune africaine 
qui auront été remis dans ce but à la Direction de la Revue. Il y sera égale- 
ment donné des notes au jour le jour de nature à intéresser les lecteurs et à 
les renseigner notamment sur les résultats obtenus par les expéditions scien- 
tifiques ou de chasse parcourant l'Afrique. 


La Revue zoologique africaine est polyglotte. Mais dans chaque 
fascicule paraîtra un résumé en langue française des divers travaux qui y 
sont publiés. Chaque tome comprendra plusieurs fascicules et formera un 
xolume de 400 à 500 pagès, édité avec tous les soins désirables, abondamment 
illustré et accompagné de planches hors texte. 


Le prix de souscription au volume est fixé à 40 francs (32 MK., 32 sh), 


payables anticipativement. Ce chiffre sera porté à 45 francs (36 Mk., 36 sh.) 


après achèvement dudit volume. Les souscripteurs auront toutefois égale- 
ment la latitude de prendre un abonnement payable par fascicule; le prix 


des fascicules sera calculé d’après le nombre de pages et de planches les 


composant, soit fr. 1.25 (1 Mk., 1 sh.) par feuille de 16 pages, 1 franc 
(o.8o Mk., 8 pence) par planche noire, et fr. 2.50 (2 Mk., 2 sh.) par planche 
coloriée. Les souscripteurs choisissant ce.mode de paiement s'engagent à 
acquitter le montant de chaque fascicule dés réception de celui-ci. 


Les auteurs de travaux insérés dans la Revue reçoivent gratuitement 


5o tirés à part de leurs travaux. 


Toutes communications relatives à la Revue zreologique africaine 
doivent être adressées à 


+ 


M. le D' H. SCHOUTEDEN, rue des Frances, 11, à Bruxelles. 


is —— 


à 


La Revue zoologique africaine est consacrée à l'étude de la faune 
éthiopienne, et plus spécialement de la faune de l'Afrique centrale, envisagée 
sous tous ses aspects. Les questions de systématique, de biologie, de distri- 
bution géographique des Animaux, tant Vertébrés qu'invertébrés, y rece- 
vront un développement particulier, et l'étude du plancton des lacs et cours 
d'eau y sera également abordée. En outre, la Revue publiera des notes de = 
zoologie économique, traitant des Animaux utiles et nuisibles, ainsi que des 
études plusgénérales sur les Animaux supérieurs, destinées plusspécialement 
aux agents séjournant en Afrique. Sous une rubrique spéciale il sera rendu 
compte tout au moins des principaux mémoires relatifs à la faune africaine RE 
qui auront été remis dans ce but à la Direction de la Revue: Il y sera égale- : 
ment donné des notes au jour le jour de nature à intéresser les lecteursetà 2 
les renseigner notamment sur les résultats obtenus par les expéditions scien- F 
tifiques ou de chasse parcourant l'Afrique. 


La Revue zeolegique africaine est polyglotte. Mais dans chaque 
fascicule paraîtra un résumé en langue française des divers travaux qui y 
sont publiés. Chaque tome comprendra plusieurs fascicules et formeraun 
volume de 400 à 500 pages, édité avec tous les soins désirables, abondamment LT 
illustré et accompagné de planches hors texte. e 


Le prix de souscription au volume est fixé à 40 francs (32 MKk.;32sh.), 
payables anticipativement. Ce chiffre sera porté à 45 francs (36 Mk., 36 sh.) 
après achèvement dudit volume. Les souscripteurs auront toutefois égale- 
ment la latitude de prendre un abonnement payable par fascicule; le prix RE 
des fascicules sera calculé d’après le nombre de pages et de planches les D 
composant, soit fr. 1.25 (1 Mk., 1 sh.) par feuille de 16 pages, 1 franc 
(0.80 MK., 8 pence) par planche noire, et fr. 2.50 (2 MK., 2 sh.) par planche 
coloriée. Les souscripteurs choisissant ce mode de paiement s'engagent à 
acquitter le montant de chaque fascicule dès réception de celui-ci. 


Les auteurs de travaux insérés dans la Revue reçoivent gratuitement 
50 tirés à part de leurs travaux. 


Toutes communications relatives à la Revue zoolegique africaine 
doivent être adressées à EU 


M. le D' H. SCHOUTEBEX, rue des Franes, 11, à Bruxelles. Lx 


——— 2 — 


2.4) 


La Revue zoologique africains est consacrée à l'étude de la faune 
éthiopienne, et plus spécialement de la faune de l'Afrique centrale, envisagée 
sous tous ses aspects Les questions de systématique, de biologie, de distri- 
bution géographique des Animaux, tant Vertébrés qu'Invertébrés, y rece- 


vront un développement particulier, et l'étude du plancton des lacs et cours. 


d'eau y sera également abordée. En outre, la Revue publiera des notes de 
zoologie économique, traitant des Animaux utiles et nuisibles, ainsi que des. : 
études plus générales sur ies Animaux supérieurs, destinées plusspécialement 
aux agents séjournant en Afrique. Sous une rubrique spéciale il sera rendu 
compte tout au moins des principaux mémoires relatifs à la faune africaine 
qui auront été remis dans ce but à la Direction de la Revue. Il y sera égale- 
ment donné des notes au jour le jour de nature à intéresser les lecteurs et à 
les renseigner notamment sur les résultats obtenus par les expéditions scien- 
tifiques où de chasse parcourant l'Afrique. 

La Revue zoologique africaine est polyglotte. Mais dans chaque 
fascicule paraîtra un résumé en langue française des divers travaux qui y 
sont publiés. Chaque tome comprendra plusieurs fascicules et formera un 
volume de 400 à 500 pages, PR EUPE illustré et accompagné de planches 
hors texte. : 


La Revue zoologique africaine se publiera par fascicules paraïssant 
irrégulièrement. Chaque tome formera un volume de 400 à 500 pages, 
édité avec tous les soins désirables, abondamment illustré et accompagné 
de planches hors texte. 

Le prix de souscription au volume est fixé à 40 francs (32 MKk., 32 sh.), 
payables anticipativement. Ce chiffre sera porté à 45 francs (36 Mk., 36 sh.) 
après achèvement dudit volume. Les souscripteurs auront toutefois égale- 
ment la latitude de prendre un abonnement payable par fascicule; le prix 
des fascicules sera calculé d’après le nombre de pages et de planches les 
composant, soit fr. 1.25 (1 Mk., 1 sh.) par feuille de 16 pages, 1 franc 
(0.80 Mk., 8 pence) par planche noire, et fr. 2.50 (2 Mk., 2 sh.) par planche 
coloriée. Les souscripteurs choisissant ce mode de paiement s'engagent à 
acquitter le montant de chaque fascicule dès réception de celui-ci. 


Les auteurs de travaux insérés dans la Revue reçoivent gratuitement 
50 tirés à part de leurs travaux. 


Toutes communications relatives à la Revue zoologique africaine 
doivent être adressées à 


M. le D' H. SCHOUTEDEN, rue des Francs, 11, à Bruxelles, 


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